« Ça » Adolescence volée

A moins de vivre loin des réseaux sociaux, internet voire même de la télévision, vous avez forcément entendu parler du film horrifique de l’année. « Ça » est arrivé le 8 septembre sur les écrans américains puis le 20 du même mois en France. C’est en profitant d’une avant-première que j’ai pu me délecter de la nouvelle adaptation de l’oeuvre culte de Stephen King. Attention cet article comporte quelques petits spoilers.

Lire la suite

Publicités

L’attaque des Titans : avis d’un retardataire

Ce fut le manga de l’année 2013 pour certains : L’attaque des Titans, de Hajime Isayama. Publié en France chez Pika, avec déjà 22 tomes à son actif (et 23 dans son pays d’origine et toujours en cours alors que le mangaka avait annoncé finir avant le tome 20 mais bon, ça fait comme Dorohedoro, on est habitué).

attaque des titans review.png

Alors que tout le monde s’est jeté dessus avidement, alors que tout le monde a dévoré les deux premières saisons en partageant maintes screenshot sur Twitter sans la moindre gène, il faut toujours qu’il y en ait qui soient à contre-courant, genre « je vous laisse à vos shônen mainstream pendant que je lis mon seinen intelligent, raffiné et méconnu », le tout en sirotant un verre de vin et en se frottant la barbe de hipster. Ce relou, c’était moi (et le seinen, c’est L’ère des Cristaux).

Lire la suite

Top 5 de ce que je retiens de Gloutons et Dragons

Publié chez Casterman après avoir fait grand bruit au Japon, Gloutons et Dragons est un manga de Ryoko Kui qui m’a étrangement séduit. Étrangement oui, car le thème de la cuisine de monstres ne me fascinait pas des masses. En plein doute quant à mon achat ou non du premier tome, je me suis laissé tenter à cause d’un message de Bobo m’affirmant que Gloutons et Dragons, « c’est trop cool ». Et il avait raison le chaton, c’est vraiment trop cool.

gloutons et dragons tome 1

Si vous souhaitez un avis sur le manga, je vous renvoie à sa critique sur le blog. En attendant, ici, je vais vous livrer un petit top 5 de ce que je retiens de l’oeuvre.

Lire la suite

Kids on the slope : les blogueurs prennent la parole

Après avoir évoqué le message d’ouverture au monde puis l’expression des sentiments, il est temps de conclure ma trilogie d’articles sur Kids on the slope. Cette fois-ci, je me mets en retrait, et laisse ma place à trois blogueurs et un vidéaste que j’apprécie particulièrement. Libre à eux donc de clamer leur amour pour la série, mais aussi d’expliquer ce qu’ils ont ressenti grâce à elle et pourquoi celle-ci les a intéressés. Pour cela, ils devront répondre à des questions que je leur ai concocté. Allez, place aux présentations !

kids on the slope débat

roseRose :

Si vous n’avez pas encore vu passer mes babillages sur la toile, l’heure est aux présentations : Rose, 20 ans et blogueuse depuis 2010 sur l’Asie et surtout mes domaines de prédilection : les mangas, les animes et les dramas. J’aime les donuts et la couture ; elle est pas belle ma vie ?

(Blog / Twitter)

ceriseCerise :

Anne-Cerise, 38 ans, auteure indépendante de fantasy jeunesse et romance, je vis au Vanuatu. Je tiens un site et blog éclectique sur l’écriture, mes lectures, mes coups de cœur animés, nos apprentissages en famille (mes enfants ne vont pas à l’école), nos voyages…

(Blog / Twitter)

boboBobo :

Moi c’est Bobo, 27 ans. Mon blog (Heaven Manga) n’est pas à l’abandon même s’il est peu actualisé (heureusement qu’il reçoit des perfusions de L’ère des Cristaux pour le maintenir en vie), et j’écris aussi sur Nostroblog.

(Blog / Twitter)

jehrosJehros :

Je suis Jehros, 30 ans, en couple. Je n’ai pas d’enfants mais j’ai une chaîne YouTube sur laquelle je propose notamment des analyses de films d’animation. Parce que j’aime bien comprendre les choses, donc autant comprendre à plusieurs. C’plus sympa. Mon blogueur manga préféré est Meloku. Et c’est pas du tout parce que c’est le seul que je lis.

(Chaîne / Twitter)
Lire la suite

Day of the Flying Head : la fuite des cerveaux revisitée par Shintaro Kago

Alors que les éditions IMHO tardent à publier de nouveaux mangas de Shintaro Kago en français (bon courage à eux), les fanatiques de l’auteur peuvent toujours se tourner vers l’éditeur italien Hollow Press afin d’assouvir leur soif d’eroguro, quand bien même les ouvrages en question tendent bien plus vers la science-fiction et l’horreur que l’érotisme. La barrière de la langue ? Aucun souci, les mangas de Shintaro Kago publiés par Hollow Press sont entièrement muets. Après vous avoir parlé d’Industrial Revolution and World War et de Tract, nous vous présentons dans cet article le troisième projet de la maison d’édition : Day of the Flying Head.

day of the flying head hollow press

Lire la suite

De l’adaptation des couvertures

Souvent, lors de l’annonce d’un manga dont la parution approche, je m’intéresse à l’allure de la couverture, surtout pour le logo vf, la numérotation, ce genre de trucs. On peut avoir des déceptions sur certains logo, par exemple personnellement je trouve celui de Blood Blockade Battlefront affreux, mais ça va rarement au-delà (= le dégoût). Puisque normalement, il n’y a aucune raison de modifier l’illustration d’origine. Je dis bien, normalement… Il y a une lointaine époque, changer les couvertures d’une série pour la parution vf était monnaie courante (Karakuri Circus, Inugami chez Delcourt…). La justification est multiple. Problèmes de droits d’image (comme pour les photographies utilisées pour les couv’ japonaises de Detective Conan, en France chez Kana), un espoir peut-être un peu naïf de relancer des ventes trop faibles (Samidare chez Ototo ou les deux exemples de Delcourt cités plus haut), ou même pour briser la monotonie d’un fond toujours identique (Yu-Gi-Oh chez Kana, Fruits Basket et beaucoup d’autres shôjo chez Delcourt/Akata). Parfois, seul le premier tome subit une modification, avec une illustration qui doit mieux représenter l’ensemble de la série (Animal Kingdom chez Ki-oon, ou encore le relooking quasi intégral d’Ikigami chez Kazé Manga). Evidemment, l’éditeur cherche ainsi à adapter son livre au public français, espérant donc de bonnes ventes. Pourtant, le résultat n’est pas toujours réussi… Lire la suite

Kids on the slope : l’espace pour exprimer les sentiments

« La peinture et le jazz ont des points communs, j’en suis sûre. La peinture joue sur l’espace, le jazz joue sur le temps. Mais c’est toujours exprimer ce qu’on est dans le lieu présent et l’instant actuel, ici et maintenant. »

En empruntant ces mots à Junichi, Yurika dévoile au lecteur quelque chose qu’il peut retrouver dans le manga de Yuki Kodama : à travers ses compositions, l’auteure joue sur la distance et la gestion de l’espace afin de mieux lui faire comprendre ce que ressentent les personnages. Après avoir évoqué la notion de s’ouvrir au monde, nous allons nous plonger dans les dessins de Kids on the slope à travers quelques exemples pour en comprendre l’essence.

kids on the slope artwork.jpg

Lire la suite