Albums récents de groupes des eighties

Les groupes qui durent trente ans, c’est rare. Mais ça existe. Certains continuent leur     activité avec des concerts de nostalgiques (pauvres Tears For Fears… dernier album en 2004). D’autres continuent à sortir des albums. Moins fréquemment qu’à leur âge d’or, certes, mais ils en sortent quand même.

Et depuis fin 2012 jusqu’à très récemment en cette année 2013, les groupes phares des années 1980 nous ont gâtés. Alors, je n’ai pas tout recensé en détail, mais je vais vous parler dans ce billet des quatre groupes ou artistes dont j’ai remarqué qu’ils ont sorti un album récemment : les Pet Shop Boys, Johnny Marr de The Smiths, Depeche Mode, et Orchestral Manoeuvres In The Dark.

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Elysium – Pet Shop Boys (5 septembre 2012)

Les Pet Shop Boys, c’est le genre de groupe qui tape dans l’ultra-commercial comme musique, mais pour autant, c’est extrêmement mélodique et très bien produit. Leurs morceaux passent donc très facilement, à condition de ne pas trop cracher sur le synthé.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à défaut d’innover complètement, l’album Elysium est dans la continuité de ce qu’ils ont toujours fait. Ainsi, ceux qui aiment les Pet Shop Boys ne seront pas dépaysés et aimeront toujours autant. Rien que le premier morceau de l’album, Leaving, est une sacrée performance, et vaut bien leurs grands succès des années 1980. Tout comme le dernier morceau de l’album, Requiem In Denim And Leopardskin. Quand on commence aussi bien et qu’on finit aussi bien, ça aide à avoir un très bon avis sur l’album !

En fait, leur musicalité est assez naturelle en fin de compte. C’est peut-être pour ça qu’il est difficile de dire qu’ils font de la grande musique, mais c’est tout aussi difficile de dire qu’ils sont objectivement mauvais (tous goûts personnels mis à part). La seule chose dont on a un peu peur, dès le premier morceau Leaving, c’est que malgré qu’il soit excellent, on peut trouver la voix de Neil Tennant un peu fatiguée. Mais plus on déroule les morceaux de l’album, plus on retrouve sa voix d’antan.

Bref, bon album. D’ailleurs, je viens de remarquer qu’ils ont prévu une nouvelle galette pour juin de cette année 2013.

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The Messenger – Johnny Marr (25 février 2013)

Johnny Marr est surtout très connu dans le monde de la musique anglo-saxonne pour être le guitariste du légendaire groupe The Smiths. Groupe que j’aime tellement qu’il a inspiré mon pseudo. Mais groupe pas tellement connu en dehors de ce monde de la musique anglo-saxonne. Bref, depuis l’annonce de la sortie de The Messenger fin 2013, je jubilais à l’idée d’écouter le premier album solo de Johnny Marr.

Car oui, c’est à 50 piges que Marr sort son premier album solo. Pour la petite histoire, Marr et le chanteur Morrissey fondent The Smiths en 1982. Marr se sentant étouffé par l’absence d’ouverture musicale des autres membres, il quitte le groupe en 1987, ce qui aura pour but de le faire mourir. Entre ça et les procès qu’ont intenté Andy Rourke, le bassiste, et Mike Joyce, le batteur, contre Marr et Morrissey pour une question de royalties, autant vous dire qu’ils ne peuvent plus se voir. Morrissey poursuit dès 1988 une prolifique carrière solo (à laquelle je n’ai pas été très sensible), et Marr vagabonde de groupe en groupe : The The, Electronic avec Bernard Sumner de Joy Division/New Order (travail que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié),  un album composé avec The Healers, puis Modest House, ainsi que tout un tas de participations en tant que musicien d’albums et de films… Bref, il n’a pas chômé, mais ça n’a pas dû toujours bien se passer vu qu’il a déclaré ne plus jamais vouloir jouer dans un groupe.

En tout cas, The Messenger, c’est assez différent de The Smiths, mais ça n’en reste pas moins une excellente surprise. Il m’a plus touché que les albums de Morrissey au niveau mélodique. Des morceaux comme European Me, Upstarts, The Messenger ou Generate ! Generate !, je suis capable de les écouter tout aussi souvent par pur plaisir que mes morceaux préférés de The Smiths. La seule chose qui manque à Johnny Marr, c’est une voix exceptionnelle à la Morrissey. Mais je ne dirais pas que sa voix « basique » vient gâcher l’album, loin de là.

Bref, chapeau Johnny, je peux dire que tu es ma personnalité préférée du monde de la musique. Et je ne suis pas le seul à dire ça, puisqu’il a été élu God Like Genius par le magazine NME, devant Jimi Hendrix. Il y a de quoi choper la testas, même s’il ne faut pas prendre ce genre de presse pour parole d’évangile.

Pour résumer, hautement recommandable aux fans de The Smiths, aux amateurs de mélodies froides, et de rock « alternatif ».

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Delta Machine – Depeche Mode (22 mars 2013)

Depeche Mode, c’est un de mes groupes préférés. J’ai découvert le groupe en 2004. J’avais 12 ans, ma mère, plutôt  fan, a acheté l’album Remixes 81-04, et l’on a écouté en boucle dans la voiture pendant des années. Parenthèse nostalgique dont tout le monde se fout mise à part, c’est juste pour vous dire que ce n’est pas comme The Smiths et les Pet Shop Boys que je connais depuis bien moins longtemps. Je pense avoir un certain recul sur ce qui est sans doute le groupe le plus populaire, qui a le mieux vieilli et qui a encore beaucoup de fans de l’ère new wave.

Mais voilà, depuis Exciter, l’album de 2001 (découvert après coup, si vous suivez ce que je dis), je n’accroche plus des masses à leurs nouveaux titres. On dirait qu’ils ont essayé de ne pas faire comme les autres groupes de leur genre, en faisant évoluer leur musique et ne pas rester bloquer dans les années 80. Le problème, c’est que leur son vire de plus en plus dans la musique d’ambiance, mais sans aucun rapport avec les mélodies des albums qui les ont rendus célèbres. Résultat, être fan de Black Celebration (1986), Music For The Masses (1987) et Violator (1990), ce n’est pas synonyme d’être fan de ce qui est venu après.

Et malheureusement, ça perdure avec Delta Machine. Delta pour Delta Blues, car Martin L. Gore, la tête pensante du groupe, dit faire dans le blues électronique depuis Violator. Très peu de morceaux retiennent mon intérêt. Peut-être, après quelques écoutes, The Child Inside, et Happens All The Time, qui sont même très bons, je dirais (ce qui est plus gênant pour le dernier, c’est que c’est une piste bonus…). Mais sur la quinzaine de pistes, ça fait pas beaucoup. Certains morceaux me cassent même un peu la tête, comme Angel, l’un des titres principaux de l’album.

J’allais écrire en conclusion que c’est plutôt raté, mais en même temps que je rédige ces lignes, je suis en train d’écouter Happens All The Time, et je me dis que c’est dommage de terminer sur une note aussi négative. En fait, la musique de Delta Machine a l’air lisse, avec peu de sonorités, mais elle est peut-être davantage « minimaliste », ce qui n’est pas forcément un défaut, puisque ce n’est pas la richesse des sonorités mais la façon de les emboiter dont il est question. Joy Division faisait de la musique minimaliste par exemple, et c’est également un de mes groupes préférés.

Donc, on va dire que c’est un album qui ne m’a pas tellement plu, mais qui mérite peut-être plusieurs écoutes pour en saisir l’essence. Je vous donne rendez-vous dans 42 écoutes pour vous dire ce qu’il en est.

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English Electric – Orchestral Manoeuvres In The Dark (8 avril 2013)

Je suis bien déçu : l’album est sorti il y a quelques jours et il n’est pas disponible sur les sites d’écoutes en ligne. Moi qui comptais l’écouter pour ce billet, je vais me contenter de quelques morceaux sur Youtube pour dire ce que j’en pense…

Donc pour le coup, OMD, c’est un très vieux groupe que j’ai découvert très récemment. Genre le mois dernier. Même si je me suis aperçu que des morceaux comme Enola Gay passaient en boucle sur les chaînes de radio depuis que je suis petit. J’ai pas écouté toute leur discographie, je suis resté sur leurs trois premiers albums : Orchestral Manoeuvres In The Dark (1980), Organisation (1980), Architecture and Morality (1981). Le dernier est un des meilleurs albums qui m’ait été donné d’entendre.

Et à ma grande surprise, les morceaux Metroland et Night Café de leur dernier album, seul aperçu dont j’ai accès, eh ben, c’est pas des masses plus moderne. Il y a juste la voix du chanteur qui a beaucoup vieillie on dirait… ou alors ce n’est pas le même. Mais bon j’aime ce qu’ils faisaient avant, et ça a l’air d’être dans la même veine, donc pas de raison de ne pas être emballé.

En gros, pas dégueu à entendre.

Voilà, on a fait un petit tour. Si vous aussi vous êtes fans de ces groupes, n’hésitez pas à poster un petit message à la suite de ce billet, que je me sente un peu moins seul…

J’en profite pour faire un peu de teasing : je vais essayer de faire dans quelques mois un billet un peu spécial qui va synthétiser ce que je pense du courant new wave, qui est juste une grande passion, mais pas tellement partagée pour le moment.

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