Ogenki Clinic: la comédie érotique maudite

Stoppée après un album publié par Samurai en 1994, avant qu’Albin Michel en sorte deux entre 1996 et 1997, la série de Haruka Inui paraît être sous l’influence d’une malédiction. Mais l’espoir de lire les 9 tomes composant la série reprend en 2010 quand 12 bis publia le premier volume. Malheureusement, un an plus tard l’éditeur arrêta sa collection manga et Ogenki Clinic par la même occasion. C’est donc à partir des 3 volumes publiés chez 12 bis que je vais aborder ce manga.

Allons bon, avec un peu de chance le prochain éditeur qui reprendra le titre arrivera jusqu’au quatrième tome.

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L’Ogenki Clinic (ou la clinique du bien-être dans la langue de Coluche) permet de soigner les troubles de la sexualité. Fétichistes, impuissants, nymphomanes, le docteur Ogekuri et Tatase, sa jolie infirmière, vous guériront de vos maux de manière coquine et rigolote.

Avouons-le, le résumé ne vole pas très haut et laisse entrevoir un simple hentai comme il en existe tant. Et pourtant, s’arrêter là s’avère être une erreur monumentale tant le manga de Haruka Inui regorge de qualités.

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La première qualité de l’ouvrage (ou du moins celle qu’on remarque en premier) est son rythme épisodique. Malgré la petite progression de certains sketches, les chapitres peuvent se lire indépendamment les uns des autres. Ce qui permet au lecteur de relire son passage préféré pour se payer une bonne tranche de rigolade. Car oui, avant d’être un manga pornographique, Ogenki Clinic est une comédie. Alors certes, il faut accrocher à l’humour un peu lourdingue, le plus souvent en dessous de la ceinture, pour profiter pleinement des différents gags du manga. Outre les situations inspirées et complètement extravagantes, on remarquera la qualité des dialogues. Les personnages se donnent formidablement bien la réplique, on retrouve également quelques tics de langage qui font l’effet de running gags ou encore des phrases assez loufoques.

La diversité des situations sexuelles est également à souligner. On tombe le plus souvent dans la déviance sexuelle, et ça contribue grandement au charme du manga. Haruka Inui fait le tour du sujet, allant du sm au fétichisme des pieds, en passant par le bondage, le travestissement, la prostitution et le fameux gode-ceinture. Mais au rythme de plus de 15 dossiers par tomes, le tour des sujets est vite fait. Même si le mangaka arrive toujours à trouver des situations plus ou moins nouvelles, il se répète de plus en plus de le traitement des patients, tombant bien souvent dans la facilité: le docteur ou Tatase couche avec le malade, et le tour et joué. C’est un peu dommage, mais la série reste de qualité. Néanmoins le premier volume est bien au-dessus des autres.

Au niveau des graphismes, on est dans la démesure. Mais ici, ça passe très bien grâce au ton humoristique de l’œuvre et au fait qu’elle n’ait pas vieillit. Ca paraît incroyable qu’un manga traitant de la société n’ait pas pris une ride de 1987 à 2013. J’en viens à me dire que le sexe, ça conserve.

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Pour conclure, Ogenki Clinic est un incontournable de la comédie érotique. Pour peu que vous accrochez à l’humour cochon et que vous ne soyez pas dépourvu de second degré, il vous faut le lire ce manga. Coquin et rigolo, si vous avez un coup de mou, c’est Ogenki Clinic qu’il vous faut.

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