Blue: slice of pornography

Aujourd’hui je vais donc traiter de Blue, un manga avec du cul, du cul, du cul, mais pas seulement.

Enjoy !

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Blue est donc un recueil de nouvelles de Naoki Yamamoto sorti chez Imho. S’il est un mangaka très productif au Japon, en France on le connait seulement pour sa géniale comédie érotique répondant au nom d’Asatte Dance. Blue est ainsi l’occasion de découvrir plus en profondeur ce mangaka dont le thème de prédilection est le sexe.

La première nouvelle du recueil donne le nom à celui-ci. Il s’agit de Blue, si vous avez tout suivi. Nous avons affaire à une histoire courte où des lycéens font ce qu’ils ont à faire dans une petite salle sur le toit de leur établissement après s’être drogués. Mais je ne vais pas parler de cette nouvelle plus en détails. Non seulement car elle est la moins intéressante du recueil, mais également parce que j’en ai la flemme. Au lieu de ça je vais donc donner mon point de vue global sur le bouquin.

Ainsi, dans l’ensemble, Naoki Yamamoto décrit des scènes de vie quotidienne sur fond de pornographie. Ou l’inverse. Puisque malgré le fait que l’on soit loin des habituels clichés du hentai, on ressent parfois le besoin qu’a l’auteur d’insister sur les scènes du cul. De cette manière, on tombe bien souvent dans un espèce de voyeurisme licencieux. Et c’est bien dommage, car l’ambiance paisible propre au genre qu’est le tranche de vie est reléguée au second plan. Le trinquage du nombril, si cher à Théophile Gautier, occupant bien plus l’esprit du lecteur que la mélancolie des personnages.

Du coup, même si l’aspect tranche de vie est convaincant, écrire des histoires de cul à base de lycéens libidineux, d’amateurs de lieux publics et de prostitués mineures, ce n’est pas ce qui se fait de plus original. Bien heureusement Naoki Yamamoto diversifie son style narratif. Par exemple, dans l’une des nouvelles, le mangaka décrit jour après jour la semaine de deux étudiants qui ont franchis le pas après une soirée arrosée. Ils passent chaque jour au lit, sans ne rien faire d’autre que se livrer au plaisir charnel. En décalant les personnages de leur réalité, l’auteur engouffre le lecteur dans une narration hypnotique. Outre le style narratif, Naoki Yamamoto varie également le style de ses histoires, allant du sexe pur et dur (et surtout dur) à de la comédie, mais sans oublier passer par la case de l’oncle Sam l’éro-guro. A cet égard on pourra se délecter de la bidoche fraîchement sortie du ventre d’une jeune écolière. Comme le dit l’expression populaire, tout est bon dans le manga cochon.

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Mais, de mon point de vue, la nouvelle phare du recueil se nomme Mon impitoyable majesté. C’est l’histoire d’un roi qui va lycée. Ouais. Et, bien évidemment, toutes les filles veulent coucher avec lui pour récolter sa glorieuse semence et mettre au monde l’héritier du trône. Il s’agit d’une nouvelle totalement absurde, plutôt inventive et propice aux éclats de rire. Le design singulier du roi, ainsi que son caractère nonchalant, accentuent véritablement le ton décalé du récit. Bon, après on reste clairement dans le registre du sexe. La particularité de l’histoire étant un prétexte afin de montrer des éjaculations faciales et autres sodomies. Mais quand l’originalité va de paire avec l’humour, le sujet a beau être graveleux, ça passe comme avec de la vaseline.

En définitive Blue est un bon recueil, mais sans plus. En l’achetant je m’attendais à ce que Naoki Yamamoto nous livre sa vision de la sexualité, et, en cela, je suis un peu déçu. Il se contente d’offrir des scènes de sexe au lecteur avec un certain voyeurisme. Ce n’est pas vraiment dérangeant, mais je m’attendais à un peu plus de subtilité. Néanmoins l’ambiance globale du manga est très appréciable. D’autres points forts sont à relever, comme l’humour qui fait bien souvent mouche, le style narratif de l’auteur et même son trait de crayon qui est somme toute assez charmant.

En tout cas j’ai bien aimé, même si ce n’est clairement pas ma lecture la plus marquante de l’année. J’espère que d’autres œuvres de Naoki Yamamoto suivront, car il est indéniable que le monsieur a du talent.

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3 réflexions sur “Blue: slice of pornography

  1. « écrire des histoires de cul à base de lycéens libidineux, d’amateurs de lieux publics et de prostitués mineures, ce n’est pas ce qui se fait de plus original. »

    Euh, c’est pas comme si la moitié des mangas parlaient de lieux publics et de prostituées mineures…

    1. Je parle des hentais dans cette phrases, pas de la totalité des mangas évidemment. L’enkô est source de fantasme, tout comme les lieux publics (même si ce n’est pas typiquement japonais pour l’occasion). Ainsi ce sont des thèmes ou des situations qui n’ont rien d’original dans un manga érotique.

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