L’amour qui survit même aux lois de la science

Cette fois, je vous propose une petite review d’Upside Down, un film franco-canadien sorti chez nous en 2013, et qui ne semble pas avoir provoqué d’engouement particulier, à mon grand regret.

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Le pitch : dans l’univers d’Upside Down, il existe deux mondes qui se font face, avec des gravités opposées. Celui du haut, riche et dominateur. Celui du bas, pauvre et dominé. Une grande société du haut, TransWorld, emploie des employé des deux mondes, avec comme but, notamment, de soutirer les ressources du bas. Les Hommes des deux mondes ne sont pas sensés se rencontrer ailleurs que dans ce cadre. Pourtant, une idylle va naitre entre Adam et Eden, un garçon du bas et une fille du haut.

À la réal’, on a Juan Solanas, dont je ne connaissais pas le travail. C’est aussi la tête pensante du film, le scénario étant tout droit issu de son imagination. Adam est joué Jim Sturgess, et Eden, par Kirsten Dunst.

C’est avec ce genre de film que je me rends compte que je ne suis pas réac’ niveau cinéphilie. C’est la preuve qu’avec beaucoup d’effets spéciaux et un scénario simple, presque manichéen, on peut obtenir de la beauté. Pour ça, il faut que le film soit efficace à peu près partout, qu’il tienne debout. Et c’est le cas d’Upside Down, où, malgré le contexte totalement impossible physiquement, les créateurs du film ne se sont pas trahis. Ils nous offrent un très beau spectacle.

Voici en quelques mots les éléments qui m’ont séduit dans ce film :

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Premièrement, ce film est beau. Les décors de cités archi-urbaines, les décors montagnards, la musique, tout est beau. C’est quelque chose d’assez subjectif en fait. À dire vrai, toute l’esthétique du film me parle, parce que j’aime les villes futuristes et les images de ciel avec des nuages fumants et tout le tralala. Même l’intérieur des locaux de TransWorld, la grande entreprise, me plait pour son aspect sci-fi tentaculaire, un peu comme certains jeux vidéo, ou encore l’intérieur des vaisseaux de Star Wars. Ça parle probablement à l’enfant qui est en moi et qui a été nourri à cela.

Ensuite, il est important de noter que, oui, il y a beaucoup d’effets spéciaux, de travail par ordinateur sur ce film, mais que non, ils ne desservent en rien sa beauté et sa poésie. J’ai bel et bien ressenti l’immensité de ce monde, en voyant une ville au dessus de la tête des héros du film. Je ne peux pas m’empêcher de penser que d’autres films ont usés de l’outil informatique avec succès, à l’image de Benjamin Button ou Gravity. Upside Down, si à l’inverse de ses deux films, n’a pas révolutionné la manière de les utiliser, fait partie des films des années 2000 qui n’ont pas à rougir de cet aspect de leur réalisation. À mon avis, nous avons trop en tête des catastrophes à la Transformers, 2012 et autres immondes blockbusters qui nous font rejeter en bloc les nouvelles technologies.

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Il y a un autre élément, non négligeable, qui rend le film louable : le réalisateur a su poser son histoire quand cela est nécessaire. À aucun moment, une scène d’action titanesque ne vient prendre le dessus sur l’histoire. Il y a beaucoup de scènes de dialogues, où l’on en profite pour contempler les décors majestueux. Bref, ça ne va jamais trop vite, on se laisse embarquer par le rythme de l’histoire, avec sa douceur et les coups de stress que subissent les personnages à certains moments.

Aussi, le film est cohérent dans sa fantaisie. Je n’ai repéré aucune grosse anomalie qui nous fait sortir du film en se disant « mais… il y a quelque chose qui ne va pas là ! ». Ce monde a ses propres logiques et on les découvre avec enchantement.

Enfin, en complément de la beauté visuelle du film, le scénario est tout aussi beau. Oui, c’est une simple histoire de romance impossible. Oui, il y a des gentils et des méchants. Mais parfois, il faut se laisser porter par ce genre de bons sentiments pour passer un bon moment de relaxation (c’est bien le gars dont les films préférés sont les Sergio Leone, les Francis Ford Coppola et les Martin Scorcese, qui vous dit ça, hein).

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En bref, j’ai été totalement conquis par cet univers, sa cohérence, ses personnages (Bob, l’ami d’Adam, est excellent), sa musique qui colle parfaitement, bref, par tout le package. C’était un beau spectacle que je reverrais avec plaisir. Et je regrette encore plus de ne pas y avoir assisté sur grand écran.

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2 réflexions sur “L’amour qui survit même aux lois de la science

  1. J’ai beaucoup aimé ce film, mais j’aurais pensé, au vu du résumé, que l’aspect « lutte sociale » l’emporterait un peu plus. Alors qu’au final, le contexte se fait totalement dévoré par le côté romance.

    Cela dit, c’est ce que j’ai pensé avec du recul, car pris dans le film, emporté par l’histoire, je n’y ai pas fait attention. On nous plonge dans un bel univers, dommage que la fin soit si brutale.

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