Mindfuck et superchicas (Empowered vol. 5 et 6)

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Il y a un nom à retenir de ce volume: Mindfuck (oui dans ce contexte, c’est un nom). Personnage apparu dans le volume 4; au début on savait juste que c’était un individu télépathe vêtu d’une tenue de cosmonaute et, accessoirement, l’ex de Sistah Spooky. Mais dans les dernières cases, on apprenait aussi que sous cette tenue ne se trouvait pas un grand brun musclé, mais une superbe blonde. Alors que Spooky déteste les blondes d’habitude. Mindfuck a tout de suite l’avantage d’être très sympathique (ça fait du bien dans un univers où tous les super-héros sont des connards), mais aussi de rendre le personnage de Sistah Spooky bien plus intéressant (et sympathique aussi d’ailleurs). Comme tous les personnages principaux, elle a aussi son background bien lourd avec une enfance pas très sympathique. Cela nous donne également un nouveau décor; la station spatiale (aka « The d10 » à cause de sa forme), où vit Mindfuck, et point crucial dans le réseau de transport par portail de téléportation.

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Hi, I’m Mindfuck, but everybody just calls me Fuck !

Le cahier des charges est bien entendu toujours aussi bien rempli. Avec du bondage pour Emp’, de la fornication narrée par le Caged DemonWolf (dans un chapitre honnêtement trop long), Ninjette toujours pas trop sûre d’elle (et qui a des copines très boobalicious), et Thugboy qui jongle dangereusement avec les secrets de son passé pour qu’Emp’ n’apprenne rien.

On commence à avoir l’habitude des trucs de l’auteur, et peut-être qu’il s’en est rendu compte car il a décidé qu’il était temps de passer à la vitesse supérieure. Autant vous prévenir, on ne finit pas la lecture de ce volume tout joyeux et dansant la conga. On la finit plutôt comme l’un des ces épisodes de Buffy où Joss Whedon a décidé de torturer nos petits cœurs fragiles. La trame de fond de ce volume est la conséquence directe des évènements de la fin du volume précédent où Emp’ avait sauvé tous les super-héros en démasquant un traître dans son équipe. Manque de bol, personne ne l’a vraiment vu faire ça, et certains croient qu’elle est la traîtresse, ce qui entraîne une enquête interne.
Et si ce n’était pas assez, voilà que ce bon vieux Willy Ol’ Pete refait surface, toujours tout feu tout flamme et adepte de skullfucking. Et donc, pour le final, pendant qu’une partie des Super Homeys se fait interroger par le comité d’enquête, l’autre prépare  un piège pour Willy Pete. Sauf Emp’, qui est « consignée » sur la station avec Mindfuck.
Sauf qu’évidemment, rien ne se passe comme prévu. Et là, je vais être gentil pour ceux dont la curiosité malsaine a déjà été trop spoilée, et ne pas rentrer dans les détails.

Mais y a pas mal de morts quand même.

Et certains foutent les boules

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Passons (le cœur lourd) à la suite.

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J’avais trouvé ce sixième volume un peu décevant la première fois que je l’avais lu. Et après l’avoir relu, je pense que j’étais juste un peu con. Surtout que mon principal argument était que la timeline trop serrée (on a pas eu d’ellipse depuis un bail) mettait le frein sur le développement des personnages. Ce qui est ridicule vu que du développement, on en a plein ici. C’est même l’un des meilleurs volumes de la série, donc ferme ta gueule, moi-du-passé !

Ce TPB contient 6 histoires. Dont  2 qui m’ont quand même un peu soûlées. Parce qu’Adam Warren commence à devenir un peu trop prévisible (voir chiant) sur certains schémas comiques, du coup je somnole légèrement quand il fait une énième histoire de cul avec le Caged Demonwolf en narrateur, ou quand il disserte des pages et des pages sur le bondage à travers le perso d’Emp. Au début, c’était drôle, mais là ça devient répétitif.

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Mais dès qu’on retrouve la trame principale, ça envoie du lourd. Cela enchaîne directement (encore) avec les évènements tragiques de la fin du livre précédent. Avec Emp de plus en plus isolée par les autres super-héros. Ce n’est pas rose non plus pour Sistah Spooky, qui passe la quasi-totalité du volume dans un état proche de la catatonie.
Un nouveau maychant  bien effrayant fait son apparition; Death Monger, qui se forme une armée de super-zombies avec les cadavres de super-héros. On a aussi des « apparitions » de Mindfuck qui font mouche à chaque fois, un peu de background/teasing sur Maidman, un flash-back intriguant sur Emp recevant son costume, et encore une scène d’action de ouf pour le final. D’ailleurs les combats finaux parviennent à ne jamais tomber dans la routine pour l’instant, un très bon point.

Bref, ces deux volumes sont non seulement excellents, mais aussi la  preuve que la série ne fait que s’améliorer, avec un univers en pleine expansion, et des enjeux qui évoluent de manière logique. Et surtout, un ton de plus en plus complexe entre le drame et la comédie. Empowered vient de passer à un niveau supérieur.

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