Reiko the Zombie Shop : RIP the Horror !!

Comme vous l’aurez compris grâce au titre, aujourd’hui je vais vous parler de Reiko the Zombie Shop, l’un des manga les plus barrés qui m’ait été donné de lire. Ce josei à la croisée des genres (j’y reviendrai) est signé de la main de Rei Mikamoto. C’est malheureusement le seul manga de l’auteur à être paru en France. Les onze tomes du manga sont disponibles dans toutes les bonnes librairies !! En fait, non. Plus maintenant. Reiko the Zombie Shop a été retiré du commerce. Mais si vous trouvez ce manga en occasion, dans une convention ou si, par miracle, votre libraire les a en stock, foncez dessus. Au japon, une édition kanzenban en sept opus (que je pense me commander prochainement par pur fanboyisme) et une série télé sont disponibles.

reiko the zombie sho

Et après ma petite introduction aux allures de conclusion, je vais vous concocter un petit résumé du soft. Grâce au pentagramme situé sur sa main gauche, Reiko Himezono peut faire appel aux pouvoirs du grand Satan afin de faire revenir un mort à la vie. C’est avec son don de Dieu (je n’ai pas trouvé meilleure expression pour le coup) que la lycéenne va se faire un peu d’argent de poche. Et oui, réveiller les morts c’est un taff comme les autres. Par contre, une fois réveillés, les morts ils sont pas beaux, violents et plutôt balèzes. Bien sûr, ça c’est l’idée de base de ce manga carrément génial et innovant.

Alors shonen, seinen ou shojo ? Ce qui ressort avant tout de Reiko the Zombie Shop c’est son côté shonen. Même si le manga propose un rythme épisodique pour les premiers chapitres, l’auteur change rapidement sa manière d’écrire en dessinant une histoire plus longue, puis en faisant apparaître un grand méchant typique du genre shonen. La charismatique Reiko va rapidement se faire des alliés qui vont l’accompagner dans le but d’affronter les grands méchants via des combats que l’on retrouve souvent dans des shonen. Sauf que ceux ci sont plus gores et leurs issues sont souvent inattendues. Une fois le système de combat à son apogée, il ressemble à s’y méprendre à celui de Jojo’s Bizarre Adventure. A savoir qu’on a droit à de la baston par zombies interposés.

reiko the zombie shop manga

Il ne fait pas bon d’être l’ami de Reiko. Ni son ennemi. En fait il ne fait pas bon d’être dans Reiko the Zombie Shop. Ici, tout le monde peut passer l’arme à gauche à tout moment. Femmes, enfants, héroïne, tout le monde y passe. Et de manière souvent très violente (genre la petite qui se fait étriper). Mais ce n’est pas tout. L’histoire part dans tout les sens, l’auteur se renouvelle au long des onze tomes. La narration de Rei Mikamoto tient du génie. On ne sait jamais ce qu’il va se passer par la suite. Des personnages disparaissent, certains apparaissent et d’autres même ré-apparaissent. L’auteur parvient à casser le rythme en alternant histoires longues et épisodes. L’ultra-violence et l’imprévisibilité du scénario font tendre le manga vers le genre seinen.

Seulement on ne peut pas dire que le dessin parle aux habitués des manga destinés à un public masculin. Le trait de Rei Mikamoto fait tout de suite penser à du shojo. Le design des personnages (et en particuliers celui des personnages masculins) ainsi que les décors, faiblement détaillés, nous le rappelle. Si l’auteur maitrise parfaitement le dessin des protagonistes, mais ce n’est pas toujours le cas des personnages secondaires. Ils se ressemblent souvent et se distinguent presque uniquement par leurs coupes de cheveux. Néanmoins le graphisme se veut plutôt dynamique et clair durant les phases d’action et s’habituer au trait de l’auteur ne demande pas de gros efforts.

reiko

Reiko the Zombie Shop est un manga à prendre au 36ème degré sous peine d’être brûlé par les flammes de l’enfer. Du sang, des grosse poitrines, de l’humour noir, de nombreuses références allant de Tom et Jerry à Orage mécanique en passant par Jojo’s Bizarre Adventure ou les films de George Andrew Romero, tout ce qui est bon est dans ce manga. Ce petit bijou sans prétention est clairement à ne pas manquer. A la lecture des onze tomes on ressent tout le plaisir que l’auteur a mis pour dessiner son manga. Tant Reiko the Zombie Shop rayonne d’inventivité, on en viendrait à souhaitait qu’il dure au moins 90 tomes. Mais non. Pendant ce temps des manga fades comme Naruto ou Bleach s’éternisent… Le monde est mal fait quand on y pense.

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4 réflexions sur “Reiko the Zombie Shop : RIP the Horror !!

  1. Article qui donne envie, je n’ai jamais lu cette série ! J’avais lu un avis très positif sur Animeland, cela m’a l’air bien barré comme il faut. Et puis le mélange des genres, c’est un truc que je kiffe tout particulièrement \o/

  2. Suite à la lecture de cet article, je me suis procurée l’intégrale à un prix plus qu’abordable. Je viens de dévorer le premier volume et franchement, no regrets! Je suis fan! Une fois la lecture terminé je chercherais bien à voir ce que donne la série! BREF! Merci pour cette découverte!

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