Seven Deadly Sins, retour vers les années 90.

Il y a dix ans, au royaume de Britannia, un groupe de chevaliers très cruels, les Seven Deadly Sins, s’est rendu coupable d’un crime abominable… Depuis, ils ont disparu et personne ne sait ce qu’ils sont devenus. La princesse Elizabeth est prête à tout pour retrouver cette bande de mercenaires légendaires. En fait, à ses yeux, ils représentent le seul espoir du royaume contre les surpuissants Chevaliers Sacrés qui ont renversé le pouvoir et sèment la terreur. Sa rencontre avec Melodias, un garçon à la force exceptionnelle et Hawk, son cochon, marque le début d’une quête riche en rebondissements où magie et combats sont au rendez-vous !

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures.

Le Zoom de la semaine - Seven Deadly Sins, retour vers les années 90. Avant de lire le titre, j’ai entendu et lu de nombreuses choses à son sujet. Ce qui est revenu plusieurs fois, c’est la similarité entre le dessin de Nakaba Suzuki et celui d’Akira Toriyama. Au début, je dois avouer que j’avais beaucoup de mal à la voir. Quand on regarde bien, on remarque que les traits sont assez éloignés, beaucoup moins ronds chez Suzuki (même sur les animaux d’ailleurs). Quand on regarde les personnages, ils ont même plutôt une petite touche Urasawa (on le voit en particulier sur les visages). Cependant, on retrouve une certaine simplicité dans le design et dans les décors qui n’est pas sans rappeler le coup de crayon de l’un des pères du shônen moderne. Ce dessin au charme suranné est, à mon goût, l’un des points du titre. Il fait naître un sentiment de nostalgie qui ne sera pas désagréable au lecteur né dans les années 90. Par contre, pour le nouveau venu, il faudra peut-être un petit temps d’adaptation pour se rendre compte ce style n’est pas là par hasard et qu’il vient renforcer la fluidité de l’oeuvre.

Là où on peut parler de similarité, ce serait plutôt dans l’ambiance de la série qui est vraiment très « dragonballesque ». Elizabeth, Bulma d’une époque plus médiévale, va faire la rencontre de Mélodias, un Goku au passé mystérieux plus ou moins mélangé avec Oolong, dont la propension à parler de petites culottes va être utilisée comme élément comique récurrent. Les deux amis vont donc partir à l’aventure à la recherche d’autres compagnons pour enrayer la menace qui pèse sur leur royaume. On le voit bien ici, l’auteur nous propose une base de shônen scolaire, sans faille et qui reprend tous les codes du genre : un personnage principal qui vit un peu en mode carpe diem et qui possède un passé encore inconnu, des gentils conspués et calomniés par des méchants diaboliques, quelque chose à sauver (ici un royaume), un climat d’aventure permanent… Le coup de maître de Suzuki, c’est que là où tout auteur aurait probablement raté son coup en tentant de rajouter un élément pour faire « original », lui reste fidèle à son idée de base en développement tranquillement l’univers qu’il a mis en place.

I need a hero ! (air connu)

Le Zoom de la semaine - Seven Deadly Sins, retour vers les années 90. Dès le départ, la série s’inscrit dans un univers très médiéval-fantastique, un peu à la Fairy Tailmême si la magie ne semble pas avoir de rôle important à jouer dans le monde de Seven Deadly Sins. Cela n’empêche pas l’auteur d’inclure des éléments fantastiques dans son titre. On prendra pour preuve la taille de gamin de Mélodias qui crie pourtant haut et fort qu’il est plus vieux qu’il n’en a l’air ou encore la taille complètement fantaisiste de la première alliée retrouvée par nos deux protagonistes. Ajoutez à ça une narration dynamique dans laquelle on sent tout de le talent de Suzuki tant le rythme est bien contrôlé et on se retrouve avec un titre sans temps mort et qui se lit sans sourciller.

Alors que les deux premiers volumes viennent de sortir (mars 2014) et que le troisième pointe le bout de son nez ce mois-ci, je n’ai pas grand chose à ajouter sur Seven Deadly Sins. C’est une de ces séries que Pika vend comme « le shônen de l’année », chose qui me fait rire à chaque fois puisque chaque titre de chaque éditeur est toujours « le XXX (insérez genre) de l’année ». Il faudrait commencer à penser à de nouvelles accroches, surtout que ce titre possède assez de qualité pour avoir matière à le vanter. Pour ma part, dansSeven Deadly Sins, j’ai retrouvé tout ce que j’aime dans le shônen mélangé, arrangé, organisé dans un univers riche, fouillé et rempli de personnages exotiques et fantasques ; le tout étant même accompagné d’un petit bonus : une touche nostalgie portée par un dessin d’une efficacité qui n’est plus à prouver.

Pour finir, je pense que je vais tout simplement utiliser les mots de Laure (attachée de presse Pika) elle-même : « En fait, pour moi, Seven Deadly Sins, c’est un peu comme de la cuisine. Il y a plein d’éléments qu’on aime, rien de révolutionnaire, mais ils sont super bien utilisés et ça donne un résultat terriblement bon ! » Pour le coup, on peut même dire que c’est un vrai régal (à consommer sans modération !).

Publicités

Une réflexion sur “Seven Deadly Sins, retour vers les années 90.

  1. J’aime bien, ainsi que les dessins, parfois proche du trait d’Akira Toriyama et parfois me rappelant Berserk sur les détails des armures.

    J’espère que sur la durée, le manga s’en tirera bien.

On attend votre avis !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s