Promised you a Miracle

Si je vous dis Miraqueule et années 80, vous me dîtes… Simple Minds !

Ah, non ? Bon, on va plutôt parler de Miracleman sous le run d’Alan Moore, parce que c’est sorti il y a pas très longtemps chez Panini.

Miracleman

Pour faire court, Miracleman, il s’appelait Marvelman dans les années 50/60, il est un plagiat de Superman et Captain Marvel, si bien qu’il a été au centre de batailles juridiques incessantes. Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris à cet imbroglio, mais en gros, si je ne me trompe pas, il a totalement disparu du milieu des années 60 pour réapparaitre en Angleterre en 1982, avec Alan Moore comme scénariste et plusieurs dessinateurs qui se sont succédés. Ce n’est que très récemment (genre quelques années), que Marvel a fini par récupérer définitivement les droits. C’est pourquoi Alan Moore, comme à son habitude, outragé, n’est pas crédité sur cette version 2014, et c’est pourquoi ça parait chez Panini en France (très beau bouquin d’ailleurs).

Ce que j’aime dans ce genre de principe du héros qui surclasse les possessions des maisons d’édition, c’est que les éditeurs qui le publient ont les testicules pour outrepasser la loi. Alors ils ont aussi les testicules pour pondre une histoire incroyable qui prend à contre-pied le reste de la production de comic-book. Je ne suis pas bien sûr que sous le règne d’Alan Moore, la série soit publiée dans l’illégalité (je crois que oui). Mais en tout cas, le ton n’a rien à voir avec, à titre d’exemple, les Marvel des années 80 que j’ai un peu lus et pas du tout aimés. A titre de comparaison, j’ai hâte de voir ce que va donner la série Cable Deadpool, qui elle relève du recyclage (ces héros ne marchaient pas et Marvel adonné carte blanche aux auteurs pour faire ce qu’ils veulent, puisqu’il n’y a rien à perdre – je trouve ce cas de figure pas si éloigné de Miracleman).

En tout cas, l’album commence par un récit des années 50. Le héros surpuissant, ses fidèles compagnons, des méchants débiles. Une histoire aseptisée au possible. Probablement comme tous les Marvelman de cette époque, pour plaire aux jeunes enfants. Et puis… la fin de ce chapitre, une répétition d’un plan sur les yeux de Miracleman qui s’obscurcit laisse place à un trait plus moderne, à des couleurs plus froides. Nous sommes dans l’Angleterre des années 1980, l’époque du cyberpunk avec Brazil et Blade Runner. Miracleman a perdu la mémoire pendant 15 ans. Il a perdu ses compagnons. Ils se croyaient invincibles. C’était un jeu.

Planche B Miracleman

C’est vraiment un tour de force de la part d’Alan Moore de prendre un héros ringard au possible, un genre de super-héros beta qui n’a plus aucune raison d’être à cette époque, de prendre les éléments de cette ringardise, et de les justifier de manière sérieuse pour proposer une histoire incroyable. Il n’y a pas beaucoup de chapitres dans ce premier volume, ou en tout cas, pas assez pour juger de la solidité de l’intrigue. Mais ce volume prend clairement la base de ce Marvelman et la balaye en adoptant un point de vue intéressant sur le super-héros en tant que personnage de fiction et en montrant son évolution. Miracleman est né, et ça promet d’être passionnant.

PlancheA Miracleman

Bref, un comic-book très intéressant. Enfin, je vous dis ça, je n’ai pas lu beaucoup de comic-books. Donc dans l’absolu, c’est l’avis d’un débutant que vous avez, m’voyez. En tout cas, je vais suivre les sorties avec intérêt. Peut-être la suite dans un prochain article ?

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