Transformers – L’Âge de l’Extinction

Je reviens de ma salle de cinéma et j’ai l’impression d’avoir fait un marathon. Mes oreilles bourdonnent, ma gorge est sèche, mes yeux écarquillés et j’hyperventile. Mais qu’est-ce que j’ai bien pu voir pour être dans cet état ? Le dernier film Transformers, la saga la plus explosive des dix dernières années. Rétrospective et analyse (oui enfin presque).

L'affiche du film, présentant une partie minimaliste du casting (les humains ne comptant évidemment pas).
L’affiche du film, présentant une partie minimaliste du casting.

De la bagarre de robots géants qui se transforment en véhicules ou animaux.

Bon Transformers c’est quoi ? En dehors du titre de ce paragraphe sincère, c’est une série télévisée d’animation américano-japonaise en partenariat avec Hasbro pour vendre des jouets. Nous sommes en 1984 et ça cartonne, ce modèle série/jouets fonctionne à merveille pour d’autres franchises comme G.I. Joe ou encore My Little Pony. Pourquoi 30 ans plus tard on parle encore de Transformers, qui plus est comme un des blockbusters principaux de l’industrie du cinéma boumboum ? Eh bien parce que la franchise n’est jamais morte pendant tout ce temps. Enchainant séries télé, jeux vidéos, comics en veux-tu en voilà et surtout, une ribambelle de jouets, ces aliens robotiques continuent encore de faire parler d’eux. Sans rentrer dans le détail, car on y passera des heures, il faut savoir qu’en plus des fans de la franchise c’est devenu désormais un monument de la pop-culture contemporaine. Comment ? Surtout via les jouets omniprésents dans les foyers, et dernièrement grâce à un certain monsieur, j’ai nommé Michael Bay.

Des robots au cinéma ? Mais vous vous croyez au Japon espèce de malade ??!

Cet homme fou a réussi à faire d’une franchise de jouets un carton cinématographique. Sorti en 2007, le premier film à gros budget Transformers déchainera les passions surtout avec la présence au casting du charismatique Shia LaBeouf et de la physiquement intelligente Megan Fox. Ou plutôt du travail titanesque sur les effets spéciaux qui ont su rendre justice à l’univers malgré un humour potache pour attirer le jeune. Oui, c’est primaire mais visiblement super efficace apparemment vu que le film a généré un quelque 709 709 780 $ de brouzouf dans la popoche. Sa suite, Transformers 2 : La Revanche (Revenge of the Fallen) sorti en 2009 a engendré 836 303 693 $ de dividendes aux actionnaires de Paramount et Hasbro, et enfin le troisième volet de la trilogie, Transformers : La Face cachée de la Lune (Dark of the Moon) sorti en 2011, a atteint la modique somme de 1 123 746 996 $, autant dire que ça donne le tournis quand on sait qu’ils ont tout perdu par la suite sur le 6 rouge au casino. Bref, le succès est toujours plus conséquent à chaque itération. Alors quoi ? On s’arrête à la fin de la trilogie ? Non malheureux, on continue et on gagne assez d’argent pour s’acheter le PSG, ou mieux : et si on lançait une nouvelle trilogie et qu’on se faisait le PIB du Sri Lanka en recette ? Et ainsi vu le jour Transformers L’Âge de l’Extinction, en 2014.

Megatron et Optimus Prime sont sur un bateau, qui coule le plus vite ?

Donc cette fameuse suite de trilogie, qui en annonce une autre, sans surprise (si ce n’est une très bonne surprise) et qui repart sur de nouvelles bases. À savoir un casting neuf, principalement chez les humains, et un gros lifting du casting Transformers. En effet seuls Optimus Prime et Bumblebee répondront présents lorsqu’il s’agira de reprendre du service. Car oui c’est à nouveau l’heure de la bagarre. Et quelle bagarre mes aïeux, cette fois il faut sauver la planète d’un gros méchant qui veut se faire une armée pour tout détruire, important sa haine des Autobots sur Terre. Tiens tiens, mais ça me dit quelque chose… Oui c’est la même paire de pantoufles avec juste une autre couleur. Mais merde qu’est-ce qu’on s’y sent bien dedans ! Tout y est : bagarre, explosion, retournements de situation prévisibles, histoire d’amour cucul, poses de beaux gosses, plans sur le soleil qui éblouie, et surtout : DES DINOBOTS. Oh que j’ai gardé mon calme pendant 2h avant de pouvoir glisser subrepticement une main dans mon pantalon quand les Dinobots sont apparus. Pour rappel ce sont donc des Transformers qui ne se transforment pas en véhicules car cela n’existait pas quand ils ont débarqués sur Terre, mais en dinosaures. Ce qui ajoute un côté hautement génialissime au truc. C’est juste. Trop. Bien.

Deux Dinobots du casting. En jouets. MES jouets.
Deux Dinobots du casting. En jouets. MES jouets.

Rupture de transmission – détournement de l’article

Et donc là je craque et termine par mon point de vue de fanboy non-objectif ni même partial. C’ÉTAIT UNE TUERIE. Ok il y a les mêmes défauts à chaque film de Michael Bay, mais sa maitrise des gros films d’action qui font mal est là malgré tout et ça pulvérise l’écran. On en prend plein la gueule, c’est parfois du non-stop pendant une demie-heure, avec ce que ça entend de grosses basses en fond sonore et d’explosions par centaines. Mais rien que de voir les péripéties des Transformers, leurs guerres intestinales avec alliances, trahisons et morts et autres joyeusetés, ça n’a aucun prix si ce n’est celui du ticket de cinéma. En tant que film d’action, c’est du tout bon, en tant que film d’auteur, s’il vous plait juste allez voir ailleurs, vous perdrez votre temps et le mien. C’est Transformers, même si les comics et les romans vont très loin en terme de scénario, les films sont là pour les masses, pas quelques barbus à lunettes (hé c’est moi maman, je passe sur les internets !) collectionneurs de jouets. Donc faut pas trop en attendre, malheureusement. Mais on sent une progression lente vers du film plus sérieux. Moins d’humour crétin, moins de patriotisme américain, moins de manichéisme, et une ouverture finale sur une suite grandiose pour ne pas dire folle. Ça va être trop bien. On se donne rendez-vous ?

Publicités

3 réflexions sur “Transformers – L’Âge de l’Extinction

  1. Ets-ce qu’à chaque itération de cette saga, tu vas glisser façon ninja ta main dans ton pantalon ? Transformers c’est juste trop bon, y a pas de tromperie sur la marchandise. Je me régale quand j’en vois un au cinéma, là malheureusement c’est pas possible j’ai personne pour faire garder mon fiston… Bon article !

  2. Transformers 1et 2 ne m’avait pas convaincu et m’avait plus semblé être un gros blockbuster avec un condensé de cliché. Mais j’irai peut-être voir ce 4ème film. (et le 3 par la même occasion)

On attend votre avis !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s