Shin Megami Tensei IV

Encore une fois, on va parler jeux vidéo ici. Mais pas de Pokemon Saphir Alpha ou Rubis Omega, même si le jeu vidéo en question vient lui aussi de cet étrange pays à l’Est de la Chine. Il s’agit d’un jeu étrange. Il s’agit de Shin Megami Tensei IV.

J’ai mis la même image plus bas mais en plus gros et sans le texte. :3

Ce jeu est sorti au Japon en Mai 2013, puis aux US deux mois plus tard. En Europe, il a fallu attendre jusqu’à Octobre dernier pour enfin mettre la main dessus, et encore, il n’est sorti que sur l’eShop Nintendo. Tant pis pour ceux qui aurait voulu avoir un boitier plastique avec le jeu dedans. Vu le temps qu’a mis le jeu à simplement traverser l’Atlantique, on aurait pu s’attendre à retrouver le jeu en français, espagnol, allemand ou toutes autres langues du Vieux Continent. Eh bien non. Il faudra se contenter de l’anglais. Le doublage est d’ailleurs lui aussi en anglais (pas de japonais sous-titré de dispo donc).

Je n’ai personnellement joué à aucun des Shin Megami Tensei précédents ou aux jeux affiliés de près ou de loin (les Persona et Devil summoner). Je ne pourrais pas donc déceler ce qui est innovant ou non par rapport aux opus précédents, si le scénario est plus original ou si les personnages sont plus charismatiques. C’est avec entrain et curiosité que je me suis jeté dans une aventure pleine de surprises.

L’histoire, de prime abord, paraît simple (voire simpliste) : on incarne un samuraï dont le but est de détruire des démons, et leur chef, le Samuraï des Ténèbres (traduction maison de Black Samuraï qui aurait pu devenir le samuraï noir mais comme dans Yu-Gi-Oh le Black Magician devient le Magicien des Ténèbres, ben je fais pareil ici). A partir de là, le scénario partira régulièrement en nawak et comme le jeu vous demande régulièrement votre avis, ce sera votre faute.

King Frost, le roi des bonhommes de neige kawaii.

Au début, l’action prend place dans le Royaume Oriental de Mikado (Easter Kingdom of Mikado) une sorte de monde médiéval où des élus peuvent se battre avec un épée et un gant mystique (mais à l’allure étrangement technologique) permettant de contrôler des démons. Rapidement, on découvre un monde souterrain infesté de démons, Naraku, dont l’accès se situe… en plein centre ville. C’est assez rassurant quant à la gestion de la sécurité dans ce royaume. Hey, et si on bâtissait notre ville sur LA BOUCHE DES ENFERS (à la Buffy contre les vampires) ?

Ce lieu d’entraînement en vue de prouver notre valeur de samouraï est en fait un terrible piège. La mort nous tend les bras. Les Shin Megami Tensei ont la réputation d’être difficile. Et celui-ci l’est, mais il est aussi cruel. Pour abaisser le niveau de difficulté, il faut mourir un certain nombre de fois. Chaque mort nous offrant un passage chez Charon, qui nous fera revenir chez les vivants contre quelques pièces sonnantes et trébuchantes. Moqueur, il donne la possibilité de jouer en mode facile après quelques autres décès. Cela dit, depuis, je ne l’ai plus jamais revu (parce que je reset, mais chuuut).

Bref. A un moment du récit qui arrive rapidement, une fois passé le premier boss du jeu, l’on découvre une ville familière. Enfin, pour les Japonais, parce que Tokyo, je connais que de nom. Et en plus, ce n’est pas le Tokyo actuel, mais un Tokyo post-apocalyptique, divisés entre deux clans qui se déchirent pour le contrôle d’une citée ravagée par l’omniprésence de démons. Au milieu de cette pagaille, il vous faudra faire des choix.

Tout du long du jeu, nos alliés, Jonathan, Walter et Isabeau, nous interrogent afin de déterminer notre point de vue, le tout nous guidant pas toujours très subtilement vers l’un des trois chemins possibles (Law, Neutral, Chaos). Pas très subtilement, mais j’ai quand même mis du temps à comprendre ce que représentait Isabeau (je suis parfois lent d’esprit). Pour des raisons assez futiles (j’aime pas Jonathan, son design et son doubleur; il m’énerve, argh), je me suis rangé du côté de Walter. Et plusieurs fois, je m’en suis voulu. Malheureusement, pas de retour en arrière possible. Tu as appuyé sur ce fichu bouton et atomisé Tokyo, fallait réfléchir un chouïa avant ! Parce que oui, on peut détruire Tokyo. Plusieurs fois.

Excepté son scénario bourré de révélations et de retournements de situation, l’autre point fort de Shin Megami Tensei 4, ce sont les démons. Et ils sont nombreux. Presque deux fois moins que nos amis les Pokémons, mais ça en fait pas mal. D’autant plus que le système intitulé sinistrement « Cathédrale des Ombres » (Cathedral of shadows) permet de fusionner les démons alliés pour en obtenir un plus puissant. C’est assez addictif, et j’ai déjà passé près d’un quart de mon temps de jeu à dépenser des sous pour fusionner des démons que je n’avais pas en stock mais tout de même enregistrés dans le « Compendium » (qui est le Pokédex des démons en gros).

Pour libérer l’accès à certaines fusion, il faut compléter des quêtes annexes à l’histoire principale, nommées Challenge Quest. Ces défis s’obtiennent pour la plupart dans les tavernes et bars où se réunissent chasseurs et samouraïs, mais aussi lorsque l’on demande à un démon ennemi de devenir un allié. Il y a donc pas mal d’heures de jeu pour qui voudraient tout tenter.

Les démons sont inspirés de diverses mythologies, égyptiennes, inca, hindoues en passant par les religions (évidemment). Du coup, cela fait un bestiaire sympa à remplir, dans l’attente de voir le design de ces créatures plus ou moins connues. Comme Tlazolteotl qui semble juste sortir des toilettes (mais des toilettes démoniaques, attention !). Grande classe.

Et puisqu’on aborde le point qui fâche : les Archanges. Et Lilith. Ou encore Lucifer. Kazuma Kaneko, qui d’après ce que j’ai compris s’occupait de cette tâche depuis les premiers Shin Megami Truc, a décidé d’en confier une petite partie (mais pas les moins importants) à plusieurs collègues, dont Masayuki Doi. (Erreur signalée par Morolian via Twitter, correction : ) le véritable coupable est Keita Amemiya.

Mais c’est bien Masayuki Doi qui a fait les designs des persos, mais ils me conviennent (sauf Jonathan, dont la tête ne me revient pas)(mais je me répète). Reléguer une partie des design à d’autres aurait pu être une brillante idée si l’on avait eu de beaux dessins. Mais ce n’est pas le cas. Vous pouvez voir l’horrible spectacle ci-dessous sous vos yeux ébahis.

Walter fait très très méchant à gauche, Jonathan est le triste damoiseau en détresse à droite. Et vous, vous êtes coincés entre les deux jeunes hommes qui draguent vos faveurs. En gros.

Je m’explique. Dans un jeux où des démons sont fièrement inspiré de phallus (coucou Mishaguji et Mara – je vous laisse googler ça), on peut s’attendre à tout. Mais pas à ces trucs moches invraisemblable avec des visages énormes à des endroits anatomiquement étranges.

Mais bon. Ce n’est là qu’un regrettable défaut, qui n’empêche pas le jeu d’être très bon sur le reste. J’arrive actuellement sur la fin du jeu, mais je traîne un peu, par peur de détruire le monde. Je ne sais pas si on peut parler de bonnes et de mauvaises fins avec SMT, mais j’aimerais quand même pouvoir l’apprécier un minimum. De toute façon, j’ai déjà prévu de refaire une partie, et cette fois, ce ne sera pas du côté de Walter (ni de Jonathan parce que je ne l’aime pas)(mais je me répète).

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