Oui, vos mangas sont racistes, homophobes et misogynes

J’ai lu en diagonale, car ne connaissant pas le personnage et étant peu attiré par la longue liste d’exemples qui ne me parlent pas, un papier qui parlait d’un personnage de fiction des années 90 et qui était affiché comme « misogyne et homophobe ». Je me suis alors posé la question : « tiens, c’est pas la première fois que je vois quelque chose comme ça, est-ce vraiment utile de remuer des cadavres ? » Évidemment la personne ne cherche qu’à créer du buzz et du clic, un peu l’inverse d’un billet Nostroblog. Mais après réflexion, a-t-on en effet le droit, voire le devoir selon certains, de vouloir faire justice à des oppressions témoignées dans des fictions ? Au nom de cette croisade récente que connait notre ère (informatique) contre les inégalités, est-ce réellement utile et productif de chasser la sorcière à la retraite ? C’est une question intéressante à laquelle j’essaierai, avec les moyens du bord, de répondre.

Contexte ! Impossible d’instaurer de débat sans contextualiser. C’est comme demander leur avis à des adolescents sur la peste noire en 2015 : la moitié ne comprendraient pas la question et la réponse des autres serait un vague « bof, je m’en fous du moment que le Burger King est ouvert après le ciné ». Contexte, donc.

Nous sommes au Japon, un pays réputé pour ses sushis, ses geishas et… ses mangas, le carrefour culturel de l’Asie, à mi-chemin entre tradition et modernité. Non, je vous arrête tout de suite, c’était une blague et on va parler sérieusement. Le Japon : pays connu par ses clichés dont vous abreuve la télévision, mais surtout peuple méconnu et profondément touché par un malaise social permanent. Compétition dès le plus jeune âge (à l’école, à la maison, dans les clubs d’activité péri-scolaire), taux de suicide élevé, mal-être d’une jeunesse qui ne comprend plus ces mœurs d’une époque révolue, à l’ère d’une mondialisation qui leur fait miroiter la vie « relâchée » des occidentaux (ils font pas les 35h là-bas) ; et j’en passe. Et c’est dans ce méchoui de mauvaises choses que l’on retrouve le traitement de la femme. Des gens bien mieux éduqués que moi sur ce sujet en parleront avec davantage de précision et de détails, donc je ne vais pas lancer de discours sur la position de la femme dans la société japonaise. Or, comme beaucoup d’entre vous ont cliqué sur le petit lien de pub Twitter, vous me connaissez peut-être un peu, et vous savez que j’aime lire des mangas et regarder des séries d’animation japonaise. Beaucoup. Que je m’abreuve un peu tout le temps de cette culture japonaise, plus ou moins actuelle, et que je parle couramment le japo-non, mais j’aimerais bien. De ce fait je vais baser l’intégralité de cet article sur ma bonne vieille mémoire, de brèves recherches encyclopédiques (internet) en cas d’hésitation, et par conséquent si jamais je dis une connerie, venez me chercher à la sortie des cours pour me casser la gueule. Ou simplement en commentaire de ce billet de blog. D’avance, oui, les propos et pensées émis dans cet article sont miens et non pas ceux de ma voisine, bien qu’elle soit plutôt bruyante, entre nous, ni même des autres membres de ce blog.

Dragon Ball, quand les boules du dragon s’agitent sous le nez de ses lecteurs

Donc le Japon. Entre une visite du Mt Fuji et des bains onsen, vous aurez le temps de passer dans un quartier animé et de manger à un restaurant, avant de lire un manga sur votre smartphone. Mais quel manga ? Ah, bonne question. Pourquoi pas des grands classiques comme Dragon Ball ou JoJo’s Bizarre Adventure ? Comment ça « non » ? Et pourquoi ? Ah, les femmes. Oui, ça manque de femmes en effet. Ces deux titres sont connus et reconnus à travers le monde, le premier davantage que le second, pour avoir inondé nos télévisions depuis… bien trop longtemps. Dragon Ball est aussi culte que vénéré, mais attention, il n’est pas exempt de défauts. Et je rebondis depuis mon introduction : peut-on attaquer Dragon Ball pour certains messages qu’il délivre ? Il faut savoir que les japonais et les femmes, c’est pas la folie en terme d’égalité et de respect des libertés. Femme au foyer, mère appliquée mais épouse avant tout, silencieuse et soumise à son mari, ça fait pas super rêver. Dans leur culture, c’est encore de nos jours beaucoup trop présent (aucune source, cultivez-vous) et il y a 15 ou 30 ans, à l’époque de nos bons vieux mangas, le féminisme japonais avait encore beaucoup de boulot. Donc il n’était pas rare de voir les femmes dans les mangas traitées comme des tropes : celle qui fera découvrir ceci au héros, qui le rendra amoureux, qui lui fera un enfant, et j’en passe. Dans Dragon Ball j’ai en mémoire le changement radical de Bulma, qui d’aventurière casse-cou (et malgré les avances nauséabondes de Kame-senin) deviendra vite femme au foyer une fois casée avec son Végéta de prince, viril et macho au possible. Même Goku, qui est pourtant innocent et asexué au possible, deviendra papa et ce ne sera pas sans que Chi-Chi, l’intrépide bagarreuse, sera à son tour femme au foyer. Eh bien, monsieur Toriyama, on aime pas trop que les femmes adultes se bagarrent ? Certains me diront « oui, mais C-18 etc » d’accord, ce sont des androïdes à la base, c’est encore autre chose. Et peut-être même pire : des femmes-objets, pour le coup. Bien qu’une humanisation soit au programme, c’est encore une fois une utilisation « à des fins » d’un personnage féminin. Certains personnages masculins y ont droit aussi, personne n’est épargné, mais les femmes sont très vite reléguées au rang de maman, d’épouse, de soutien éloigné de l’action et donc de la plume de l’auteur. Évidemment à cette époque, mentalités obligent, il n’était pas encore aussi mal vu de balancer des clichés sexistes ou homophobes et c’est sans surprise que le manga cache quelques « surprises » de mauvais goût (merci à @hitsukun pour ses photos).

Dragon Ball sexisteDragon Ball homophobe

Alors quoi ? On va sortir nos fourches et brûler la maison de papy Toriyama ? Non, le pauvre homme a été élevé dans cette culture, et dans les années 80/90 ce genre de raisonnement était malheureusement trop répandu pour passer comme scandaleux. Est-ce excusable pour autant ? Non, clairement pas. Je n’ai pas l’intention de défendre qui que ce soit d’oppressant, ni de prendre parti non plus pour les opprimés. Je n’aime pas prendre parti tout court en général car je ne me sens pas affilié à un quelconque mouvement militant. Donc je laisse ça aux personnes plus impliquées et plus savantes. En revanche que l’on soit pro-ceci ou contre-cela, il est certain qu’encourager la haine et le mépris (de qui que ce soit et quel que soit son « camp ») n’est rarement une chose recommandée.

Le cas JoJo : l’évolution depuis les poncifs de ses débuts à une ouverture moderne sur l’égalité

JoJo’s Bizarre Adventure bénéficie d’un traitement différent. Des hommes, virils, masculins au possible, musclés et tout le toutim : avec des vêtements et des bijoux dignes d’un défilé de mode. Ce qui a tendance à plaire à un public féminin très amateur de ce genre d’attention esthétique (source : je sais lire et j’ai internet). L’auteur a d’ailleurs toujours joué sur cette ambiguïté : le manga étant un des plus gay friendly au monde de part les poses et les accoutrements de ses personnages. C’est une décision voulue et assumée de l’auteur qui ne l’a jamais cachée. Et lorsqu’un manga est globalement bon, ce n’est pas ce qui pose problème (comme quoi finalement on s’en fout, quand l’art transcende les différences, il n’y a plus d’oppression). Mais malgré ça la place de la femme est faible, maigre, inexistante. La 1ère femme du manga, Erina, sert de trophée de bagarre entre JoJo et Dio. C’est con à dire, mais c’est l’évolution dégradante de la damsel in distress (la demoiselle en détresse), la fille n’existe que pour justifier le combat de ces messieurs et servira de compagne (de gré pour le bon, de force pour le méchant, en témoigne son agression au début du titre) au vainqueur. La 2nde partie du manga met l’emphase sur la relation mentor/élève à travers le personnage de LisaLisa, mais encore une fois (pardon pour le SPOIL, mais il y a prescription, c’est vieux comme le monde) c’est bien entendu la mère de JoJo, et elle meurt (ou presque, mais c’était tendu). Histoire de prononcer le rôle sacrificiel du personnage. Suite à ça, la fille du personnage principal sera à son tour la damsel in distress du « nouveau » JoJo (elle est sa mère cette fois, pas sa promise) dans la 3ème partie. Youpi, l’auteur ne change rien et nous livre encore des archétypes vus et revus. Et ça continue, en 5ème partie une fille sert de « trophée de valeur à escorter jusqu’au boss final ». Après ça, les choses changent, enfin. La partie 6 met le focus sur des personnages féminins dans un univers carcéral. Avec, et pour la première fois, une fille (JoJo, toujours) en protagoniste. Elle est la fille du 3è JoJo, histoire de ne pas changer la tradition qui veut qu’une femme se doit d’avoir une attache à un homme, on retombe sur les femmes de Dragon Ball. Mais toute la partie met en scène de nombreuses filles, c’est déjà un grand pas. La révolution est en marche, les parties 7 et 8 mettent en avant davantage de femmes, bien que souvent (encore) réduites à leur statut : épouse dans Steel Ball Run, de surcroit « un peu trop jeune » (ça parle de 14 ans, oui, voilà, hein). Bref, le manga a beau avoir une place de choix dans mon cœur, il regorge de femmes mal représentées, voire pas du tout. On reste sur un casting à +90% masculin, comme le public visé original, et c’est probablement le changement de public avec le temps et les modifications progressives du trait de l’auteur qui a su apporter plus de figures féminines. Je n’en sais rien et les tendances et autres décisions d’éditeurs ne sont pas toujours faciles à cerner. Toujours est-il que même si progrès il y a eu, c’est encore lentement et sous l’ombre d’un passé pas toujours glorieux que les choses évoluent.

Jolyne Kujo, héroïne de Stone Ocean, JoJo partie 6. Qui ose parler de de sexe faible ?
Jolyne Kujo, héroïne de Stone Ocean, JoJo partie 6. Qui ose parler de de sexe faible ?

Pistes de réflexion : ou comment penser avec sa tête plutôt qu’avec son cœur

D’abord, pourquoi un titre si provocateur ? Eh bien, c’est vrai, nos mangas, au même titre que beaucoup d’autres œuvres de fiction (dont je ne suis pas forcément aussi « érudit » qu’avec les mangas) regorgent de stéréotypes, de messages négatifs à caractère sexiste, homophobe voire raciste. Les clichés sont légion, car le japonais moyen n’a pas une connaissance parfaite du monde extérieur, et que les mangas n’étaient pas forcément pensés pour être lus à l’étranger. Oui, un japonais est très fermé, le pays lui-même se fige un peu trop dans un isolationnisme qui le ronge à l’échelle politique et économique. Les étrangers (gaijin) sont assez mal vus, de par l’histoire du pays, et mal dépeints dans la fiction, par voie de conséquence. Pourquoi autant de « mais » qui sonnent comme des excuses ? Pas d’excuse non, c’est mal d’opprimer des minorités pour leurs différences ethniques, raciales (oh que je déteste ce mot), ou génétiques. Oui c’est mal de, encore à notre époque, ne pas considérer la femme comme autre chose qu’une mère ou une épouse obéissante. Oui c’est mal de ne pas intégrer de façon naturelle les autres formes de sexualités que l’hétérosexualité binaire. Mais n’est-ce pas pire que de faire part de véhémence et de radicalisation pour lutter contre cela ? Il ne faut pas devenir le bourreau de son propre agresseur, sinon c’est le serpent qui se mord la queue, et l’escalade de la violence est alors interminable. La voie pacifiste et réfléchie finira toujours par primer sur les réactions à chaud et non mesurées. D’où mon intertitre : penser avec son savoir et sa capacité de réflexion avant de penser avec ses émotions.

Exemple de réaction à chaud qui serait un peu nul d’avoir sans plus de réflexion que ça :

« On parle de Baki ? La seule femme du manga est la mère de Baki, qui n’a eu pour rôle que d’enfanter le fils d’un homme. Et quand on voit apparaître une jeune fille dans l’histoire, c’est pour que Baki et elles copulent (j’ai pas trouvé d’autre terme plus approprié) afin d’assurer la pérennité de la virilité. Un rite de passage à l’âge adulte, voilà ce que représente la fille. Ce manga est misogyne et ne devrait pas être en vente ! » Oui, Baki est un cas particulier. Fils d’un homme, avec un H énorme, qui brise non plus les codes de l’égalité des sexes mais même des espèces. Le père de Baki est un monstre, un démon. Enfin en vérité c’est un homme, mais ce qu’il fait ou qu’il a pu faire est digne d’une autre espèce vivante. Voire immortelle. Il fait des choses insensées et traite n’importe qui avec une condescendance assez incroyable. Chose qu’il se permet de faire par un seul rapport : la force brute de son corps qui surpasse tout ce qui existe au monde. Et Baki, lui, veut détruire cette image que son père a su se créer. C’est typiquement le manga masculinoviril de l’extrême : de la bagarre, de la bromance, des os brisés, et encore plus de bagarre sauvage et chorégraphiée. Mais là où les femmes n’ont aucune place dans l’histoire sinon génitrices, en effet c’est non seulement assumé par l’auteur mais souligné par les interactions père/fils ou mentor/élève. Car Baki est une œuvre initiatique, et justement le fait d’avoir une fille, et une seule (non figurante), rend justice à son rôle en montrant ô combien il est essentiel au héros. Et cette fille sert effectivement de tremplin au héros de sa vie d’enfant à sa vie d’adulte. Elle est d’ailleurs très bien traitée (pour un manga de baston) et l’auteur consacre beaucoup de temps à cette relation qui pourtant aux premiers abords faisait tache dans l’histoire du manga, qui est complètement et à raison, dépourvu d’amour ou de tendresse. C’est en cela que réfléchir, analyser, et se poser les bonnes questions, permet d’éviter des jugement hâtifs, mal construits et peu argumentés.

Baki est le roi de la baston... et du cunnilingus ?
Baki est le roi de la baston… et du cunnilingus ?

Donc quoi, finalement ? Je n’ai pas la prétention d’être le médecin des sociétés dans lesquelles nous vivons, ni d’incarner la parole de la sagesse. Chacun et chacune devrait se poser quelques petites questions. Sans avoir recours à la censure, je pense qu’on peut encore écrire des fictions sur des personnages stéréotypés, mais il faut aller plus loin que copier-coller des modèles, il faut les faire vivre, interagir et évoluer au contact d’autres personnages. Et pourquoi pas alors les faire changer, s’améliorer mentalement aussi bien que physiquement. Le héros qui devient fort grâce à son mentor, c’est une chose, mais devenir respectueux et sage, c’est encore une autre que l’on peine à remarquer dans nos chers mangas, comme ailleurs. Je ne saurais que trop vous recommander de lire des études approfondies sur tous ces thèmes abordés dans ce billet. Encore une fois je ne suis pas un expert en sociologie ni psychologie. Je ne suis pas militant ni chevalier blanc des opprimés. Mais je suis, à l’instar d’une majorité silencieuse, témoin d’évolutions dans notre époque, et encore une fois, à l’image de beaucoup, je ne souhaite qu’une amélioration pacifiste des rapports sociaux. Et pour cela, alors autant passer par un médium culturel comme les mangas qui nous tiennent tant à cœur. Il faut apprendre du passé pour ne pas répéter ce genre d’erreur dans le futur, certes, mais il faut bien apprendre du passé. Aussi savoir dénicher les auteurs qui ont soutenu certaines causes et ne pas seulement voir le grain de sable dans une œuvre, bien que connue d’un grand public. Ni même partir dans une chasse à la sorcière contre ceux et celles qui ont pu blesser X ou Y, car non seulement ça retarde l’avancée de certaines pensées, mais ça encombre les idées d’une multitude d’exemples similaires qui finalement ne font pas progresser les causes défendues.

F.A.Q.

Q : Mais au final tout ça pour nous sortir ta soupe Disney sur les gentils et les méchants ?

Oui.

Q : Pourquoi jouer au SJW (social justice warrior) apprenti si tu te détaches du groupe ?

Je déteste les étiquettes et je ne suis en croisade contre personne sinon les cons et les radicaux. Je ne veux pas être affilié à qui que ce soit, surtout que je ne supporte viscéralement pas les mouvements de masse qui ont tendance à rassembler les gens derrière des gourous et à lancer des guerres à droite et à gauche sans raison. Non, je veux juste exposer mon opinion dans le calme de mon individualité.

Q : As-tu des sources pour tes informations ?

Non. Mais comme je n’avance rien de folichon en dehors des mangas que j’ai lu, je marche sur un sentier battu.

Q : Pas de lectures recommandées sur les causes que tu mentionnes ?

Je n’en lis pas, donc non. En dehors d’un blog que je ne saurai que trop vous recommander car sa propriétaire est exceptionnelle : TheLesbianGeekBlog. Mais pour davantage, demandez à notre Bobonyatsu national, il est davantage impliqué. Et il est beau garçon.

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44 réflexions sur “Oui, vos mangas sont racistes, homophobes et misogynes

  1. Je suis d’accord sur la place des femmes dans JoJo (notamment). Mais ça fait longtemps que je dis que JoJo n’est pas plus gay-friendly ou crypto-gay qu’un autre manga : c’est tellement assumé qu’en fait, c’est de la grosse parodie. C’est comme quand on est bourré en soirée, qu’on met des perruques et qu’on fait semblant de se draguer entre mecs. Après, c’est peut-être qu’un détail dans le fond. Si c’était un manga gay-friendly, ça ne changerait rien aux combats épiques, aux péripéties abravacabranteques, au style inimitable et au sens of Wonder de l’auteur. Mais je pense que tout le monde a une vision faussée de ce manga. Araki est excentrique, c’est tout. Hokuto no Ken est déjà beaucoup plus crypto-gay ;)

  2. Liehd

    Il serait nécessaire de repenser la manière un peu trop étendue dont nous envisageons le concept de « message », la plupart du temps.

    Un manga comme Dragon Ball ne transmet aucun message. Il n’a aucune prétention dans ce sens. Il raconte une histoire. Cette histoire est construite sur la base d’éléments narratifs, eux-mêmes influencés par les opinions de l’auteur (qui seront plus ou moins discutables, certes) ainsi que par le contexte sociétal dans lequel celui-ci vit au quotidien.

    Un message ouvertement sexiste ou homophobe est moralement condamnable, c’est un fait. Pour autant, il est grotesque (et contre-productif) de voir un message là où il n’y en a pas, ou de considérer sur un même plan ce qui relève du « message » et ce qui relève du simple cadre narratif.

    Un message, c’est quelque chose que l’on veut transmettre, et qu’on véhicule consciemment. Ce n’est pas quelque chose de vaguement flou à l’arrière-plan, sujet à interprétation et à débat. Un message, c’est une intention. Chercher à le faire passer, c’est être « actif ». Il n’y a pas de message dans la passivité. Les messages collatéraux, ça n’existe pas. Nous confondons avec nos interprétations (qui, du reste, peuvent se fourrer le doigt dans l’oeil jusqu’au coude).

    Personne n’est parfait, personne n’est irréprochable et souvent, pendant que nous balayons devant la porte des autres, nous oublions de le faire devant la nôtre. Raison pour laquelle nous ne devons le faire qu’avec parcimonie.

    Chacun a le droit d’avoir sa propre conception de la vie en société (à partir du moment où celle-ci n’outrepasse pas les limites de la loi), que celle-ci nous plaise ou non. Cela relève de la liberté individuelle et rien ne nous oblige à y adhérer. C’est quand ce même chacun use ouvertement de son oeuvre pour promouvoir cette conception, que les choses peuvent devenir problématiques.

    Mais cela ne concernera toujours qu’une très très faible minorité.

    1. Je comprends le message que tu veux me faire passer (sic, sans mauvais jeu de mot) mais je n’employais pas ce mot en début de partie sur Dragon Ball (vu qu’il me semble que c’est ce qui t’a chiffonné) à des fins aussi poussées en terme d’accusation. Après oui, comme j’essaye de le dire et de manière peut-être maladroite, on peut créer des personnages avec telle ou telle personnalité sans vouloir faire passer de message. Toujours est-il que, sans forcément tomber dans la morale comme Jean de La Fontaine, il est toujours préférable de mettre en exergue les-dits problèmes pour essayer de les corriger ou du moins de faire prendre conscience du problème. Après d’accord pour Dragon Ball c’est foutu, le manga est vieux et fini. Et comme je le dis dans mon intro : à quoi bon jouer avec les os des cadavres ? Mais, dans une optique d’éventuelle progression dans le bon sens des mentalités, il serait préférable que des séries actuelles ne reproduisent pas ce même schéma qui sonne vieux con rétrograde à notre époque. C’est-à-dire le beauf raciste/homophobe/sexiste. Sans tomber dans les clichés politico-machins, bon, on s’est compris.

  3. A quand un manga à base de combats de femmes sans que ce soit traité de sexiste et desservant uniquement le plaisir de ces messieurs ? A moins que ce soient des camionneuses plus baraquées que Raoh. Blagues à part tous ces concepts sociaux évoqués sont tellement encrés qu’il est évident que ça prendra plusieurs décennies avant de s’adoucir. Il suffit de regarder chez nous et de voir les mentalités parfois (souvent) arriérées sur ses sujets de racisme/sexisme.

  4. – Les shônen aï sont nés dans les années 70 car avoir deux personnages de même sexe permettait aux auteurs de se prémunir du rapport homme/femme, qui tenait alors du dominant/dominé au Japon.
    – Il faut attendre 1985 pour que le Japon promulgue une loi visant à favoriser l’incursion des femmes dans le milieu professionnel.
    – Jusqu’en 1989, les filles japonaises avaient des cours de « home economics » – cuisine, couture,… – pendant que les garçons avaient des cours de sport supplémentaires.

    La mentalité japonaise diffère de la française ; même si nous sommes très loin d’être aussi irréprochables que nous le pensons. Que cela se ressente dans les manga, quoi de plus normal ? Si cela en choque certains, il faut arrêter de lire des manga. Ou choisir ses titres. Même si les femmes mangaka sont tout aussi sexistes que les hommes ; cela n’a rien à voir avec le public cible. Je ne donnerai pas ici de liste interminable d’exemples, je me contenterai de citer Tohru Honda, dont la passion dans la vie se résume aux tâches ménagères. Fruits Basket est un shôjo.

    Nous parlons d’un pays où une femme qui se marie peut oublier toute chance d’avancement, car son employeur part du principe qu’elle tombera enceinte à un moment ou un autre et ne pourra plus remplir ses fonctions au sein de l’entreprise ; donc beaucoup rejettent le mariage, ou démissionnent lorsqu’elles se marient.
    Dans Maison Ikkoku, qui date des années 80, le héros dispose d’un travail précaire, mais avec la promesse d’être embauché lorsqu’une place se libérera ; si bien que lorsqu’une de ses collègues annoncent son mariage, tout le monde vient féliciter le héros pour son emploi. Parce que mariage = démission = poste à pourvoir.
    Dans Touch, toujours dans les années 80, une scène type : un garçon et une fille révisent, le garçon dit qu’il boirait bien un café, et la fille va lui préparer.
    Ce n’est pas une question d’être bien ou mal : c’est le reflet de la société de l’époque, tout comme Tintin au Congo reflétait les croyances des années 20/30 dans une Belgique colonialiste.

    Je finirai en précisant deux choses :
    – Le premier manga à succès de Akira Toroyama n’avait pas un héros mais une héroïne. Bizarre et robotique, certes, mais une héroïne quand même.
    – La femme de Akira Toriyama n’a pas arrêté de travailler pour élever les enfants : elle est mangaka.

    1. Merci beaucoup pour toutes ces précisions pointues qui savent alimenter le thème des différences homme/femme dans la société japonaise. Je l’avais précisé : je sais des choses mais je manque cruellement d’exemples en dehors de mes lectures (pourtant nombreuses) pour me référer sans dire d’énormités à ce dont je parle. Donc tes exemples et autres anecdotes sont véritablement bienvenus pour étayer mes propos. Et non ce n’est pas un phénomène nouveau, et oui le Japon a encore un long chemin très douloureux à parcourir pour aller de l’avant dans la parité. Heureusement que certains essayent de passer des messages et d’aller à contre-courant de certains modes de pensée nauséabonds et archaïques (pour quelqu’un de notre époque), bien que ça reste encore assez difficile et encore trop peu mis sous les projecteurs en dehors de cercles militants.

      1. Ce que tu peux te dire, c’est que lire des manga peut te permettre de dresser un portrait de la société japonaise. Quant à la juger ou à la comparer à la notre – surtout à notre époque – cela me semble mal venu.

  5. Le seul exemple qui me vient à l’esprit et qui m’avait un peu dérangé, parce que voilà, je suis née avec des ovaires et que même si je ne me considère pas comme faisant partie d’une minorité opprimée (encore heureux) y’a quand même des choses qui me font tiquer, c’était à la lecture de Happy Marriage de Enjoji Maki. L’héroïne dont le nom m’échappe avait pour seul et unique but de contenter son tout récent mari, et se prend au passage une ou deux baffes dans la tronche quand ce dernier pense qu’elle a merdé.

    Je ne pense pas que le message que la mangaka ait voulu faire passer soit réellement « prend soin de ton mari ou attend toi à son courroux », mais le fait de le représenter montre quand même une sacrée image du cadre sociétal dans lequel l’histoire est née…

    1. C’est ça le soucis : ils ne font passer aucun message car ils sont déjà comme ça, leur mentalité (aux femmes comme aux hommes) est déjà formée par ces enseignements de « tu dois obéir à ton mari, le satisfaire et ce avant ton propre bonheur » que nous considérons, nous autres européens modernes, comme anormaux. Mais il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas si longtemps, de la génération de nos parents, on apprenait ça à l’école. Ma mère avait des classes de couture, et avec les cours de catéchisme et autres, on t’apprenait encore à obéir à ton mari etc. Certains pratiquants chrétiens sont dans ces idéaux-là, et mh, comment dire, c’est bof bof (pour taper dans le bel euphémisme).

  6. Ping : Vous avez dit sexistes ? | Le Chapelier Fou

  7. DorianV

    Article très intéressant et sans présomption. Ca m’a fait penser au manga Naruto qui s’est achevé en 2014 (bref un manga fini mais néanmoins très récent). Sakura, un des personnages principaux de la série, avait commencé le manga en tant que cruche insipide et détestable. Vers la fin du manga, elle devient toutefois un personnage un peu plus potable, médecin, ninja, plus forte physiquement même que certains personnages masculin, et elle participe à la victoire finale du héros. Toute cette image de la femme forte, difficilement construite, bousillée lors du dernier chapitre où elle est représentée quelques années plus tard en femme au foyer, faisant le ménage chez elle, avec un mari absent. On peut, certes, supposer qu’elle a un travail, mais dans ce cas pourquoi l’auteur du manga n’a pas fait le choix de nous la présenter dans le cadre de son travail (rappelons qu’elle a été formée à être médecin)…

  8. Article plutôt intéressant à lire. J’avais petit espoir de te voir aborder la relation Makoto Shishio/Yumi dans Kenshin le vagabond qui je pense est au dessus de tout ce qui a pu se faire dans le WSJ à l’époque. Une relation très cliché aux premiers abords qui se retrouve être bien plus complexe que ça au final. Émouvant, intelligent et subtil mais surtout un bel hommage à la femme sans pour autant avoir un garçon manqué à la Jolyne Kujo (que j’adore tout autant).

    PS: C-18 est humaine à la base !

  9. Guts

    On en a rien à foutre.
    Une oeuvre de fiction est bonne ou ne l’est pas, indépendamment du fait qu’elle mette en rogne les chiens de garde du politiquement correct.

  10. sylvain

    Désolé mais, tu dis n’importe quoi dans ton article, juste pour être politiquement correct ! Tu dis que c18 ne compte pas , mais je te signale que c18 est un cyborg donc en partie une femme, tu voudrait qu’une femme humaine soit aussi forte que les extraterrestres hommes ?! Si tu regarde parmi ceux qui ont du sang humain tu verrais que c18 et la deuxième plus forte derrière gohan, elle met même la misère a végéta a un moment !! Explique moi dans quel manga et quel autre film ou n’importe tu vois une femme mettre la misère a un personnage masculin charismatique? donc dragon ball est très loin d’être misogyne c’est très malhonnête de dire ça et pourquoi ne pas dire que Toriyama est anti-vieu aussi? la plupart des vieux son des pervers dans dragon ball ! Il fait ça pour faire rire et de plus il s’agit de personnage si tu rend tout les perso politiquement correct ce n’est plus réaliste tu aseptise tout ! Le but c’est de créer un univers lisse? Tu veux que freezer soit pour le métissage aussi et dise que tout les hommes sont égaux?! a un moment faut arrêté avec ces leçons de bobo ! les travers d’une société doivent être présent dans des œuvre au moins a petite doses !

    1. abel

      De plus je tiens a préciser que le personnage le plus intelligents du manga est Bulma et que si tout les personnages en sont la c’est grâce à elle, donc dire que les femmes n’occupent pas un rôle important dans le manga est totalement faux vu que c’est l’un des personnages les plus importants du manga. Enfin je tiens a rajouter que dans la nouvelle série il y a l’apparition du personnage de vados qui est une femme bien plus puissante que presque tout les personnage du manga y comprit les dieux et biens plus fort que goku et végéta réunis.

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  12. Ping : Collusion de la sémantique et du marketing dans la distribution du manga | NOSTROBLOG

  13. Ping : One-Punch Man | Heaven Manga

  14. ludo

    la connerie atteint son sommet ici ! alors pour remettre l’auteur(e) de cet article a sa place en restant poli, les mangas avant d’être édités en livres reliés sont pré publiés dans des magazines visant un certain lectorat, jojo et dragon ball ont été édités dans le shonen jump visant un public de jeunes garçons ayant entre 8 et 18 ans (j’élargis un peu la marge d’âge) alors normal que les femmes ait un rôle minoritaire dans des mangas destinés a des garçons et l’histoire justifie cela en plus prenant l’histoire de dragon ball, la première partie se concentre sur une histoire d’aventure et comique mais a partir de la saga des saiyans on par vers un manga de baston ou les héros vont jusqu’à faire des combats a morts contre des aliens, des cyborgs etc… il n’y avait aucune utilité a faire combattre bulma ou chichi face a des adversaires pareils de plus ce n’est pas la peine de gâcher une histoire pour du politiquement correcte donc excuse moi mais tes arguments ne tiennent pas la route, par rapport a l’homophobie et au racisme, depuis quand on a le droit de critiquer la culture d’autres pays qui ont de meilleurs valeurs et comportement plus noble que les européens qui se croient supérieur ( et assez supérieur pour se permettre de juger des œuvres aussi cultes que jojo et dragon ball alors qu’on écrit sur un blog ) et oui avant de comparer la culture européenne avec la culture japonaise, je suis allé au japon et nous européens aurions énormément de choses a apprendre des japonais et de leurs mangas qualitativement bien meilleur que les comics et les bandes dessinées franco-belges. sur ce avant de re-critiquer un manga retournez vous faire une culture sur certains sujet avant de parler de ce que vous ne connaissez pas.

    1. « les mangas avant d’être édités en livres reliés sont pré publiés dans des magazines visant un certain lectorat, jojo et dragon ball ont été édités dans le shonen jump visant un public de jeunes garçons ayant entre 8 et 18 ans (j’élargis un peu la marge d’âge) alors normal que les femmes ait un rôle minoritaire dans des mangas destinés a des garçons »

      En témoigne les succès de titres comme FMA ou L’attaque des titans, qui bien qu’étant publiés dans des magazines « shonen », ne relèguent pas les femmes au rang de faire-valoir. #Oups

  15. Ludivine

    Holà !

    Je vais me permettre de pousser un peu plus loin ta réflexion.

    La première concerne la question du contexte où ces mangas ont été produits. Effectivement, le système/la société dans laquelle ces mangas sont produits était/est misogyne en lui-même. Donc rien d’étonnant de retrouver les codes sociaux des relations dans les mangas. C’est également le cas pour à peu près toutes les productions culturelles (des films d’auteur.e en passant par la porno, les jeux vidéos ou encore les romans policiers), et c’est une constante dans toute la société occidentale (je dirais bien toutes les sociétés, mais mes connaissances concernent avant tout les productions culturelles de notre société occidentale).
    Et encore aujourd’hui. Un exemple au hasard : James Bond (le dernier comme les précédents) sont misogynes.
    (note : si tu veux, je peux te sourcer le fait que 1. la société est misogyne 2. la société produit des objets misogynes)

    Je te rejoins sur le fait qu’il ne faut pas censurer les mangas édités dans un tel contexte. En revanche, je pense qu’il est important de les critiquer. Par là je veux dire les étudier, les analyser permet de connaître les codes relationnels entre les genre au Japon. Mais également en France. (car ce sont des pattern relationnels que l’on retrouve dans beaucoup de société patriarcale). C’est la raison pour laquelle il faut, comme tu le proposes penser les nouvelles productions d’une autre façon pour offrir plus de choix.

    D’ailleurs, tu ressors parfaitement le schéma de la relation fille/garçon : la fille permet au garçon de « grandir » et d’accéder à l’âge adulte. Qui est également la place de la femme dans notre société encore aujourd’hui, et qui résulte d’une éducation sexiste. C’est un peu raccourci, mais si tu veux, Michel Bozon l’explique très bien dans son article « Autonomie sexuelle des jeunes et panique morale des adultes. Le garçon sans frein et la fille responsable » (2012).

    J’espère ne pas trop paraitre « prof » dans ce long pavé :/

    Merci pour ton article en tout cas !

    Ludivine

  16. LePartiQuiMonte

    Ca rage sec à ce que je vois…

    La popularité des mangas croit sans cesse malgré le silence des médias, ce n’est pas pour rien, hommes et femmes s’y retrouvent, les hommes aiment être virils et les femmes aiment être féminines. Les cageots féministes ne sont qu’une minorité.

    1. Je ne suis pas d’accord. Les hommes « n’aiment pas » être virils et les femmes « n’aiment pas » être féminines. Il s’agit d’une construction sociale et genrée que l’éducation et la société patriarcale dans son ensemble donnée aux enfants depuis leur plus jeune âge (comme exemple, on peut citer le marketing genré : les garçons ne doivent être « intéressés » que par des jeux de guerre et les filles que par des jeux de poupée/barbies). Sauf que lorsqu’on évite de placer cette construction genrée, on remarque que certaines petites filles choisissent des Action Man (exemple) pour jouer avec et des petits garçons des poupées barbies.

      De même, ce qu’on appelle la virilité de l’homme et la féminité de la femme résultent également non seulement de cette construction sociale et genrée (admise et banalisée avec le temps), mais également d’une pression sociale intense causée par tous les individus – hommes et femmes – qui ont admis et banalisé cette construction. On pourra citer le « Un garçon ne pleure pas, sinon c’est une mauviette ! » ou « Tu es une fille, tu dois te maquiller et porter des tenues « féminines », te marier et avoir des enfants ». Et ceux qui ne souhaitent pas entrer dans ces moules préconçues (comme moi, tiens), on les taxe de « mauviette », de « fillette » pour un garçon (parce que c’est curieusement péjoratif de traiter un garçon avec des termes se rapportant au féminin, comme s’il était insultant d’être une femme. Pourquoi ?) et de « garçon manqué » (entre autres) pour une fille parce que la société jugera ça comme comportements « anormaux », en quelque sorte. Et les « cageots féministes », comme tu les appelles, agissent de par le monde pour faire éclater ces constructions genrées et qu’homme et femme soient enfin à égalité dans tous les domaines (comportementaux, sociétaux, travail, etc). C’est peut-être une bonne chose pour elle d’exister pour se dresser contre ce genre de choses, non ?

      Pour en revenir aux manga, je trouve malheureusement dommage que, sous prétexte qu’il s’agisse d’un manga (peu importe le public visé, on retrouve les mêmes travers de part et d’autre), on sous-traite les personnages féminins comme s’ils étaient quantité négligeable ou réduites à leur seul intérêt « véritable » : être amoureuse de. Exister par et pour un héros masculin, être définie par le couple (ce qui revient à ce que j’appelais l’une des pressions sociales exercées contre les filles qui sont qu’elles doivent se trouver un mari, devenir femmes au foyer et devenir mères pour s’accomplir nécessairement dans la vie). J’espère tout de même qu’avec le temps, le rôle de la femme finira par se libérer dans les oeuvres manga (et dans la vraie vie d’ailleurs aussi).

      Une chose qui m’avait particulièrement frappée dans Naruto d’ailleurs (que je suis en train de relire, j’en profite !), c’est le passage où l’équipe de Kakashi s’entraîne à grimper aux arbres. Sakura (personnage féminin principal) y arrive à la première tentative, et avec perfection. Et le maître de dire : « Elle sait correctement doser son chakra, pas mal du tout. Par contre, elle n’a pas un chakra très élevé alors que Naruto et Sasuke en ont beaucoup plus. » Sous-entendu là-dedans que Sakura n’a aucun avenir en tant que ninja combattante. Pour quel prétexte au juste ? A part le fait qu’elle soit une fille, à ce stade du manga, j’avoue que je cherche encore… et que ce propos sexiste au demeurant m’a profondément agacée, tant qu’à faire.

  17. Shizao

    Je suis en bonne partie d’accord sur le fond de ton article, pas nécessairement sur la forme (les arguments).

    Je parle surtout de Dragon Ball, je vais pas m’attarder sur le cas de Jojo car je ne l’ai pas lu. Je te rejoins complètement sur le côté un peu (beaucoup) misogyne de DB. D’ailleurs quand tu dis que C-18 ça compte pas parce que c’est un androïd, on peut ajouter que dès qu’elle est devenue humaine, c’est pour faire un gosse et rester à la maison pendant que tout le monde se bat contre Buu. C’est con quand même pour un personnage qui n’a rien à envier à Trunks et Sangoten à ce moment là.

    Concernant l’homosexualité, je vois où tu veux en venir, mais je suis pas d’accord avec la façon dont tu présentes la chose. Le passage que tu choisis concernant Krilin par exemple. Déjà c’est une case dans tout le manga. Bon en prenant en compte le contexte japonais que tu évoques, ça pourrait suffire à se faire une idée de ce que pourrait penser Toriyama. Mais dans ce cas là, prenons le personnage de Krilin dans son ensemble. Outre ses capacités au combat, Krilin c’est un peu le cliché de l’hétéro qui court après le fric et les femmes. Quand il est en couple avec C-18, je sais pas si c’est autant le cas dans le manga mais ça l’est dans l’anime, ça parle pas mal d’argent entre eux, de mémoire. Doit-on en déduire que Toriyama est un hétéro matérialiste pour autant ? Est-ce que le personnage de Krilin doit être prit comme un porte-parole ? Sachant qu’à côté y a un Goku asexué comme tu dis. Ce que je pense, c’est que pour son manga, Toriyama s’en fout un peu de tout ça. Bien sûr les codes de la société dans laquelle il vit ont sans doute influencé pour qu’il puisse bâtir un « modèle standard » dans lequel il se prend pas la tête. C’est pas pour autant que j’y verrais de l’homophobie dans Dragon Ball. Là où en revanche voir les bagarreuses et aventurières Bulma, Chichi et C-18 devenir femmes au foyer bien sages, c’est plus explicite.

    Y a un autre argument qui m’a fait tiquer : « Oui c’est mal de ne pas intégrer de façon naturelle les autres formes de sexualités que l’hétérosexualité binaire. »

    Ah bon ? C’est mal ? Mais un Toriyama qui n’a visiblement pas envie de se prendre la tête par exemple et qui utilise les codes « standard » il fait quelque chose de mal parce qu’il est pas porteur d’un message qui dans sa société ne serait pas naturel ? Tu insistes bien sur le fait que tu ne te sens pas attaché à un mouvement militant etc. mais pourquoi lui devrait être porteur d’une cause dont il se fiche probablement ? Ca fait pas de son manga une oeuvre à caractère homophobe. Pourquoi les auteurs devraient finalement devenir des porte-drapeaux de la diversité ? Ca doit rester une liberté et ne pas le faire ne devrait pas être un défaut.

    Plus largement, tu proposes quoi contre ça ? Pour prouver que son manga n’est pas à caractère homophobe ou ne véhicule pas de message de ce genre, il faut intégrer l’homosexualité naturellement ? (C’est une vraie question, pas un procès d’intention) Je ne sais pas si tu as lu le manga Strain, il y a des homos sans que ça soulève de question. Pourtant leur image c’est celle d’une bande de dépravés. En y ajoutant le fait que l’hétéro beau gosse est vu comme le héros qui réussit tout sur tout, là oui, ça me parait clair.

    Tout ça pour dire qu’intégrer l’homosexualité naturellement ça fait pas tout. Parce que ça doit dépendre de l’auteur et toujours de l’auteur. Si il a pas envie de mettre un ou plusieurs personnage de telle orientation sexuelle, ça fait pas de son manga une oeuvre influencée par l’homophobie ou autre.

    Je pense aussi que ce raisonnement là, on peut l’appliquer à n’importe quel problème racial ou ethnique.

    1. C’est pas facile de créer une œuvre sans diversité ni parité qui sait montrer du respect aux minorités etc. Tes interrogations sont légitimes et en effet on est en droit de se demander s’il est vraiment obligatoire d’intégrer des personnages non binaires pour représenter ces derniers, surtout quand à côté certains personnages sont très stéréotypés et assez beaufs sur les bords. Évidemment il faut tenir compte du contexte et ne jamais oublié que c’est une œuvre de fiction et non pas une autobiographie ou les mémoires de l’auteur. Mais l’auteur doit aussi savoir que ce qu’il transmet via son œuvre peut avoir un impact sur son lectorat et influencer beaucoup de monde, surtout dans l’optique d’un manga au succès comme Dragon Ball. Alors quelle est la solution ? C’est compliqué. Soit on abandonne ce qu’on a en tête et on modifie tout pour « faire plaisir » (et on va pas se mentir, j’ai peur que ce soit l’idée éditoriale derrière les changements en chaîne de Marvel pour ne pas les citer), soit on reste fidèle à soi-même en écrivant des personnages tels qu’on les imaginait, avec leurs défauts, mais en assumant qu’ils puissent être porteurs d’un message négatif et d’un regard très orienté sur certaines questions sociétales. Bref, tout ça pour dire que tu poses des questions pièges car finalement chacun va y aller de son avis et dans chaque cas un camp sortira « perdant ». C’est un peu le problème de vouloir tout analyser et remettre en question, de ne pas prendre les choses pour acquises et de vouloir modifier jusqu’à des œuvres de fiction pour le bien commun. C’est un sujet de débat passionnant mais très compliqué à véritablement cerné et encore plus à trancher. Mais merci de l’avoir soulevé.

      1. sylvain

        La déjà t’es plus nuancé que dans l’article eck ! Après on peut aussi ce dire que les manga shonen sont destiné a un public de 12 ans minimum, je sais qu’en France avec le club Dorothée on est beaucoup a avoir connue ça a 5/6 ans, mais c’était une erreur de la télé française. Il ne faut pas prendre les ado pour des idiots je pense qu’on ne peut pas leur présenté une œuvre aseptisé et qui fait trop de la « politique » il n’aimeront pas ! Je pense que le rôle d’un manga shonen ou autre ce n’est pas de faire de l’éducatif ça c’est les parents.

        Après j’ai un peu de mal quand on met sur le même plan le racisme et le fait de ne pas montré des homo, je m’explique, le racisme n’a rien de positif, ça ne peut rien n’apporté de bon a une société en revanche on en parle peu mais je pense que c’est un peu implicite, ne pas mettre l’homosexualité en avant aussi auprès des jeunes (la je sais c’est un peu mon côté plus provoc mais quand même regarde ^^) c’est qu’on a quand même un intérêt pour des raison de reproduction (surtout dans des pays comme les nôtres qui font de moins en moins d’enfants) a montré plus des relation hétéro, après respect au homo bien sur, il ne faut surtout pas les marginalisés, mais ça on peut en parlé dans un seinen au pire. ^^

        Parce que souvent on dit faut être tolérant quand il s’agit des autres etc., mais met toi a la place de parent qui n’ont qu’un seul enfant ! C’est toujours bien de dire on accepte tout quand c’est les autres, mais quand tu vie le truc je pense que ce n’est pas pareil, je pense qu’il faut tenir compte de ça aussi ! Tout est plus nuancé, c’est pour ça que je suis aller un peu cash dans ma première réponse de l’année dernière, ta fait trop de provoc avec ton titre, amis je comprend c’est le business ! ^^

        1. « Le racisme n’a rien de positif » mais cacher les homos aux enfants, c’est bien ? « pour des raison de reproduction » ???
          T’es au courant que 1°) homo n’est pas synonyme de stérile et 2°) une oeuvre culturelle n’influence pas la sexualité ???

          1. sylvain

            jolie pseudo ! ^^ si tu pense que ça ne peut pas influencé c’est que tu es très naif :) Pas ceux sur d’eux évidement on est d’accord, mais sur ceux qui doute dans certains cas je n’en serais pas aussi sur que toi ! Tu sais il y a des types qui deviennent homo juste parce qu’il n y a arrive pas avec les filles ! C’est tristes c’est une minorité, mais c’est comme ça ! Et ceux qui sont dans ces cas ne sont pas des malades c’est justes qu’ils ne sont pas aidés par notre société !

              1. sylvain

                Ecoute je ne suis pas gay ni psychiatre , mais je suis bien placé pour te dire que ceux qu’on voit et entend dans notre jeunesse peut avoir des conséquences adultes dans notre rapport au autres ! Donc tes sarcasme merci bien !

                  1. sylvain

                    Je suis tombé sur deux messieurs très énervé je vois ! ^^ Soyons clair je ne prétend pas détenir la vérité, c’est juste que je me fais beaucoup de réflexion sur tout, je pense qu’on ne peut pas resté dans ces certitudes, surtout quand on est encore assez jeune ! Je ne sais pas quel âge tu as, mais je te trouve bien bloqué sur vos positions ! Bonne soirée ou nuit a toi aussi !

            1. Pourquoi caches-tu ta peur des homos avec un argument aussi bancal et si facilement démontable ? Si tu veux faire ta propagande anti-homo va la faire ailleurs, on est pas assez cons ici pour te répondre « ah ouais, c’est vrai, t’as trop raison ! ».
              Et si tu veux vraiment que je démonte ta théorie de merde, écoute-moi bien, ça va te sembler débile mais faut dire les choses qui choquent : être homosexuel n’est PAS un choix et encore moins une maladie. Maintenant ferme-la.

                  1. sylvain

                    neer la vérité tu ne peux pas savoir si je suis tolérant ou pas ! Car tu ne m’a jamais vu concrètement dans tel ou tel situation tu juge sur 3 messages, donc je suis désolé mais ton intolérance n’est pas légitime, d’ailleurs si tu veux mon avis quand on est vraiment tolérant on essaye toujours d’essayé de comprendre les gens qu’on pense a première vue intolérant ! car tu ne peux être sur de rien a aucun moment je n’insulte les homosexuels ou autres , tu as le droit de dire que je dis de la merde ou n’importe, mais croit moi tu te trompe sur « mes intentions », mais c’est pas grave au pire ! Sur ce bonne soirée !

  18. Shizao

    @Eck : C’est vrai que l’on peut voir ça sous le prisme des camps. Dans ce cas là je serais tenté de dire que la défaite du premier (ceux qui s’adaptent) ne serait pas une mauvaise chose. Si on veut prendre le cas d’un manga « grand public » on va dire, il y a Naruto qui se pose comme un très bon exemple. Haku et Zabuza ont une relation ambigüe. Le premier est très efféminé. C’est pas dit explicitement mais on peut penser qu’il est homosexuel et limite ça saute aux yeux. Pourtant je ne pense pas que son cas ait choqué le lectorat. Mais c’est peut-être parce que ça n’est pas explicite… Dans tous les cas, j’ai pas l’impression que Kishimoto ait arrondi les angles avec lui.

    Une oeuvre sans disparité ni parité, on peut en faire en respectant les minorités je pense. Pour l’orientation sexuelle par exemple, on en a déjà parlé. On peut faire le parallèle dans d’autres domaines (ethnique, le genre etc.) : si il n’y a pas de noir ou de trans dans un manga, est-ce que cela veut dire que l’auteur a un problème avec eux ? Ca dépendra du contexte comme tu l’as dis. Dans une écrasante majorité des mangas, à mon avis, ne pas voir un noir ou un trans ne voudra rien dire. Après c’est sûr que si il y a un manga qui se passe en Afrique du Sud et que tu n’y vois que les blancs, il y aura de quoi se poser la question.

    Pour moi un auteur ne doit pas porter la responsabilité de l’influence de la masse. Parce que, idéalement bien sûr, la masse dispose de bien plus qu’un manga mainstream pour se construire un esprit critique. Et peut-être qu’en restant franc, l’auteur soulèvera le débat et les plus frileux seront face à ce problème là. Même quand on était gamin, il n’y avait pas que Dragon Ball dans la vie pour nous influencer. Et justement, en voulant uniformiser pour « faire plaisir », c’est finalement là que le modèle se créé et pour le coup la masse dispose d’un modèle type et qui s’étend sur bien plus d’oeuvres. Ca devient tout de suite plus « dangereux » dans la mesure où même si l’on va chercher ailleurs, on trouvera le même modèle, pour les mêmes raisons et on fera de ce modèle une normalité.

    Cependant, tu as raison quand tu dis que c’est une question piège. Au fond cela n’est que mon avis et quelqu’un de plus pragmatique n’hésitera pas à dire que c’est irresponsable de ne pas encadrer les mangas avec un modèle social que l’on propose au quotidien.

  19. Ping : Les droits de l’homme selon Makoto Yukimura – NOSTROBLOG

  20. Pix

    Alors je pensais pas faire un tel pavé donc je préfère mettre un petit message avant. Alors tout ce que je dis est peut être faux et doit pouvoir être contrer. Je voudrais juste être lu complètement avant une réponse afin que ma logique ne soit pas mal interprété et que la réponse soit basé sur l’objet en entier. J’aimerais vraiment que ça arrive parce que ça me montrerait des problèmes dans ma réflexion que je dois améliorer (par exemple, je suis parti du principe que l’article avait été écrit par un homme qui vivait donc le sexisme de la même manière que moi, y compris dans ses lectures. Si ça se trouve l’article a été écrit par une femme qui parle de son vécu en lisant et je suis en train d’enculer des mouches parce que je sais pas ce que c’est de lire ces mangas avec un point de vu féminin. et mon commentaire serait donc sans intérêt)

    Article super intéressant et évoquant un sujet qui a tendance à être chassé par des êtres peu recommandable sur internet. Voila, je ne dirais rien de plus de positif dessus. Pas parce qu’il n’y a pas à dire, l’article est super bien écrit et je pense très vrai mais surtout parce que je suis le genre de con qui aime bien chercher la petite bête. Pour moi, soit c’est parfait, soit je vais me plaindre. Bon alors Let’s go!
    -Dragon Ball:
    L’exemple de la traduction française pour parler de l’homophobie du manga est assez questionnable. Je n’ai pas plus de source que toi pour parler, mais rien ne dit que dans la langue originale ce soit pas complètement différent. N’oublions pas les différences culturels et celles de langage avant d’accuser un auteur d’homophobie pour une case à porté humoristique. Il y a sans doute un tas d’autres exemples plus probant pour montrer de l’homophobie dans les mangas, les cas de personnages masculins homo et travestis qui sont systématiquement des ressorts comiques me semble en être un exemple. Blue me semble relativement peu cliché pour quelque chose qui a 30 ans je trouve
    C-18… Sérieux? Elle est un androïde donc femme-objet? Ils sont quand même 5 androïdes présentés, et le fait que C-18 soit une femme n’est mis en avant que par Krilin. Je trouve ça hard comme argument fallacieux. D’autant plus qu’elle est vraiment présenté comme un personnage fort, y compris après l’arc Cell. Pourtant y’en aurait à dire sur C-18 qui tout comme Videl et Chichi se transforme en femme au foyer une fois qu’elle est marié (d’autant plus visible dans Dragon Ball Super). Mais non, ce n’est pas une femme objet. Et c’est une humaine modifié et non un robot ce qui enlève encore un peu à l’argument.
    Bulma ne se transforme pas en femme au foyer, elle essaye de se mettre au centre de l’action et son mec n’en a d’ailleurs un peu rien à faire d’elle (qui apporte toute les tunes au foyer quand même). Il est vrai que son rôle a été dégradé à partir du moment ou elle est avec Vegeta, mais c’est surtout qu’il n’y a plus d’aventure et de découverte à partir de ce moment là, il ne font que se battre. Et si elle a un rôle de soutient important jusqu’à la fin du manga (avec la machine à remonter le temps par exemple face à Cell) elle n’est pas une combattante. Mais comme les trois autres femmes importantes de la série elle est vraiment mise en retrait ce qui est dommageable j’en convient.

    -Jojo:
    Je vais faire court, le fait que Jolyne soit lié à Jotaro n’est pas un argument pour dire que les personnages féminins se doivent d’êtres liés à des personnages masculins. On est dans Jojo, Elle est le personnage principal donc elle fait partie de la famille Joestar. Ce n’est en aucun cas parce que c’est un personnage féminin. Joseph est le petit fils de Jonathan, Jotaro est le petit fils de Joseph, Josuke est le fils de Joseph, Giorno est le fils de Dio avec le corps de Jonathan et Jolyne est la fille de Jotaro. C’est juste normal. Et même les deux parties suivantes, les personnages principaux sont des versions des précédents dans un autre univers.

    -Le manga de manière générale:
    Prendre 3 shonen de combat des années 80-90 je trouve ça un peu hard, C’est un genre destiné à un jeune public masculin et c’est la partie la plus stéréotypée de ce genre (même si en vrai shonen c’est pas un genre mais bon). Le problème vient plutôt du fait que maintenant c’est pas mieux. Je vais prendre l’exemple de One Piece que j’adore, c’est hard de constater que Nami et Robin sont moins souvent mises en avant que beaucoup de perso. Surtout le dernier combat de Robin ou elle se retrouve coltiné à protéger au lieu d’aller se battre comme tous les autres. Mais franchement je suis pas choqué du problème venant de personnes qui ont maintenant la cinquantaine. Les mecs viennent d’un autre monde. D’autant plus au Japon ou comme tu le fais si bien remarquer l’égalité homme femme a encore plus de chemin à faire qu’en France (et c’est chaud ça).
    Surtout qu’à cette période y’a des mangas qui envoyaient un avis opposé, comme Sailor Moon (pas l’anime des 90, c’est un immondice) qui nous montrait des femmes qui sauvaient l’homme masqué (pour ça, dans l’anime l’homme masqué sauve bien moins souvent sailor moon et est bien plus un personnage de support. Bon, c’est bien peu et bien souvent ça nous montrait le même problème que les mangas cités dans ton article mais d’un point de vu différent. Mais justement, montrer que ce problème était visible y compris dans Sailor Moon n’aurait-il pas eu plus de sens que de prendre 3 objets de la même sphère et visant le même public?

    -Sur l’article:
    Ben déjà, je trouve que c’est un peu dommage en terme de source, t’es pas obligé d’en mettre, tout le monde est libre de lâcher son pavé sur internet. Mais dans ce cas là pas la peine de le faire remarquer dans l’article, ça souligne cette absence et donc le problème.
    Aussi, pas la peine de marquer racisme si t’en parle pas. On se débrouille très bien de nous même pour parler de nos combats et très peu pour moi de juste devenir un petit truc qu’on pause à côté. Je me doute bien que c’est pas le but, mais voila ce que je lis « bon, on va mettre racisme parce qui sinon ça va gueuler, mais comme c’est pas un vrai problème on va juste en parler un paragraphe pour se concentrer sur les trucs importants ». Et je le ressent d’autant plus que l’aspect est mis sur les gaijin(donc tous les étrangers) alors qu’au Japon comme partout ailleurs les noirs/arabes/etc sont bien plus caricaturés que les blancs. Après, c’est peut être moi qui fini par devenir parano.

    Après je sais que l’article est ancien et qu’il a pour but de montrer un problème et non un point global de la situation. Mon but n’est pas de remettre ça en question ou de discréditer les arguments mis en avant dans cet article. Je pense juste qu’utiliser des exemples qui ne sont pas forcement juste n’est pas une bonne chose pour faire avancer le bordel. Surtout quand partout on peut voir que dans les œuvres actuelles ces problèmes sont toujours présents et fréquents.

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