Please Like Me

C’est trop bien regardez cette série. Ah, non, ça, c’est la conclusion. Oups. Je reprends. Cela fait longtemps que je voulais vous parlez de Please Like Me (environ, deux mois)(c’est long). Please Like Me, c’est une série australienne, et comme ses consœurs britanniques, ce sont des saisons courtes. 6 épisodes pour la première, 10 pour la suivante, et pareil pour la troisième prévue courant 2015 (cet été, vraisemblablement). Les épisodes durent moins de 30 minutes et s’enchaînent facilement. Ça se boit comme du bon lait (de soja, de riz ou d’amandes si vous êtes végétariens).

Contexte. Difficile à résumer. Pour commencer, ben on va se servir du résumé du premier épisode. La première scène vous met directement dans le bain.

Pas ce bain-là.

En effet, tout commence directement lors de la rupture du héros (Josh) et de sa copine (Claire), à l’initiative de cette dernière. Et la série est à l’image de cette scène : sans pincette, cash.

Pour autant, il se dégage une certaine douceur de l’ensemble de la série puisque, globalement, elle ne joue pas avec une fausse intensité dramatique, des rebondissements incroyables, des trahisons sanglantes ou que sais-je encore. Mais, quand il s’agit de surprendre, et ben ça marche.

Please Like Me, après son démarrage abrupt, c’est simplement du Slice of Life (Tranche de vie en français, mais ça fait un peu comme « tranche de pain » alors j’aime moins). Josh, c’est le héros qui continue ses études inutiles (il le dit lui-même) et dont on suit les mésaventures. Tom, c’est son meilleur ami, un rien paumé dans sa relation avec Niamh (à prononcer « Neeve »), à base, de « on s’aime », « on se quitte », « on se remets ensemble », etc.

Ah, Niamh. La pauvre. Niamh incarne à elle seule le MALAISE dans la série. Toujours. A chaque fois, on sent qu’elle n’est pas à sa place, qu’elle n’est pas aimée, et la série n’hésite pas à nous le rappeler. Du coup, je lui donne un paragraphe à elle parce que je l’aime bien, malgré son rôle ingrat.

Bref, on peut passer à la suite.

Les parents de Joshua sont aussi importants, notamment parce qu’il doit s’occuper de sa mère dépressive et parce que son père pense être responsable de sa dernière tentative de suicide. Et oui, ça ne parle pas que de l’homosexualité du héros (surprise ! je l’ai pas dit plus tôt, oups) et Please Like Me aborde aussi des thèmes sérieux comme la dépression, le suicide et la mort.

Et pourtant, cela reste léger et amusant à suivre, car ce n’est pas fait avec de grosses tartines de pathos et de violons qui pleurent. C’est plus subtil que ça en a l’air quand moi je l’écris.

Subtil, je vous dis.

Le titre de chaque épisode est lié à la nourriture, et l’on sait que les séries qui font ça sont plutôt cool (exemple : Hannibal) (contre-exemple : j’en ai pas). Le générique lui-même est plutôt cool puisqu’il change à chaque épisode, avec même parfois du playback mal fait, mais le plus souvent, c’est Josh qui cuisine sur une musique joyeuse de Clairy Browne & The Bangin’ Rackettes (c’est normal si vous ne connaissez pas, moi non plus) : I’ll Be Fine. Un opening qui résume bien le leitmotiv de la série.

En gros, les six épisodes de la première saison se laissent regarder sans bouder son plaisir, même si on peut avoir l’impression qu’il ne s’y passe pas grand chose. Un peu comme dans Looking mais en plus dynamique et rigolo.

Sinon, il y a deux choses choquantes dans la saison 2 et ce, dès son début. Attention, ça va spoiler grave sévère de la mort. D’abord, une question de pilosité : j’ai mis un épisode complet à capter que Tom était Tom, juste parce qu’avec sa barbe, je ne le reconnaissais plus. A l’inverse, le père de Josh s’est rasé, c’est perturbant mais dans le sens inverse. Bref, c’était le point poil.

L’autre truc plus important, c’est qu’il y a une ellipse entre la fin de la saison 1 et le début de la suivante. C’est pas précisé combien de temps s’est précisément écoulé (ou alors j’ai pas fait gaffe), mais c’est suffisant pour que la situation des personnages ait quelque peu évolué. Du coup, le temps de resituer le contexte, on se pose des questions. Pourtant, il n’y a à vrai dire pas de grands changements, ni dans le ton, ni dans les relations entre les personnages. Par exemple, Josh et Tom ont un nouveau coloc’, woaw, big news.

Toutefois, avoir 10 nouveaux épisodes permet d’élargir le casting. Ainsi, à part le nouveau colocataire Patrick, on trouve les pensionnaires d’un hôpital psychiatrique (je vous laisse la surprise du pourquoi, je suis gentil).  Et là encore, le sujet n’est pas abordé avec pleurs, mélodrames et pessimisme. Au contraire, il y a de la joie, de la bonne humeur, même si tout n’est pas rose bien évidemment. Mais Please Like Me décrit avec réalisme cet univers encore assez rare à la télévision.

Oui, voilà, on va dire ça.

C’est dans ce lieu insolite mais pas tant que ça que Josh rencontre Arnold. Bon, en fait, il le rencontre avant mais le recroise là. Bref. Tout ça pour dire qu’ils vont avoir des occasions de se croiser puisque Josh viendra souvent à l’hôpital psy où Arnold est suivi pour ses troubles de l’anxiété.

Mais moi ce que j’ai retenu c’est surtout qu’il est trop choupinou kawaii. Oui, ce n’est carrément pas l’essentiel de la caractérisation du personnage, mais pas désolé d’en rester à de telles futilités. Il est choupi.

Non, mais, plus sérieusement :

CHOUPIIIII !

Bref. La saison deux aborde plein de thématiques différentes, fait évoluer ses personnages à petits pas le long du lent chemin de la vie et de ses douloureuses épreuves, et tout cela est bien. Les personnages sont attachants, rigolos, parfois agaçants, mais ne laissent pas indifférents.

Comme j’ai déjà écrit la conclusion lors de l’ouverture de cet article, je vous propose de relire l’intro, ce sera pareil. Please Like Me, c’est bien, ça met de bonne humeur, regardez cette série, please.

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