Ces autres mangas de génie qui ne demandent qu’à être connus et traduits eux aussi

Comme promis lors de la rédaction de cet article, et étant donné que j’ai depuis découvert de nouvelles perles, il me fallait à tout prix entamer la présentation de nouveaux titres qui méritent d’être connus. Alors allons-y, découvrons ensemble des mangas géniaux, plutôt récents, mais malheureusement inconnus du grand public !

Murciélago (ムルシエラゴ)

C’est un mot espagnol qui veut dire chauve-souris, mais non ça ne parlera pas de Batman. Mais alors vraiment pas. Ici il est question d’une femme serial killer et à la personnalité bipolaire, alternant lesbienne nymphomane dévergondée et tueuse au sang froid, qui sauvée de la chaise électrique par le gouvernement, travaille désormais pour lui pour s’occuper du sale boulot. Et ma foi, cela lui sied plutôt bien.

murcielago manga scanmurcialago manga france

Kuroko, accompagnée de sa petite Hinako de poche, est donc une grande brune à forte poitrine (comme une majorité du casting féminin, ce qui a pour effet premier d’exciter la protagoniste en permanence, la déconcentrant de ses objectifs), aux cernes creusées, et à l’allure nonchalante. Elle va enchaîner des missions toujours plus dangereuses et au contexte malsain entre deux parties de jambes en l’air avec ses proies. Tout un programme. Autant dire que le ton est fondamentalement adulte avec du sexe et de la violence… plutôt gore. Malgré tout l’humour est toujours là et l’auteur gère à merveille le passage du grave au léger, l’élément Hinako étant souvent là pour ajouter du comique à la situation. Une lecture que je recommande pour sa fraîcheur et son immoralité non gratuite. Un fait assez rare pour être souligné. Le manga est prépublié par Square Enix dans le magazine Young Gangan et est le bébé de Kana Yoshimura avec déjà 4 volumes publiés.


Hare Kon. (ハレ婚。)

Cette fois on change de registre. Toujours une protagoniste femme, certes, mais pas de gore, pas de sexe. Ah quoi que. Koharu est une jeune femme qui, lasse de se faire mener en bateau par ses compagnons (qui se retrouvent être déjà des hommes mariés), finit par s’en aller de Tokyo et retourne vivre chez ses parents à la campagne. Et sa surprise est immense lorsqu’elle découvre que sa ville natale est soumise à un essai de loi permettant le mariage polygame à ses citoyens. Et par un malheureux concours de circonstance, ainsi que la pression sociale de sa famille, elle finit elle-même par se retrouver mariée à un homme qui lui promet une aide financière. C’est ainsi qu’elle devient la troisième femme d’un jeune homme qui ne travaille pas et que les emmerdes commencent.

hare con review

Alors qu’on pourrait croire à un manga ecchi voire complètement petites culottes car les couvertures en couleurs et quelques pages à l’intérieur montrent des tétons ou des fessiers rebondis, il n’en est guère, on est là dans un seinen bien mature. Mais pour être franc, c’est clairement du jôsei à mon sens, car on aborde des sujets de société sérieux et adultes, orientés autour de la question du mariage dans la vie d’une jeune femme, et les sentiments de chacun sont au sein de l’histoire. Comment gérer un mariage soudain, lorsqu’on ne connait qu’à peine son époux, et que celui-ci a également épousé deux autres femmes auparavant, et que les quatre doivent faire ménage sous le même toit ? Pas évident d’y répondre en une phrase et c’est pourquoi le manga n’est pas prêt (du moins je l’espère) de se terminer. Outre ses dessins sublimes, l’auteur nous livre des planches emplies de sensualité et parfois très chargées en émotions en faisant passer du rire aux larmes ses personnages en un coup de crayon. Une belle lecture qui promet en terme d’histoire, car chaque personne à son intrigue propre : le passé encore mystérieux de l’époux, les facettes de chacune de ses femmes, la relation qu’elles ont entre elles et avec lui, etc. Prépublié par Kodansha dans la revue Young Magazine, c’est l’auteur NON qui nous régale de cette oeuvre qui a déjà 3 volumes à son actif.

hare con manga


Rengoku no Karma (煉獄のカルマ)

Aussi sous-titré par les japonais par Karma of Purgatory, ce manga traite de sujets bien graves et ne tend pas trop à l’humour, à commencer par la thématique principale : le suicide chez les étudiants. Car oui, l’histoire débute par le suicide d’un garçon, poussé à bout par ses camarades, qui ne trouve que cette solution comme seule échappatoire. Et au moment de sa mort, il est ramené sur Terre en tant qu’esprit et une sorte de déesse lui explique qu’il en est ainsi afin de régler les conséquences de son suicide. Car le karma négatif causé par son choix de fin de vie est la source de soucis chez son entourage, qu’il va devoir assumer et arranger coûte que coûte. Il lui est alors obligé de répéter la même heure encore et encore jusqu’à sauver chaque personne mise en danger par sa mort, et ils sont six. Ainsi commence son purgatoire.

Karma of Purgatory scanKarma of Purgatory manga

Ce manga aborde des sujets très sensibles. D’abord le suicide, qui au Japon est bien trop élevé, notamment chez les jeunes. Mais aussi la notion de karma, d’autant plus après la mort de la personne, qui doit continuer d’assumer ses actes et de porter la responsabilité des conséquences sur ses épaules. Pas une seconde de répit donc pour Makoto qui doit interagir avec son environnement pour modifier le destin de ceux qui sont affectés par son karma et les sauver de malheurs à venir. Le manga venant de commencer et compte tenu de la longueur de ses chapitres (rythme mensuel, ça prend le temps de se mettre en place), il est encore dur de le juger dans « son intégralité », mais ce début est très prometteur d’une histoire basé sur le pardon, la rédemption, et probablement même la communication. Chacun doit avoir des problèmes qu’il répercute à tort sur son prochain sans prendre le temps d’en parler au préalable, et c’est dans cet au-delà au goût de purgatoire que Makoto va apprendre à faire tomber les masques de chacun en les observant et en les protégeant, malgré ce qu’ils lui ont fait subir. Le manga est prépublié par Kodansha dans la revue Shûkan Shônen Magazine, scénarisé par Shun Hirose et dessiné par Negi Haruba, avec 3 volumes à son actif.

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5 réflexions sur “Ces autres mangas de génie qui ne demandent qu’à être connus et traduits eux aussi

    1. RogueAerith

      Sorry pour le post foireux…
      Excellent article. J’ai jeté un oeil à chacune des séries mentionnées. Pour ma part, sans vouloir faire de fixette, je regrette toujours que la suite de Genshiken ne sorte pas chez nous (de bons gros délires d’otakus) et que Karakuri circus ait été stoppé avant de VRAIMENT démarrer. J’ai lu les tomes us 21 jusqu’à la fin il y a de cela 4 ans, et c’est de loin le meilleur shônen ever.

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