Top 3 des mangas de 2015

Après la victoire de La fille de la plage d’Inio Asano l’an dernier,  voici le grand retour de mon traditionnel top 3 des meilleurs mangas de l’année. Un casse-tête incommensurable pour désigner les trois nommés et plus encore pour choisir quel sera le numéro un tant j’aime les œuvres pour des raisons diverses. Mais bon, après une longue dissertation avec moi-même, j’ai réussi à établir un classement. Cette petite liste se compose de titres que vous connaissez bien si vous êtes un habitué de Nostroblog, puisque je n’ai cessé de mettre en avant les trois nommés au cours de mes articles. Pour un regard plus large sur le manga en 2015, je vous donne rendez-vous avec mon bilan qui résume l’année selon sept thématiques.

top manga 2015

Pour l’heure, c’est parti pour le classement !

3. SARU – DAISUKE IGARASHI

saru manga

Publié en janvier aux éditions Sarbacane sous la forme d’une intégrale, la fable ésotérique de Daisuke Igarashi est en troisième position. Avec Saru, le mangaka invoque l’Apocalypse tel que l’avait prédit Nostradamus. On y suit la lutte entre deux entités mystiques à travers le regard de Nana, une japonaise banale, et ses compagnons qui souhaitent repousser la fin du monde. Ce qui est intéressant dans ce manga, c’est sa science des mythes et légendes du monde et le message véhiculé sur l’uniformisation des religions qui fait du bien à entendre en période actuelle. En plus, Saru est d’une beauté sans pareille, Daisuke Igarashi étant au sommet de son art.

Ma critique : Saru – Et si la fin du monde débutait dans le Poitou-Charentes ?

2. AREA 51 – MASATO HISA

area 51 manga

Publié aux éditions Casterman depuis avril, Area 51 est un polar fantastique centré autour du personnage de Tokuko McCoy. Détective privée de métier, la jeune femme mène ses enquêtes dans une ville peuplée de créatures surnaturelles. Masato Hisa réinterprète à sa sauce l’imaginaire aussi bien populaire que mythologique pour un résultat des plus jouissifs. Ajouté à cela, la série marque par son utilisation du clair-obscur atypique. Une technique que le mangaka maîtrise à la perfection et dont il se servait déjà dans Jabberwocky, son manga publié chez Glénat qui aurait très bien pu figurer dans ce top si son début avait été autant réussi que celui d’Area 51.

Ma critique : Area 51 – Bibine, poulette & bastos

1. CHIISAKOBÉ – MINETARO MOCHIZUKI

chiisakobé manga

Dès octobre, Le lézard noir a débuté la publication de Chiisakobé. Dans ce manga, on suit Shigeji et Ritsu, deux jeunes adultes qui doivent se reconstruire après avoir tout perdu. Avec ses personnages, Minetaro Mochizuki explore l’expression des sentiments et plus précisément la difficulté à les communiquer. En outre, la série est une ode au Japon posant un regard sortant des éternels stéréotypes, de quoi donner envie de voyager. Graphiquement, Chiisakobé se démarque par sa mise en scène et le goût de son auteur pour trouver des angles de dessin originaux. Définitivement une vraie merveille, à consommer sans modération.

Ma critique : Chiisakobé – L’art délicat d’exprimer ses sentiments selon Minetaro Mochizuki


BONUS : INDUSTRIAL REVOLUTION AND WORLD WAR – SHINTARO KAGO

nouveau manga shintaro kago

Il s’agit d’une création originale de Shintaro Kago pour l’éditeur italien Hollow press publiée pour la première fois en mars. L’ouvrage est compréhensible par tous, étant donné qu’il a la particularité d’être entièrement muet. Ses grandes qualités faisant de lui l’une de mes meilleures lectures de l’année, je ne pouvais faire autrement que le proposer en tant que bonus. Dans Industrial revolution and world war, on suit une race de bestioles très mignonnes qui découvre une technologie ancienne : le corps humain. Elle décide alors de s’en servir afin de construire des villes avant d’en faire des machines de guerre. C’est par le biais de cette science-fiction métaphorique que Shintaro Kago critique la condition de l’Homme, venant au monde pour détruire. Ce manga est également une véritable claque graphique, l’auteur nous faisant part de ses progrès considérables.

Ma critique : Comment lire du Shintaro Kago en 2015 quand on ne parle que français ?

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5 réflexions sur “Top 3 des mangas de 2015

  1. Un grand top bien éclectique comme il se doit, du mythique, de la bastos et de la charpente. Il ne me reste que le titanesque Saru pour compléter les recommandations. A l’année prochaine pour un casse tête qui s’annonce déjà difficulté maximale.

  2. Lili

    ça va être redondant si je dis encore une fois que je dois lire Area 51…

    Pas dans mon top 3, mais j’ai envie d’en parler, faute de ne l’avoir vu dans aucune des retrospectives 2015 que j’ai pu lire, c’est « Ice Age chronicle of the earth », de Jiro Taniguchi, édité cette année par Kana. Fable post-apocalyptique aux accents écolo, le manga reste, quelque part, un ovni au milieu des oeuvres de Taniguchi, qui est plutôt un habitué des récits contemplatifs. Certains diront que le scénario n’est pas d’une grande originalité, mais il faut penser à le situer dans son époque: il a été édité pour la première fois au Japon en 87. ça nous fait presque du 30 d’âge.. On est arrivés un poil après la bataille.

    J’ai voulu le distinguer des autres oeuvres de l’auteur, et pourtant. Son coup de crayon nous emmène malgré tout de façon familière vers des décors incroyables, paysages glacés ou mécaniques détaillées. Un plaisir pour l’oeil. Il est dit du manga « quand Taniguchi lisait Métal Hurlant », et voilà qu’il nous embarque dans un récit d’anticipation avec une pointe de survival, là où la nature est (et elle l’est!) toute puissante. Amateurs du genre, on prend quand même bien son pied.

    Seul petit défaut, en faire un diptyque n’était peut-être pas une grande idée. L’histoire aurait eu le mérite d’être plus approfondie.Mais j’ai lu quelque part qu’il s’agissait de contraintes liées à la publication.

    Bon, je m’emballe, je m’emballe… Mais lisez-le. ça vaut le coup d’oeil.

    1. Je l’ai dans ma shortlist des 5 ou 6 Taniguchi que je dois absolument lire. Je pense rattraper mon retard sous peu, le problème étant que ses mangas coutent cher.

      (Et oui, tente Area 51 !)

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