Transgression, protection, humour : le sexe dans les images du Moyen Âge

On a pu voir apparaître ces derniers mois des comptes sur Twitter ou Tumblr qui relaient des images médiévales humoristiques. Ils partagent le plus souvent des enluminures avec des créatures issues des bestiaires médiévaux, des scènes de la vie courante assez cocasses et parfois même des images carrément érotiques voire sexuelles. Le problème de ces comptes est qu’ils publient ces images sans jamais les contextualiser ou les expliquer. Si de notre point de vue d’internaute du XXIe siècle, le contenu est drôle, on ne parvient pas toujours à saisir le véritable sens de ce que l’on vient de voir, comment ces images étaient perçues, et à quel point elles étaient répandues.

Ici ce seront essentiellement les représentations des organes sexuels qui vont nous intéresser, parce qu’outre le fait qu’on dispose ainsi d’un corpus large, je trouve qu’elles illustrent très bien la manière dont les hommes au Moyen Âge concevaient différemment les images. Et, sans le cacher, le sujet d’étude est fort drôle. Néanmoins je ne me base que sur des images que l’on trouve en Occident chrétien, d’une part parce que c’est essentiellement celles-ci que publient les comptes médiévistes humoristiques, d’autre part parce que le rapport à l’image n’est pas le même en dehors de la Chrétienté et que je ne tenterais pas d’expliquer un sujet que je ne maîtrise pas le moins du monde.

Le sexe dans les marges : des images transgressives ?

Un des exemples les plus anciens est celui de la Tapisserie de Bayeux (1) réalisée au XIe siècle qui présente la conquête normande du duc Guillaume de Normandie. On peut y voir un homme et une femme nus lorsque Guy conduit Harold au duc Guillaume, dans la bordure inférieure. Mais il s’agit d’un exemple plutôt singulier, dans le sens où la majorité des images sexuelles que l’on trouve dans les marges n’apparaissent qu’à partir du XIIIe siècle, qu’il s’agit d’un support peu courant, et que les chercheurs ne savent pas bien interpréter le sens de ces deux personnages. La possibilité que ce soit une métaphore de la traîtrise d’Harold contre Guillaume a été évoquée, l’acte de chair étant mis en parallèle avec le péché qui s’apprête à être commis.

Détail tapisserie Bayeux
(1) Tapisserie de Bayeux

Au XIIIe siècle donc, les images se diffusent à un rythme croissant dans la société médiévale, et c’est à partir de ce moment que l’on peut observer la plupart des enluminures à caractère sexuel. Les plus diffusées sur internet sont certainement celles que l’on trouve dans un manuscrit du XIVe siècle du Roman de la Rose (2 et 3), où l’on voit des religieuses cueillir des pénis sur des arbres à verges dans les marges du livre. Autre exemple, celui du Psautier de Gorleston (4), où l’on voit ici un homme montrer ses fesses tout en exhibant ses parties génitales.

(2) Le Roman de la Rose
(2) Le Roman de la Rose
(3) Le Roman de la Rose
(3) Le Roman de la Rose
(4) Psautier de Gorleston
(4) Psautier de Gorleston

Ces enluminures sont crues et peu subtiles, mais on trouve parfois des allusions sexuelles moins évidentes, toujours dans les marges des manuscrits. Le Psautier d’Ormesby (5) montre ainsi un homme offrant une bague à une femme. L’épée qui dépasse de son vêtement a une symbolique phallique plutôt évidente, mais les animaux participent aussi aux sous-entendus graveleux. Les petits animaux à fourrure sont souvent des allégories de l’organe sexuel. C’est le cas de l’écureuil utilisé pour les deux sexes ou encore le lapin qui désigne celui de la femme (le terme conil désigne à la fois la vulve et le lapin au Moyen Âge). Ici, on note l’écureuil que porte la dame, mais surtout la souris et le chat, qui s’apprête à rentrer dans le terrier du rongeur, dont la symbolique est suffisamment explicite. On trouve aussi sur des scènes de chasse des métaphores de l’acte sexuel, en particulier lors de la chasse au lapin, comme on peut le voir dans le Livre d’heures à l’usage de Thérouanne (6). Dans un autre livre d’heures des années 1320 (7), on voit comment le bec des oiseaux peut être utilisé comme un symbole phallique, et dans ce cas lors d’une pratique sodomitique.

Psautier d'Ormesby, c. 1300, Bodleian Library, Oxford, Douce MS 366 fol 131 r
(5) Psautier d’Ormesby
« Livre d’heures à l’usage de Thérouanne, Artois,vers 1280-1290. Marseille, Bibliothèque municipale, ms. 111, f. 126. »
(6) Livre d’heures à l’usage de Thérouanne
Livre d’heures, Pierpont Morgan Library, New York. MS M. 754 fol 65 V° 1320-1329
(7) Livre d’heures

Néanmoins, toutes les images d’organes sexuels ne sont pas de nature érotique ou sexuelle. On peut évoquer par exemple les représentations d’épisodes de la Bible, comme l’ivresse de Noé dans le Livre d’heures de Saint-Omer (8) ou encore la circoncision d’Abraham dans la Bible de Jean de Sy (9), dans laquelle l’illustration se situe non pas dans les marges mais au centre du folio (c’est-à-dire du feuillet du manuscrit). De même il n’y a pas de caractère vulgaire a priori pour des images de sexe dans le cadre de la justice. Dans un manuscrit du Décret de Gratien (10), un homme dévoile son pénis pour qu’il soit examiné, car il accuse sa femme de l’avoir ensorcelé et rendu impuissant. Dans les Chroniques de Froissart (11), Hugues le Despenser est représenté nu lors de son supplice, où, entre autres, ses parties génitales sont découpées. Le sexe en lui-même n’a pas un caractère vulgaire en soi, c’est l’acte sexuel qui est condamné et repoussé dans les marges.

 

Heures de saint Omer, British Librairy, Londres, Yate Thompson MS 14 fol 7 r°, c 1330- c 1440
(8) Heures de Saint-Omer
Bible of Jean de Sy, Paris ca. 1355-1357 BnF, Français 15397, fol. 22v.
(9) Bible de Jean de Sy
Décret de Gratien, c. 1280-90, Walters Art Museum, W.133, fol 277r.
(10) Décret de Gratien
Froissart, 1470-1475(Bibliotheque Nationale MS Fr. 2643, folio 11r)
(11) Chroniques de Froissart

De fait on peut légitimement se poser plusieurs questions face à ces images. Déjà, en quoi sont-elles transgressives pour les hommes du Moyen Âge ? Il ne faut pas oublier que la conception médiévale des images et leur rapport aux organes génitaux ne sont pas les mêmes que les nôtres, et il ne faut pas plaquer des idées anachroniques et préétablies sur cette période, notamment une vision d’une société obscurantiste, dirigée de près par l’Église, sans notion de pudeur. Bien au contraire, la production des images est assez libre, cela vient du fait que pendant longtemps, il y a eu des débats au sein de l’Église pour savoir si les images pouvaient jouer un rôle dans le culte chrétien et leur place au sein de la liturgie. Ainsi, même s’il n’y a pas une absence totale de contrôle de la part du clergé, les producteurs d’images peuvent représenter des sujets triviaux voire vulgaires. Il ne faut pas penser non plus que ces représentations seraient une preuve d’une absence de pudeur. La nudité est quelque chose d’honteux au Moyen Âge, on ne se montre pas nu, encore moins aux membres du sexe opposé, même le fait d’aller aux toilettes est un acte tabou. Or, les représentations scatologiques sont pourtant tout aussi répandues que celles d’organes génitaux. Ce qui est transgressif c’est ce qui est hors de la norme, non-légitime, qui choque un individu à cause de la rupture entre ses valeurs et ce que montre l’image. De ce fait, la nudité et l’acte sexuel ont bien quelque chose de transgressif dans leur représentation. Or, la position même de ces images est importante. Elles sont situées dans les marges, qui sont formées comme un espace séparé de transgression. Ce qui est à l’intérieur des marges ne respecte pas la norme, et cela crée une distinction nette entre ce qui est transgressif et ce qui est légitime. De fait, les marges permettent de montrer les attitudes, les usages, les pratiques transgressives, il y a une dénonciation par l’espace. Mais il y aussi un aspect comique à ne pas oublier. À ne pas en douter, voir des religieuses ramasser des pénis provoque le rire aussi bien pour nous que pour les lecteurs d’alors. Ce qui n’est pas paradoxal, on peut rire de ce qui est transgressif quand il s’agit de s’en moquer, dans le cas du Roman de la Rose, ce serait surtout une métaphore de la luxure chez les religieuses. Il ne faut donc pas voir en ces représentations transgressives des images qui troublent les normes établies, mais qui au contraire dénoncent ce qu’elles représentent.

Il faut aussi s’attarder sur le support de ces images et leurs commanditaires. Sur les onze images que j’ai évoquées jusqu’alors, six proviennent d’un livre de prières ou d’une bible, Or ce sont les commanditaires eux-mêmes qui demandent aux enlumineurs de représenter ces scènes dans les marges. Ce qui est étonnant aux premiers abords, c’est le contraste entre le contenu religieux du livre et les images à caractère profane contenues dans les marges. Mais comme dit plus haut, ces marges servent à distinguer ce qui est religieux et ce qui n’est pas légitime dans un livre de prières. De même, cela peut sembler étonnant de voir des images aussi triviales dans des ouvrages destinés à une élite, mais le Moyen Âge n’a pas notre conception de l’art, et il n’y avait aucune hiérarchie ou de distinction entre les thèmes des enluminures, et celles-ci ne sont même pas considérées comme de l’art. Enfin, il ne faut pas négliger que seuls les propriétaires de ces livres peuvent contempler les images. Lorsque celles-ci dénoncent le comportement de leur propre groupe, ils en rient, il y a une certaine autodérision face aux représentations cocasses des marges. Or, le fait de rire de soi permet, d’une part, de renforcer le sentiment d’appartenance et la cohésion d’un groupe, et d’autre part de s’approprier la satire, et donc de se prévenir des moqueries provenant de personnes extérieures à ce groupe.

Évolution des fonctions des images de sexe.

Les comptes humoristiques ont par contre le défaut de ne diffuser que des enluminures ou des peintures, mais on manque alors une partie des images qui nous intéressent. Or, l’imago médiévale ne se limite pas à ces catégories.

Les représentations d’organes génitaux se poursuivent jusque sur le mur des églises. On peut par exemple évoquer le relief de la Porta Tossa (12), à Milan, originellement disposé au-dessus de la porte de l’église, où une femme exhibe son appareil génital. De même en Irlande, on trouve des dizaines de sculptures de femmes révélant leur sexe. Ce sont les Sheelas Ng Gigg (l’orthographe peut varier), la plus célèbre de toutes étant sans doute celle de l’église de Kilpeck (13). Là encore, elles sont pour la plupart positionnées au-dessus des entrées, ce qui évoque un lien entre la vulve et la porte. Toutes les sculptures de ce type ne sont pas au-dessus d’une porte, comme le relief de l’église de Poitiers (14), et on trouve aussi des représentations de pénis, comme sur l’église de Saint-Pierre de Senlis (15).

relief de la Porta Tossa, troisième quart du XIIe siècle, Milan,Musei Civici
(12) Relief de la Porta Tossa
SheelaKilpeck20041 - XIIe siècle
(13) Sheela de l’église de Kilpeck
Mur nord de la nef de Sainte-Radegondede Poitiers, XIIIe
(14) Mur nord de la nef de l’église Sainte-Radegonde, Poitiers
Graffiti protecteur , XVIe-XIXesiècles, église Saint-Pierre, Senlis
(15) Graffitis sur l’église Saint-Pierre de Senlis

Outre les sculptures, on dispose aussi d’insignes de pèlerins, surtout des broches ou des badges. On trouve, pêle-mêle, une vulve avec un bâton-pénis (16), trois pénis soulevant une vulve couronnée (17), une verge sur pattes (18) ou encore un Aristote chevauché par Phyllis et visiblement excité par la situation (19).

Vulve pèlerine au bâton phallique et au rosaire. Enseigne,33×19mm, Reimerswall,1375-1425. Collection H. J. E. Beuningen, Inv. 2184
(16) Vulve pèlerine
Vulve couronnée portée par trois phallus. Enseigne, 56 × 45 mm, Bruges, début XVe siècle. Collection H. J. E. Beuningen, Inv. 0967
(17) Vulve couronnée portée par des phallus
swiggityswooty
(18) Verge sur pattes
Badge dans la forme d’Aristote et de Phyllis, plomb-étain, c. 1375-1425, trouvé aux Pays-Bas
(19) Phyllis et Aristote

Les gens du Moyen Âge associent une fonction apotropaïque aux organes sexuels, c’est-à-dire qu’ils protègent du mauvais sort. Il y aurait aussi une vertu de fertilité mais c’est un aspect mineur. Les historiens de l’art ont constaté sur les Sheelas des marques de grattage, et émettent l’hypothèse que les gens se déplaçaient pour gratter la sculpture, récupérer la poudre, et la conserver pour sa vertu protectrice. On ne sait cependant pas pourquoi les organes sexuels sont pourvus de cette fonction. On a pu avancer qu’il s’agissait peut-être du fait qu’un organe qui donne la vie peut protéger de la mort, ou à l’inverse, une partie pécheresse du corps est la plus à même d’éloigner le mal, selon le principe de « combattre le feu par le feu ». Il pourrait y avoir aussi une certaine forme d’allégorie de la luxure, de l’adultère, de la prostitution, et de biens d’autres sens encore, mais la multitude de sens qu’associent les hommes du Moyen Âge aux images ne nous sont pas toujours parvenues, et il est particulièrement difficile de les retrouver, du fait de la différence entre notre rapport aux images et celui des gens de cette époque.

Cependant cette fonction protectrice est amenée à disparaître dans le temps, au fur et à mesure que le rapport au sexe évolue vers notre conception actuelle, sa représentation n’est plus perçue de la même façon. D’une part, les images des marges de manuscrits disparaissent au XVIe siècle, lorsque les premiers conciles commencent à réguler la production de l’image, comme à Trente en 1536, de l’émergence de l’imprimerie qui est une limitation technique à l’illustration de marges, et par le fait aussi que la lecture, à l’origine à voix haute et en groupe devient silencieuse et personnelle. Or, les autorités craignent que les gens ne prennent l’aspect transgressif des images dans les marges comme un modèle et non pas comme un contre-modèle.

De même la fonction apotropaïque des sculptures et insignes de sexe est progressivement remplacée par une symbolique pornographique, qui supplante aussi la vertu de fertilité. Néanmoins, la perception positive du sexe ne disparaît pas dès les premières critiques au XVe siècle, comme celle de l’archevêque de Florence Antonin, ou le théologien Jean Gerson. En réalité, les deux visions coexistent pendant plusieurs siècles en Europe, jusque dans des temps presque contemporains au nôtre. On trouve encore, dans les années 1930, des pendentifs en forme de verge que portent les femmes et les enfants en Italie.

Le sexe et nous

Ce que cela nous apprend c’est que la vision que l’on a des organes sexuels ne va pas de soi. Elle est héritée d’un rapport à l’image qui a évolué au cours du temps. Si aujourd’hui ne subsiste que l’aspect pornographique, la vision négative de la représentation du sexe n’a pas toujours été dominante, bien au contraire. De même, étudier le sexe en images permet d’avoir une idée plus claire de ce qui est transgressif ou non au Moyen Âge, de ce qui est comique et choquant, du contexte de création de ces œuvres et de la raison d’être des sexes dans les nombreux manuscrits.

J’espère surtout que cela a pu vous faire découvrir des types d’images dont vous ignoriez l’existence, et vous permet de comprendre un peu mieux d’où proviennent toutes ces enluminures qui circulent sur internet. Si vous voulez en savoir plus, en particulier sur les autres types d’image qui ne représentent pas des sexes (quoique…), le livre de Michael Camille, Images dans les marges : aux limites de l’art médiéval, et celui de Gil Bartholeyns, Pierre-Olivier Dittmar, et Vincent Jolivet, Image et transgression au Moyen Âge, sont des ouvrages très intéressants, qui m’ont beaucoup aidé pour rédiger ce billet, et dont je recommande fortement la lecture, ne serait-ce que pour les nombreuses illustrations parfois hilarantes que l’on peut trouver.

Références des images :

1 : Tapisserie de Bayeux, XIe siècle, broderie, 0.5 x 6.83m, Musée de la Tapisserie de Bayeux
2 et 3 : Guillaume de Lorris et Jean de Meun, Le Roman de la Rose, XIVe siècle, Paris, BnF ms. Fr. 25526, fol. 160r.
4 : Psautier de Gorleston, 1310-1324, British Library, Add. ms. 49622, fol. 61r.
5 : Psautier d’Ormesby, c. 1300, Bodleian Library, Oxford, Douce MS 366 fol. 131 r.
6 : Livre d’heures à l’usage de Thérouanne, Artois, vers 1280-1290. Marseille, Bibliothèque municipale, ms. 111, f. 126., image tirée de G. Bartholeyns et alii, Image et transgression au Moyen Âge
7 : Livre d’heures, c.1320-1329, Pierpont Morgan Library, New York. ms. m. 754 fol 65v.
8 : Heures de Saint-Omer, c. 1330 – c. 1440, British Library, Londres, Yate Thompson ms. 14 fol. 7 r.
9 : « Circoncision d’Abraham » dans la Bible de Jean de Sy, c. 1355-1357, Paris, BnF, Français 15397, fol. 22v.
10 : Décret de Gratien, c. 1280-90, Baltimore, Walters Art Museum, ms. W.133, fol. 277r.
11 : Chroniques de Froissart, 1470-1475, Paris, BnF, ms. Fr. 2643, fol. 11r.
12 : Relief de la Porta Tossa, troisième quart du XIIe siècle, Milan, Musei Civici
13 : Sheela de l’église de Kilpeck, XIIe siècle
14 : Mur nord de la nef de Sainte-Radegonde de Poitiers, XIIIe, image tirée de G. Bartholeyns et alii, Image et transgression au Moyen Âge
15 : Graffiti protecteur (?), XVIe-XIXe siècles (?), église Saint-Pierre, Senlis, image tirée de G. Bartholeyns et alii, Image et transgression au Moyen Âge
16 : Vulve pèlerine au bâton phallique et au rosaire, 1375-1425, insigne, 33×19mm, Reimerswall, Collection H. J. E. Beuningen, Inv. 2184, image tirée de J. Koldeweij, « The Wearing of Significative Badges, Religious and Secular : The Social Meaning of a Behavioural Pattern », dans W. Blockmans et A. Jane, Showing Status : Representation in the Late Middle Ages, Turnhout, 1999, pp. 307-328.
17 : Vulve couronnée portée par trois phallus, début XVe siècle, insigne, 56 × 45 mm, Bruges, collection H. J. E. Beuningen, Inv. 0967, image tirée de J. Koldeweij, ibid.
18 : Insigne, c. 1350-1525, trouvée aux Payx-Bas, plomb et étain, image tirée de J. Koldeweij, ibid.
19 : Insigne dans la forme d’Aristote et de Phyllis, c. 1375-1425, trouvée aux Pays-Bas, plomb-étain, image tirée de J. Koldeweij, ibid.

Bibliographie :

Bartholeyns G. et alii, Image et transgression au Moyen Âge, Paris, PUF, 2008.
Bruna D., Enseignes de pèlerinage et enseignes profanes, Paris, Réunion des musées nationaux, 1996.
Camille M., Images dans les marges : aux limites de l’art médiéval, Paris, Gallimard, 1997.
Duerr H.P., Nudité et pudeur : le mythe du processus de civilisation, Paris, Éd. De la Maison des sciences de l’homme, 1998.
Koldeweij J., « The Wearing of Significative Badges, Religious and Secular : The Social Meaning of a Behavioural Pattern », dans Blockmans W. et Jane A., Showing Status : Representation in the Late Middle Ages, Turnhout, 1999, p. 307-328
Wirth J., L’image à l’époque romane, Paris, les Éd. Du Cerf, 1999.

Publicités

10 réflexions sur “Transgression, protection, humour : le sexe dans les images du Moyen Âge

  1. Merci pour ce billet des plus intéressants. L’étude des marginales médiévales reste un champ encore largement à élaguer et ce ne sont pas les sources qui manquent. :)

    Merci également pour cette petite bibliographie.

  2. F. Arboit

    Mon mari médiéviste a fait récemment un article sur ces soeurs qui cueillent des fruits peu catholiques à notre sens: en fait ici aussi comme souvent il y a un double sens: il s’agit d’une parodie du symbole de « l’Arbre de Vie » ( = l’arbre de « vits »)

  3. Lucie

    Bonjour,
    J’ai réalisé un mémoire sur les marges des manuscrits gothiques, en particulier sur la représentation du désordre. Bravo pour votre article qui explique très clairement les mécanismes et la place de ces images !

On attend votre avis !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s