Stranger Things, clignez des yeux

L’avancée des technologies, les progrès insolents de la science et des chipsets. Beaucoup ne jurent que par le divin du dernier cri, quitte à manger des pâtes toute l’année. Slim plus ultra, objets connectés, réalité augmentée et digitale sont des concepts aussi basiques et accessibles qu’une baguette de pain dans un commerce. La face du monde change de maçon tous les jours, je ne pense pas avoir le scoop de l’année en l’énonçant. Je suis même déjà has been. Je ne suis pas là pour me faire l’apôtre ou le gros détracteur de la chose, j’y goûte sans dégoût. Le culte du divertissement quel qu’il soit, c’est plutôt lui mon cheval de course. Et ce dernier n’est pas uniquement régi par les courbes épurées, les tons de gris et l’abus de CGI. Il y a un mouvement qui prend une ampleur mondiale, celui du retour en arrière dans le temps, celui du sens inverse ou du demi-tour sans coup de frein. Appelez-le Vintage, Nostalgie, Hype ou ce que vous voulez, le courant grimpe en popularité en sautant les marches. La sangsue Vintage s’agrippe surtout sur la frise allant des seventies aux nineties et sa Hype campe à peu près dans tous les médias populaires. Il suffit de regarder le film Drive de Refn ou bien de se faire une session sur Megaman Collection pour en avoir quelques exemplaires. Le phénomène est parti pour durer et réserve de belles surprises aux amateurs. Sensible et vite irrationnel quand ça touche mes cordes, l’arrivée de la série Stranger Things sur la plateforme Netflix m’a permis un petit voyage dans le temps. Le meilleur remède pour mettre un peu de côté le glacial de l’actualité et l’implacable percée de l’obsolescence ?

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Tout le génie des concepteurs de l’affiche qui ont su de suite se mettre le plus grand nombre d’intéressés, moi compris, sous le coude.

Arrivé le 15 juillet dernier, à point nommé pour oublier un drame innommable la veille, Stranger Things a des allures de divertissement totalement neutre. A priori, pas de policiers ni de politiciens véreux et opportunistes. Un casting rempli de gosses. Déballé en huit épisodes de 48 minutes chacun et accessible de suite et partout à côté d’un débit potable, Stranger Things est une de ces nouveautés qu’on ne peut pas louper à moins de vivre un Koh Lanta permanent. Tous les réseaux sociaux et les médias de masses font le boulot, Netflix sait vendre ses séries. L’effet hype boule de neige écrasant d’un même coup les quelques irréductibles.

Stranger Things raconte les aventures rocambolesques d’un quatuor de jeunes garçons, la tête pleine de science-fiction et d’heroic fantasy. Les faits se déroulent en 1983 à Hawkins. Les repères : Indiana, Amérique profonde, résidence Wheeler. Reculés dans leur QG au sous-sol, l’ersatz de piaule de Mike, ils enchaînent leur onzième heure de Dungeons & Dragons. C’est en trop pour la chère maman de Mike qui met gentiment ses amis à la porte. Équipés de leur vélos, ils regagnent leurs foyers respectifs, l’esprit encore tourné dans la bataille qui les opposait au démon Gorgon et à un jet de dés foireux. Tous arrivent à bon port sauf un. Will Meyers. C’est par cette disparition que la série prend son envol. Disparition proche d’une zone strictement interdite, confidentielle, quadrillée par des scientifiques en trois pièces et défendue par des militaires en nombre. Le potentiel est posé.

« Fan des années 80… »
Strangers Things a tous les ingrédients pour tenir haleine sur l’intégralité de sa saison. La dose d’effets spéciaux et d’actions ainsi qu’un panel de personnages assez varié. Tout n’est pas inoubliable de ce côté là, mais il y a des exceptions. La série a le mérite de proposer un divertissement bien conçu pour passer des vacances idéales en famille. Mais sa valeur ajoutée se trouve dans sa plastique, implacable machine d’adhésion pour les natifs des années 80 (je parle pour moi) à l’esprit aventureux. Blindé à craquer de clins d’œil aux films cultes de l’époque, Strangers Things inspire et transpire de cette nostalgie qui ne demande qu’à sortir de nos corps en sueur le temps d’un épisode. Posters, synthétiseurs beuglants, Joy Division, cabines téléphoniques en guise de talkie-walkie, police de caractère, mise en scène, tout est là. Tout est imprimé dans les têtes et donne un sourire béat à chaque nouveau clap de fin. L’effet est bien sûr complètement inversé pour ceux qui n’adhèrent pas au délire pro fan service, l’intérêt tombant alors en flèche. Son point fort est aussi son pire défaut. Les avis mitigés semblent plutôt rares, on se déchire ou on déchire.

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« On se fait encore un épisode ? – Yeahhhhh ! »

Eleven is my lucky number
Strangers Things propose un casting déséquilibré. Au sens démographique du terme, les enfants ont le dessus sur les adultes, un peu comme dans Potter (l’école est légitime). Ils dictent le scénario et agissent la plupart du temps de manière plus intelligente et inventive que les plus grands et les parents, impuissants et dépassés qu’ils sont à la table du récit. Les mioches n’ont pas forcément le pouvoir du « je dors quand je veux et je sors où je veux » mais qu’à cela ne tienne ! En deux coups de talkie, ils se retrouvent à l’écart de leurs cocons. Ici, l’urgence est d’autant plus grande que c’est l’un des leurs qui a disparu… dans d’étranges circonstances. Étrange étant bien sûr le nœud du problème car il s’agit tout de même de justifier les tags aventure et science-fiction. Crédible sans être affolante, l’histoire tient plutôt bien la route sans trop d’égarements tout de même, la ligne directrice étant assez facile à discerner même sans avoir atteint l’âge de raison. Mais même si comme beaucoup d’autres séries on en devine vite les finalités, on tombe facilement dans le panneau avec ce énième Original Netflix. Et au fond huit épisodes, c’est vite torché comme on dit.

Stranger Things réussit à construire de jolis moments avec le parti pris de n’avoir aucune tête connue si l’on retire Wynona Ryder. Valeur ajoutée de luxe indubitable pour la promotion de la série, elle n’est pas, à mon sens, le joyau attendu. Il faut aller chercher dans l’inconnu, fondre sur l’un des jeunes protagonistes et puiser la perle rare. Millie Bobby Brown alias 11 est vraiment celle qui pour moi tire le jeu d’acteur vers le haut. Pas seulement parce qu’elle peut faire des choses disons… pas vraiment dans le commun des mortels. Sa présence plein centre sur l’affiche n’est pas vraiment dû au hasard, c’est l’artère principale du récit. C’est elle qui fait évoluer l’intrigue et la recherche du pauvre Will coincé dans une réalité à la fois si proche et si lointaine. La jeune actrice de 12 ans joue avec brio la gamine perdue, en quête d’amitié, de rencontres et d’expériences. Prête à tous les sacrifices mêmes ceux qu’elle s’était jurée de ne plus franchir. Malgré les différences et les jeux de cache-cache, elle fait preuve d’un grand courage pour se faire accepter.

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Travis n’a qu’à bien se tenir.

Pour le reste du casting je ne vais pas m’étendre plus que ça. Même s’ils ne sonnent pas faux disons qu’ils sont loin de la symphonie de Millie B.Brown. La folie jouée par Wynona Rider en maman désespérée du jeune Will est convaincante, mais a eu tendance à m’irriter sur la fin. L’inspecteur en charge de l’enquête à la mine patibulaire ne révèle que trop tard ses dispositions de héros bedonnant. Enfin le trio de bambins reste quand même à des années lumières des Choco, Data ou de la fougue de Mikey dans le culte The Goonies. Les vrais savent.

(Spoilers ! Attention, terrain miné !)

Fan Service qui mérite pourboire
Comme je l’ai dit plus haut, les amateurs des oldies 70s/80s (et ils sont nombreux) cinéphiles comme mélomanes vont être servis avec la série. Les références se mesurent à la minute. Tout est pensé pour satisfaire les plus sensibles de cette époque dorée où rien n’était impossible. Même de se transformer en mouche géante. La SF était vraiment un monde à part. Même LucasFilm n’était pas fait d’or au départ. Les effets spéciaux étaient fabriqués maison avec ce qui traînait sous le coude. L’habillage sonore, les costumes, chaque corps de production était à flux tendu. Malgré les défauts criards de ce septième art d’époque à l’écran, certains arrivent encore à nous faire glisser quelques larmes tout en prenant des rides, eux comme nous.

Et sur ce point là, la série marque tout ses points sans toucher l’arceau. Un hommage de presque huit heures. Je ne compte plus le nombre de plans dans les chambres des uns et des autres où l’on aperçoit les posters de films cultes de l’époque en arrière-plan. Jaws, The Thing, Dark Crystal et j’en passe. Un simple sourire lancé aux jeunes pousses que nous étions. Mais la série va beaucoup plus loin. Ceci n’était qu’une faille ouverte à toutes les folies. Plus que des affichettes, des scènes entières renvoient directement dans le passé.

A peine sortis de chez Mike et déboulant vers leurs lits douillets à l’aide de leurs vélos, difficile de ne pas deviner les prémices des Goonies ou le moyen de transport préféré d’Elliot dans E.T. Concernant la création de Spielberg, elle est assez largement répandue dans la série, tellement qu’on en sentira presque l’aura d’Elliot lorsque Mike déguise son Alien 11 d’une tenue d’écolière à la perruque blonde. La similitude est frappante. Même constat pour la remise qui s’illumine chez les Wheeler. Typiquement téléphone maison. Restons toujours chez les Aliens, après tout les années 80 c’était l’apogée de l’espèce. Lorsque l’inspecteur en chef Hopper et Mme Meyers voyagent dans le monde de l’envers au dernier épisode, impossible de ne pas faire le parallèle avec la saga spatiorrifique imaginée par Ridley Scott, Aliens. La tenue jaune moutarde de scientifique qu’ils arborent pour aller chercher le fiston en est une des preuves. Tout comme le concept des hôtes lorsque Will ou Barbara recrachent de la limace.

Mon clin d’œil préféré reste celui sur Rencontres du Troisième Type. Le délire de Mme Meyers l’ayant amené a parsemer son restant de maison de toutes les guirlandes qu’un quartier puisse avoir pour Noël. Seul moyen de communiquer avec son jeune garçon, les lumières clapotent comme des syllabes et constituent des signaux essentiels pour informer sa mère de son non décès. Voyage immédiat devant mon vieux poste ébloui par Rencontres du Troisième Type. Exalté par la communication sonore et lumineuse établie entre deux civilisations inconnues il y a presque trente ans de cela. Spielberg revient souvent sur le devant de la scène et rien n’est étranger à cela. Les créateurs n’ont jamais démenti leur amour pour ce cinéma qui les a bercé eux aussi. Le fan service de la série est clairement gigantesque. Des centaines d’autres parallèles ont du être établis sur le net et sur les réseaux sociaux et ses détectives en herbe. Étant loin d’avoir l’expertise cinématographique de certains, je suis sous le charme du nombre de similitudes trouvées.

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La musique colle elle aussi à merveille avec le rendu visuel et les special tribute. A chaque fois le même effet. Dès le départ on met tout le monde d’accord. Les génériques c’est pour les autres. Ici tout se suffit à une bonne grosse apparition du titre original balancé dans un rouge vif qui balaie l’écran ainsi que le titre du chapitre le temps d’un claquement de doigts. Tout ce méli-mélo d’écriture étant accompagné dans un feu d’artifice de vieilles mélodies synthétisées. Aller chercher avec efficacité l’authenticité. La playlist complète de la saison se laisse déjà écouter, le temps de se rendre compte que les artistes présents sont un peu tous pour la plupart de la même famille temporelle. Joy Division, Jefferson Airplane, Vangelis, The Clash ou Bowie sont assez représentatifs de cette époque et font partie intégrante de l’hommage permanent qui fleurit à chaque nouveau chapitre de Stranger Things.

A force de cligner des yeux, ne sommes-nous pas détournés du contenu ?
Tous les voyants sont au vert mais tout n’est pas rose pour autant. Malgré la quantité incommensurable de rappels à l’ancien, la série se perd quand même. A force de trop de tirer sur la corde, on perd peut être de vue les ramifications du récit qui tiennent en équilibre le tout. L’afflux évident de vielles formules est en définitive un point positif mais il est tout autant néfaste. Stranger Things n’a rien inventé. On a beau creuser pour tenter d’extraire un scénario fouillé et complexe de la dernière création de Netflix, rien à l’horizon. Non seulement Stranger Things ne révolutionne pas des masses le genre, mais en se cachant derrière ces icônes et ces idoles, son identité reste retranchée et perd en intensité. On entre un peu dans le débat sur la créativité dans l’industrie du cinéma et ses fâcheuses tendances à refaire cuire les anciennes recettes mais ceci est une autre paire de manches.

Les longueurs viennent aussi gâcher un peu le spectacle. Disons qu’on aurait pu se passer de quelques frasques avec Nancy et sa romance par exemple, et se focaliser un peu plus sur l’énigmatique Docteur Brenner, son passé ainsi que celui de la société secrète qu’il a mis sur pied. Sans oublier sa relation avec 11 et l’arrachement à sa mère biologique. Un ou deux chapitres de moins sur la facture totale seraient passés inaperçus au dépend d’un background plus fourni.

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« Et là j’ai le swag ou pas ? »

L’absence d’acteurs connus des projecteurs fait ses preuves, en témoigne justement ces références comme les Goonies qui ont lancé Josh Brolin et Sean Astin. Mais ici la mayonnaise n’est pas montée comme il fallait. Mis à part quelques bonnes surprises venant du lieutenant de police ou de la jeune héroïne, j’aurais aimé moins de clichés venant de la bande de jeunes héros en herbe, du grand frère tourmenté et autodestructeur ou de la maman hystérique. L’abondance de déjà vu dans le casting est peut être voulue et se fond dans la masse des hommages apportés tout le long. J’aurais juste aimé avoir l’émerveillement et la surprise en cerise sur le gâteau. Cerise qui manquait cruellement dans le dressage final.

Stranger Things reste quand même une bonne production de Netflix. Elle nous sort un peu de la grisaille criminologiste, politique et médico-légiste souvent proposée dans les nouveautés. Revoir fleurir un genre comme celui-là est une bonne alternative. Les fans de cette période seront ravis de revivre leur âge d’or dans du made in 2016. Les nouveaux venus aussi y trouveront quelqu’un ou quelque chose auxquels s’accrocher. Le divertissement familial idéal en soirée estivale. La coupelle de crème glacée à la main (ou le Mojito selon les goûts et les foies) et les sourires sur les lèvres. Là-dessus le contrat est rempli et les huit chapitres se digèrent avec brio. L’ambiguïté de la fin laissant bien sûr la place à une seconde saison. On semble bien s’en diriger selon les informations du moment. Il faudra bien répondre à des questions non résolues. Je ne regrette pas ces 6 heures et 30 minutes de programme. Mais l’insatisfaction est là aussi. J’aurais aimé en avoir plus à me mettre sous la dent. Le montage et les références par milliers maquillent trop bien la série, mais ne peuvent éviter le murmure des défauts qu’elle traîne derrière.

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10 réflexions sur “Stranger Things, clignez des yeux

  1. J’ai bien accroché à cette série, mais je ne vois pas ce que pourrait raconter une 2e saison (malgré les quelques pistes laissées volontairement en suspens à la fin du dernier épisode). Il y a des possibilités, mais sont-elles suffisantes pour faire 8 épisodes supplémentaires ?

    Comme toi, j’aurais aimé moins de triangle amoureux neuneu, plus de révélations sur les expériences secrètes, et des infos concrètes et claires sur l « upside down ». Et peut-être plus de subtilité dans les références (genre le name dropping de Stephen King était-il vraiment nécessaire ??).

    Et puis,certaines facilités m’ont dérangées (genre les parents de Barbara dont on n’entend bizarrement plus parler après que Nancy les ait appelés alors qu’ils devraient être super méga inquiets ?).

    Sinon, un bon divertissement, et le fait d’avoir les 8 épisodes dispo d’un coup aide beaucoup à ne pas voir les défauts.

    1. Je suis assez d’accord avec toi une saison deux ne sera pas forcément indispensable à la limite ils auraient dû pousser à 13 épisodes la saison pour pouvoir mieux s’étendre sur l’upside down. J’ai peur d’un ennemi immortel et d’une série focalisée que sur cet autre monde pour la suite. On verra bien.

  2. Je me suis arrêtée de lire au terrain miné ~

    Effectivement cette affiche sait capter l’attention, c’est d’ailleurs en tombant dessus que je me suis renseignée sur la série. Au premier regard ça m’a fait penser à un film de science fiction.

    J’ai regardé l’épisode 1 de cette série de façon totalement chaotique et ton article me fait penser à la reprendre correctement. Malgré le fait que j’ai à peine entamé les épisodes, 11 a déjà capté mon attention sans même avoir eu besoin de beaucoup parler.

    J’ai tenté la VF (comme d’habitude quand je me lance dans une série) et le doublage des enfants me dérange un peu…

    En tout cas on est vraiment plongé dans les années 80. Je lirai avec plaisir la suite de ton article une fois le visionnage repris et fini.

  3. Grosse déception pour ma part. Je n’ai pas du tout accroché au sens dans lequel est allé l’intrigue et donc j’ai commencé à me désintéresser de la série dès l’épisode 5 (trop de facilités, trop de mélanges d’idées pour faire comme dans les 80’s, trop de trucs prévisibles…).

    Et comme si ça ne suffisait pas, j’ai trouvé les gosses insupportables, les ados exécrables et les adultes complétement cons.

  4. as

    J’ai adoré, mais c’est vrai les 1ers épisodes sont plus intéressants que la fin (le monstre etc).
    Aussi 1 saison suffit, faut juste espérer que ça suit bien la saison prochaine. Un peu comme Breaking Bad où la dernière saison est dispensatoire pour moi.
    Une série que je recommande mais qui s’est arrêtée c’est Utopia… Seulement qques épisodes mais très intense qui aurait pu continuer, mais dont la fin constitue une fin acceptable.

    1. Oui une seule saison suffit mais a priori le succès pousse malheureusement pour la qualité finale à continuer. Mr. Robot voit même sa série continuer vers une saison 3 peut être là aussi celle de trop.

  5. Attention pour les lecteurs qui n’auraient pas vu la série, mon commentaire sera rempli de spoil !

    J’ai également accroché sans peine à la série. Je n’en suis pas ressortie avec un coup de cœur mais le plaisir était là.

    Je ne suis pas une enfant des années 80, je suis donc peut-être passée à côté de certaines choses, mais cela ne m’a pas empêché de sourire à chaque référence reconnue, et aux chansons emblématiques.

    La nostalgie a un grand pouvoir sur les gens mais effectivement il ne faut pas que ça nous fasse oublier les bémols que tu as très bien cités.

    De même, j’aurais aimé moins de romance avec Nancy, mais moins aussi toute la recherche de Joyce avec les lumières qui m’a paru répétitive. Concernant cette dernière, c’est tout à fait normal qu’elle soit hystérique dans un moment pareil, mais la mettre autant en avant l’a rendue irritante à mes yeux. Et pour continuer sur les adultes de la série, je rejoins Bobo concernant les parents de Barbara, à croire qu’ils ont disparu de la surface de la Terre. Et ceux de Mike ont beau être là ils font office de plantes vertes.

    Le personnage que je retiens est le policier. Il rassemble la ramification créée par tous les personnages qui souhaitent retrouver Will et qui ont fait leur enquête de leur côté. Le policier du premier épisode n’a rien à voir avec celui du dernier.

    Au final, je vais ne faire que répéter ce qui a déjà été dit, mais j’aurais aimé plus de développement sur le personnage de 11 et du Docteur. Et surtout plus de place pour la science. Quand les enfants ont commencé à aborder le sujet du monde parallèle et du bain j’étais totalement prise. Malheureusement c’est arrivé tard.

    Je retiens tout de même plus de bon que de mauvais dans cette série que j’ai visionnée rapidement, preuve qu’elle m’a plu.

    1. Le policier aurait clairement du être plus poussé et j’aurai préféré voir beaucoup plus celui des derniers épisodes que celui tout pataud des premiers. Ce qui est en revanche incontestable c’est sa baraque au bord du lac. Intestable.

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