Dead Dead Demon’s Dededededestruction : un manga modededederne

C’est en 2014, dans les pages du magazine Big Comic Spirits de Shogakukan, que débute Dead Dead Demon’s Dededede Destruction (aussi appelée DDDD), la nouvelle série d’Inio Asano. Après avoir exploré de fond en comble les tranches de vie réalistes (et parfois surréalistes) avec Bonne nuit Punpun, l’auteur a ressenti un besoin de se renouveler, de proposer autre chose. C’est ainsi qu’est né son premier manga de science-fiction dans lequel on suit le quotidien de Kadode, Ôran et leur bande de copines dans un Japon se relevant d’une attaque extraterrestre.

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Néanmoins DDDD ne peut en aucun cas constituer une remise à zéro dans la bibliographie du dessinateur. Du fait même de son opposition stylistique par rapport à Bonne nuit Punpun, on est en mesure d’affirmer qu’il s’agit d’une suite logique dans sa carrière. On dit d’Inio Asano qu’il est un témoin de son époque, qu’il dresse le portrait d’une frange de la jeunesse et qu’il la remet en cause à travers des récits qui touchent là où ça fait mal. Alors qu’en est-il de DDDD ? Posons la question autrement : en quoi est-il un manga de son temps ?

Le renouveau d’Inio Asano

Avant toute chose il convient de parler de l’évolution stylistique de l’auteur, car son nouveau manga dénote des autres en bien des aspects. On l’a dit, il s’agit des premiers pas d’Inio Asano dans le monde de la science-fiction. Mais si ce thème est central pour analyser DDDD, c’est principalement le langage propre à la bande dessinée qui est intéressant pour expliciter le renouveau de l’artiste. En lisant Solanin et la plupart de ses histoires courtes, une chose frappe : des cases noires sur lesquelles sont écrites de courtes phrases en blanc ponctuent le récit. La plupart du temps, elles transmettent les pensées des personnages ou alors un élément narratif. Ce texte sans image se veut marquant, poignant. Il joue sur le poids des mots. Ces cases noires sont devenues sa marque de fabrique, si bien qu’elles ont pris une autre dimension dans Bonne nuit Punpun. Effectivement, le protagoniste de l’histoire ne s’exprimait au lecteur qu’à travers des textes sans image.

Dans DDDD, on ne retrouve pas ce genre de cases noires. Si la narration d’Inio Asano semble devenir plus classique, l’évolution de son style n’affaiblit pas la puissance des textes pour autant. Au contraire, maintenant on reconnaît l’auteur, on sait comment il s’exprime. Alors plutôt que d’appuyer sur des phrases fortes, c’est tout le discours qui marque par sa puissance. Néanmoins il prend toujours un malin plaisir à mettre en évidence certaines d’entre elles et pour ce faire il les place directement sur le dessin, sans bulle, comme s’il s’agissait d’onomatopées. S’il use de ce procédé avec parcimonie, c’est à coup sûr qu’il fera son effet, notamment car la violence dégagée par les volumineux caractères contraste avec l’ambiance paisible instaurée au préalable. D’autres mises en scène appuyant un texte sont à découvrir durant la lecture de DDDD, comme par exemple le fait de présenter une page entièrement noire contenant seulement une bulle de dialogue. L’auteur affiche clairement une volonté d’innover en se débarrassant de ses manies.

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L’évolution est également d’ordre esthétique. Depuis ses débuts, Inio Asano se plaît à dessiner des filles mignonnes… Et dans DDDD, il s’est complètement lâché ! Influencé par le groupe d’idols Dempagumi.inc et la série d’animation K-on !, il a voulu mettre en scène les personnages féminins les plus adorables possibles, contrastant ainsi avec l’attirance pour le réalisme vers lequel il tendait avec Bonne nuit Punpun. Pour cela, il dessine des filles plus petites, dont il arrondit le visage et agrandit les yeux. Les nez et les bouches prennent des formes plus proches d’un cartoon, histoire d’exagérer les réactions. Pour ajouter un côté aussi bien décalé que mignon, il leur donne des mimiques propres à une œuvre de fiction dessinée et qui rendraient mal dans notre réalité : Ôran représentée avec un filet de bave coulant de la bouche en est le meilleur exemple.

En somme Inio Asano ne se repose pas sur ses lauriers : il renouvelle son style. L’auteur progresse en même temps que les besoins de ses contemporains et les troubles de sa société. C’est justement son évolution constante et sa remise en cause de son art qui font qu’il reste dans l’air du temps.

Une allégorie post-Fukushima

D’une certaine manière, Solanin était une réaction au 11 septembre. On y suivait un groupe de jeunes en passe de devenir des adultes, effrayé par la perspective d’un avenir morne et sans imprévu. Taneda et ses amis voyaient l’attentat du World Trade Center comme un événement lointain, si bien que le jeune homme en venait à souhaiter qu’une telle tragédie se produise dans sa vie afin qu’elle perde sa banalité. Cette catastrophe a fini par arriver. Le 11 mars 2011, un violent séisme a frappé le Japon si bien qu’il a engendré un tsunami et une catastrophe nucléaire à Fukushima.  Si Bonne nuit Punpun ne fait que l’évoquer pour mieux nous rappeler que le manga se déroule dans notre réalité, DDDD nous propose un angle de vue différent.

C’est à présent qu’il est important de rappeler qu’Inio Asano a débuté le manga en 2014 dans la revue Big Comic Spirits, soit trois années après la catastrophe de Fukushima. Ce qui pourrait s’avérer être un détail se doit d’être mis en parallèle avec l’action du manga. Une attaque extraterrestre a eu lieu au Japon, causant des milliers de morts. Pour autant la série ne raconte pas l’histoire de ce désastre. Non, elle se déroule trois ans plus tard.

Inio Asano a pris du recul sur la catastrophe, il a accompli un travail d’observateur avant de mettre sa vision et ses idées en dessins. Rencontré en 2015 à l’occasion de sa venue au Salon du Manga de Barcelone, l’auteur nous en révélait davantage à ce sujet : « Il est certain que Fukushima m’a influencé, non pas la catastrophe en elle-même mais les réactions des personnes autour de moi. Si vous les observez bien dans DDDD, vous aurez un aperçu de ce que j’ai vu à ce moment-là ». Effectivement, le double-propos saute aux yeux. Au fil de la série, on retrouve des débats télévisés absurdes ou encore des interventions politiques toutes aussi grotesques. On se questionne : le Japon sera-t-il prêt en cas de nouvelle attaque extraterrestre ? Si tout le remue-ménage médiatique est primordial pour lever le voile sur certains mystères du manga, Inio Asano s’amuse à le tourner en dérision car pour lui l’essentiel est humain.

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DDDD a beau être une œuvre de science-fiction, son auteur n’en oublie pas pour autant de faire ce qu’il apprécie le plus : donner la parole à une partie de la jeunesse japonaise trop souvent passée sous silence, ou mal représentée. Au-delà donc de ce que rapportent les médias et les différentes personnalités publiques, le manga fait la part belle au quotidien de jeunes filles. Autrement dit Inio Asano représente l’histoire à travers le prisme de l’individu plutôt qu’à travers des faits concrets. Kadode connaît des peines de cœur, Ôran n’est jamais sérieuse. Elles vont en cours, sortent avec leurs amies, lisent des mangas, elles ont des rêves qui paraissent irréalisables… Bref, elles suivent un quotidien de lycéennes banales quand bien même elles ont été touchées par une tragédie trois années auparavant. C’est donc en dressant le portrait d’une jeunesse essayant de vivre normalement que l’auteur témoigne de son époque.

Mais ce qui rend DDDD moderne est que ce témoignage soit ancré dans l’actualité, et plus précisément qu’il y réponde. Pour cela, Inio Asano pousse la métaphore de l’après-Fukushima encore plus loin en introduisant dès le début de son manga un élément marquant : un vaisseau spatial surplombe la ville de Tokyo. Les autorités auront beau rassurer la population sur le caractère inoffensif des extraterrestres, le Japon aura beau s’armer pour être fin prêt en cas d’une autre attaque, la menace plane toujours au-dessus de la tête des habitants telle l’épée de Damoclès. Ce symbole allégorique oppressant renvoie à la crainte d’un nouveau séisme de l’ampleur de celui qui a causé l’accident nucléaire de Fukushima. D’un autre côté l’auteur banalise cette peur : le vaisseau restant depuis trois années immobile dans le ciel tokyoïte, on s’y habitue, on vit avec. Cette ambiguïté entre oppression et banalisation sera sentie différemment en fonction des personnages.

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C’est donc en se servant de la science-fiction dystopique comme métaphore pour évoquer la situation du Japon tout en représentant au mieux la jeunesse telle qu’il l’observe qu’Inio Asano rend sa série actuelle. Elle marque car elle est liée à l’époque. C’est à dire qu’elle fait écho au ressenti du lecteur qui la lit aujourd’hui autant qu’elle servira de témoignage au lecteur averti qui la lira dans des dizaines d’années.

Modernités esthétiques

« Il est certain que pour Bonne nuit Punpun, comme dans toutes mes œuvres, j’ai donné tout ce que j’ai pu. Mais ça a été un manga qui a requis un grand effort mental, intérieur. En ce sens, j’ai été assez épuisé après l’avoir fini. Dans DDDD toutefois, mon idée est de changer la façon d’investir mon énergie. Cette force spirituelle je l’ai investie davantage dans mon dessin tandis que le propos est plus léger. C’est moins exigeant psychologiquement pour moi ». Toujours interrogé par mes soins à Barcelone, Inio Asano nous confiait avoir la volonté de dessiner une œuvre avant tout graphique. En bien des aspects, le dessin de DDDD mérite qu’on s’y attarde tant il est empreint d’une aura de modernité.

Avant tout, les protagonistes du manga ne ressemblent pas à ceux de Solanin, on a déjà détaillé leurs différences. Mais pour quelles raisons l’auteur a tant fait évoluer son trait en près de dix ans ? Trois apparaissent alors. Premièrement, la plus évidente, par goût de l’artiste, sa volonté de dessiner des personnages qu’il juge les plus mignons possible. Ensuite, un peu plus intéressant, pour donner au lecteur ce dont il a besoin afin de mieux le tromper. C’est à dire des jeunes filles adorables qui vivent dans un monde cruel car si l’heure est à la légèreté, Inio Asano traite de sujets sérieux en ne ménageant personne. Pour finir, il a voulu attirer des lecteurs vers le magazine dans lequel il est publié. Selon ses dires, le marché du manga adulte traverse une crise. C’est pour capter l’attention d’une nouvelle génération qu’il a rajeuni (physiquement, du moins) ses personnages et qu’il s’éloigne du réalisme vers lequel il tendait dans Bonne nuit Punpun. En d’autres termes, il a su s’adapter aux exigences du public.

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En éloignant le trait de ses personnages de toute notion réaliste, le dessinateur marque le contraste avec les décors, qui eux sont plus que jamais ancrés dans notre monde. Ce n’est pas nouveau, Inio Asano utilise des photos qu’il prend lui-même pour réaliser ses arrière-plans. Si ce procédé peut être assimilé à un gain de temps, ce n’est clairement pas le cas pour l’auteur. Il retouche ses photos à l’ordinateur pour en améliorer le rendu et les passer en noir et blanc avant de les travailler sur papier, à l’aide d’un feutre noir. Une question se pose alors : comment faire pour dessiner une technologie qu’il ne peut pas photographier puisqu’elle est propre à la science-fiction ? Le vaisseau spatial qui surplombe la ville par exemple, pour le représenter il fallait utiliser la même méthode que pour le décor afin qu’il n’en dénote pas. En effet, toute sa grandeur venant du fait qu’il fasse partie du fond, le dessinateur a dû innover pour le mettre en scène. Pour ce faire, il a photographié des objets de son quotidien avant de les retoucher à la main pour leur donner une esthétique pouvant faire penser à une technologie inconnue. Il les rend méconnaissables, une transformation stupéfiante prouvant sa maîtrise artistique.

Le dessinateur utilise ainsi l’informatique et progresse en développant un savoir-faire afin d’avoir une précision optimale que ce soit au niveau des décors ou des effets stylistiques. Néanmoins, il tient à garder les caractéristiques de son trait, et notamment les imprécisions. De ce fait, on n’a jamais l’impression d’être dans de la science-fiction froide en lisant DDDD ; Inio Asano la rendant humaine, aussi techniquement impressionnante soit-elle.

Le travail concernant les onomatopées mérite lui aussi qu’on s’y attarde tant il fait vivre aux lecteurs des sonorités différentes. Si certaines sont classiques, d’autres se démarquent très facilement. C’est notamment le cas de celles qui proviennent de la navette extraterrestre. Immenses, presque imprégnées dans le ciel, elles sont représentées dans le but d’exprimer des bruits venant d’ailleurs. Inio Asano repousse ainsi les limites généralement attribuées aux onomatopées, d’autant plus qu’elles sont nombreuses et très codifiées dans le monde du manga. Lui, toujours dans un souci de mesure entre le décalage et la normalisation, choisit d’en montrer de nouvelles en imaginant des hiraganas (un peu comme on pourrait inventer de nouvelles lettres en français pour transcrire un son inconnu, qui nous échappe) tout en nous faisant ressentir qu’elles ne sont pas qu’une aide afin de plonger au mieux le lecteur dans la série. Non, ces sons, les personnages les entendent si bien qu’on se demande parfois s’ils ne les voient pas.

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Le commerce de l’image

Comme c’était déjà le cas avec Bonne nuit Punpun, certains tomes de DDDD sont disponibles en éditions limitées. Dans ces coffrets collectors, on retrouve des goodies tels que des t-shirts ou une peluche. Si on peut apparenter cette pratique à une démarche commerciale de plus en plus fréquente, il faut noter qu’Inio Asano détourne ce principe de manière astucieuse. En effet, DDDD a une mascotte : Isobeyan. Et c’est justement ce personnage que l’on retrouve dans les éditions limitées. Sauf qu’il faut savoir qu’il s’agit d’un personnage de manga à l’intérieur du manga. Kadode, l’héroïne, en est fan et elle accumule différents goodies le concernant. Ainsi les coffrets ne permettent pas seulement de clamer son amour pour DDDD, ils ont également la faculté d’introduire le lecteur dans l’univers créé par l’auteur.

Cependant des produits dérivés plus classiques ont fait leur apparition. Certaines enseignes en proposent, mais on peut aussi et surtout les trouver dans des boutiques éphémères. En marge des objets de collection liés à DDDD et des volumes du manga, les visiteurs ont le loisir de découvrir une exposition d’Inio Asano. Ce genre d’opérations est rare dans le monde du manga, et il témoigne ainsi de la notoriété acquise par l’auteur et de son envie d’innover par-delà même l’œuvre en tant que fiction.

En définitive, et à bien des égards, Inio Asano signe un manga moderne. Il a su faire évoluer son style, introduisant de ce fait la science-fiction aux tranches de vie qu’il affectionne, en même temps que les attentes de ses contemporains. Tout en proposant une allégorie liée au traumatisme de Fukushima, autrement dit à un fait d’actualité qui a profondément marqué sa société, c’est justement le quotidien des japonais de son époque qu’il raconte. Pour ce faire, il continue de développer des techniques de dessin à l’aide de l’informatique qu’il a lui-même mises au point dès ses débuts en tant qu’auteur professionnel. Le fait même de se renouveler tout en observant et représentant la jeunesse de son pays, en s’appuyant sur ce qu’ils vivent et ressentent, contribue à lui attribuer une place de témoin de son époque. De part sa modernité, DDDD s’impose donc comme un classique car comme disait Thomas Stearns Eliot « tout ce qui est nouveau est de ce fait automatiquement traditionnel ».


Crédits pour les images :
Solanin © 2006 Inio Asano / Shogakukan
Bonne nuit Punpun © 2007 Inio Asano / Shogakukan
Dead Dead Demon’s Dededede Destruction © 2014 Inio Asano / Shogakukan

En France le manga est édité par Kana d’après une traduction de Thibaud Desbief.

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17 réflexions sur “Dead Dead Demon’s Dededededestruction : un manga modededederne

  1. Kea

    Article très complet !! Ça me donne vraiment envie de lire certaines œuvres de cet auteur !! J’ai adoré la comparaison de l’invasion extra-terrestre avec le séisme, épée de Damoclès en effet…
    C’est toujours intéressant de constater l’évolution d’un dessinateur ! Pas mal la technique des décors ! °^°

  2. « Ensuite, un peu plus intéressant, pour donner au lecteur ce dont il a besoin afin de mieux le tromper. C’est à dire des jeunes filles adorables qui vivent dans un monde cruel car si l’heure est à la légèreté, Inio Asano traite de sujets sérieux en ne ménageant personne. »
    J’aime bien, ça donne l’impression qu’Asano fait du « moe » pour traiter de sujets sérieux.

    Super article sinon, vivement vendredi prochain !

  3. lachesis96

    Si un dessinateur utilise du « moe » pour attirer les lecteurs vers des sujets graves ; c’est très bien, je trouve.

    Trop souvent, pour de tels sujets….. le parti prit est de faire des dessins styles « auteurs » ; bref, des dessins peu attirants pour la majorité des lecteurs « lambda »

  4. Hello ! Très bon article qui donne envie de goûter à ce nouvel Asano :)

    Je n’ai pas encore lu une seule page du manga, donc c’est difficile d’argumenter sur ce terrain, mais l’allégorie du vaisseau, plus qu’à un potentiel nouveau séisme, me fait penser au nucléaire et à tous les soucis que subit la région de Fukushima (suite à ce fameux séisme) et qui traîne au-dessus de la tête du Japon. On sait bien que tout ça est loin d’être réglé, même à Daï-Ichi (Tepco &Cie), ainsi que les radiations qui agissent toujours là-bas. Les nouvelles réglementations de provenance de produits, le soutien à la région accidentée, tout ça c’est encore dans le quotidien des Japonais (tokyoïtes).

    Mais je suis peut-être sur la mauvaise voie, peut-être qu’Asano a lui-même expliqué son allégorie ou peut-être est-ce limpide à la lecture :) Vivement vendredi !

    1. C’est vrai qu’on peut voir ça comme ça, mais le vaisseau reste inoffensif depuis la catastrophe (bien que certains psychotent). Du coup j’ai plus tendance à le voir comme un symbole de la peur d’une nouvelle catastrophe qu’autre chose.

  5. Ping : Gaekothèque – Automne 2016 – Hey World, What happens ?

  6. J’ai acheté le premier tome du manga en étant influencé par cet article, j’adore à quel point l’auteur a su camper des personnages adorables, attachants, mignons tout en étant désabusés, parfaitement conscients de la triste réalité des choses, de la platitude de la vie, au point d’être déçus que l’arrivée du vaisseau ne coïncide pas avec des bouleversement majeurs pour certains.

    D’ailleurs je vois le vaisseau comme une allégorie de la vie sans folie attendant la plupart des jeunes en plus d’être une référence claire aux catastrophes frappant le Japon, il ne bouge pas beaucoup, il est imposant et impossible à bouger (sous-entendant que le destin est inéluctable) et bouche l’horizon tout autant que celui des jeunes est bouché également.

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