L’ère des Cristaux : l’art de la narration par l’image

Après avoir remporté le prestigieux Prix Tezuka dans la catégorie de la nouveauté avec Mushi to Uta, Haruko Ichikawa débute en octobre 2012 sa première série dans les pages de la revue Afternoon de Kodansha : L’ère des cristaux. En France, le manga est publié depuis janvier 2016 par les éditions Glénat et c’est Anne-Sophie Thévenon qui se charge de la traduction.

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Il s’agit d’une œuvre de science-fiction se déroulant dans un avenir si lointain que les humains ont disparu. La Terre est peuplée de gemmes humanoïdes livrant une lutte acharnée contre les Séléniens. On suit l’histoire à travers le regard de Phos, un cristal ne pouvant pas prendre part à la guerre du fait de sa fragilité. Ainsi le manga est intéressant à bien des égards. Non seulement on peut y voir des similitudes avec la religion bouddhiste, mais en plus de nombreux thèmes y sont développés : l’immortalité, le regard des autres, le sens de la vie, la place dans la société et bien d’autres. Néanmoins c’est autre chose qui nous intéresse aujourd’hui. En ouvrant un volume de la série, l’esthétisme de Haruko Ichikawa et sa science de la mise en page frappent aussi bien par leur éclat que leur originalité. A partir de ce constat, nous allons analyser les dessins de L’ère des cristaux.

L’alpha et l’oméga

Du fait de sa prépublication régulière en magazine, il n’est pas rare qu’un chapitre de manga s’ouvre sur une illustration extradiégétique, c’est-à-dire qui n’appartient pas au cadre du récit. Si ce procédé a parfois été contourné (par exemple Eiichiro Oda racontant à travers elles le destin de personnages secondaires dans One Piece), Haruko Ichikawa se plaît à intégrer l’illustration à la narration si bien qu’on peut parler de signature artistique. Les chapitres de L’ère des cristaux débutent sur une case prenant tout la page sur laquelle on trouve le nom et le numéro de celui-ci dans des encadrés. Ces illustrations prennent la forme d’une image figée dans le temps qui gagnera du mouvement en tournant la page et en lisant les cases suivantes. Il est dès lors indéniable d’affirmer qu’elles appartiennent au récit, et c’est d’autant plus flagrant que certaines contiennent des bulles de dialogue.

A l’opposé, Haruko Ichikawa clôt ses chapitres de la même manière, par une page composée d’une case. Elle appartient également à la narration étant donné qu’elle la termine, alors on pourrait se laisser tenter par croire que l’analyse doit être la même que pour les illustrations introductives. Pourtant, il n’en rien car il existe une différence de taille. Si le dessin du début gagne en mouvement grâce au rythme instauré lors des pages suivantes, celui de fin ne le peut guère. Et pour cause, il n’est pas suivi de cases servant à le dynamiser puisqu’on repart à zéro grâce au début d’un nouveau chapitre. De ce fait, la dernière page d’un chapitre de L’ère des cristaux représente une image fixe, comme figée dans le temps.

On peut déduire du chapitrage un certain style artistique chez Haruko Ichikawa, développant un goût prononcé pour l’illustration. En poussant la réflexion plus loin, on peut tout aussi bien y déceler une introduction à l’art de manier les cases et donc à la création du mouvement.

L’animation du mouvement

La notion de mouvement dans L’ère des cristaux est si particulière qu’elle contribue grandement à l’esthétisme du titre. Mais avant de se pencher sur le sujet, il est important d’expliciter un point crucial du manga : l’absence de mouvement. En effet, l’auteure développe son goût pour l’illustration jusque dans les cases, un style pouvant provenir de sa formation aux beaux-arts. Quand bien même les personnages effectuent une action, ceux-ci semblent figés à l’intérieur de la case. Pour arriver à un tel résultat, c’est en somme assez simple : la dessinatrice n’utilise pas de traits de vitesse propres à la bande dessinée. C’est à présent qu’on en revient à notre question. Si les cases sont des images fixes, comment Haruko Ichikawa crée-t-elle du mouvement dans son œuvre ?

Dessiner un manga revient à créer un langage, au-delà même du texte et des dialogues. L’artiste l’a bien compris et se sert de ce qui fait l’essence de la bande dessinée, les cases, pour donner une âme à son titre et communiquer avec le lecteur. En d’autres termes, elle esthétise sa mise en page. Prenons un exemple afin de mieux comprendre.

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Trois choses sont à relever sur cette page représentant une discussion entre deux personnages. La mise en scène du dialogue, tout d’abord. L’auteure choisit de représenter un personnage par case, en l’occurrence le locuteur. Le fait que les gemmes se répondent induit que les cases se répondent également, ce qui nous amène sur le découpage. La dessinatrice partage sa planche en six vignettes verticales de taille à peu près égale. Trois sur la partie supérieure et trois sur la partie inférieure. Jusqu’ici on se situe dans le domaine du purement stylistique. Seulement en combinant le fait de changer de personnage à chaque case à un découpage uniforme, on permet la création du troisième point à expliciter de cet exemple : le mouvement. Sur trois cases, on observe Antar en train d’accomplir une action. S’il est immobile sur chacune d’entre elles, il devient animé quand celles-ci s’enchaînent. Son action est entrecoupée par les plans sur Phos, qui est quant à lui presque immobile (sa faible mobilité se remarquant principalement par les reflets de sa manche).

Revenons au manga dans son ensemble car Haruko Ichikawa utilise de nombreux découpages différents permettant à ses personnages de se mouvoir. Le plus flagrant d’entre eux, et certainement le plus utilisé, consiste à succéder des cases horizontales partageant ainsi la planche en deux, trois ou quatre. Bien que plus rarement, l’auteure utilise des case verticales de la même manière, l’important étant généralement que celles-ci aient plus ou moins une dimension identique. Ces techniques, aussi variées soient-elles, fonctionnent selon un principe récurrent : celui de faire s’enchaîner des images figées se déroulant dans un même cadre afin de les animer. Autrement dit, le mouvement n’est pas à l’intérieur de la case mais dans l’espace se situant au milieu de deux d’entre elles.

Ce procédé est bien plus proche de l’animation que d’une manière traditionnelle de faire du manga. La bande-annonce animée de L’ère des cristaux reflète consciencieusement le découpage de l’auteure et rend honneur à la notion de mouvement qu’elle développe. Cependant il a été utilisé par de grands noms de la bande dessinée japonaise, à commencer par Osamu Tezuka. En début d’article, nous avons noté que Haruko Ichikawa a remporté le Prix Tezuka. Si elle a un palmarès bien plus large, celui-ci est particulièrement intéressant car, en plus du talent, il récompense un auteur dont le style rappelle les œuvres du Dieu du manga. Néanmoins, l’art de créer du mouvement en superposant les cases évoque bien plus le travail de Kazuo Kamimura. Aujourd’hui, on retrouve ce procédé stylistique de manière sporadique dans des mangas comme One-Punch Man, I am a Hero ou encore Dead Dead Demon’s Dededede Destruction. Pour autant le travail de forme de Haruko Ichikawa est différent, celui-ci rythmant l’intégralité de son récit.

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Il suffit de placer 4 cases à la suite pour créer une animation

Il ne faut pas perdre à l’esprit que l’idée du mouvement chez l’artiste est avant tout esthétique et que celle-ci se développe au-delà même de la mise en page. Effectivement, les onomatopées jouent un rôle essentiel dans l’optique d’insuffler du dynamisme à l’œuvre. Qu’elles soient fines ou plus épaisses, leur présence se fait sentir. Elles sont tracées de manière à laisser penser à un trait non maîtrisé, elles débordent parfois des cases afin de couvrir l’intégralité de la page, une onomatopée peut être présente sur deux vignettes à la fois, on les retrouve disséminées dans les décors (notamment dans la neige ou la pluie). Bref, plus que bruyantes, elles sont stridentes. Le rythme effréné et la puissance s’en dégageant impactent la vitesse de lecture, ce qui a pour conséquence de fluidifier les mouvements.

Pouvant dérouter au premier regard, L’ère des cristaux est donc un manga qui brille par son dynamisme. Haruko Ichikawa nous amène dans son univers, dans ce qu’elle aime faire. Bien que ses cases ressemblent à des illustrations tant elles sont marquées par l’absence de mouvement, l’auteure s’appuie sur des spécificités graphiques propres à la bande dessiné (le découpage des cases et les onomatopées) afin de rendre l’histoire qu’elle raconte agréable au regard.

La symétrie artistique

En observant avec attention les dessins de Haruko Ichikawa, on remarque qu’elle se plaît à placer un personnage au centre de la case. Suivant la même logique, lorsque deux personnages sont représentés dans une vignette, celui de gauche est à la même distance du bord gauche de la case que celui de droite du bord droit. Bref, il s’agit d’un travail très minutieux. Quand bien même elle est récurrente, cette idée de l’esthétisme n’est pas applicable à tous les dessins. Certains d’entre eux dénotent, notamment dans le but de créer un effet de style.

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Cependant, c’est bel et bien cette récurrence qui nous intéresse, si bien qu’on se pose une question : que peut-on déduire du centrage des personnages ? Pour cela, il est important de s’intéresser à ce qu’il y a autour. Il s’agit généralement du décor ou d’un adversaire à affronter. En s’attardant là-dessus, on se rend compte que l’auteure dessine fréquemment des cases dont l’intérieur est symétrique. Autrement dit, ce qui apparaît sur la gauche d’un personnage se reflète sur sa droite. De ce fait, celui-ci peut être considéré comme une sorte d’axe de symétrie.

Si le personnage est généralement à la base de la composition, la symétrie est une composante essentielle à l’esthétisme que développe Haruko Ichikawa. Quand bien même cela nécessite un travail méticuleux, la dessinatrice la rend si naturelle qu’elle paraît simpliste. Jamais durant la lecture, elle ne donne une impression d’artifice. Et pour cause, sa symétrie est imparfaite. Si la composition globale laisse à penser que la partie gauche de la case est le miroir de la partie droite, en se penchant de près sur les détails, on se rend compte que certains d’entre eux diffèrent. L’auteure ne fait pas se refléter les parties à travers l’axe du personnage, elle les fait se répondre. Ce qui tend à rendre son travail humain.

La symétrie n’est pas seulement stylistique. Effectivement, au-delà de toute notion d’esthétisme, elle introduit le travail des perspectives. Pour dessiner correctement une perspective, il faut faire en sorte que deux lignes droites tendent l’une vers l’autre. Et quoi de mieux qu’utiliser la symétrie pour cela ? Haruko Ichikawa l’a bien compris. Elle se sert du fait que les décors convergent vers un même axe pour créer un effet de perspective. Le personnage central prend alors une autre dimension : lui qui était la base de la composition en devient la finition.

Afin de mettre en valeur l’action des personnages, l’artiste n’hésite pas à tordre des décors, à les déformer. Le sol qui s’arrondit sous les pieds d’une personne lui confère une impression de puissance tandis que les bâtiments qui se courbent en direction de l’axe de la case font jaillir un sentiment d’oppression. Cette déformation des éléments, censés être solides, appuyée par la symétrie tend à faire perdre toute notion de réalisme à la perspective. Le monde de L’ère des cristaux est issu de l’imagination de sa créatrice et par conséquent elle peut se défaire des entraves dictées par le réalisme pour raconter son histoire.

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En somme, l’artiste ne laisse rien au hasard dans ses compositions. Sa technique est mise à disposition de son style, et inversement son style sert sa technique. Cette harmonie, fruit d’un travail aussi précis que personnel, fait de L’ère des cristaux un manga avant tout esthétique.

Un manga noir et blanc

Les personnages étant des gemmes humanoïdes, le choix des couleurs a son importance. Le manga étant en noir et blanc, il faut se baser sur les couvertures et les différentes illustrations de Haruko Ichikawa (pages couleurs, couvertures du magazine de prépublication, fiches de personnages au début des tomes) pour distinguer les coloris des chevelures des protagonistes. On pourrait alors regretter que la série soit dessinée en noir et blanc. Ce qui serait une énorme erreur.

Effectivement, la dessinatrice joue beaucoup sur le noir et le blanc, surtout au niveau des arrières-plans. De nombreuses cases n’ont pas de décors, ou alors très peu (par exemple un personnage avec de l’herbe sous les pieds mais rien autour). De ce fait, on se retrouve de temps à autre avec des cristaux représentés sur des cases blanches. Celles-ci donnent une aura lumineuse au dessin, mais elles peuvent avoir une autre signification. Ce que ressent le personnage prime. L’absence de décor renforce l’expression du visage de celui-ci étant donné que notre esprit n’est pas attiré par des détails. La narration est donc graphique, explicitée aux yeux du lecteur par le blanc.

Cependant c’est tout un langage qui se dégage du noir et blanc, et pour le mettre en lumière, il faut se pencher sur l’obscurité. Si les décors blancs sont généralement liés au monde extérieur, ceux de la cité des cristaux sont sombres. Si bien qu’ils sont souvent représentés par le noir le plus total. Ce contraste avec la lumière, on le retrouve également dans le monde de la nuit, notamment grâce au personnage de Cinabre qui s’y réfugie. Bref, cela donne lieu à diverses successions de pages nous plongeant dans l’obscurité la plus totale. Des décors viennent la ponctuer, tout comme des jeux de lumière, tandis que les cases sans arrière-plan dont on faisait l’éloge précédemment sont noires. De ce fait les pensées les plus sombres des personnages sont intensifiées. On ressent plus que jamais leur tristesse, leur solitude, leur impuissance, leur incertitude.

Si le noir et le blanc prédominent, on trouve également des nuances de gris. Certaines peuvent être d’ordre purement esthétique, comme le voyage sous-marin de Phos. D’autres sont là afin de nous en dire plus sur un personnage. C’est le cas de maître Vajra. Souvent accompagné de gris, cela témoigne aussi bien de sa neutralité que de sa différence avec les cristaux qui l’entourent. Cette teinte lui procure également une aura mystérieuse. On sait qu’il cache des secrets et cela est renforcé par le jeu des ombres.

Toujours au sujet des couleurs, il est important d’aborder le cas des Séléniens. Eux aussi sont teintés des gris. L’artiste les dessine par le biais de traits fins et mal assurés, ce qui a pour conséquence de faire apparaître des trous dans leurs contours. A l’exception du personnage central endossant le rôle de boss, ils se ressemblent tous et effectuent les mêmes actions au même moment. De loin, ils ont l’apparence d’une tâche noire dans le ciel faisant écho au test de Rorschach. Chacun est donc susceptible d’y voir ce qu’il veut. On peut déduire de leur forme, aussi bien proche que lointaine, la vision qu’ont les cristaux d’eux. C’est-à-dire des êtres dont on ignore tout et dont leur objectif reste flou. Ils mènent une lutte acharnée contre eux sans savoir qui ils sont réellement.

En somme Haruko Ichikawa joue du noir et blanc propre aux mangas afin de mieux faire jaillir des émotions de son œuvre et nous donner de précieuses informations. Elle maîtrise les contrastes avec un esthétisme saisissant. Il devient alors délicat de regretter l’absence des couleurs liées aux gemmes.

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Bien que d’apparence proche de l’illustration, au final le style de Haruko Ichikawa s’appuie sur ce qui fait l’essence même du manga pour narrer son histoire. Son découpage des cases insuffle du mouvement tandis que les onomatopées dictent un rythme de lecture. De plus, elle se sert des contraintes qu’impose le format en noir et blanc pour nous révéler de précieuses informations. Si l’œuvre reste avant tout esthétique, l’auteure met à disposition du récit son sens artistique, que ce soit par le biais du cadrage des personnages ou bien de son goût pour la symétrie. En définitive, l’image a une incidence sur la narration. S’il s’agit d’un principe inhérent à la bande dessinée, Haruko Ichikawa se distingue de manière aussi atypique que personnelle. Décidément, l’art des cristaux est d’une richesse sans pareille.


Crédits pour les images :
L’ère des cristaux © 2012 Haruko Ichikawa / Kodansha

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16 réflexions sur “L’ère des Cristaux : l’art de la narration par l’image

  1. Article très intéressant qui met en lumière des procédés parfois évidents, parfois plus subtils, mais dans tous les cas pas toujours facile à expliciter ou à comprendre. Très instructif.

    J’adore la mise en scène de Haruko Ichikawa, avec ces enchaînements de cases verticales ou horizontales, la façon d’illustrer le mouvement sans les représenter directement en action.

    J’aime beaucoup comment cela répond indirectement aux critiques sur la mise en scène vieillotte, confuse et ennuyeuse. Cela m’a donné envie de rerererererelire le manga.

    J’aurais aimé savoir écrire aussi bien sur ce type de sujet !

    1. Merci Bobo, ça me fait plaisir venant de toi…

      Pour la réponse indirecte, elle est involontaire. Mais oui, j’ai l’impression que ce manga est mal compris quand je lis certaines critiques. Ou alors qu’il est lu à l’envers. Ou alors qu’ils se sont arrêtés au premier chapitre. C’est dommage en tout cas, car c’est un titre qui mérite plus de visibilité.

      Bonne rerererererelecture !

      1. Non car le cas d’Innocent est très différent, étant donné que les images fixes ne sont pas en mouvement. Le manga est plus proche d’une succession de tableaux. Mais ça, je le développerai dans un autre article.
        Et puis c’était aussi pour souligner qu’on trouve ce procédé dans des œuvres variées.

  2. Lili

    Je ne sais pas quoi dire qui ne serait être redondant avec le contenu du message de Bobo.
    J’adore sa façon de mettre ses perso et son histoire en scène, je pense que c’est une merveilleuse conteuse. Et c’est une histoire magnifique. Je ne saurais que trop la conseiller. Un diamant finement taillé, à multiples facettes. On est envoûté.

    Merci pour l’article, ce sont des analyses difficiles à faire (j’imagine) mais toujours très intéressantes à lire. J’apprends beaucoup.

  3. legranddebriefing

    Très bon article, je ne connaissais pas ce manga mais vous m’avez donné plutôt envie de le découvrir. Votre analyse est par ailleurs très pertinente et complète, ce qui est plutôt rare de nos jours. Encore merci et bonne continuation :)

  4. Leptitpoulet

    Super analyse ,très interessante du debut a la fin , je vais m’empresser d aller l acheter !
    La représentation des seleniens m a particulièrement impressionnée ‘:0

  5. Ping : L’ère des Cristaux tome 5 : Papillons en pagaille | Heaven Manga

  6. En voyant passer des info vite-fait sur ce manga je me disais : « pas pour moi ça », mais là je dois avouer que ton analyse et les superbes planches qui servent d’exemples m’ont quand même bien donné envie d’aller voir tout ça de plus près.

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