Débat autour du meilleur manga de 2016

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2016 a été riche en bons mangas. Néanmoins Bobo, Damien et Meloku, ont chacun eu un coup de cœur tout particulier pour une œuvre et en ont longuement parlé sur Nostroblog.

Avec pour objectif de débattre sur leurs titres fétiches, les trois compères se sont retrouvés dans une discussion engagée qu’on vous livre ici-même.

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Quel est votre manga préféré et comment l’avez vous découvert ?

Bobo : Yu-Gi-Oh, l’anime passait sur M6 !

Meloku : De 2016 ! Le manga de l’année 2016 ! Tout le monde sait que c’est DDDD, mais bon, discutons.

Bobo : Ah, 2016, ça change tout ! Il s’agit donc de L’ère des cristaux, mais de ma part ça ne va surprendre personne ! Magnifique seinen de Haruko Ichikawa, que j’ai découvert lors de l’annonce de Glénat en octobre 2015. Je ne connaissais pas du tout avant. J’ai été attiré car ça parle de cristaux, la couverture du premier tome était jolie et intrigante avec ces personnages aux longues jambes dénudées : il ne m’en a pas fallu beaucoup plus honnêtement. Et puis aussi, la bande-annonce ! Enfin la japonaise, parce que Glénat a proposé la vf courant janvier, après la parution du premier tome.

Meloku : Moi j’ai découvert DDDD car je suis de très près l’actualité d’Inio Asano depuis que j’ai lu Solanin. Alors quand il débute une nouvelle série, je le sais. En plus, à partir de La fille de la plage, j’ai commencé à lire ses mangas en version originale. Je lis donc DDDD depuis sa parution initiale, en 2014. Et quand Kana l’a sorti en octobre, je me suis jeté dessus pour le relire en français (entre temps je l’ai acheté en espagnol aussi, à l’occasion de la venue d’Inio Asano à Barcelone).

Bobo : Oui, en gros pour toi ce n’était pas du tout une surprise !

Meloku : Mais le contenu est surprenant ! Faut le lire pour comprendre, allez on lit.

Damien : Il y a plus d’un an, je tombe sur une info dans Manga News et vois les couvertures des tomes 1 et 2 de Stravaganza. Les illustrations m’ont causé une profonde fracture de la rétine gauche (la droite a succombé entre temps à Keijo). J’ignorai de quoi ça allait parler mais j’ai senti un potentiel immense sous une couche d’érotisme subtil et fragile sur fond de fantasy. Pendant douze mois, j’ai bavé sur les scans, incapable d’attendre la sortie française. Au-delà du caractère sexy de la protagoniste, c’est tout un univers mélancolique et superbement dessiné qui m’a happé.

Meloku : On avait deviné la sortie du titre avec Bobo, suite à l’interview de Wladimir chez Paoru (on attend toujours le cadeau promis).

Damien : De mémoire, jamais un éditeur n’avait balancé aussi en avance un titre avec un long synopsis et des couvertures définitives.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’œuvre ?

Bobo : J’ai apprécié les différentes thématiques abordées (trouver sa place en société, le deuil, la perte d’autrui, la solitude, la mémoire) par petites touches, sans en faire trop, en fonction des chapitres, alliées à la grâce des dessins. Et puis, plus simplement, les nombreux mystères autour des Séléniens, des cristaux et de  Maître Vajra.

Meloku : Un peu comme moi avec DDDD alors. Le thème de la jeunesse qui continue à vivre normalement malgré une catastrophe me touche beaucoup.

Bobo : « Life must go on ». L’ambiance est à la fois oppressante et légère dans DDDD, ça surprend. Par contre, pour Stravaganza, le fan-service (l’abus surtout) me rebute un peu.

Damien : Dans ce titre, on se promène entre deux eaux : la première, limpide, déshabille Viviane au plus près de son intimité afin d’alpaguer du lecteur pro-fan-service ; la seconde, trouble, déstabilise notre vision du titre (et celle de son héroïne). Au début, on s’attendait tous à de la fantasy légère et frivole. Et l’idée de Sakka d’avoir sorti simultanément les tomes 1 et 2 permet de faire rapidement fausse route et de voir se constituer tout un périple avec son lot d’alliés facétieux, de dangers divers, de combats déchaînés et de morts en pagaille… Plus le récit avance, plus l’intrigue sombre délicieusement dans le chaos, l’horreur et l’humiliation. Car oui, entre deux scénettes sexy dans les bains, la protagoniste enchaîne les ennuis et doit trouver suffisamment de force pour se relever.

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Meloku : Mais Damien, tu lis plus pour les fesses de Vivianne ou pour la dark fantasy ?

Damien : L’abus est compréhensible si on s’arrête au tome 1. Les deux suivants sont bien plus avares dans ce domaine pour se concentrer sur une histoire de gorilles albinos, de royaume en danger et d’un mal mystérieux qui touche de nombreuses créatures qui deviennent folles et tuent tout sur leur passage. Ceci étant, le fan service revient dans le tome 4 mais sous un angle plutôt tragique. Mais je lis Stravaganza pour tout : Viviane et ses hanches merveilleuses, le bestiaire, l’histoire, les décors, etc.

Bobo : C’était le temps d’attirer le chaland avant d’entamer les choses sérieuses alors !

Meloku : Moi justement, j’aime bien le début, le côté héroïne à deux visages. Ça se perd quand le titre s’assombrit, je trouve ça un peu dommage.

Damien : Oui, l’aspect J-anus (je sors ou pas ?).

Bobo : Pourquoi, elle garde toujours son casque désormais ? J’avais feuilleté le premier tome et elle se baladait incognito en ville, c’était rigolo.

Meloku : Elle n’a plus vraiment de raison de l’enlever, il y a un sacré twist.

Damien : En fait, Viviane aime avoir du temps libre pour être une « no name ». Du coup, elle conserve son anonymat avec ce casque et ainsi, lorsqu’elle souhaite s’amuser dans la nature, personne ne peut la reconnaître.

Bobo : Donc la reine qui peut se promener dans son royaume discrètement, c’est déjà fini ? C’était pourtant dans le résumé non ?

Meloku : Oui, elle devient vite une reine sans royaume.

Damien : Je ne pense pas mais pour l’instant, elle est Viviane au grand jour mais dans une région très éloignée de son royaume où personne ne la connaît. C’est ça, reine sans royaume.

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Meloku : Pour en revenir à ce que disait Bobo sur L’ère des cristaux et la thématique de trouver sa place. J’ai l’impression que c’est un thème commun à nos trois mangas : Phos se sent inutile car fragile et maladroit, Viviane a deux visages (reine et citoyenne), Oran ne se sent pas à l’aise avec les humains et souhaite leur destruction. On va croire qu’on est un blog de paumés !

Bobo : Oui, le thème de la catastrophe qui guette aussi.

Meloku : C’est vrai, c’est récurrent ça : le vaisseau de DDDD, les Séléniens et les Wumbas…

Damien : Bref, on adore les mangas mélancoliques.

Bobo : Dans L’ère des Cristaux, chaque combat et une lutte pour la survie, rien n’est jamais acquis. Dans DDDD, la bataille contre les aliens et les tests d’armes peuvent déraper, faire des dégâts mais aussi des victimes…

Meloku : Oui, on ne sait jamais où Inio Asano veut nous mener, tout peut s’écrouler à tout moment…

Bobo : C’était déjà le cas dans Punpun, il sait s’y prendre pour surprendre !

Damien : Dans Stravaganza, la victoire n’est pas acquise non plus surtout lorsque le véritable ennemi (hors de la chaîne alimentaire classique) reste non identifiable. L’auteur surprend aussi en changeant de ton entre la fin du tome 1 et les premières pages du tome 2. On ne lui avait rien demandé, on pensait rester dans l’érotisme courtois et puis badaboum… ! Rien n’est acquis, des sacrifices sont nécessaires.

Meloku : Justement, du fait de cette paix fragile (c’est le moins que l’on puisse dire), les trois mangas ont en commun de livrer des sensations fortes.

Bobo : C’est traître.

Meloku : Le tome 3 de L’ère des Cristaux, je vais pas m’en remettre, moi… Et idem pour Stravaganza, le changement de ton m’a mis mal. Ça devient vraiment noir.

Bobo : Je crois que c’est vraiment au tome 3 que je me suis rendu compte que Haruko Ichikawa se permettait vraiment tout, aucune limite dans la souffrance psychologique que peut endurer son héros.

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Damien : Je ne sais pas comment on pourrait le formuler avec les cristaux mais dans Stravaganza et DDDD, il y a des femmes/ado fortes qui ne se laissent pas faire. Le monde est ainsi fait, on accepte, on encaisse, on peut chercher des solutions mais on reste à cheval sur ses principes.

Bobo : Dans les Cristaux, excepté Bort, et tous les Adamants, ils sont tous fragiles et cassants, le pire étant Phos.

Damien : Donc c’est l’inverse. Côté religion, j’ai pas vu grand-chose chez Stravaganza. Chez DDDD non plus ?

Bobo : Alors que dans l’ère des Cristaux…

Meloku : DDDD non plus a priori, pourtant Asano était allé loin dans Bonne nuit Punpun sur l’idée de Dieu. En opposant la secte et ses délires grotesques au Dieu de Punpun qui n’existe pas mais qui est en lui. Ce n’est pas une figure supérieure, c’est une allégorie de ce qui nous guide, c’est concret. Pour l’oncle de Punpun, c’est culpabilité. Le protagoniste quant à lui cherche la réponse jusqu’au dernier tome. Bon je ne vais pas trop me lancer là-dedans sinon on y est jusqu’à demain…

Bobo : Le Dieu Caca !!! Réapparaîtra-t-il dans DDDD ?

Damien : Avec une secte Good Vibrations II ?

Qu’a-t-il de plus que les autres mangas ?

Bobo : Je suis fasciné par l’univers, la narration de Haruko Ichikawa, les non-dits.

Meloku : Et les couvertures brillantes ?

Bobo : Et les couv’ qui brillent, oui ! Mais aussi la relation Cinabre-Phos. Le pauvre Cinabre, dont la place en société est encore plus précaire, et même indésirable. Phos et ses maladresses, qui tente d’aider Cinabre mais qui n’a aucune idée de comment faire et risque de le décevoir à chaque rencontre !!!

Damien : Tu as l’air d’aimer les trucs qui brillent… un rapport avec ta profession de prof de chimie ?

Bobo : Pour les cailloux, c’est plus prof de SVT avec la géologie (même si après on peut aussi parler de la composition chimique des gemmes pour expliquer leurs propriétés) !

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Meloku : Moi j’ai été fasciné par la beauté et le talent d’écriture de Hiroaki Samura dans Snegurochka, c’est un chef d’œuvre qui m’a profondément marqué. Peut-être même plus que L’habitant de l’infini… Mais c’est vraiment DDDD que j’ai le plus aimé, peut-être parce que j’ai déjà lu 5 tomes. La réaction d’Inio Asano à Fukushima me fascine, il va vers l’humour et le décalage là où Bonne nuit Punpun devenait de plus en plus sombre (à partir du tome 9, pendant la catastrophe).

Bobo : Le recul qu’il a sur l’événement sûrement ?

Meloku : Oui, le recul qu’il a. Il a attendu trois ans avant de se lancer. Il a pris son temps pour réfléchir et retranscrire au mieux les réactions qu’il a observées. L’an dernier, j’avais été marqué par ce thème aussi, dans Chiisakobé. C’est plus intimiste mais le concept de destruction salvatrice est présent.

Damien : Pour Stravaganza, je sais pas trop, un cri du cœur en fait.

Meloku : Le coup de foudre…

Damien : Oui, c’est ça, un coup de foudre avec les deux couvertures. J’ignorai encore tout de son contenu mais les visuels me hurlaient d’acheter le manga. D’un point de vue anatomique, je reste nettement plus subjugué par le réalisme des corps chez Hiroaki Samura (habillés ou non, même génie à l’horizon).

Qu’avez-vous voulu mettre en avant dans votre article ?

Damien : Stravaganza n’est pas un long fleuve tranquille. J’ai abordé les thèmes de l’eau et de la nature environnante qui sont autant de facteurs déterminants dans le comportement et les choix de la reine.

Meloku : Moi, dans Animeland, j’avais insisté sur les deux faces de l’héroïne. C’est pas nouveau hein, mais j’ai trouvé ça frais.

Damien : J’ai évoqué cette partie que j’ai immergé dans l’élément aquatique (limpide/trouble). L’eau reste un élément récurrent puisque les tomes 4 et 5 y font allusion dans certaines parties tandis que le scénario central s’assombrit à chaque chapitre (avec quelques pointes d’humour et notamment le come-back d’un personnage secondaire). Les thèmes que j’aborde m’ont marqué dans leur construction et dans leur disposition, c’est quelque chose de très personnel chez l’auteur et qui m’a paru limpide.

Bobo : Moi, j’ai voulu montrer que l’esthétisme du bouddhisme n’était pas juste de la déco ou du WTF. Parce qu’en lisant certaines critiques, c’est un peu ce qui en ressortait…

Meloku : Oui, les fameuses critiques de L’ère des cristaux…. C’est en te voyant un peu tout seul face aux nombreuses conneries qu’on pouvait lire que j’ai écrit le mien. C’est énervant à longue… Plein de chroniques affirmaient que le manga est illisible alors que c’est justement le découpage qui m’a le plus fasciné. J’ai donc décidé de parler de la narration par l’image. D’ailleurs j’y pense, tu aimes bien mettre en relation un manga avec ses influences ? Comme en témoignent tes articles sur Yu-Gi-Oh (le Japon, l’Égypte et les USA).

Bobo : Oui, ça permet de montrer que ce n’est pas que des éléments pris à la va-vite pour faire genre, mais qu’il y a un sens à ces emprunts culturels. Il y a un message global, que l’on peut retrouver en partie par le background mythologique.

Damien : C’est toujours une bonne chose de démontrer qu’un univers ne sort jamais de nulle part, qu’il y a un schéma d’influences diverses qui contribue à son élaboration. J’avais déjà fait de la sorte notamment pour parler des apôtres dans Berserk en les mettant face au bestiaire gothique du moyen âge dans un dossier vieux de dix ans.

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Meloku : Moi j’ai voulu montrer que DDDD est un manga des années 2010. Il est inscrit dans son temps, en réaction à un événement marquant du début de la décennie (la catastrophe de Fukushima). Il détaille comment les jeunes japonais vivent à notre époque et mon souhait était d’affirmer qu’il aura un intérêt dans 30 ans encore pour des lecteurs souhaitant s’intéresser à la société des années 2010 à travers le manga. Il est ancré dans son époque et en livre un témoignage intemporel. Je pense vraiment qu’il sera encore lu pendant des années…

Bobo : Faudrait déjà que Kana continue de réimprimer les tomes dans 30 ans ! Mais c’est un bel espoir.

Meloku : On aura la deluxe chez Meloku Éditions ! Mais je parle des lecteurs japonais.

Damien : D’ailleurs j’ignore les chiffres de vente pour Stravaganza mais concernant L’ère des cristaux et DDDD, c’est pas fameux… Une raison particulière ?

Meloku : On porte la poisse !! Ce sont des mangas avec une vision personnelle, loin des blockbusters… Et même s’ils sont connus et reconnus au Japon, le public français a du mal à s’y intéresser. C’est pour ça que je trouve utile qu’on fasse des articles sur les mangas qu’on aime, qui nous touchent. On fait notre truc à notre niveau, et si quelques curieux s’y intéressent et aiment à leur tour, c’est gagné. Moi ça me rend heureux. C’est très niais tout ça…

Bobo : Et si Kana fait pas mal de promo sur Inio Asano (les mugs, les concours), Glénat c’est un peu mort niveau communication pour L’ère des cristaux…

Meloku : Ils ne partagent même pas nos articles Glénat !

Damien : Je pense que les éditeurs préfèrent bourriner la com’ sur des titres acquis et actés dans les hits plutôt que se concentrer sur des curiosités pour défricher le genre shonenbuster et guider le lectorat sur d’autres sentiers. Ki-oon l’avait fait pour A Silent Voice et ça a cartonné (bon, certes, on savait que ça allait marcher mais vu le thème abordé loin du genre nekketsu, c’était pas forcément gagné).


Merci d’avoir suivi notre débat, en espérant qu’il vous incite à découvrir DDDD, L’ère des cristaux et Stravaganza ! Si l’envie vous en prend, n’hésitez pas à parler de votre manga préféré de l’année dans les commentaires en répondant vous aussi aux questions.

Note : L’ère des Cristaux © Haruko Ichikawa, Kodansha, & Glénat pour la version française ; Dead Dead Demon’s Dedededestruction © Inio Asano, Shogakukan, & Kana pour la vf ; Stravaganza, la Reine au Casque de Fer © Akihito Tomi, Enterbrain, & Sakka pour la vf.

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27 réflexions sur “Débat autour du meilleur manga de 2016

  1. Lili

    Bon, plus sérieusement.

    L’Ere des Cristaux est mon coup de coeur de l’année, et à vrai dire, Glénat m’a procuré pas mal de petits plaisirs ces derniers mois. Je le trouve superbe, c’est une lecture qui me rend parfois un peu mal à l’aise (mais j’aime ça, en bonne masochiste).

    DDDD en est un autre, mais j’attends la suite! Il y a un goût de trop peu. Mais c’est extrêmement prometteur (en même temps Asano est une valeur sûre).

    Quant à Stravaganza, autant j’ai beaucoup aimé le premier, autant le 2e m’a fait reculer. P-ê que je devrais lui donner une chance et continuer un peu, à voir.

  2. Un bon débat qui est autant une pub pour les trois mangas cités que pour le nostroblog.
    Damien parle du bon travail de Ki-Oon sur A silent voice : j’ai l’impression qu’ils en ont aussi fait du bon cette année sur Golden Kamui, dont beaucoup de monde a parlé cette année (je crois que Meloku n’aime pas cette série, mais il y a des ours sympas).

    Pour ma part, la nouvelle série de l’année, c’est bien sûr Jojolion, mais là c’est l’inverse : j’ai l’impression que Delcourt / Tonkam a beaucoup de mal à promouvoir la série au-delà des Jojofans.

  3. Madaraoh

    Vu que je n’ai pas encore acheté Jojolion, il ne pourra pas être mon top manga de 2016 ^^
    Je me suis donc penché sur les trucs sortis en 2016 et que j’ai testé. Et je me suis rendu compte que cette année, peu de nouvelles séries m’ont vraiment emballé.

    Je retiens Born to be on air, Atom The Beginning, My Hero Acedemia et Gouttes de Dieu – Mariage (les autres tomes 1 testés m’ont globalement déçu).

    Mon manga de 2016 préféré sera donc Atom the Beginning que j’ai beaucoup aimé. J’attends le second tome avec impatience. J’aime beaucoup la thématique du manga. Et visuellement, ça ma plait énormément aussi.

    Il y a d’autres trucs que j’aurais aimé testé mais bon, il faut jongler avec le budget. Donc ce sera pour plus tard (notamment le DDDD)

  4. En regardant les mangas que j’ai chez moi je n’ai pas beaucoup de séries nouvelles de cette année. Je pourrais citer uniquement My Hero Academia et Platinum End.
    Concernant Platinum je considère que je n’en ai pas encore lu assez pour me prononcer dessus.
    Ensuite par rapport à My Hero, J’étais assez emballé mais là j’ai peur de la suite, je préfère la philosophie d’un certain méchant à celles des héros (qui elle devient de plus en plus ridicule).
    Sinon j’ai lu Solanin il n’y a pas si longtemps, et ça a été un immense coup de coeur, le tome 2 est vraiment poignant, j’ai donc décidé de lire ce que Asano a sorti par la suite. Pour l’instant je n’ai lu que les 3 premiers de PunPun, j’attendrai donc de le finir avant de lire DDDD (Qui m’intrigue beaucoup).
    L’article concernant le découpage dans l’Ère Des Cristaux m’a fait envie, ça fera donc parti des mangas à lire prochainement.
    Pour Stravaganza, j’ai lu plusieurs critiques, avis qui ne me donnait pas envie lors de la sortie des 2 premiers tomes, mais là je suis curieux de la façon dont ça évolue apparemment. J’ai encore une réserve dessus mais je finirai forcément par les lire.
    Merci pour vos articles qui me font découvrir des auteurs et des œuvres intéressantes.

    1. Ah ! Je viens de capter que le tome 1 de Tokyo Ghoul: Re est sorti cette année ! Dans ce as c’est mon coup de cœur 2016 haut la main ! Des dessins magnifiques, une intrigue intéressante et surtout non manichéenne !
      De plus j’ai toujours accroché aux scenarii avec énormément d’intrigues différentes qui se retrouvent toutes liées !

  5. Top 5 2016 :
    -Gunnm (é ui ça compte) SU-BLIME
    -Underwater, qui est arrivé au bon moment pour une lecture paisible en plein printemps
    -Akira (é ui ça compte encore) y a pas de mots !( un jour on aura la suite (mdr))
    -Deathco, pour sombrer dans le carnage entre deux lectures par Kaneko qui nous fait plonger a fond dans l’univers déjanté des moissoneurs
    -Stravaganza, Fessuptieux

    Vivement le Tome 2 de DDDD.
    L’ère des Cristaux est sur ma liste

    [SPOILER] LEVIUS/EST MEILLEUR MANGA 2017 ! (N’en déplaise aux petits oursons fan de One) [FIN DU SPOIL]

    1. J’adore Underwater, il est passé inaperçu ce manga. Idem pour Deathco, mais comme je lis la vo, je n’ai lu aucun tome cette année. Je vais tout me refaire d’un coup !

      (Et ouais, Levius/est va tout déchirer !)

      1. Effectivement, c’est dommage qu’Underwater soit passé inaperçu. Peut-être le rythme du manga était-il trop lent ? Le ton, trop contemplatif ? Mais c’est justement ce qui fait sa force. Il invite doucement à la réflexion.

        J’ai également beaucoup aimé Au fil de l’eau, qui tranche avec ce que j’ai pu lire auparavant. 2016, pour moi, c’est la découverte, en mode zen. Des titres contemplatifs, de beaux paysages, une narration qui touche ma cordelette sensible, n’est-ce pas (oui, celle-là, oui).

        1. Je pense que la réponse est plus simple : il est sorti en même temps que One-Punch Man. Tous les médias étaient en boucle dessus, ce qui a fait de l’ombre à des mangas comme Underwater ou L’ère des cristaux.

          J’ai beaucoup Au fil de l’eau également, mais je préfère Ritournelle de l’auteure, que Komikku a sorti fin 2015.

        2. Avec OPM en janvier, puis My Hero Aca en avril, plein de lancements ont été « masqués ». Et un titre comme « Underwater », un seinen à 15€ grand format, sans pourtant jouer dans la même catégorie, en a forcément souffert (n’en déplaise à ceux qui disent que le succès de OPM a vitalisé l’ensemble du marché, ça a juste fait vendre du shônen blockbuster).
          En plus le tome 2 est sorti quatre mois plus tard, ça laisse le temps de se faire oublier…

          1. Belle analyse ! Tu as tout dit : vu comme ça, c’est vrai qu’Underwater avait peu de chances de sortir de la masse. Je suis (depuis longtemps) dépassée par la vague des nouvelles sorties^^’; bien que souvent, effectivement, quelques titres seulement tiennent le haut de l’affiche.

  6. bruno de la cruz

    Une très belle année 2016 en ce qui concerne les versions papiers (et donc une très belle selction !).
    De mon côté, Hiroaki Samura mis à part, c’est No Gun’s Life (Big Kana, valeurs sûre) que je retient. Ce genre de titre qui aurait tout à fait sa place dans le Gekkan Ikki, avec son identité graphique forte et ses idées de découpages frôlant la BDFB (un peu à la manière d’un Fressia pour le premier point).

    Et puis par ce que j’aime ces œuvres qui ne veulent pas forcément être prolixe ou pédante, mais qui n’ont pas moins de valeur. Des exercices de style, en somme, qui se dévore sans avoir besoin de mettre une pièce dans la machine à morale. Un petit relent de Tarantino quoi, la victoire de la forme (Afro Samurai et Dead Leaves en symbole, pour citer un autre support).

    Sinon oui, Stravaganza pour sa schizophrénie.

  7. Choisir LE meilleur manga pour 2016, un seul et unique… Logique de devoir en débattre ! Je ne saurais pour ma part encore me prononcer sur le sujet.

    J’ai lu en tout cas avec plaisir vos 3 meilleurs mangas :
    j’attends la suite de DDDD avec beaucoup de curiosité, d’ailleurs merci à Meloku qui en parle depuis 2 ans déjà…
    L’ère des cristaux n’est pas facile d’accès, mais c’est brillant (et pas juste les couvertures !) : et merci à bobo pour ses multiples critiques qui m’ont convaincu de dépasser l’extrait proposé par l’éditeur
    Stravaganza a beaucoup de charme, autant son héroïne que l’univers fantasy dans lequel elle évolue… Wladimir Labaere et son érotisme courtois m’avait interpelé.

    1. Oui, dur de n’en choisir qu’un ! C’est pour ça que je ferai un article sur mes mangas préférés de l’année vers fin décembre (comme on est en 2016, je peux en choisir 16 ?).

      De rien, et merci à toi pour ton retour !

  8. Une tournure d’article vraiment intéressante et une autre façon d’aborder le meilleur de 2016 en manga. Et les choix cornéliens qui s’imposent lorsqu’on doit réduire une liste à un seul, ou même constituer un podium. Comme le dit Joan plus haut. 2016, 16 mangas c’est bien. Pour ma part je n’ai lu que deux des trois nommés donc exit les gemmes. (désolé Bobo). Exit aussi Underwater qui a l’air d’être plutôt un bon cru 2016 lui aussi. Je mettrai dans mon podium DDDD, Snego & Deathco. Avec en poursuivant Stravanganza pour le chocolat (et les tenues légères).

  9. Bonsoir,

    ce fut très instructif et intéressant de vous lire. Votre façon de vous exprimer me fascine. Mon manga favoris pour l’année 2016 (oui je m’y prends tard) a surement été Les enfants de la baleine.

    Ce qui m’a plu dans un premier temps, ce fut les couvertures et le dessin, si délicat et poétique de Abi Umeda. J’ai littéralement été transporté dans un autre univers. (D’ailleurs je souhaite bon courage à l’équipe d’animation pour retranscrire toute cette légèreté – notamment avec le saimia-).

    Bien que cette oeuvre rejoigne légèrement les vôtres, notamment la thématique de trouver sa place. Le peuple de la “Baleine de glaise” habite reclus de tout autres populations. Il n’en reste pas moins intéressant sur d’autre thématique. La différence de l’autre par exemple. Entre les personnes ordinaires, et celle capable d’utiliser le saimia, et donc exposer à une courte vie.

    Les personnages sont tout aussi attachants. Et bien que l’on est très peu d’informations concernant l’époque où ils vivent. Cette civilisation reste tout de même primaire, et c’est sûrement ce qui en fait sa beauté.

    Concernant votre débat, je ne peux que m’allier à Meloku, puisque je n’ai lu que DDDD. Cependant Bobo a toujours de bons arguments. Ainsi l’Ère des Cristaux a su me séduire. Pour finir, Stravaganza a su attiser ma curiosité.

    Cordialement, Euphox.

    1. Merci pour ton commentaire !

      Je partage ton coup de cœur pour Les enfants de la Baleine, évidemment. Quelle beauté ce manga : dur et fascinant. Et je ne peux que t’encourager à tenter L’ère des cristaux.

  10. Ping : L’ère des cristaux – Tome 1 – Shiawase

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