Le manga comme matériel pour le cinéma

Le film hollywoodien Ghost in the Shell, adapté du manga de Shirow Masamune, sort à le fin de ce mois de mars. Alors qu’en d’autres temps, il s’agissait de Crying Freeman ou Dragon Ball, voire Old Boy, l’univers du manga continue d’être exploré par Hollywood, qui y pioche des licences pour les ajouter à leur longue liste de blockbuster. Le projet Gunnm de James Cameron et Robert Rodriguez se précise, et les dossiers Death Note et Akira sont régulièrement ressortis des tiroirs.

Lorsque Hollywood ressort un projet d’adaptation de manga, c’est l’occasion d’observer deux phénomènes : premièrement, l’installation d’un dialogue de sourds entre la communauté otaku (occidentale) et les studios (présumés coupables) ; et la remise en lumière de l’impact des mangas dans la mentalité du grand public. Des articles sont écrits dans les journaux généralistes et les mangas eux-mêmes ressortent en version augmentée. Ce n’est pas pour rien que les gros projets correspondent aux séries phares des années 80 et 90 : il y a un terreau favorable pour réaliser des films calibrés, qui font vibrer la fibre nostalgique et pour lesquels mêmes les éditeurs du manga s’y retrouvent.

Le sujet de l’adaptation est sensible, et les États-Unis sont rois en matière d’adaptation de tous types : comics, jeux vidéo, autres films, et donc manga. Mais n’oublions pas une chose : le premier pays concerné par le manga est le Japon. Les Japonais ont une culture de la bande dessinée qui leur est propre et qui s’est elle-même immiscée dans leur esprit de telle façon que primo, la production est énorme, secundo, ils n’ont attendu personne pour réaliser du transmédia.

Ainsi, le Japon produit aussi ses blockbusters issus des grosses licences manga, à l’image de Nana, Death Note, 20th Century Boys et prochainement le JoJo’s Bizarre Adventure de Takashi Miike. Généralement, ces films nous parviennent par le biais des diffuseurs de la culture de manga, c’est-à-dire les distributeurs et les éditeurs de films d’animation (Kazé, Dybex, etc). Ces films ont déjà une niche de spectateurs toute trouvée, les fans plus ou moins durs de la licence d’origine. En un sens, ils ne sont pas très différents des films hollywoodiens, puisque la création est régie par le consensus : épouser absolument les courbes du média d’origine pour ne pas perdre sa cible de spectateur (les amateurs de blockbuster pour les films US, les otakus pour le Japon). Ou à la rigueur, reproduire à l’exact les ingrédients qui ont permis le succès du manga dans son média d’origine. Les qualités de ces films sont très souvent discutables, puisque parfois l’aspect créatif est piégé, ôté aux scénaristes de cinéma et aux réalisateur au profit d’une direction des studios qui souhaite juste étendre la licence d’origine à un autre marché. Avez-vous trouvé ce qu’apportent les films 20th Century Boys à la mythologie du manga ?

Et pourtant, si vous êtes amateur de cinéma asiatique, et plus spécifiquement de cinéma japonais, vous avez probablement vu beaucoup d’adaptations de manga sans vous en rendre compte. Le film coréen Old Boy a tellement marqué les cinéphiles et le grand public par sa personnalité que peu de monde, de ce grand public, est au courant qu’il s’agit à l’origine d’un manga japonais. Pour preuve, en France, en arrêt de commercialisation depuis les années 2000, il cote très peu. Himizu a été un film remarqué de Sion Sono, et il s’agit d’un manga à la base. Là nous parlons d’un cinéma à la limite du cinéma de genre. Mais même Hirokazu Kore-eda, chantre du cinéma japonais d’auteur, a adapté des mangas à l’écran, sans même qu’on imagine infliger les mêmes accusations que celles faites aux studios de Ghost in the Shell ou Death Note. Avec Notre Petite Sœur et auparavant Air Doll, il a créé des films sensibles et intelligents, qui ne cherchent d’ailleurs pas à reprendre point pour point l’œuvre d’origine. Mais tout ceci n’est qu’une infime partie des mangas adaptés au Japon, et nous n’avons même pas évoqués les innombrables productions plus ou moins officielles de mangas cultes des années 80 en Asie hors-Japon, ou les excentricités du type Quartier Lointain adapté en film belge.

Que retenir de ces quelques exemples ? De toute évidence, adapter un manga au cinéma n’écarte les problèmes et les préjugés liés au phénomène d’adaptation au cinéma en général (je vous renvoie à la vidéo du Fossoyeur de Films sur les bon remakes, sujet cousin, qui vous explique tout cela). Mais montrer cela nous permet de prouver la richesse du médium manga, qui intéresse les producteurs et les réalisateurs du monde entier  à destination d’un public mondialisé, aussi bien pour ses grandes licences de science-fiction que ses œuvres plus intimes.

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26 réflexions sur “Le manga comme matériel pour le cinéma

  1. J’avoue que cette mise en perspective m’a fait réfléchir sur les critiques qu’on a tendance à faire automatiquement sur les adaptations, je fais pas naturellement le lien entre des films comme des adaptations en Live Action comme Death Note par exemple, et des films comme Old Boy; on a du mal à se dire que « ça vient du même support »…
    Après, pour Ghost In The Shell, les principales critiques que j’ai vu c’était surtout autour du fait d’avoir Scarlett Johansson au rôle principal, et ce pas que par la communauté otaku loin de là, il y a même des actrices américaines (Arden Cho notamment) qui ont élevé la voix, et je pense que c’est ce qui me refroidit le plus, au-delà du fait que j’ai effectivement tendance à avoir des préjugés négatifs sur les adaptations (mais j’y travaille, j’y travaille…)!

    1. Vaste question que le whitewashing. Clairement, Scarlett Johansson a été choisie pour ses qualités bankable. J’aurais bien vu, à titre personnel, Rinko Kikuchi prendre le rôle du major. Après, est-ce que ça va forcément nuire à la qualité intrinsèque du film ? Pas sûr. Mais en même temps, il y a un vrai problème de représentativité… C’est un peu gris tout ça.

  2. On me dit dans l’oreillette que le Akira de Katsuhiro Otomo et le Ghost in the Shell de Mamoru Oshii sont aussi des adaptations de manga.

    Le problème des adaptations de manga par les studios hollywoodiens me parait avant tout culturel. Les spécificités du manga tiennent notamment dans l’identité de leurs auteurs et le contexte dans lequel ils ont été créés, et les éléments d’une oeuvre résultant de ces deux phénomènes risquent d’être passés à la moulinette des studios afin de contenter un public américain ou habitué aux codes américains. Le choix de l’actrice de Ghost in the Shell est représentatif : le personnage principal de l’adaptation américaine d’un manga ne pourra pas être asiatique car ce n’est pas considéré comme commercialement viable.

    Pourtant, il existe une adaptation qui a semble-t-il mis tout le monde d’accord : Speed Racer. Mais sans doute parce qu’il s’agit d’un projet d’auteurs, d’authentiques fans de l’oeuvre d’origine, ce qui excuse tous les changements effectués par rapport à celle-ci. De la même façon que si Guillermo Del Toro s’emparait d’une licence japonaise, cela passerait tout seul. Tandis que ce qui ne fonctionne pas avec Ghost in the Shell, c’est l’impression qu’il s’agit d’un pur projet de producteurs, basé uniquement sur la volonté d’exploiter une licence dans une pure logique économique, et sans la moindre démarche artistique sinon celle de sortir un produit uniformisé. Je peux totalement comprendre la colère et l’appréhension des fans. Après, c’est comme pour les adaptations de comics : les lecteurs des oeuvres d’origine ne sont pas le public visé, ils ne représentent rien dans les calculs des studios.

    La démarche n’est pas tellement différente au Japon. Hormis pour les quelques projets qui échoient à des réalisateurs de premier plan – à tel point que la promotion ne s’articule absolument pas autour de son statut d’adaptation, exactement comme pour La Vie d’Adèle en France – il ne s’agit jamais que de profiter d’histoires et de licences pré-existantes. C’est une solution de facilité. Le fait que les studios soient japonais rend la démarche plus légitime, ou en tout cas nous pouvons imaginer que les long-métrages seront plus conformes aux originaux, mais cela ne les rend pas meilleurs.

    1. Je pense que tout le monde a compris que j’ai omis les films d’animation, car je les rapproche de la culture manga et non pas du cinéma-live (qui a une toute autre portée, et qui nous intéresse ici).

      Concernant le problème culturel, tout dépend. Pour GITS, ça se pose, car l’action prend place dans un environnement partiellement nippon (présence de Kitano), ce qui fait que le studio n’assume qu’à moitié son héritage manga, mais un peu quand même. Par contre, si le choix est de transposer complètement l’intrigue dans un autre contexte, le problème se pose différemment : cela dépend du sujet d’origine. Adapter aux USA Death Note ou Old Boy me parait tout-à-fait possible, les thèmes abordés étant globaux. Akira, par contre, a un sujet beaucoup plus partial, et un film US sur le sujet me parait complètement en décalage avec l’intention de départ.

      Pour Del Toro, je l’aime beaucoup… pour ses films hispaniques. Quand il fait des films américains, il fait justement des films aux codes très américains, et son Pacific Rim en hommage à la culture pop japonaise est très décevant.

  3. Il y a quelques choses qui me gêne avec les adaptations américaines de mangas… c’est qu’elles ne se basent pas sur des mangas. Ghost in the Shell, puisque c’est l’exemple le plus récent, se base plus sur le film d’Oshii que le manga de Shirow (avec ce magnifique remix de Kenji Kawai qui a tant fait parler). Idem pour la série Death Note qui puise dans l’anime. Adam Wingard, le réal, dit « on peut faire ce que l’on veut. C’est ce qui est cool avec Death Note, car c’est un anime. Techniquement, c’est à un dessin animé que nous allons donner vie. Pour moi, ce qu’il faut retenir des anime c’est qu’ils sont destinés aux adultes ». Je suis circonspect…
    Même quand Tarantino s’inspire de mangas comme Lady Snowblood ou Sasori, il le fait à travers leurs adaptations ciné.
    Que tirer de ça ? Peut-on affirmer que c’est une réelle reconnaissance du septième art pour le neuvième ? Je suis content car il y aura des effets positifs pour la visibilité du manga, mais je reste dubitatif.

    1. C’est vrai qu’il y a ce biais. Par exemple, le Old Boy US a été créé à partir du film coréen, ce qui a fait rager l’éditeur du manga et a conduit à un procès. De toute manière, les films américains adaptés de mangas sont des blockbusters, et à ce titre, le travail de fond est assez limité. Il ne faut pas s’attendre à des miracles de leur part. Mais ça me parait intéressant qu’ils sortent pour jauger un peu tout ça, et la façon dont les mangas imprègnent notre quotidien. Et surtout, espérer qu’il y aura un bon équilibre entre le respect du matériau d’origine et la création.

  4. « Les qualités de ces films sont très souvent discutables, puisque parfois l’aspect créatif est piégé, ôté aux scénaristes de cinéma et aux réalisateur au profit d’une direction des studios qui souhaite juste étendre la licence d’origine à un autre marché. »

    Je veux bien me faire l’avocat du Diable, notamment en ce qui concerne les adaptations faites au Japon. Oui, parce qu’à Hollywood, il n’y a plus rien à sauver…

    Bref, il existe d’excellentes adaptations, pour peu qu’on garde en tête que c’est une adaptation. ça paraît stupide dit comme ça, mais souvent les fans manquent de cette souplesse d’esprit pour apprécier les films… (sauf lorsqu’on sent clairement que c’est une énième pompe à fric). Je recommande les live-actions suivants parce qu’ils sont de bonnes factures (casting, photo, cohérence du scénario) et que les réalisateurs ont eu l’intelligence de préserver leur propre créativité en proposant un dénouement alternatif à celui du manga, au lieu de faire du bête copié-collé : Gantz (2 films, par Shinsuke Sato), Library Wars (2 films et une transition sous forme de téléfilm, Shinsuke Sato encore une fois), Space Brothers réalisé par Yoshitaka Mori (pour un second film, c’est de la balle !), I Am a Hero (Shinsuke Sato – euh oui j’adore ce réal’).
    Enfin en bonus la trilogie Always: Sunset on Third Street réalisée par Takashi Yamazaki. C’est à l’origine un vieux manga mais pas publié en France donc impossible de vérifier si c’est une bonne adaptation ou pas… cela dit en terme de film, c’est un très bon divertissement, tout plein de nostalgie (un peu comme dans La Colline aux Coquelicots !).

    1. Merci pour tes conseils ! C’est toujours bien d’avoir ce genre d’avis :)
      À titre personnel, je n’ai pas voulu faire de généralités avec la phrase que tu as citée, mais les exemples que je connais m’ont paru aller dans ce sens : 20th Century Boys, Death Note notamment.
      J’espère que mon argumentaire parait nuancé. Je n’ai pas voulu vraiment trancher sur « est-ce que c’est bien d’adapter », j’ai essayé de faire un petit panorama de ce qu’il se fait, et je pense que certains reproches des fans sont parfois justifiés. Pas par principe, mais par l’expérience. Le problème, c’est qu’à force, ça devient un principe.

      1. T’inquiète, ton article est nuancé, c’est moi qui ai foncé dans le tas haha. Je suis triste en fait que certaines adaptations ne bénéficient pas autant de publicité auprès du public occidental. Doù mon intervention avec des gros sabots :D Ton article est chouette pour servir d’introduction à quelqu’un qui n’y connaît rien !

  5. blaa

    Ah ce Oldboy de Spike Lee… Quelle daube… Bien content qu’il se soit vautré autant… Je me rappelle avoir lu le manga après la version coréenne et j’étais surpris combien l’adaptation coréenne était très différente du manga, point de vue scénario, fin, persos… Ce qui montre encore plus le succès mérité du film…
    Je déteste les film hollywoodiens « cheap » encore moins les « adaptations » de films asiatiques ;)

    1. Oui, je n’ai pas lu le manga Old Boy, mais on m’a dit qu’il était très différent du film de Park, exemple incroyable de comment une œuvre peut acquérir une personnalité malgré son statut d’adaptation.

  6. Shizao

    J’ai jamais sauté le pas du manga au film. Soit je n’étais pas spécialement intéressé, soit j’avais peur que ça soit dénaturé et inintéressant. Là je pense surtout aux adaptations américaines. Un manga que j’ai apprécié et qui se retrouverait transformer en block buster cliché US, non merci. C’est pas mon délire.

    En revanche, je devrais peut-être jeter un oeil au film Himizu, il me semble que Ichi a une adaptation film ou drama, je ne sais plus. A part ça je suis assez d’accord sur ce que tu dis concernant le rôle d’une adaptation. Au-delà de la transformation en block buster, l’enfermer dans une sorte de copie pour garder un noyau de fans n’est que l’énième preuve des méfaits de la logique de marché sur la créativité. Mais bon, c’est vaste comme débat.

    Ca ne veut pas dire que je trouve une adaptation très fidèle mauvaise ou ennuyeuse de facto, bien sûr. Dans une adaptation, je m’attends soit à un contenu très fidèle, soit à une créativité du réalisateur qui me donnera une autre perspective de l’oeuvre, et c’est une créativité bienvenue.

    1. C’est vrai ce que tu soulignes en dernier. Un temps, je me suis dit que les adaptations archi-fidèles n’étaient pas intéressantes, il n’y a qu’à lire le manga d’origine. Mais je me suis rendu compte que parmi les adaptations de JoJo disponibles, c’est la plus fidèle qui m’intéresse. Pourquoi ? Sans doute parce que je suis très fan du manga, et je demande un portage à d’autres dimensions du manga que j’adore (couleur, animation, musique), tout en ayant le même scénario qui m’a passionné.
      Souvent, les adaptations les plus fidèles sont pour les fans ; et les adaptations « déformées » sont un formidable matériau pour un créateur, qui a son tour créé tout un tas de fan (Old Boy donc).

      Concernant Himizu, l’auteur original s’appelle Minoru Furuya, inconnu chez nous. Il a créé un manga qui s’appelle Himeanole, lui aussi porté au cinéma, et c’est un excellent film de vengeance, d’humour et de drame à la fois. J’ai interviewé le réalisateur en janvier si ça t’intéresse :
      https://nostroblogs.wordpress.com/2017/02/17/interview-de-keisuke-yoshida-realisateur-de-himeanole-et-silver-spoon/
      Et justement, je trouve que le film Himeanole est l’archétype d’une excellente adaptation, un film qui se suffit à lui-même, qui fait film quoi, pas adaptation pour draguer uniquement les fans.

      1. Shizao

        Oui, c’est exactement ça pour les adaptations fidèles. Voir ce qu’on a vu (pour le manga) ou imaginé (pour le roman) se matérialiser sur un autre support, comparer notre vision des choses avec celle du réalisateur, mettre des noms, des visages et des musiques sur l’oeuvre. Quand on a vraiment aimé le support original, l’adaptation fidèle peut vraiment être très plaisante.

        Je note pour Himeanole. L’interview est sympa en tout cas, visiblement le réalisateur a pu laisser parler sa créativité. Pas plus mal pour moi qui n’ait pas lu Himeanole. Merci !

  7. Super article Rai :)

    Je ne suis pas contre ce système d’adaptation par l’Occident (USA surtout) par contre je suis bien plus mitigé sur les castings. Comme dit plus haut le choix de Scarlett Johansson est assez surprenant mais justifié par la case bankable qu’il faut cocher dans le cahier des charges d’un blockbuster.

    Autre point où je suis toujours méfiant quand je regarde une adaptation c’est si le point de vue initial de l’auteur est respecté. Une oeuvre a souvent un message et un contexte d’écriture. Si cela est respecté tant mieux et c’est encore mieux si l’adaptation s’éloigne un peu du matériau de base.

    Fan de jeu vidéo, je n’ai vu aucune bonne adaptation. Parce que soit ce sont des hommages soit des réalisations par des gars qui ne connaissent rien au sujet adapté.

    Pour l’adaptation de manga, je suis moins sur la réserve car de base j’aurai peu d’élément de comparaison. Ghost In The Shell m’intéresse pas du tout mais de tte façon je suis pas sûr que le public concerné soit vraiment les nostalgiques…

    1. Merci :D
      J’ai vu et lu des trucs sur l’intention dans les adaptations. Par exemple, Stephen King ne pensait pas beaucoup de bien du film Shining, parce qu’il s’est senti dépossédé de quelque chose (d’autant plus que le film a égalé sa popularité). On est d’accord qu’on ne peut pas dire que Shining soit une adaptation hasardeuse, que c’est un chef-d’œuvre ? Donc, il faut voir. Dans notre cas, c’est souvent pour les JV et mangas, des univers de SF, de fantasy ou d’action où de toute façon, ce qui comptera, c’est nous en mettre plein les mirettes. L’intention peut prêter à débat mais elle passe au second plan pour les producteurs et une grande partie des spectateurs.

      Certes, ces films sont là pour le « grand public », celui qui va voir des films pour se divertir, dans des univers fantasques, sans chercher à comprendre le background. Je pense quand même que les nostalgiques sont là et qu’ils peuvent casser un film avant qu’il ne sorte si les studios ne sont pas à la hauteur dans ce qu’ils nous communiquent, même pour les mangas.

      1. Très bon exemple pour Shining (je sais on s’éloigne du sujet du manga). Kubrick a pris beaucoup de liberté pour son adaptation, délaissé des passages important du livres pour se concentrer sur une thématique en particulier. L’intention est différente mais ne dénature pas en totalité l’histoire de King.

        Je te rejoins évidemment sur le grand public et les intentions des prods.

  8. Lilianeterre

    Déjà, les films ou séries « live » (avec des acteurs en chair et en os) ne m’intéressent plus.

    Mais, je trouve, que – déjà – d’un manga à un anime ; ce n’est ni simple ni très réussi….

    Il peut y avoir des exceptions, mais…

    Si ce n’est totalement raté, je préfère l’un ou l’autre support
    (la plupart du temps le manga)
    Alors, pour un film (ou série) « live »

    Et, comme les films USA veulent plaire à un maximum de monde pour se vendre au maximum…. bof!!

    1. Il y a beaucoup de généralités dans ce que tu dis… Je suis le premier à râler lorsque les studios américains sortent des films trop consensuels, mais ils font aussi de très beaux films d’auteur (les films de Jeff Nichols par exemple, premier exemple qui me vient en tête). Be open-minded ! ;)

      1. Lilianeterre

        Désolée, c’est l’âge.. et, beaucoup de films vus.

        Généralités ou pas ; c’est la vérité.

        Bon, il peut y avoir des films d’auteurs…
        MAIS, souvent peu connus ; car, peu distribués.

        Donc, peu important par rapport aux films à gros budgets ET gros budgets publicitaires!!

        1. Oui mais les problèmes de budget et de distribution, ça concerne in fine les entreprises du secteur, laissons leur leurs problématiques. Ce n’est pas ça qui va préjuger de la qualité d’un film, et donc de l’appréciation du spectateur, il y a beaucoup de productions indépendantes qui se trouvent un public. Et drôle de façon que de de dire que tes généralités sont la vérité…

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