Mes 10 mangakas préférés

Aujourd’hui, je publie un article un peu spécial car très personnel. Effectivement, comme l’indique le titre, j’aborde ici les mangakas que j’adore le plus. J’ai choisi d’en traiter 10 parce que pourquoi pas, je n’ai pas la motivation de faire un article à rallonge. Et puis les tops 10, c’est bien, tout le monde fait ça. Bon, ce n’est pas vraiment un top puisqu’il n’y a aucun classement, juste une sélection. Pour chacun d’entre eux, je vais indiquer ce que j’aime, quel est le meilleur manga pour débuter et celui que je préfère. C’est parti !

Inio Asano

Véritable coup de cœur tant, œuvre après œuvre, il arrive à m’émouvoir. Il dresse sans concession le portrait d’une partie de la jeunesse en abordant des thèmes délicats avec une justesse terrifiante. Le passage à l’âge adulte, la crainte de la banalité du quotidien, la sexualité, l’oppression de la société, etc…, bref autant de thèmes qu’il aborde sans se contenter de les décrire. Il préfère taper là où ça fait mal, quitte à donner un véritable coup de poing à ses lecteurs. Il se démarque aussi des autres auteurs par son style inimitable faisant contraster ses personnages avec des décors photoréalistes. On remarque aussi chez lui la récurrence d’une narration toute particulière visant à écrire des textes forts sur des cases noires, sans dessin.

pun3.png

Idéal pour débuter : Solanin

Le manga qui l’a fait connaître. L’histoire de Meiko qui débute au moment où elle démissionne de sa boîte. A travers des tranches de vie, l’auteur montre un groupe de jeunes effrayés par l’avenir et qui tentent de se réfugier dans leur rêve de musique plutôt que s’enliser dans un quotidien banal. Sans les éléments surréalistes de Bonne nuit Punpun ou les voyages temporels du Champ de l’arc-en-ciel, il apparaît comme le plus simple à comprendre, et celui qui touche le plus spontanément. Car des émotions, il en fait sentir. Et nul doute que bien des lecteurs n’en ressortiront pas indemnes.

Mon manga préféré : Bonne nuit Punpun

Le manga d’une vie, très certainement. Celle de Punpun, celle d’Asano, la mienne aussi. Mince, ça fait trois vies. En fait, il est difficile de mettre des mots sur Bonne nuit Punpun, tout comme il est délicat de le conseiller au premier venu. C’est une fresque dans laquelle des improvisations sur le quotidien viennent se mélanger à une narration calculée du début à la fin et des thématiques diverses (la croyance, le sexe, le manga, la solitude, etc.). On entre dans la psyché d’un personnage sans visage à partir de son enfance. C’est voulu par l’auteur, mais pour moi il a été compliqué de ne pas me reconnaître en lui, de sa passivité à ses désirs.

Usamaru Furuya

Véritable touche-à-tout dont il est difficile de résumer la carrière, bien que des thématiques comme le jeunisme, la déviance sexuelle ou l’amour de l’art se font sentir. Il a un truc en plus que les autres n’ont pas : un sens artistique extrêmement développé. Cela renforce considérablement la puissance de ses œuvres si bien qu’on a l’impression d’avoir affaire à des OVNI. Pouvant écrire des mangas mainstream comme totalement underground, on reconnaît toujours sa touche personnel et son désir de représenter avec une justesse qui lui confère de crédibilité la noirceur de l’âme humaine.

furuya9.jpg

Idéal pour débuter : Je ne suis pas un homme

Modernisation géniale de La déchéance d’un homme d’Osamu Dazai, le manga raconte l’histoire d’un jeune homme qui a tout pour réussir dans la vie mais qui s’écarte peu à peu de la ligne droite qui lui est tracée tant il ne s’y sent pas à l’aise. Troublant, ce manga sur la marginalisation brille par la force de l’esprit de son protagoniste et la noirceur de ses actes. Détestable mais tellement attachant, il n’est pas difficile de reconnaître en lui notre part sombre.

Mon manga préféré : Litchi Hikari Club

Adaptation d’une fameuse pièce de théâtre, Litchi Hikari Club nous fait suivre une organisation secrète de collégiens ayant créé un robot dans le but de capturer une fille qui sera la clé pour conquérir le monde. Cette ode à la jeunesse violente et grotesque est sublimée par une tension dramatique et un suspens qui tiennent en haleine du début à la fin. J’ai été particulièrement touché par les représentations de l’amour que fait Furuya et par l’esthétisme à la fois très japonais de la fin du siècle dernier et grand-guignolesque.

Asumiko Nakamura

Un vent de fraîcheur souffle sur la planète Boy’s Love, quand bien même elle n’a pas écrit que ça. En effet, si elle est surtout connue pour ses récits sur l’homosexualité masculine, elle a également dessiné bien d’autres choses : des histoires courtes métaphoriques, des œuvres érotiques surréalistes et un thriller nommé Utsubora qui place la question de l’identité en son sein. Bref, on retrouve tout de même chez elle un attrait pour la sexualité gay, et cela dès le début de sa carrière. Son style est raffiné, et se reconnaît au premier coup d’œil. Ses personnages ont des mains élancées qui paraissent interminables et des regards pénétrants dont il est difficile de se défaire. Il y a quelque chose de poétique dans son style qui renforce l’émotion que dégagent ses thématiques obscures de prédateurs sexuels, incestes et autres déviances.

j no subete mme.jpg

Idéal pour débuter : Doukyusei

C’est un bonbon. Une histoire d’amour sucrée entre deux lycéens d’une douceur exquise. En les suivant dans des scènes de leur quotidien, on voit leur relation évoluer, se développer. Au final, le titre brille aussi bien par ce trait si particulier que la manière dont Nakamura raconte son histoire. Il y a un je-ne-sais-quoi qui fait se sentir bien, qui donne presque envie d’avoir à nouveau 15 ans et de vivre son premier amour.

Mon manga préféré : J no Subete

Si Doukyusei est doux, J no Subete est plus cru, plus dur, mais pas moins poétique. On y suit un jeune californien gay à travers différentes étapes de sa vie, à commencer par une enfance des plus délicates… Amoral diront certains (viol, inceste, sm, etc.), c’est justement la manière dont l’auteure sublime les fantasmes les plus déviants qui rend l’histoire belle. En toile de fond, la question du travestissement est abordée avec la fascination pour Marilyn Monroe par le biais d’un personnage auquel il est difficile de ne pas s’attacher. De plus, le trait de Nakamura est plus beau que jamais et le superbe qui se dégage de l’ambiance du manga m’a fasciné.

Shuzo Oshimi

Plus le temps passe et plus les mangas de Shuzo Oshimi deviennent intéressants. Il faut dire qu’il s’améliore non seulement au niveau de l’écriture mais aussi à celui des dessins. Son trait de plus en plus fascinant envoûte et donne envie de l’écouter nous parler de l’adolescence et de ses troubles. Ce n’est pas plus mal, car il a des choses intéressantes à dire sur le sujet, allant des particularité de l’érotisme au cloisonnement de la société.

happiness eros.png

Idéal pour débuter : Les Fleurs du mal

Un collégien vole les vêtements de sport d’une camarade de classe qu’il admire secrètement. Une autre fille le surprend et décide de le faire chanter afin de faire ressortir sa perversité et briser la banalité du quotidien qui la retient prisonnière. Lettre d’amour au recueil de poésies de Baudelaire, ce titre marque par la confrontation d’adolescents qui s’ennuient et tentent d’échapper aux lois morales à travers des actes symboliques. En somme, ce manga nous dit tout de ce qu’aime représenter l’auteur et permet de mettre un pied dans son univers teinté d’adolescences troublées.

Mon manga préféré : Happiness

Oshimi revisite le mythe du vampirisme à sa sauce, c’est-à-dire en parlant de la jeunesse. A travers son vampire, il crée une métaphore des désirs qu’on n’ose pas assouvir et en fait des pulsions auxquelles résister est impossible. Le titre me plaît vraiment pour sa manière de parler de la sexualité à travers une histoire fantastique. De plus, le trait de l’auteur est plus beau que jamais. Il s’éloigne des codes du manga dans lesquels est emprisonné Les Fleurs du Mal à son début pour développer son propre style, certaines planches rappelant même Van Gogh.

Kazuo Kamimura

Il a sublimé le manga de son art au cours des années 70 avant de s’éteindre subitement en 1986. Kazuo Kamimura laisse derrière lui une quantité d’œuvres témoignant de son époque et dont la force progressiste a marqué une génération de japonais. On retient donc le contexte social de sa bibliographie mais ce qui me marque est la justesse et la profondeur avec lesquelles il dépeint les rapports humains. Son lyrisme est magnifié par la subtilité de son trait et ses mises en pages sont plus proches de l’illustration que de la bande dessinée.

lorsque nous vivions ensemble.jpg

Idéal pour débuter : Lorsque nous vivions ensemble

Les chroniques d’un couple vivant ensemble sans être marié, dans un contexte d’époque où c’était mal vu. A travers le quotidien de Kyoko et Jiro, il dépeint les ressentiments de nombreux japonais qui commencent à se rebeller contre les normes patriarcales traditionnelles. Facile d’accès par son traitement de l’amour encore et toujours d’actualité et par son trait qui semble ne jamais vieillir, Lorsque nous vivions ensemble est le premier incontournable de Kamimura.

Mon manga préféré : La plaine du Kanto

Plongée dans le Japon d’après-guerre afin de suivre le parcours de deux garçons. L’un se destine à être artiste, l’autre se travestit dès son enfance. A travers eux, on connaît déjà les thèmes qui vont accompagner le manga, à savoir la recherche de l’art et la découverte de la sexualité. Fascinant par le fait qu’il nous interroge sans cesse sur nous-même, La plaine du Kanto montre l’évolution de la nature humaine durant une époque qu’on pourrait qualifier de troublée par la paix.

Kiriko Nananan

A fleur de peau, voilà comment mettent les mangas de Kiriko Nananan. Sa sensibilité extrême, l’auteure la retranscrit avec une froideur si belle qu’elle en est terrifiante dans ses mangas. Elle dessine des jeunes femmes en représentant leur désirs, leurs doutes, leur sexualité, leurs déprimes. Elle brille par ses mises en scène épurées et une science des cases qui lui est propre.

blue manga page.png

Idéal pour débuter et mon manga préféré : Blue

Quand l’amitié entre deux adolescentes se change en amour. Blue est un récit sensible et torturé sur la bisexualité et le mal d’aimer. Une œuvre sirupeuse dans laquelle je me suis reconnu sans difficulté. D’un côté, c’est dérangeant de faire face à la sensibilité de Nananan. D’un autre, on est submergé par la splendeur de son esthétisme. Un raffinement tel qu’on se dit que plus rien n’a d’importance.

Suehiro Maruo

Grand représentant de l’eroguro, le mangaka se démarque vite de la production habituelle par son amour du malsain. Dans ses œuvres, il représente les déviances les plus extrêmes. Plus que ça même, il les sublime par la finesse de son trait, les esthétise. C’est viscéral, dérangeant, ça mettra mal à l’aise bien des gens mais moi, j’adore. Surtout qu’en plus d’être un maître de l’érotisme, Maruo est un provocateur qui ne recule devant rien pour dresser le portrait de l’obscurité de l’être humain.

suehiro maruo 5.jpg

Idéal pour débuter : L’île Panorama

Adaptation d’une nouvelle d’Edogawa Ranpo, il s’agit du manga le plus soft de l’auteur, et donc d’une porte d’entrée idéale dans son univers. L’île panorama est un thriller dans lequel un homme se fait passer pour quelqu’un d’autre afin de construire son utopie. Et c’est ce qui est sublime : plutôt qu’insister sur le suspens, l’auteur en profite pour nous montrer son idée de la beauté. Des toiles célèbres croisent des jardins italiens dans un océan de luxure.

Mon manga préféré : Vampyre

Encore un manga sur le vampirisme… Métaphore de l’adolescence, rapport au désir sexuel, fascination pour le morbide, Maruo signe là une œuvre riche d’une puissance sans mesure. De plus, c’est son plus beau manga, le plus travaillé. La mise en scène est sublime, notamment avec ses représentions hallucinantes des mouvements au sein des cases. On entre dans la folie des vampires, on ressent la peur, l’effroi et le désir, on est troublé par la beauté du malsain. Magnifique.

Taiyou Matsumoto

Toujours à la recherche de son propre style, la réputation de Taiyou Matsumoto n’est plus à faire. Des mangas sportifs aux fresques sociales, en passant par la science-fiction et le manga de sabre, il est difficile de résumer sa bibliographie. Il semble toucher à tout ce dont il a envie, et pourtant il conserve une identité forte. D’abord fasciné par son talent en tant que dessinateur, ses histoires m’ont mis des claques tant elles allient de la force à la sensibilité.

amer.jpg

Idéal pour débuter : Sunny

La voiture aux enfants perdus. Sunny parle d’un orphelinat, et plus précisément des gamins qui y vivent. C’est une incursion dans leur quotidien marqué par l’abandon, l’exclusion, le mépris mais aussi l’espoir, les rêves, les sentiments. En fait, c’est une histoire humaine avec des personnages en proie à des envies humains. C’est d’autant plus marquant que le trait de l’auteur s’éloigne de tout réalisme et confère une émotivité juste. A découvrir…

Mon manga préféré : Amer Beton

Véritable coup de pied dans la figure du lecteur, Amer Beton met en scène deux enfants représentant le Yin et Yang dans un monde d’ultra-violence. Ode à la rébellion cathartique, il se cache derrière ce manga un message profondément humaniste qui m’a touché en plein cœur. De plus, impossible de sortir du livre, tant la tension montante au fil de pages est prenante.

Junji Ito

Grand maître du manga d’horreur, Junji Ito se distingue par ses ambiances oppressantes qui créent le malaise. Passé un charme esthétique certain, on retient de ses œuvres le fait que la peur vienne avant de l’être humain et de ses actions et non d’une entité surnaturelle. C’est peut-être ça le plus effrayant chez le maître. De plus, ses figures féminines me fascinent, la belle Tomie en tête de liste.

spirale 1

Idéal pour débuter et mon manga préféré : Spirale

Ce manga réuni tout ce que l’auteur sait faire pour représenter la terreur, un peu comme un best of. C’est à la fois son chef d’œuvre et sa série la plus représentative. De la plongée dans la folie aux modifications corporelles les plus gores, Junji Ito crée diverses situations horrifiques autour du motif de la spirale. J’ai particulièrement aimé le fait qu’il me fasse perdre mes repères afin de mon plonger dans les délires des personnages.

Naoki Yamamoto

Le plus talentueux des mangakas érotiques, ou du moins celui qui me touche le plus. Il se démarque par sa faculté à banaliser le sexe et à enliser les personnages dans une spirale de perversion. L’amour et le jeu des sentiments ont néanmoins un rôle important, ce qui renforce les actes dessinés. De plus, il se permet de toucher à de nombreux thèmes autour du sexe comme la drogue, la violence ou l’argent. Outre l’érotisme, il s’intéresse à l’armée rouge japonaise avec Red, une saga qui tranche radicalement avec le reste de sa bibliographie.

naoki yamamoto midori.png

Idéal pour débuter : Asatte Dance

Une comédie sentimentale au cœur d’une troupe de théâtre. On suit la rencontre des deux protagonistes avec assez d’attention tant l’auteur pose de mystères sur les motivations d’Aya. Entre amour, sexe et argent, on ne sait plus où donner de la tête. Sans tomber dans l’érotisme à outrance, le manga banalise l’acte sexuel et le fait d’avoir du désir avec un petit charme old school qui fait son effet.

Mon manga préféré : Believers

Des membres d’une sectes se retrouvent sur une île pour purger leur âme et… arrive ce qu’il devait arriver. Avec ce manga, Yamamoto explore les désirs sexuels de l’être humain en les faisant entrer en résonance avec la société japonaise. La manière dont l’auteur présente la sexualité me touche tout particulièrement, ça en est presque malsain. J’ai particulièrement aimé sa réflexion à la fois construite et artistique sur la nature des désirs et des fantasmes. Et puis mince, c’est beau. Son trait me fait un effet terrible !


Une petite pensée à Q Hayashida (Dorohedoro), Haruhisa Nakata (Levius), Atsushi Kaneko (Wet Moon), Shintaro Kago (Fraction), Fumiyo Kono (Le pays des cerisiers), Daisuke Igarashi (Les enfants de la mer) ou encore Keiichi Koike (Ultra Heaven) qui auraient pu faire partie de cette sélection. Je vous invite à les découvrir également.

Publicités

25 réflexions sur “Mes 10 mangakas préférés

  1. A part deux auteurs qui ne m’émeuvent pas (non, je ne dirais pas lesquels), je plussoie cette sélection ! Il manque curieusement Masato Hisa (et d’autres, mais ça, ce sera une autre histoire ;) ).

    D’s©

  2. anon

    Sélection pas très étonnante lorsque l’on connaît le blog. Peut-être un manque d’auteurs féminins ? En même temps c’est subjectif, on peut lire beaucoup de choses et préférer les auteurs masculins. Les goûts peuvent être assez genrés, je n’y vois pas de mal au fond (c’est aussi mon cas). Voilà, juste une réflexion que je me faisais en lisant cet article.
    En tout cas, j’ai bien envie de découvrir Asumiko Nakamura.
    (en parlant d’auteurs féminins, peut-être essayer Kyoko Okazaki si tu ne connais pas. Il me semble que la fin du tome de Solanin est une référence à la fin de Pink. En tout cas j’ai lu quelque part qu’Asano a été assez marqué par cet auteur.)

  3. Patate Masquée

    Super sélection ! Beaucoup d’auteurs que je connais et adore, juste Yamamoto qu’il me reste à découvrir. Pas mal de bibliographies à completer aussi… Pourquoi je sens que tu vas encore me faire craquer sur PriceMinister (je viens de mettre les Vampyres dans mon panier… reste plus qu’à finaliser la commande. Serai-je assez fort pour résister?)

  4. Comme je l’ai déjà écrit, j’avoue que c’est par la porte « feuilleton » que je suis entré, il y a longtemps déjà, dans le manga.. je trouvais la virtuosité narrative d’un Urasawa, d’un Miura, d’un Togashi, d’une Yazawa, des Clamp ou encore d’un Kishiro, et même d’un Fukumoto sans égale, écrasant celle des auteurs « classiques » que je chérissais (Racine et Dan Simmons exceptés).. Mais « l’oeuvre sur rien ne tenant que par la force de son propre style » de Flaubert, je la croyais peu compatible avec cette tradition d’écriture.. et puis,pour moi,il y eut les découpages d’Adachi et puis il y eut le trait de Matsumoto et puis il y eut l’extraordinaire grâce (cruauté) des crayonnés de Samura… je crus franchir de nouveaux seuils mais je me renoyai ds de nouveaux feux d’artifice narratifs (l’univers DC..).. Cette année, j’ai repris les gants et me suis laissé porter par tes conseils, Joan, par vos conseils, nostro (et par les aléas des prêts bibliothèque…), les imaginaires et les signatures graphiques qui m’ont alors emportés (de Kamimura à Nakata, d’Asano à Ishinomori) sont en train de faire vriller mes repères, de déchirer mes conforts narratifs, d’ouvrir des brèches dans mon inconscient… alors merci… juste merci… Les découvertes sont redevenues « co-naissances »… renaítre avec/ ds le prisme de chacune de ces oeuvres…

  5. allia

    Je partage une bonne partie de ce top, genre les 3/4 (mon dernier 1/4 ne serait que BL par contre). Cependant il y a quelques auteurs que je n’ai pas encore lu ou pas assez, comme Oshimi (J’ai pas encore commencé les Fleurs du Mal et pas acheté Marie, juste qq chapitres de Happiness qd c’est sorti mais j’ai arrêté depuis qu’il y a une petite chance que ça sorte) ou Matsumoto (pire je n’ai même pas encore un seul de ses titres mais il est en bonne place sur ma liste)
    En fait il n’y a que Yamamoto sur lequel je n’aurais pas vraiment eu l’idée de me pencher a priori, maintenant je suis fortement tentée.
    (sinon ça marche pas du tout sur moi les titres « pr débuter », pur esprit de contradiction ou je sais pas mais en général je fais juste l’inverse, j’ai commencé Asano par La Fille de la Plage justement pcq j’avais lu qq part que c’était pas conseillé (oui c’est très bête et j’en suis bien consciente.. mais j’ai adoré La fille de la plage dc tout va bien !)

    1. Tu placerais qui en auteures de BL d’ailleurs ?

      Il n’est pas vraiment connu/aimé en France Naoki Yamamoto, pourtant je trouve ses mangas sublimes, vraiment.

      Aaaah mais c’est bien de commencer par La fille de la plage, je l’adore tellement… Non mais je comprends. Enfin c’est au cas par cas. Mais j’évite de conseiller Punpun ou La fille de la plage comme ça, dans des articles, parce que sinon j’ai toujours des retours du genre « c’est chelou ». Et ça m’énerve…

      1. allia

        ah oui ya des comm sur Asano très énervants, autant les « c’est chelou » et ses déclinaison que les trucs du genre « Tiens c’est assez rare une chronique non pompeuse et prétentieuse sur du Asano » qui a aussi plrs déclinaisons (c’est plus indirect mais aussi assez énervant)

        En auteures BL si je devais en citer qu’une c’est Sadahiro Mika, autant ses titres + matures et + durs que les + plus « légers » Mais surtout Neji no Kaiten, Hai to Diamond, ou Venus ni Seppun et Shinkai no venus et aussi XI, Buddy System … bon tous, je suis totalement fan.
        Après en vrac Psycho Delico, Watanabe Asia, Hiro Madarame autant pour leurs dessins à tomber que leurs histoires (simples, légères ou + complexes/matures, peu importe ça marche complètement sur moi, c’est effrayant tellement je passe par tous les états émotionnels).
        Dans un autre style, + mature, + psychologique parfois un peu sombre, Jaryu Dokuro c’est… incontournable (notamment Endless World mais pas que) et j’allais oublier Shoowa qd même (j’attends tjrs Jin to Neko le prequel du Syndrôme du Tournesol)
        Après c’est pas du même niveau que les précédentes (+ clichés BL toussa mais osef) Fujisaki Kou et sa série de salary men (que j’ai d’abord trouvé pas terrible avec des dessins/chara super moches, comme quoi..) et Mizukami Shin pour ses titres historiques, son petit côté trash malsain SM & uniformes… bref une valeur sure^^
        Et je m’arrête pcq c’est infini, surtout avec les Harada (mais Color Recipe quoi), Zariya Ranmaru, Scarlet Beriko et qq autres qui se profilent…. En espérant qu’il y aura plus de licences parmi elles que pour celles que j’ai cité !!

        1. Ah j’ai jamais lu ça « Tiens c’est assez rare une chronique non pompeuse et prétentieuse sur du Asano »… tant mieux pour mes nerfs ahah.

          Oh bah merci pour ta liste. J’ai noté deux ou trois trucs qui me paraissent bien intéressants (Sadahiro Mika en tête), à côté de ce que j’ai déjà lu et des auteures déjà présentes sur ma liste d’achat (qui me paraît sans fin).

  6. Spirale m’avait complètement traumatisée!! J’en faisais des cauchemards…
    Ai Yazawa est l’une de mes mangaka préférée, avec Mari Okazaki. J’aime particulièrement l’onirisme d’Okazaki.

  7. Noé

    Sympas cette sélection hors des sentiers battus 😊
    Mais petite question futile car cela m intrigue
    Que recherches tu ou éprouves tu a la lecture de manga eroguro ou horrifique ? Je reconnais que le dessin est très intéressant mais je n arrive pas à me projeter dans une lecture comme celle ci… Pourrais tu éclairer ma lanterne ?
    C’est une question sans aucune arrière pensée mais juste que ça m intrigue en fait ^_^

    1. Merci ! Alors pour ta question ça dépend vraiment des auteurs…

      Par exemple Maruo me submerge en sublimant l’affreux. Il y a un rejet, mais en même temps c’est magnifique. Ca crée quelque chose de paradoxal, je me sens coupable de prendre du plaisir à regarder ça. Kago lui, me fascine surtout par son imagination sans limite. Il a un esprit à la fois logique et maladif,, et casse tous les codes du manga avec une froideur qui me fait un effet fou. Après pour tous, il y a un attrait du bizarre, de la déviance, de la provocation du malsain… Voilà pour l’eroguro.

      Pour l’horreur, c’est plus classique je pense. J’aime bien les récits d’ambiance ou ceux avec des twist géniaux, plutôt que la surenchère de gore (enfin, ça dépend qui dessine). Me perdre dans la folie des personnages, voir un quotidien bouleversé, des enquêtes occultes… J’éprouve beaucoup d’empathie, d’angoisse, mais j’avoue avoir du mal à vraiment avoir peur en lisant.

      1. William

        Pas de soucis ^^ Je vais acheter Solanin du coup ainsi que d’autres oeuvre présentés sur votre site que j’aime beaucoup d’ailleurs. Merci

On attend votre avis !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s