Kids on the slope : l’espace pour exprimer les sentiments

« La peinture et le jazz ont des points communs, j’en suis sûre. La peinture joue sur l’espace, le jazz joue sur le temps. Mais c’est toujours exprimer ce qu’on est dans le lieu présent et l’instant actuel, ici et maintenant. »

En empruntant ces mots à Junichi, Yurika dévoile au lecteur quelque chose qu’il peut retrouver dans le manga de Yuki Kodama : à travers ses compositions, l’auteure joue sur la distance et la gestion de l’espace afin de mieux lui faire comprendre ce que ressentent les personnages. Après avoir évoqué la notion de s’ouvrir au monde, nous allons nous plonger dans les dessins de Kids on the slope à travers quelques exemples pour en comprendre l’essence.

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Cette pente insurmontable

Les deux premières pages de Kids on the slope nous montrent Kaoru essoufflé et énervé à l’idée de monter la côte qui le mène au lycée. Mal à l’aise, ayant même la nausée, le jeune homme se distingue de ses camarades souriants qui font route vers l’école en divers groupes. Cette pente revient souvent dans le manga, si bien qu’elle trouve sa place dans le titre japonais (sakamichi) et international (slope). À travers des exemples sortis de leur contexte afin de ne pas gâcher le plaisir de découverte, revenons sur l’ascension et surtout sur la descente de ce décor occupant une place fondamentale.

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Si Yuki Kodama symbolise à multiples reprises les soucis de Kaoru en nous montrant ses difficultés à monter la butte, la dessinatrice nous présente également la descente comme une contrainte. Ici, cette pente qu’on connaît si bien avec ses virages perd sa forme d’origine afin de devenir une ligne droite sur laquelle court le protagoniste, manquant de trébucher. La végétation et autres décors disparaissent laissant place à la noirceur, comme si le personnage s’enfonçait vers les abîmes. Faisant écho au désarroi du lycéen, la pente se mue en un tunnel sans fin.

Afin de mieux nous montrer la profondeur de la détresse de Kaoru, l’artiste le représente minuscule face à l’immensité du décor. De plus, il apparaît sur la deuxième partie de cette double-page, soit après qu’on ait lu le texte : « Cette pente que j’ai descendue tant et tant de fois, je ne l’avais jamais trouvé aussi longue ». Cette phrase qui résonne dans la tête du jeune homme accentue aux yeux du lecteur la longueur de ce chemin qui semble interminable. Dès lors, on comprend mieux les mots de l’auteure lorsqu’elle nous confesse que Kids on the slope est un manga fantastique quand bien même rien de surnaturel ne s’y produit. Effectivement, elle joue sur le réel, le déformant jusqu’à lui faire revêtir une forme métaphorique, afin de transmettre au lecteur ce que ressent le personnage.

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Cette même descente qui peut nous paraître rude est perçue différemment en fonction de l’état d’esprit de Kaoru. Dans cet exemple, le pianiste se réconcilie avec Sentaro. Ce dernier le prend par la main et le tire sur la pente. Ensemble, ils la dévalent dans la joie si bien que le protagoniste se dit : « Je me sens tout léger, comme si je renaissais ! La pente me donne un tel élan que j’ai l’impression qu’on va s’envoler ».

Deux choses sont à noter. Premièrement, la scène est dessinée de derrière les personnages et le cadrage n’est pas à hauteur humaine. On ne se situe donc pas à travers le regard que pourrait porter un troisième personnage mais bien dans le rôle d’un spectateur qui contemplerait un tableau. Les deux amis sont vus du dessous, ce qui les agrandit légèrement et leur donne une allure majestueuse pendant qu’ils dévalent la côte. L’autre effet produit sur la perspective est de rendre cette pente moins vertigineuse qu’elle ne l’est. Ce qui amène au second point. Là où Kaoru courrait en regardant ses pieds dans l’exemple précédent, cette fois-ci il fixe le paysage. Avec lui, on s’exclame que la vue soit magnifique alors que jusqu’à présent, on avait toujours ressenti sa pénibilité à gravir le chemin.

En somme, en fonction des sentiments de Kaoru, la descente de la pente prend deux formes bien distinctes. Pour appuyer l’état d’esprit du personnage, l’auteure joue sur la place qu’il occupe dans le décor. On se souvient alors des paroles prononcées par Yuriko : si la peinture joue sur l’espace, c’est pour exprimer ce que ressent quelqu’un au moment et au lieu présent. Ainsi, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un même chemin soit perçu différemment en fonction de la période durant laquelle on l’emprunte.

Le rapport aux autres

L’expression des sentiments est un sujet qu’on retrouve tout au long de Kids on the slope. Si les mots sont parfois étouffés, il est aisé de comprendre l’attachement d’un personnage à un autre par le biais du dessin de Yuki Kodama. En fonction de la place que ceux-ci occupent dans une case, du regard qu’ils se portent, des obstacles se trouvant entre eux, on peut comprendre ce qu’ils ressentent. Amour, malaise, colère, tristesse, joie, amertume… Les compositions de la dessinatrice véhiculent des émotions, ce que nous allons détailler à travers quelques exemples.

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Surprenant Ritsu en train de pleurer derrière un arbre, Kaoru comprend que ses actions ont blessé la jeune fille. Plusieurs choses sont à relever durant ce passage, à commencer par l’enchaînement des cases. Celle-ci est un contre-champs, les deux vignettes précédentes nous montrant le jeune homme de face, la première en plan taille, la seconde en gros plan afin de bien appuyer sur le choc qu’il reçoit. À partir du gros plan et durant toute la scène, des trames apparaissent sur le visage de Kaoru pour nous montrer son questionnement intérieur, le fait qu’il soit perdu en lui. Après la case montrée ci-dessus, on revoit Ritsu en plan rapproché pleurant derrière l’arbre, comme s’il y avait eu un zoom sur la jeune fille. Si le cadrage était derrière la tête de Kaoru, cette fois il se place à travers son regard, qui voit l’amie qu’il a attristée et rien d’autre. Pour conclure la scène, l’auteure fait revenir son angle de dessin en champs, c’est-à-dire en nous présentant de nouveau le protagoniste de face dont l’expression est restée figée. Si cette case est également en plan rapproché, le fait qu’elle soit longue et horizontale nous montre un lycéen égaré dans les décors. Elle s’enchaîne avec une autre case horizontale, plus fine cette fois, noire, sans dessin. Seul un texte est perceptible, Kaoru se disant : « Quel imbécile je fais ». En somme pour transmettre au lecteur ce que ressentent les deux personnages, Yuki Kodama mélange des techniques cinématographiques à une forme que seule une bande dessinée peut revêtir. En alternant la taille des cases et l’angle de leur composition, elle invente un dialogue exprimant explicitement des émotions dans une séquence pourtant muette.

Revenons à la case sélectionnée, car sa composition en dit long sur le rapport entre les deux personnages. La première chose qui marque est la différence de représentation entre eux. L’angle selon lequel la case est dessinée se situant derrière Kaoru, collé à lui, on ne voit que l’arrière de sa tête au premier plan. Ritsu, elle, est représentée entièrement. Effectivement, la jeune fille se situe sur un plan différent, au second. Une distance existe donc entre les personnages, ce qui nous dévoile un élément fondamental : l’observateur est actif tandis que l’observée est passive. À partir de là, on est en mesure de comprendre les émotions que souhaite transmettre l’auteure à ses lecteurs. En percevant la scène à travers le regard de Kaoru, on est bouleversé, voire choqué, comme peut l’être le personnage. Et si on prend conscience de l’ampleur de la tristesse de Ritsu, on se sent impuissant face aux sentiments qu’elle tente de dissimuler.

Vient alors un élément central dans la composition de l’auteure. Central au sens propre, puisqu’il est littéralement au milieu de la case : l’arbre. C’est derrière lui que se réfugie Ritsu pour étouffer ses sanglots, mais il a aussi une autre fonction. Il se situe entre les deux personnages, un peu comme un fossé pourrait les séparer. Kaoru déclare un peu plus tard : « Je voudrais consoler ses épaules tristes mais je n’en ai pas le droit ». Cette pensée, on la comprend à l’instant où apparaît cette case. Au moment présent, Kaoru et Ritsu ne sont pas sur le même plan et l’arbre qui se dresse entre eux symbolise un obstacle qui semble infranchissable.

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Des obstacles, on en retrouve tout au long de Kids on the slope. Lors de cette scène, Kaoru surprend Sentaro discuter gaiement avec un camarade de classe qui n’avait été que brièvement présenté au lecteur. Ce passage qui aurait pu être anecdotique ne l’est guère car le protagoniste prend conscience qu’il n’est pas le seul à pouvoir comprendre son ami. Le mur de la classe symbolise donc la barrière se créant entre les deux musiciens, de la même manière que l’arbre dans l’exemple précédent.

En plus d’opérer une scission entre Kaoru et Sentaro, un autre effet se produit grâce à la composition de cette case. La fenêtre par laquelle le brun regarde les deux camarades encadre ceux-ci. En d’autres termes, elle les rapproche. Aux yeux du lecteur, ils paraissent même intimes, comme s’ils se comprenaient déjà. Et cela, c’est ce que ressent précisément Kaoru en les voyant, la mise en page de Yuki Kodama ne faisant qu’appuyer son impression d’exclusion.

Dans Kids on the slope, les obstacles qui s’imposent lors de certaines pages sont en définitive bien plus que des fossés se creusant entre les personnages. Ils peuvent prendre une forme faisant écho à une émotion ou un ressenti de l’instant présent. Et si les exemples cités mettent en scène des décors, certains personnages peuvent également prendre le rôle d’obstacle lors d’une composition. Les émotions se font alors plus vives, ce qui donne lieu aux scènes les plus intenses du manga dont rien ne sera dévoilé dans cet article.

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Heureusement, toutes les scènes ne sont pas dramatiques dans la série, on trouve même quelques moments de réconfort faisant éprouver des palpitations au lecteur qui se sera attaché aux personnages. Ce passage anodin en est un. Après un certain temps sans répéter dans le sous-sol du magasin, les deux compères sont de retour. Ritsuko, qui passait à la boutique de son père, voit leurs affaires et entend de la musique provenant du niveau inférieur. Elle y accourt et découvre ses amis qui la saluent joyeusement. Ce qui nous amène à cette case durant laquelle la jeune fille observe Sentaro et surtout Kaoru en pleine répétition.

Cette fois-ci l’angle du dessin ne situe pas derrière l’observatrice, mais bel et bien en face. Autrement dit, elle est au second plan. Au premier plan donc, on retrouve les musiciens en train de jouer sereinement, avec un air paisible. Et même si Ritsu n’est pas en mesure de voir leur visage sous le même angle que le lecteur, on comprend que c’est ainsi qu’elle les perçoit. Le fait de cadrer la scène de cette manière change beaucoup de choses, notamment sur l’escalier qui sépare Ritsu des garçons : il ne revêt à aucun moment la forme d’un obstacle, la jeune fille se sentant bien à l’endroit où elle se situe. On le comprend à son expression justement, et particulièrement son regard. Les trames quant à elles, appuient son bien-être en créant une ambiance agréable.

Au final, la mise en scène orchestrée par Yuki Kodama nous en dit énormément sur ce que ressentent les personnages. Jouant avec les codes du cinéma, s’appuyant sur les caractéristiques d’un manga, l’auteure s’en amuse en faisant prononcer à Sentaro : « Tu parles d’une façon d’entrer en scène alors ! On n’est pas au cinéma ! ». Outre la thématique du jazz, ce qui a tapé dans l’œil de Shin’ichiro Watanabe au point qu’il accepte d’adapter le manga en série d’animation se devine rapidement. Le réalisateur féru de septième art a sans aucun doute perçu l’influence du média sur les compositions de Yuki Kodama.

Une musique qui vient du corps

On se souvient alors de l’aphorisme de Yurika cité en début d’article qui met en parallèle la peinture et le jazz. Elle nous dévoile que les deux arts jouent sur leur singularité (respectivement l’espace et le temps) afin d’exprimer un ressenti actuel. Ceci se retrouve dans les scènes musicales de Kids on the slope, les personnages laissant transparaître leurs émotions dès qu’ils sont devant leur instrument.

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Après avoir goûté au jazz avec Sentaro, Kaoru se retrouve contraint d’interpréter du Chopin devant les amis de sa famille. Il n’est pas maître de ce qu’il souhaite jouer, tout comme de son destin de médecin que lui impose sa généalogie. Bref, il ne se sent pas à l’aise et cela est mis en lumière par la musique classique qu’il produit.

Loin de la folie du jazz, la posture est Kaoru et de ses spectateurs est très stricte. De plus, tous les personnages sont de dos, le garçon ne regardant même pas ceux qui l’écoutent. On sent toute la froideur ambiante provoquée par ces visages inconnus qui le scrutent comme s’il était un phénomène de foire et non un musicien. « Ici, je me sens terriblement seul », se dit-il. Une phrase qui nous renvoie à Yurika nous expliquant que la musique est une expression de ce qu’on ressent au lieu présent. Cela, il faut le mettre en lien avec le dessin de Yuki Kodama. Afin d’expliciter la profonde solitude qui se dégage des sonorités produites par Kaoru et le fait qu’on le contraigne à jouer, l’auteure représente son piano enfermé dans une cage. À travers cette métaphore, on comprend que la musique classique le cloisonne, là où le jazz le libère.

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Après chaque dispute, Kaoru et Sentaro se réconcilient devant leur instrument. C’est le cas de cette double-page, apothéose du concert improvisé que lancent les deux garçons. Les cases initiales montrent les mains du pianiste jouant les premières notes de Moanin. Celles-ci parvenant aux oreilles du batteur, qui le suit instinctivement dans l’interprétation de l’emblématique morceau de leurs débuts.

Les deux cases centrales sont particulièrement intéressantes, puisqu’elles confrontent directement Kaoru à Sentaro. Cadrés tous deux avec une vue de côté, les lycéens se retrouvent face à face alors qu’ils ne sont pas sur le même plan, le piano ne se situant pas sur la scène. Mais qu’importe, ils se rejoignent par l’allégresse qu’ils expriment et le plaisir qu’ils prennent à jouer, quitte à contraster avec un public qu’on peut entrevoir dans la case suivante qui ne sait pas comment réagir devant à un tel spectacle. Outre la mise en scène, un autre point est à relever sur ces deux cases centrales : il concerne la musique. Contrairement aux autres vignettes de la double-page, celles-ci sont dénuées de bulles contenant des notes ou même d’onomatopées. On comprend qu’ils sont en mouvement, et plus particulièrement qu’ils jouent de leur instrument, grâce aux lignes verticales tracées sur leurs mains et au découpage dynamique. Yuki Kodama ne retranscrit donc pas le bruit sciemment, et c’est là où les deux cases du milieu deviennent intéressantes. Plutôt que d’exprimer la musicalité avec des motifs sonores, la dessinatrice prend le parti de véhiculer la teneur du jazz à travers la joie se dégageant de ce face à face amical. Si la musique définit un ressenti présent, l’auteure se sert du dessin pour nous convier à faire le chemin inverse, c’est-à-dire s’imaginer quel type de rythme est émis à travers l’expression des personnages.

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Si le jazz faisait office d’expression de la joie et explicitait la communion entre les musiciens lors de l’exemple précédent, il prend ici une toute autre forme. Accélérant le rythme et appuyant les notes jusqu’à laisser Kaoru et le père de Ritsuko sur la touche, Sentaro et Junichi se servent de la musique afin de régler leur différent. D’ailleurs l’auteure débute la scène en faisant croire au lecteur et au pianiste qu’ils vont en venir aux mains, avant qu’ils ne sortent leur instrument. Durant la répétition ce dernier se dit : « Il ne s’agit plus de jouer une session ensemble. C’est plutôt un véritable duel ». La double-page de l’exemple arrivant au moment de la seconde partie de la citation, le lecteur prend alors pleinement conscience des paroles de Kaoru.

L’angle avec lequel elle est dessinée lui confère une puissance rarement égalée dans une scène musicale de Kids on the slope. Déformant le sol afin de rapprocher les personnages, Yuki Kodama octroie également de l’envergure à Junichi. Celui-ci est vu de dessous, représenté à la diagonale sur la case. La position de ses jambes et l’ombrage à leur arrière lui attribuent une stature dominatrice. Loin de la communion dépeinte dans l’exemple précédent, on comprend qu’il essaie de s’imposer par la musique. Face à lui se trouve Sentaro. S’il est positionné à la moitié du corps du trompettiste, on ne le sent à aucun moment en position inférieure. Il lutte pour le duel de tout son être en frappant avec puissance sur sa batterie. L’auteure qui nous avait habitué à la perfection de ses lignes appuie la force du jeu du métis par le biais de traits verticaux irréguliers, allant même jusqu’à dépasser de sa jambe. Pour conclure avec cette double-page, la posture de chaque personnage est accentuée grâce à un halo lumineux, marqué par des lignes de vitesse, se situant au-dessus de leur tête. Attirant le regard du lecteur, ils lui permettent de prendre la mesure de la férocité du morceau joué.

Yuki Kodama travaille donc sur la distance au sein de ses compositions. Quand elle dessine un face à face entre Kaoru et Sentaro, elle rapproche les personnages et les cadre sous le même angle afin de faire rejaillir leur complicité. Quand ce dernier se retrouve en confrontation directe avec Junichi, le rapprochement s’effectue par le biais d’une déformation du sol visant à montrer que chacun essaie d’imposer sa domination rythmique. Ce que les personnages expriment en jouant est marqué par le temps de leur jazz au sein de la diégèse. Mais pour nous, lecteurs qui ne pouvons entendre la musique émise, leurs sentiments se transmettent grâce à l’espace créé par l’artiste définissant leurs relations et leurs états d’âme.


Informations complémentaires

kids on the slope tome 1En France, le manga est publié en 9 tomes chez Kaze d’après une traduction de Ryoko Sekiguchi et une adaptation de Patrick Honoré.

Un tome 10 intitulé Bonus Track (contenant l’épilogue) et un fanbook sont sortis au Japon mais n’ont jamais été publiés par l’éditeur français.

Sakamichi no Apollon © 2008 Yuki Kodama / Shogakukan Inc.

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8 réflexions sur “Kids on the slope : l’espace pour exprimer les sentiments

  1. Quel article superbe… Je crois que c’est celui que j’ai pris le plus de plaisir à lire, depuis longtemps. Ta passion est palpable, quel travail monstre tu as fait ! J’espère vraiment qu’il poussera encore plus de personnes à lire le manga. Pour ma part, mon amour pour cette auteure s’en voit encore plus renforcé. Merci pour cet article merveilleux !

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