Kids on the slope : les blogueurs prennent la parole

Après avoir évoqué le message d’ouverture au monde puis l’expression des sentiments, il est temps de conclure ma trilogie d’articles sur Kids on the slope. Cette fois-ci, je me mets en retrait, et laisse ma place à trois blogueurs et un vidéaste que j’apprécie particulièrement. Libre à eux donc de clamer leur amour pour la série, mais aussi d’expliquer ce qu’ils ont ressenti grâce à elle et pourquoi celle-ci les a intéressés. Pour cela, ils devront répondre à des questions que je leur ai concocté. Allez, place aux présentations !

kids on the slope débat

roseRose :

Si vous n’avez pas encore vu passer mes babillages sur la toile, l’heure est aux présentations : Rose, 20 ans et blogueuse depuis 2010 sur l’Asie et surtout mes domaines de prédilection : les mangas, les animes et les dramas. J’aime les donuts et la couture ; elle est pas belle ma vie ?

(Blog / Twitter)

ceriseCerise :

Anne-Cerise, 38 ans, auteure indépendante de fantasy jeunesse et romance, je vis au Vanuatu. Je tiens un site et blog éclectique sur l’écriture, mes lectures, mes coups de cœur animés, nos apprentissages en famille (mes enfants ne vont pas à l’école), nos voyages…

(Blog / Twitter)

boboBobo :

Moi c’est Bobo, 27 ans. Mon blog (Heaven Manga) n’est pas à l’abandon même s’il est peu actualisé (heureusement qu’il reçoit des perfusions de L’ère des Cristaux pour le maintenir en vie), et j’écris aussi sur Nostroblog.

(Blog / Twitter)

jehrosJehros :

Je suis Jehros, 30 ans, en couple. Je n’ai pas d’enfants mais j’ai une chaîne YouTube sur laquelle je propose notamment des analyses de films d’animation. Parce que j’aime bien comprendre les choses, donc autant comprendre à plusieurs. C’plus sympa. Mon blogueur manga préféré est Meloku. Et c’est pas du tout parce que c’est le seul que je lis.

(Chaîne / Twitter)

Avez-vous lu le manga, vu l’anime ou les deux ?

roseRose :

Et là, je réponds les deux, bien entendu ! Ce sont deux supports très différents, mais les deux me sont chers à leur façon. Je compte également visionner le long métrage live, bien qu’il me fasse trembler de peur, car je suis très exigeante sur ce genre d’adaptation.

jehrosJehros :

À l’heure actuelle, j’ai seulement vu l’anime.

ceriseCerise :

J’ai juste vu l’anime, mais j’ai prévu de lire le manga aussi.

boboBobo :

J’ai vu l’anime à l’annonce du manga, alors que je devais finir Yu-Gi-Oh ZeXal. Cela m’a donné envie de lire le manga (celui de Kids on the slope, pas de Yu-Gi-Oh ZeXal…). J’appréhendais néanmoins le passage vers la version papier, dépouillée de l’ambiance jazz qui donne tant de vie à l’anime.

Comment avez-vous découvert Kids on the Slope ?

ceriseCerise :

À travers le bourrage de crâne de Rose. Je ne sais même plus comment j’ai découvert son blog sur Twitter, mais j’ai vite constaté que nous avions pas mal de goûts communs, alors j’ai décidé de regarder l’anime.

(Spoiler : aucun regret !)

roseRose :

J’ai découvert la série par l’annonce de son adaptation animée, par le biais d’un article de magasine, il me semble. C’était l’époque où je commençais à m’intéresser à des œuvres un peu différentes, j’essayais de me détacher de mes shojos contemporains. L’anime m’a semblé être un bon début, et surtout, l’époque sous laquelle se déroule l’histoire m’a tout de suite attirée. Surexcitée, je me suis lancée day 1 sur l’anime et vous connaissez (peut-être) la suite, je ne m’en suis jamais remise !

boboBobo :

Je l’ai découvert sûrement via un Tweet de Meloku lors de l’annonce du manga par Kaze ? Ou alors lors de la diffusion de l’anime quelques temps avant ? Je ne m’en rappelle pas du tout…

jehrosJehros :

Tout simplement en suivant le boulot de son réalisateur, Shin’ichiro Watanabe. Je suis ensuite simplement tombé sur le coffret blu-ray en magasin et je me suis jeté dessus.

Vous êtes-vous attaché à un personnage en particulier ?

jehrosJehros :

Pas spécialement, non. Je trouve que la force de la série réside dans sa capacité à proposer une jolie galerie de personnages attachants, tant dans leurs conflits intimes que dans leur rapport aux autres. Du coup je pourrais autant citer Sentaro pour son caractère aussi incisif que chaleureux, que Ritsuko que je trouve superbement incarnée. Tous sont attachants à un moment ou un autre du récit. Je n’ai pas encore revu la série mais je me demande même s’il n’y a pas à chaque fois un personnage différent auquel on pourrait s’identifier selon l’humeur avec laquelle on la regarde.

ceriseCerise :

Plutôt à deux personnages : Kaoru et Sentaro. Je ne sais pas si je les aimerais autant séparément d’ailleurs, parce que c’est leur dynamique qui me plaît tant dans cette histoire. J’aime ce qu’ils s’apportent mutuellement par leurs différences, qui s’effacent devant leur amour commun du jazz. Ce qui me plaît aussi c’est qu’ils sont plus que ce qu’on pourrait attendre. Kaoru pourrait être le cliché de l’intello anxieux ; Sentaro celui du bad boy. Mais ils ont tous deux beaucoup plus d’épaisseurs.

boboBobo :

Sentaro ooooh, il est beau, il est cool, il est classe. Et surtout, il est la liberté à laquelle aspire tant Kaoru. Plusieurs aspects de ce perso m’ont tout de suite plu, comme sa part cachée, qui se dévoile peu à peu et intrigue Kaoru mais aussi les lecteurs et les lectrices. Derrière cette apparence de voyou des rues se cachent des faiblesses inavouées.

roseRose :

Hihi, c’est le moment de pondre des romans, alors faisons le bien : En soit, je me suis attachée à tous les personnages car ils sont tous humains et identifiables. Mais si je devais n’en choisir qu’un seul, j’imagine qu’il s’agirait de Sentaro. Ce héros a été presque une révélation à mes yeux. J’ai été au départ fascinée par son côté « bad boy » dont il faut se méfier, puis intriguée par cette curiosité et cet entrain qui le caractérisent. Quand Kaoru découvre son amour pour le jazz, en même temps que le spectateur, le jeune homme se dévoile, il devient étincelant et son charme ravageur. Sentaro, c’est un tout à mes yeux. Il ne cesse d’évoluer, de casser l’image que l’on avait de lui. Il devient tour à tour protecteur, attendrissant comme un enfant, très sensible. Mais surtout, je suis tombée folle amoureuse de cette mentalité, cette joie de vivre simple à laquelle j’aspire dans ma vie de tous les jours. Il se donne entièrement dans chaque chose, c’est quelque chose de naturel pour ce personnage. On pourrait presque le voir comme l’incarnation du jazz, dans toute sa diversité. C’est un protagoniste « bol d’air frais » qui fait du bien, tout simplement.

Je triche, mais j’aimerais aussi parler de Yurika, qui est un excellent personnage et que trop de monde oublie après lecture. C’est une femme forte, à mes yeux l’incarnation de l’émancipation de la femme à cette époque. J’adore ce qu’elle représente, ce qu’elle devient, ce qu’elle fait. Elle représente l’avenir et a un côté « libérateur » dont les autres personnages sont peut-être dépourvus.

La période du Japon à la fin des années 60 vous intéresse-t-elle ?

boboBobo :

Je ne m’y intéressais pas avant. Ça n’a pas changé du tout depuis la lecture de cet excellent manga.

roseRose :

J’ai un gros faible pour tout ce qui se passe entre les années 20 et 60 donc oui, énormément ! D’ailleurs, tout a peut-être commencé avec cette série, maintenant que j’y pense. Dans Kids on the slope, je trouve l’époque particulièrement fascinante. Le contexte est utilisé judicieusement. L’occupation américaine se fait sentir dans chaque pas des héros. Dans l’œuvre, elle représente à la fois une forme de libération, une jeunesse brillante, mais du côté de Sentaro, c’est aussi quelque chose qui le retient d’avancer et qu’il lui faudra accepter. Tour à tour, les personnages acceptent et repoussent ce nouveau courant et je trouve cela intéressant. Ce sont les prémices du Japon « moderne » et cela a quelque chose de très charmant. En tout cas, je ne suis pas insensible à cette époque et à la façon dont Yuki Kodama l’a représentée, mais je ne saurais peut-être pas bien l’expliquer.

ceriseCerise :

Pas spécialement quant à moi, mais je suis intéressée par l’Histoire de manière générale. Kids on the slope m’a permis d’en apprendre un peu plus sur cette période du Japon.

jehrosJehros :

Historiquement oui, mais pas plus qu’une autre période. Mais d’un point de vue culturel, forcément. L’animation japonaise prend son envol, c’est à cette époque que débarque Horus, prince du Soleil et avec lui l’éclosion, entre autres, de Takahata et Miyazaki, désireux de marquer leur différence avec les classiques de Walt Disney. Et en parallèle, la culture japonaise s’est américanisée suite à l’occupation, modifiant fortement son essence pour donner les œuvres qui nous passionnent tous aujourd’hui. Ce n’est certes pas exclusif à cette période, mais difficile de ne pas y penser.

Kids on the Slope vous a-t-il donné envie d’écouter du jazz ?

ceriseCerise :

Un peu oui, même si c’est loin d’être mon genre de musique.

jehrosJehros :

Pas plus que Jurassic Park ne m’a donné envie de m’intéresser aux dinosaures ou Your lie in April d’apprendre à faire du violon, non. C’est une musique que j’apprécie essentiellement dans le cadre d’une fiction où elle dit quelque chose des personnages. Passé ce cadre, elle me laisse poliment indifférent.

boboBobo :

Non pas du tout, j’aime pas vraiment le jazz. Cela dit, dans l’anime le jazz accompagnait à merveille les prestations de Kaoru et Sentaro.

roseRose :

J’écoutais déjà un peu du jazz auparavant, mais cela restait très occasionnel. Kids on the slope m’a donné envie, effectivement, d’écouter du jazz, mais aussi d’approfondir ma culture à ce sujet. Si, maintenant, ce genre musical reste indissociable de l’œuvre à mes yeux, cela ne m’empêche pas de m’en détacher et cela m’a permis de découvrir d’autres artistes. C’est un style que je trouve relaxant, « entier » et j’adore ça.

Comment convaincre ceux qui ne connaissent pas encore ?

boboBobo :

Lisez-le (c’est un ordre).

ceriseCerise :

Kids on the slope est avant tout un beau récit d’amitié et de recherche de soi pour ces adolescents. La musique entraînante et le fond historique lui donnent une profondeur supplémentaire, et vraiment ça se regarde tout seul !

jehrosJehros :

C’est une série pleine de sensibilité et d’amour pour ses personnages, qui a également le mérite de proposer une identité éloignée de nos habitudes.

roseRose :

À la fois simple et complexe, Kids on the slope, c’est comme la vie, parfois difficile, mais surtout merveilleux (j’ai évité le crochet facile « Kots c’est la vie », mais remarquez qu’on y est pas très loin). C’est un regard bienveillant et doux qui vous ramènera aux meilleurs moments de votre adolescence. Je pense que chacun peut s’y retrouver, se reconnaître quelque part dans les personnages. À mes yeux, c’est un immanquable. Quel que soit le support, cette œuvre est d’une telle richesse qu’elle ne manquera certainement pas de vous séduire, de par son naturel comme son aspect étincelant.

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