Animal Crossing : Pocket Camp

A peine le Nintendo Direct diffusé, ce jeu tant attendu fut disponible sur le Google Store australien (cet article se base donc sur cette version). Après avoir été maire d’une ville dans New Leaf puis paysagiste & décorateur d’intérieur dans Happy Home Designer, vous voilà responsable d’un camping dans Pocket Camp, déclinaison mobile de la franchise.

Comme d’habitude, alors que vous arrivez calmement, Isabelle (Marie en vf) vous informe que vous êtes le chef en charge de tout ce qu’il y à faire dans le coin. Comme d’habitude, vous voilà donc esclave d’une bande d’assistés, incapables de ramasser des fruits par eux-mêmes. Le tutoriel est assez court. On y choisit son type de camp, on visite l’un des campeurs, on l’aide, il ou elle nous donne des objets, un tour chez Serge pour fabriquer un tout nouveau meuble à partir de ces objets (vous aurez besoin d’objets spécifiques pour attirer à vous certains campeurs). Et hop, le jeu considère que les bases sont acquises.

Mais à vrai dire, excepté la nouveauté du jeu, il y a assez peu d’innovations dans le jeu. Les mêmes fruits, les mêmes poissons, les mêmes habitants, les mêmes meubles. Tout cela semble déjà-vu, malgré quelques nouvelles musiques qui apportent un peu de fraîcheur. Exemple, pour la pèche, on peut maintenant utiliser un filet et donc attraper plusieurs poissons d’un coup. Dans le même genre, on pourra utiliser du miel pour capturer plusieurs insectes. Révolutionnaire. Mais cette fois, pas de catalogue à remplir pour gagner des médailles : tout ceci ne sert qu’à combler les désirs des animaux, qui veulent toujours plus d’insectes et de poissons.

Contrairement à New Leaf où l’on avait un village, ici la carte est divisée en plusieurs zones. On peut se promener en bord de mer ou près d’une cascade. Quel dépaysement. Les activités y seront différentes (principalement : de la pèche, ou de la chasse aux insectes). Les environnements ressemblent beaucoup à ceux de New Leaf. L’une des zones nécessite toutefois l’aide d’amis, ou de payer avec la nouvelle monnaie du jeu (on y reviendra). Il faut parfois attendre et augmenter de niveau pour libérer des lieux (on level up en parlant et en résolvant les requêtes des campeurs, ce qui fait aussi augmenter la jauge d’amitié). Si on se lasse de son propre camping, on peut visiter ceux des autres joueurs, qu’ils soient amis ou non.

Dans New Leaf, Tom Nook nous prêtait une tente, puis en remboursant la dette, on pouvait emménager et agrandir sa maison. Ici, au camping, il faut voir Giovanni et ses frères (?), Carlo et Beppe, à OK Motors pour embellir son camping-car. L’un se charge des couleurs extérieures, l’autre de l’agrandissement… Tout ceci est très pointu et organisé avec précision. Certaines options ne se paient pas en clochettes, mais indirectement avec de l’argent réel (on y reviendra).

Evidemment, pour forcer les joueurs à revenir régulièrement, tout n’est pas disponible d’entrée de jeu. Ainsi, pour pouvoir changer de vêtements, il faut déjà débloquer la zone « market place », après une certaine durée de jeu. Dans la même idée, les habitants viennent dans votre camping que si leur amitié est au minimum level 2 ET que vous avez installé leur(s) objet(s) préféré(s). Ils ne restent que quelques heures, et d’autres arrivent ensuite. Bref, il n’y a pas de temps à perdre !

La part d’aléatoire semble minimale concernant les allers et venues des villageois : dans chaque camping visité, je rencontre Rosie, Mirza et Filibert. C’est dommage. Sur le nombre d’habitants et de configurations possibles, on se retrouve avec ZÉRO diversité.

Les nouveautés principales viennent du nouveau format. Comme tout jeu mobile, il y a des bonus de connexion quotidienne, et des objectifs en temps limité (le jeu se déroule d’ailleurs en temps réel, et promet des events pour les occasions genre Halloween ou Noël). Malheureusement, comme tout jeu mobile, il y a maintenant des micro-transactions. Evidemment, c’est le radin capitaliste du jeu qui vous les propose, le tristement célèbre Tom Nook. Outre la monnaie habituelle du jeu, les clochettes, on peut maintenant avoir des tickets « Leaf », échangeable contre de l’argent bien réel. Ces tickets vont bien entendu servir à obtenir des objets, des décorations, des vêtements ou encore des persos inédits, qu’on ne pourra pas obtenir autrement. Et comme d’habitude, il sera extrêmement long et difficile d’en rassembler suffisamment sans mettre la main à la poche. On est loin du concept des premiers jeux qui favorisait l’entraide entre joueurs et joueuses. Bonus inutile : un mini-jeu pendant le download et les MAJ, pour gagner des clochettes (mais pas des tickets ‘Leaf’).

Bref, il y a du bon et du moins bon dans cette version mobile. Il faudra voir avec le temps et un peu de recul ce que l’on peut en retenir de positif, notamment pour tout ce qui est collaboration avec des amis. En attendant, un Animal Crossing Switch ?

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