Kids on the slope : la relation Sen / Bon

Qualifier Kids on the slope d’œuvre marquante est assurément le moins que l’on puisse faire tant la série de Yuki Kodama brille par bien des thématiques. Manga sur la jeunesse japonaise des années 60 qui se réunit autour du jazz, il évoque aussi bien l’ouverture au monde que l’expression des sentiments. La musique, le mélange culturel et l’amour constituent donc le cœur de cette merveille. Pourtant, l’ingrédient principal n’a toujours pas été abordé… Parce que oui, ce qui marque avant tout dans Kids on the slope c’est cette amitié si puissante entre deux garçons : Sentaro et Kaoru.

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Si vous avez lu Kids on the slope en version française, vous êtes passés totalement à côté du diminutif donné par Sentaro à Kaoru : Bon. Et pour cause, la traduction française de Ryuko Sekiguchi et Patrick Honnoré a pris le parti d’adapter ce terme par « blanc-bec ». Le surnom d’origine est donc un dérivé de bonbon-dono, une expression venue du dialecte du Kansai pour qualifier Kaoru de petit gars naïf de bonne famille. Ce qualificatif est employé dès le second chapitre du manga, c’est-à-dire lorsque les deux garçons se retrouvent pour la première fois en salle de classe, et apparaît de nouveau tout au long de la série. Central dans l’histoire donc, il représente une des deux parties d’un lien que l’on appellera Sen / Bon, amitié indéfectible que nous allons expliquer dans ses moindres détails au cours de cet article.

Deux caractères opposés

L’histoire d’amitié présente dans Kids on the slope, c’est aussi celle de deux jeunes hommes qui n’avaient a priori rien en commun. Et pourtant, il se sont rapprochés grâce à la musique. Avant de développer un propos sur leur relation, il convient donc de présenter individuellement ces deux personnages dont les destins sont étroitement liés.

Sen, le bagarreur au grand cœur

Il n’est pas le protagoniste à proprement parler du manga, et pourtant il est l’âme de l’œuvre ; conclusion à laquelle on était arrivé dans l’article S’ouvrir au monde.

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Sentaro donc, celui qu’on nous présentait comme un « voyou incorrigible » avant même qu’il entre physiquement en scène. Cette expression-là reste gravée à l’intérieur du crâne de Kaoru lorsqu’il le découvre. S’il le trouve lumineux la première fois qu’il le voit, il se rend vite compte que Sentaro est bel et bien le mauvais garçon qu’on lui décrivait. C’est un bagarreur qui n’a que faire du respect ou bien de l’autorité.

Et pourtant le personnage est bien plus profond qu’il ne le laisse paraître. D’origine modeste, il est rejeté depuis son enfance du fait de son métissage. C’est justement pour se défendre et se faire respecter qu’il s’est mis à se battre. S’il n’a que faire de se rendre en cours ou non, il respecte pourtant Jun’ichi. Il voit en lui un modèle, une figure familiale en qui il peut se référer. Comme ce dernier, il va se prendre de passion pour le jazz, un courant musical dont la manière d’appréhender la vie de Sentaro fait de lui sa personnification au sein du récit. Comme pour le jazz, il dégage du jeune homme une convivialité chaleureuse, on se sent vivant quand on est près de lui. Et toujours comme le courant musical, il est fougueux et impulsif. En d’autres mots, il est libre.

Bon, l’intello angoissé

Si Sentaro est l’âme de Kids on the slope, alors Kaoru en est le corps. Il est le personnage principal du récit, celui par lequel on perçoit la grande majorité des actions dépeintes par Yuki Kodama.

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Habitué à déménager et donc à changer d’école, Bon s’est forgé un caractère de gamin solitaire. Aux yeux de tous, il est un petit intello froid et distant, le genre méprisant dont on n’ose pas trop s’approcher. Et effectivement, il est bon élève et se destine à devenir médecin. Cet avenir choisi par sa famille fortunée l’étouffe, il s’y sent prisonnier. Cela se reflète dans la musique classique qu’il joue. Codifiée, elle est comme une cage pour lui, une prison à la fois mentale et sociale.

D’ailleurs le fils de bonne famille bien sous tous rapports est plus torturé que son statut social ne le laisse présager. Être en classe, entouré de gens qu’il ne connaît pas, l’angoisse fortement, au point de lui donner la nausée. C’est d’ailleurs pour cela qu’il cherche à atteindre le toit, lieu de calme en plein air dans lequel il peut se ressourcer, seul. C’est dans ces conditions qu’il fait la rencontre d’un élément opposé à ce qu’il est. Il découvre le jazz, incarné par Sentaro, une musique qui aura un effet libérateur sur le jeune homme prisonnier de lui-même.

Ritsuko, comme point de gravité

Navigant entre l’affection de Sen et les sentiments de Bon, il y a Ritsuko. Troisième tiers du fameux trio de Kids on the slope, son rôle est bien évidemment essentiel dans le manga. Aujourd’hui nous n’allons pas nous intéresser à ce personnage dans son entièreté mais bel et bien dans son apport à la relation amicale entre les deux protagonistes dépeints précédemment. Rien de tel pour témoigner de sa position entre Sentaro et Kaoru que la laisser nous indiquer quelles sont ses « favorite things ».

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On comprend dès lors l’importance de l’amitié entre les deux garçons pour elle : tout au long du manga, elle se place en retrait. C’est un personnage observateur qui laisse le champ libre à la relation forte entre les jeunes hommes. Lorsqu’elle intervient entre les deux, c’est pour tenter de les rapprocher, rien de plus. C’est d’ailleurs elle, au tout début du manga, qui convie Kaoru dans le sous-sol du magasin de son père. Lieu interdit aux étrangers, elle qualifie devant son paternel le pianiste de bon ami à Sentaro et elle afin de le faire entrer dans la salle de répétition privée. Bien que Kaoru ne l’entende pas de cette oreille et tente en vain de la contredire, le mot amitié pour qualifier sa relation au batteur est lâché pour la première fois de la série.

Pour en revenir à son rôle d’observatrice, il faut revoir la case ci-dessous que nous avons analysé dans l’article L’espace pour exprimer les sentiments. Parlant du rapport aux autres et du rôle de l’obstacle dans la composition des cases de Yuki Kodama, on notait que cette fois-ci la barrière n’est pas perçue comme un problème qu’il faudrait gravir. Non, tout le monde est à sa place, et tout le monde est heureux comme ça. Ritsuko se contente d’observer l’amitié entre Sentaro et Kaoru, ça suffit amplement à son bonheur. Dans cette case l’atmosphère est rendue agréable par la position des personnages, les expressions des visages et les trames ; la jeune fille s’accommode d’être au second plan.

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Et pourtant, on le répète, elle occupe une place centrale dans la relation entre les deux garçons, rien que par sa présence. Le plus flagrant est la manière dont elle est considérée par ses compagnons. En effet, Sentaro et Kaoru ne portent pas le même regard sur Ritsuko. Pas toujours respectés dans la version française du manga, qui nuit décidément beaucoup à la compréhension des relations entre les personnages, les surnoms donnés à la jeune fille témoignent de cela. Sentaro la nomme Rikko. Derrière ce nom, il y a tout le ressenti du personnage à son égard. Rikko est un diminutif relatif à la famille. Elle est la sœur, il ne la voit pas autrement. Et c’est pour cela que les sentiments amoureux qu’elle lui porte au début de l’œuvre ne pourront jamais être réciproques. Kaoru a une autre approche concernant la jeune fille. Intéressé par elle, et croyant que l’affection est partagée, il ne peut à aucun moment l’appeler par un surnom aussi relatif à la famille que Rikko. Il la nomme donc Ricchan (ou Ritsu en version française). Ce diminutif a une connotation bien plus amicale et affectueuse donc, indiquant que Kaoru a des vues sur son amie.

Là où on pourrait s’égarer dans le domaine de l’anecdote, il n’en est rien. Juste en employant divers surnoms, on tombe dans un déséquilibre entre le grand Sentaro et le frêle Kaoru. Décidément, ils ne boxent pas dans la même catégorie. En cela, Sentaro représente rapidement aux yeux de son ami un idéal qu’il ne pourra jamais atteindre, l’ombre dans laquelle il se cache. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il décide de se mettre en retrait et de réprimer ses sentiments pour Ritsuko afin que les deux amis d’enfance puissent sortir ensemble.

Le jazz au cœur de l’amitié

Ce rapport de domination entre Sen et Bon se ressent dès leurs débuts musicaux, le batteur méprisant la formation classique du pianiste et lui balançant au visage qu’il manque de swing pour faire du jazz. Pourtant, peu à peu, les choses s’équilibrent. Au rythme où Kaoru découvre son ami, il prend conscience qu’il n’a pas à le jalouser, qu’il est son égal. De ce fait, lorsque Sentaro commet une bourde ou se sent mal, il peut lui  répondre à son tour. Et cela, il peut aussi le faire par la violence physique, quand bien même son maigre corps ne le lui permet pas.

 

 

 

Lors de ces trois pages qui se déroulent à un moment où leur amitié est bien avancée, on voit Kaoru ayant pris confiance en lui en découvrant un domaine dans lequel personne ne pourra jamais le battre – son amour pour Ritsuko -, essayer de retenir Sentaro par la force. De ce fait, il s’introduit dans une spécificité dans laquelle son ami excelle : la bagarre. Un peu comme s’il voulait se mesurer à lui sur son terrain. Malgré son manque de force physique, c’est par sa ténacité et la puissance de l’amitié qu’il porte à Sentaro qu’il arrive à remporter cette manche.

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Mais revenons au début du récit, parce que leur amitié n’est pas caractérisée uniquement par un rapport de domination. La relation Sen / Bon est avant tout l’histoire d’une rencontre angélique. Effectivement, la première fois que les deux garçons se croisent donne l’effet d’une épreuve mystique, quelque chose qui tient au divin… En retirant ce drap blanc mis en évidence sur une chaise, Kaoru a découvert un être éblouissant par sa lumière. Inversement, en se faisant réveiller de la sorte, Sentaro a pensé qu’un ange était venu le chercher… L’intello névrosé et le voyou absentéiste qu’on nous décrivait jusqu’alors semblent bien loin, laissant place à deux jeunes hommes s’apprêtant à vivre une amitié qui les marquera à jamais.

Les différences refont certes surface, mais les garçons se réunissent très rapidement à travers la musique. Plus que des compagnons de groupe, ils deviennent de véritables amis. Ils apprennent à se connaître l’un l’autre et à comprendre leurs sentiments mutuels. Même dans les moments difficiles, ils restent soudés. Au fur et à mesure que leur relation se développe, la forme occupée par la musique évolue. Au tout début, elle était ce qui les lie. En d’autres termes, il s’agit de l’élément qui les a rapproché, c’est grâce à elle qu’ils ont continué à se fréquenter et qu’ils sont devenus amis. Mais au fil du récit, elle prend la forme d’une mélodie de bonheur. Jouer du jazz est bien plus qu’un simple lien, cela devient une forme d’expression que l’on pourrait même qualifier de cathartique. Ainsi lorsqu’ils sont en froid, il suffit aux deux jeunes hommes de laisser parler leur instrument pour se réconcilier.

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La musique est donc libératrice pour les deux amis, mais pas seulement. Elle est également une clé de compréhension entre deux garçons qui n’avaient a priori rien en commun. Lorsque Kaoru interpelle Sentaro afin de lui exposer sa jalousie sur sa situation familiale, les choses se règlent sur un air de jazz. Pour rappel, le fameux Bon, soi-disant de bonne famille d’après le surnom que lui attribue Sen, se sent mal à l’aise chez lui. Sa mère l’ayant abandonné lorsqu’il était enfant car elle ne trouvait pas sa place dans cette famille renommée et son père étant tout le temps absent de la demeure familiale à cause de son travail, Kaoru se sent seul auprès du reste de sa famille. Leur relation est froide, pour ne pas dire glaciale. Personne ne s’intéresse à ce qu’il est réellement mais plutôt à ce qu’il pourrait apporter à la famille. Alors à l’instant où il découvre un Sen souriant au sein d’un foyer pauvre mais chaleureux, il l’envie. Mais ce dont il n’avait pas pris conscience, c’est que son ami lui aussi ne se sent pas à sa place chez lui. C’est à ce moment que, pour la première fois, Sentaro se confie à quelqu’un sur le mal-être qui le ronge. Il explique à Kaoru sa situation familiale et que malgré la chaleur de sa fratrie, il se sent rejeté à la maison, comme s’il n’avait pas le droit d’y être.

Après s’être dévoilé comme jamais, Sentaro pianote un air de jazz. Il s’agit de Moanin’, premier morceau qu’il a joué avec son ami. Ce dernier le rejoint devant l’instrument afin de jouer ensemble cette mélodie à la douce saveur d’amitié comme le feraient des enfants. La scène se conclut justement sur l’image de Sen et Bon enfants qui jouent ensemble la partition, un peu comme s’ils étaient désormais liés depuis leur plus jeune âge…

Le rock comme élément perturbateur

Si l’on comprend désormais que leur amitié est intemporelle, elle n’est pas à l’épreuve de dissonances pour autant. De nombreuses tensions interviennent entre les deux compères durant le manga, mais l’une d’elles est certainement la plus représentative de l’œuvre : elle concerne le rock. Et c’est plus précisément l’introduction du personnage de Seiji Matsuoka qui va changer la donne entre Sentaro et Kaoru.

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Rêvant de devenir une vedette, Seiji se lance dans la musique populaire du moment : le rock. Il souhaite monter un groupe afin de faire un concert pour la fête du lycée, mais pour cela il lui manque un batteur. Bien évidemment, c’est sur Sentaro qu’il jette son dévolu. Il le harcèle jusqu’à le pousser à écouter un album des Beatles. Au final, ce n’est pas tant le rock qui plait au bagarreur, mais bel et bien les révélations que Seiji lui fait. Alors qu’il le pensait superficiel à juste vouloir briller et séduire les filles, il découvre un jeune homme qui lui ressemble bien plus qu’il ne pouvait l’imaginer. La petite star en devenir a des origines modestes et vient d’une famille nombreuse… Si Seiji veut percer dans la musique, c’est pour subvenir aux besoins de ses parents, lui qui ne sait rien faire mis à part chanter. Ce discours touche donc Sentaro, qui réfléchit à deux fois à la proposition de son nouvel ami et qui décide alors d’enfin écouter un album des Beatles et de se lancer dans le rock jusqu’à la fête du lycée.

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Toujours dans l’article sur L’espace pour exprimer ses sentiments, nous avons analysé la case ci-dessus. Il s’agit d’un surcadrage dans lequel la fenêtre de la classe rapproche Sentaro et Seiji tandis qu’elle exclue Kaoru. Découvrant ainsi les deux camarades, ce dernier se sent rejeté, d’autant plus qu’il pensait être le seul à pouvoir comprendre son ami batteur. Dès lors, il développe une aversion nourrie par la jalousie pour le rockeur.

Ce sentiment négatif monte de plus en plus… Il s’accroît lorsqu’il découvre un disque des Beatles dans le sac de Sentaro durant une répétition. Ramener du rock dans leur temple du jazz ? Celui où seule cette musique est censée être permise d’après les dires de Sentaro au tout début du manga ? Leur règle est brisée, et donc Kaoru se sent plus que jamais trahit. Et ce n’est pas fini… La répulsion de Kaoru à l’encontre de la personne de Seiji augmente d’autant plus lorsque ce dernier s’invite sans autorisation dans la salle de répétition. Non seulement leur temple est souillé, mais en plus la vedette en herbe annonce au pianiste qu’il souhaite que son compère de musique rejoigne le groupe de rock qu’il est en train de monter… Cela dépasse la limite que le pianiste peut supporter. L’autrice traite évidemment à merveille cette discorde entre les deux amis, notamment en mettant en scène la régression mentale de Kaoru. Il réagit comme un enfant, se remémorant d’ailleurs les difficultés pour s’adapter qu’il a connu durant son jeune âge. Il a conscience que ses réactions n’ont rien de mature mais ne peut rien faire contre ce mécanisme de défense psychique.

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Le conflit est donc traité en tant que tel mais c’est bien la musique qui joue un rôle fondamental en son sein. En d’autres termes, ils auraient pu se disputer pour une fille ou n’importe quel autre sujet mais l’autrice a voulu utiliser les différentes perceptions de ce que doit être la musique pour créer un fossé entre Sen et Bon. Si Yuki Kodama fait ce choix, c’est à l’évidence car la musique est un élément fondamental dans le lien entre les deux protagonistes. C’est d’ailleurs pour appuyer cela que Seiji fait face à Kaoru pour s’exclamer : « Tu sais, l’époque est au rock ! Le jazz n’intéresse plus personne ! ». L’un veut se servir de la musique en tant que mode pour percer alors que l’autre souhaite en jouer de toute son âme. C’est alors l’occasion de rappeler que le pianiste vient d’une formation classique dans laquelle il se sentait pris en cage et que le jazz, à l’image de Sentaro, vient l’en libérer.

Ce qui se défait par la musique, se règle bien évidemment par la musique. Leur amitié est indéfectible, l’un et l’autre se comprenant comme personne. C’est justement lors du concert de la fête de l’école que Kaoru prend conscience de la puissance des sentiments qu’éprouve Sentaro à son égard : c’est son compère de toujours. Suite à la panne des amplis annulant le concert de rock, le pianiste monte sur scène pour des retrouvailles musicales en public. Durant ce concert improvisé, les deux amis retrouvent immédiatement leurs marques, un peu comme s’ils ne s’étaient jamais perdus. C’est ici que réside le rôle de la musique dans la relation Sen / Bon : elle est un repère intemporel d’une amitié vouée à résonner pour l’éternité.


Informations complémentaires

kids on the slope tome 1En France, le manga est publié en 9 tomes chez Kaze d’après une traduction de Ryoko Sekiguchi et une adaptation de Patrick Honoré.

Un tome 10 intitulé Bonus Track (contenant l’épilogue) et un fanbook sont sortis au Japon mais n’ont jamais été publiés par l’éditeur français.

Sakamichi no Apollon © 2008 Yuki Kodama / Shogakukan Inc.

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6 réflexions sur “Kids on the slope : la relation Sen / Bon

  1. Ucho

    Cette oeuvre est d’une tristesse, une des plus grosses critiques de la société japonaise que j’ai pu lire. Ça m’a particulièrement touché étant musicien, je pense.
    Très intéressant comme analyse en tout cas

    1. Je pense que dans la balance des sentiments, on trouve plus de joie que de tristesse dans Kids on the slope, même si je dois bien avouer que j’ai dû ramasser les miettes de mon cœur à plusieurs reprises durant le récit…

  2. Rose

    Quel bel article… Sûrement mon préféré. Tu as si bien parlé de toutes les composantes de cette belle histoire… J’aime vraiment lire tes articles sur le sujet. On y sent toute ton implication et ton amour des personnages.

    J’ai beau avoir lu et relu un nombre incalculable de fois l’oeuvre, je la redécouvre sous un nouvel oeil suite à plusieurs de tes paragraphes. J’aime particulièrement celui sur Ritsu et la dernière partie. Merci.. !

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