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Retour sur les animes de l’hiver 2018 : Une saison en Enfer

Ayant visionné quelques séries d’animation durant cet hiver, Rose et Joan reviennent ensemble sur ce qu’ils ont retenu avec un programme bien chargé. Force est d’avouer que cette saison a eu son lot de séquences dramatiques dont on ne se remettra pas de sitôt, de scènes d’action survitaminées, ou même de comédies humaines dont la justesse des sentiments fait s’accélérer notre cœur. Et si certains animes ont brillé, d’autres n’ont malheureusement pas été à la hauteur attendue. Nostroblog s’associe donc avec Manga Suki afin de revivre aussi bien les moments forts de la saison hivernale que les déceptions à travers une longue discussion.

joan vs rose animes de l'hiver

Quel a été votre coup de cœur de la saison ?

Rose : Avec sa machine à écrire, ses beaux bras mécaniques et ses yeux flamboyants, Violet Evergarden avait frappé aux portes de mon cœur avant même que ne débute son histoire. Comme tout le monde, j’attendais avec une foi presque religieuse cette nouvelle création de Kyoto Animation. Qu’en attendais-tu, toi ?

Joan : Alors moi, contrairement à tout le monde, je n’attendais rien du tout de Violet Evergarden. Le projet ne me parlait pas plus que ça en amont, ce n’est que lors de sa diffusion que j’ai pris la décision de m’y intéresser. Mais finalement, qu’est-ce qui t’a séduit ?

Rose : Je ne m’étendrai pas sur le visuel de l’anime : oui c’est beau à en crever, mais la série est loin de se résumer à cela, malgré les avis très nuancés de certains internautes. Je me bats en permanence pour vanter le fond de la série, à savoir cet amour de l’écriture qu’il porte en lui. C’est une belle éloge sur les mots, ce qu’ils peuvent apporter… C’est vraiment ce côté que j’aime plus que tout, étant moi-même très liée à l’écriture. Toi qui t’adonnes également à cet art, qu’as-tu pensé de cet aspect ?

Joan : Cette série est une déclaration d’amour à l’écriture, et évidemment que j’ai été touché. Chaque épisode prouve à quel point mettre des mots sur des sentiments et arriver à les exprimer est important.

Rose : Sous cette forme épistolaire, ça donne quelque chose de romantique et très doux…

violet evergarden et sa machine à écrire.png

Joan : Oui, on entre dans l’aspect visuel même. Pas seulement au niveau technique, c’est l’esthétique de Violet Evergarden qui dégage quelque chose de poétique. Le fait qu’elle utilise une machine à écrire, comme tu l’as souligné, contribue à rendre le visionnage émotionnellement fort… Mais en fin de compte, la série n’aborde pas seulement le thème de la correspondance, tu as retenu quoi d’autre concernant l’écriture ?

Rose : Tellement de belles choses… L’écriture pour faire passer des choses inavouables avec la parole, pour soutenir, pour guérir… Les mots ont beaucoup de fonctions et j’aime la façon dont cela a été traité. Ainsi que l’évolution de Violet. Elle est si touchante.

Joan : Parlons-en de Violet. Au début, elle semble comme une poupée vide, qui ne comprend pas les émotions. La série met l’accent sur son évolution : plus elle écrit et plus elle comprend le sens des mots. Elle s’éloigne d’une conduite formelle dictée par son passé militaire. C’est sa sensibilité qui t’a touchée ?

Rose : Elle m’a touchée car elle a été comme formatée au début de la série. Elle n’a pas appris à ressentir. Qu’elle découvre toutes ses émotions, c’est s’autoriser à continuer à vivre en regardant la vie sous ses autres prismes. Cela m’a touchée de la voir plus humaine qu’elle ne le pense. C’est finalement une jeune fille très sensible.

violet evergarden et son pendentif.png

Joan : Chaque épisode est indépendant, même si le caractère de Violet se forge au fil de la série. Tu retiendrais lequel ?

Rose : Mon petit cœur de romantique a toqué fort en voyant un couple se former et échanger de façon si adorable. C’était beau de les voir d’apprendre à se connaître et à s’aimer ainsi. J’ai aussi énormément aimé l’épisode où Violet écrit pour le metteur en scène. J’aime tout ouin, je ne sais pas !

Joan : Celui avec les lettres publiques et la petite princesse est si romantique… Sans doute mon préféré aussi, avec le dixième. L’histoire de cette petite fille en manque d’attention m’a bouleversé comme jamais, j’ai pleuré de gros sanglots… Durant cet épisode, je suis senti comme Violet : le déroulement du récit est prévisible mais j’ai contenu ma tristesse jusqu’au bout. Cette série pousse aux larmes oui, mais elle n’est pas seulement dramatique. Il y a de sublimes messages, des attentions merveilleuses… Ce sont ces bons sentiments qui émeuvent. C’est vraiment ce que j’adore, la série nous pousse aux larmes sans nous dire « c’est triste, pleure ».

Rose : Oui voilà, la série pousse aux réflexions sur ce qui nous entoure. Elle est simple et brute dans ses propos, finalement, mais pleine de bons sentiments effectivement.

Joan : Gros coup de cœur… Pourtant c’est une autre série qui a marqué ma saison : Devilman Crybaby. Tu l’as vue je crois bien ?

Rose : Héhé oui, je l’ai terminée récemment… Une bonne grosse claque. L’écran est devenu noir et je me suis dit « ça, ça va marquer l’animation et les futures productions ». Toi qui connaissais déjà l’univers de Devilman, tu devais être impatient de goûter à ce nouvel ingrédient !

devilman crybaby anime.JPG

Joan : Oh que oui, je l’attendais avec impatience. Mais plus qu’une adaptation de Devilman, je voulais me plonger dans la nouvelle série de Masaaki Yuasa, un réalisateur qui ne m’a jamais déçu. L’oeuvre de Go Nagai est marquante par bien des aspects, mais c’est avant tout son pessimisme qui m’a fasciné. Le message est d’une noirceur rare, comme si l’auteur en voulait à l’être humain d’exister. C’est sombre et violent, et je me demandais bien comment Yuasa allait transmettre cette pensée à sa sauce.

Rose : Du point de vue d’une personne qui ne connaît rien au Devilman originel, c’est la patte de Yuasa qui m’a frappée, effectivement ! Son style est unique, c’est coloré, barré, ça part dans tous les sens, j’adore !

Joan : J’avais peur qu’il fasse des épisodes indépendants, mais il y a quand même une continuité. J’ai bien aimé le travail scénaristique quand bien même deux ou trois points sont trop vite expédiés à mon goût. La petite particularité que j’ai trouvé géniale c’est que Devilman (la licence) existe dans la diégèse de l’anime. C’est si bien fait, j’adore l’importance prise par ce choix narratif qui aurait pu être anodin. Au passage, cela nous permet de découvrir Devilman no Uta, une reprise du générique culte de la série que je trouve merveilleuse. Je l’écoute en boucle… Pour en revenir à l’histoire, tu as été surprise par les révélations durant ton visionnage ?

Rose : Haha, on sent le fan hardcore ! On va de surprise en surprise oui, l’anime gère très bien ses cliffhangers. Dommage que certain.e.s ne savent pas tenir leur langues ! J’ai aussi aimé la dualité démons / hommes et bien / mal. C’est classique comme raisonnement, mais ça allait à de fortes extrémités qui impactent beaucoup sur le spectateur. Les personnages ont été aussi très bien travaillés. Lesquels étaient tes favoris ?

Joan : J’ai beaucoup aimé Miki, loin de son rôle de potiche qu’elle revêt dans le manga… L’anime conserve son côté charmant, avec notamment les séances photos, tout en faisant d’elle un personnage indépendant, qui se gère elle-même. Mais mon vrai personnage préféré, c’est le Devilcat !

Rose : Haha pourquoi je ne suis pas étonnée ! J’ai surtout été attirée par la relation entre Ryo et Akira. Les deux sont fascinants, chacun à leur propre manière. Mais Akira, surtout, est le héros parfait comme on aime suivre. Il est vertueux malgré son côté démoniaque et son combat contre lui-même, puis contre les autres, était toujours dans un esprit auquel on ne peut qu’adhérer.

Après la pluie est un manga sublime à bien des égards, son adaptation en série animée était attendue au tournant… Quelles ont été vos premières impressions ?

Rose : Comme je suis une fille (chiante) exigeante, j’ai toujours beaucoup de mal avec les adaptations de titres que j’aime et pour le coup… j’aime avec passion Après la pluie. J’ai été déçue sur plusieurs points, préférant la sobriété du noir et blanc qui colle à la perfection avec le personnage d’Akira. Le manga contient tant d’effets qui ne marchent… seulement en manga ? J’ai vu les premiers épisodes sous un mauvais œil, c’était trop coloré, trop mignon. Mais fidèle malgré tout. Tu avais un avis différent toi, n’est-ce pas ?

après la pluie anime.png

Joan : Oui, j’ai bien accroché. Alors évidemment je préfère l’oeuvre originelle, qui brille notamment par son découpage impossible à retranscrire à l’écran. Mais j’ai trouvé le ton pop bienvenu. Il y a un jeu de couleurs suffisamment maîtrisé pour transmettre les sentiments qu’évoque cette romance. Tu t’es faite à la tonalité de l’anime par la suite, non ?

Rose : Mais cela s’est arrangé effectivement. J’ai été plus indulgente par la suite. C’est une adaptation très « flashy » mais il y a de jolies scènes et cela reprend bien l’esprit du manga. Je recommande toutefois avec plus d’enthousiasme le manga, qui a un découpage et une force très singulière dans son dessin. Il fait ressentir de Grandes Émotions. L’anime peut être un bon moyen de se replonger dans cette jolie romance, en tant que mouchoir pour écraser nos larmes à l’issue de la très prochaine conclusion de leur histoire.

Joan : Il faut lire le manga, c’est certain… D’ailleurs on n’a pas fini la série, préférant découvrir avec les écrits de Jun Mayuzuki.

Rose : Exactement ! C’est une bonne adaptation, mais parfois peut-être trop sommaire ? De très belles scènes sont malheureusement coupées au montage.

Joan : En définitive c’est une bonne adaptation qui ne transcende par l’œuvre originale.

Si vous avez fait le tour de vos animes coup de coeur, vous en avez testés quelques autres également. Qu’est-ce qui a retenu votre attention ?

Joan : Je pourrais parler durant des heures de tous les défauts de Junji Ito Collection…

Rose : Aah… En tant que fan, les adaptations de ce genre sont toujours décevantes…

Joan : Surtout quand elles sont animées avec le cul…

Rose : Haha !!! Mais en dehors des graphismes, tu en attendais quoi ?

Joan : Je n’en attendais pas énormément et je n’ai rien eu. Je voulais juste revivre les histoires que j’adore tant dans les différents livres du maître. J’étais à fond au début, j’y croyais : je m’amusais à comparer les planches des mangas à l’animation, et c’est littéralement du case par case. Sauf que ce qui fonctionne à la lecture ne marche pas forcément au visionnage… En plus, le réalisateur ne semble à aucun moment avoir compris à ce qui fait l’horreur des mangas de Junji Ito. Chez l’auteur la peur vient des habitudes qui sont chamboulées, il adore faire voyager des personnages afin qu’ils n’aient aucun repère ou alors insérer un élément fantastique qui vient bouleverser le quotidien. Ce sont des choses de ce genre qu’on retrouve dans ses mangas, sauf que ce n’est jamais accentué dans l’anime. Le résultat est plus grotesque que terrifiant.

junji ito collection tomie.jpg

Rose : Concernant les histoires adaptées, qu’as-tu pensé des choix de la production ?

Joan : Très bonne question car oui, les choix sont décevants… Chaque épisode est divisé en deux histoires, on a donc 24 nouvelles adaptées et seulement une concernant Tomie… Alors qu’il s’agit du personnage phare de Junji Ito, mince ! Il faut acheter les blu-ray pour avoir droit à deux OAV sur elle, c’est nul… Inversement, on a eu beaucoup de récits sur le personnage de Soichi, ce n’est pas très intéressant tant ils tiennent plus à la comédie horrifique qu’à l’effroi en lui-même… Concernant les autres nouvelles, il vaut mieux se tourner vers les mangas. Par exemple pour Le mort amoureux, il n’y a qu’un chapitre d’adapté. C’est passionnant mais frustrant… On a eu droit à quelques nouvelles cultes malgré tout, même s’il en manque… Ma préférée dans les mangas est La ville sans rue, de loin. J’adore son propos visionnaire sur le voyeurisme qu’on peut retrouver jusque dans les réseaux sociaux aujourd’hui. Pour son adaptation, je ne sais pas ce qu’ils ont fichu mais on a juste droit à une histoire incompréhensible, c’est assez insultant… Sans compter que l’auto-censure fait perdre son propos à la nouvelle.

Rose : Je vois… Les œuvres originales du mangaka sont donc à favoriser !

Joan : Tu veux un retournement de situation ?

Rose : Quoi ??

Joan : Bah j’ai tout de même passé de bons moments devant certains épisodes. C’est frustrant mais mine de rien c’est un anime qui se regarde bien… Et toi, une bonne surprise cette saison ?

Rose : Moi, ce fut A place further than the universe qui m’a étonnée dans un bon sens. Cet anime où l’on suit quatre jeunes filles se rendre au Pôle Sud. On s’attend à un énième K-ON! bis, mais ce fut bien plus que ça. Elles sont toutes attachantes nos miss, c’est un anime réellement rigolo et plein de vie sur les rêves et l’amitié qu’on se « binge-watch » facilement. Puis c’est très émouvant avec la question du deuil qui contrebalance la légèreté générale de l’anime. Mini coup de cœur vraiment inattendu pour le coup. C’était un vrai voyage aux émotions diverses.

Joan : Il y a un effort de fait sur les paysages ?

Rose : Oui, c’était visuellement super joli effectivement. L’anime est une belle carte postale du Pôle Sud, avec ses désagréments comme la beauté naturelle que dégagent ces lieux. Cela donne lieu à des passages qui émerveillent.

A place further than the universe selfie.jpg

Joan : Tu as retenu un autre anime ?

Rose : J’ai jeté des coups d’œil à Baby-sitters, qui est aussi mignon que le manga, ou encore à Sanrio Boys qui passe de jolis messages sans être vraiment captivant. A contrario, Takagi-san a été génial à suivre. Je ne me lasse pas des taquineries entre ces deux collégiens malicieux. C’est mignon, ça rappelle son enfance. Un anime vraiment feel good.

Joan : C’est une romance Takagi-san ?

Rose : C’est une série de petits gags avec deux collégiens qui passent leur temps à se taquiner. Et ils sont tous les deux amoureux hihi.

Joan : En coup d’œil j’ai regardé B: The Beginning. Alors l’anime regorge de qualités mais j’ai vite compris que ce n’était pas pour moi : j’en avais un peu rien à faire de l’intrigue… C’est une petite déception qui en appelle de grandes.

Les déceptions justement, quels sont les vilains petits canards de cette saison ?

Rose : Tu avais testé Darling in the FranXX

Joan : Juge-moi si tu veux mais ce qui m’a intéressé dans cet anime est que le manga publié en parallèle soit dessiné par Kentaro Yabuki.

Rose : Je ne juge pas mais effectivement c’est pas ma tasse de tisane !!

Joan : J’ai de beaux artbooks pourtant héhé…

Rose : On n’est pas là pour que tu nous files ton adresse et qu’on te cambriole (quoi que), qu’est ce qui t’as fait arrêter ton visionnage ?

Joan : J’allais y venir avant qu’on me coupe ! Alors je disais que je m’attendais donc à une série un peu sexy quand même mais pas comme ça… L’anime fait passer des baisers pour des actes transgressifs, les filles se mettent en levrette dans les mechas avec les mecs derrière… J’ai eu l’impression d’assister à une oeuvre issue du cerveau d’un ado qui se destine à devenir l’oncle un peu beauf… Il y aurait pu avoir des métaphores sur le désir mais non, on reste au niveau de l’allusion sexuelle.

darling in the franxx sex

Rose : Ouin, ça donne très envie !!! Mais au niveau du scénario ?

Joan : J’ai vite arrêté, 3 ou 4 épisodes max… Je n’ai trouvé aucun enjeu en ce début d’anime. Après je comprends qu’on aime, je vois plein de gens qui suivent la série passionnément… Mais franchement, le sous-titre aurait pu être « enlève ta culotte, c’est moi qui pilote » et je me suis bloqué à ça. J’espère que je changerai d’avis si je reprends un jour la série, mais ce n’est pas une priorité… Et toi, tu as une déception ?

Rose : Au vu de tout le bien qu’on lit de son support d’origine, Citrus m’avait promis plein de belles choses et j’en suis sortie déçue. Peut-être que si je ne m’étais pas tant attachée à ce que les fans en disent, la déception n’aurait pas été aussi marquée.

Joan : Fallait m’écouter, il est pas génial le manga…

Rose : Oui oui haha, mais j’étais curieuse de découvrir un des seuls yuri dont on entend parler, malheureusement…

Joan : Je trouve même l’animé meilleur, enfin juste les 2 ou 3 premiers épisodes.

citrus anime

Rose : Bon, j’avoue, je ne l’ai pas encore terminé, donc peut-être que mon jugement est provisoire (j’en doute), mais malgré tout, plusieurs aspects m’ont dérangé dans cet anime. En plus du fait que j’ai trouvé le tout très « cliché », allant du caractère des personnages aux événements, plein de choses sont mal traitées, dont… La romance. Pour un anime qui a cet invité en son centre, c’est pas de bol.

Joan : Tu as vraiment rien raté, car plus la série avance et plus on s’enfonce dans le médiocre… Les personnages perdent leur semblant de personnalité et tendent de plus en plus vers les clichés promis. De plus, la romance ne parvient pas à avancer seule. Il y a besoin de l’incursion d’insupportables personnages secondaires pour que les deux sœurs se rapprochent… On se croirait plus dans un polar que dans une romance, j’ai trouvé ça ridicule….

Rose : C’est vraiment dommage, pour une fois qu’on avait une adaptation animée de yuri…

Joan : C’est le moment de parler d’une merveille méconnue alors. Parce que la thématique de deux sœurs qui s’aiment a été déjà abordée dans un magnifique yuri qui va au bout de son idée. Je parle de Candy Boy, qui est un succulent mélange de poésie et de charme. C’est une romance subtile mais qui en montre suffisamment pour faire battre mon coeur. Je l’ai vue plusieurs fois, et j’adore toujours autant cette série. Il se dégage une ambiance d’une douceur telle qu’on se sent reposé. Le tout est centré sur deux personnages attachants et complémentaires qu’on ne peut que soutenir dans leur relation pourtant incestueuse. Candy Boy est bien loin des artifices et des stéréotypes qu’on trouve à foison dans Citrus

candy boy yuri.png

Rose : Justement ici, la relation « incestueuse » est très mal traitée, voire pas du tout. Ce qui gêne Yuzu sera plus le caractère de Mei plutôt que son nouveau statut de sœur. Et parlons du consentement haha, un concept qui n’existe pas dans le monde de Citrus et qui m’a vraiment dérangée. On aurait pu avoir des scènes un peu plus érotiques mais avec ces baisers et caresses forcées : À. Chaque. Fois. Rien de très agréable pour moi !

Joan : J’ai du mal à approuver les avis de ceux qui ne cherchent que le consentement dans les fictions érotiques, et pourtant j’ai trouvé Citrus pathétique en ce point. Jusqu’au bout, c’est forcé. Ce n’est ni érotique ni attendrissant…

Rose : On va dire que je préfère quand ce genre de scène est utile à son scénario. Ici, cela les a peut-être rapproché mais c’était plus fatiguant qu’autre chose, à la longue.

Joan : Non mais il y a des baisers et attouchements forcés avec d’autres personnages après. C’est bon, on a compris, arrêtez de sauter sur tout ce qui bouge !! La série a le cul entre deux chaises, elle ne parvient jamais à être romantique. C’est frustrant…

Rose : Oui, j’ai vu ça… Je suis entièrement d’accord avec ta dernière phrase. Pour l’instant, j’ai l’impression que les adaptations animées de yuri partent toujours dans cette direction, c’est dommage.

citrus yuri

Joan : On notera quelques pensées homophobes de la protagoniste comme quoi ce n’est pas normal pour deux filles d’être ensemble (par contre deux sœurs qui flirtent, aucun problème ?). Ce n’est jamais contredit, ou alors si peu et bien plus tard avec l’arrivée d’un personnage pansexuel…

Rose : Complètement, il n’y a aucun message à côté de cela. C’est qui ce personnage ?

Joan : Une fille qui tombe amoureuse de Mei et qui clâme que l’amour va au-delà des genres. Yuzu se questionne alors sur le fait qu’elle aimerait bien pouvoir penser aussi librement…

Pour finir sur une note positive, et si on passait à votre mini bilan de saison : quels sont vos tops ?
meilleur opening
Joan : L’opening de Junji Ito sauve la série, c’est dommage que le reste ne soit pas aussi dynamique et mystérieux.
meilleur ending
Rose : J’ai beaucoup d’affection pour Aimer et cette chanson était parfaite pour décrire les sentiments d’Akira.
meilleur scénario.jpg
Rose : Touchée en plein cœur par l’histoire de cet anime qui n’est peut-être pas très originale, mais sait traiter avec les Émotions.
meilleur visuel
Joan : Délicat d’être confronté à deux claques visuelles, je porte autant d’amour dans langage cinématographique de l’un qu’en la folie esthétique de l’autre.
meilleur personnage
Joan : Malheureusement trop discrète dans la série, Tomie n’en reste pas moins l’un des mes personnages fétiches !
meilleur couple.jpg
Rose : Les craquants petits collégiens ont eu raison de mes grands sourires niais.

Ceci fait, il ne nous reste plus qu’à acheter un ticket pour la saison printanière, qui nous promet aussi de jolies destinations. Nul doute qu’elles sauront nous faire à nouveau parler avec passion de ces riches univers.

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7 réflexions au sujet de “Retour sur les animes de l’hiver 2018 : Une saison en Enfer”

  1. Bon résumé de ce qu’il fallait retenir, par contre je suis plus d’accord avec joan. Devilman cry baby waouw !!! mais j’ai aussi beaucoup aimé violet. Je n’ai pas encore eu le temps de m’attarder sur Après es la pluie mais je pense bientôt le faire et le reste je verrai bien. sinon continuer comme cela c’est vraiment cool.

  2. Les questions que vous vous renvoyez font un dialogue assez artificiel, un air de fabriqué pas très désagréable. Heureusement une fois passé la moitié on s’habitue et ça a même tendance à disparaitre et puis on se sent bien à lire votre discussion et des sujets que vous traitez. Ca manque certes de diversité et de titres mais n’ayant pas vu grand chose de cette saison je vais éviter de juger :3. Surtout que je suis plutôt d’accord avec les opinions que vous avez exprimé.

    Sinon c’était cool. J’espère qu’il y aura d’autres articles de ce genre.

  3. Au contraire de mon voisin du dessus, j’ai bien aimé l’aspect dialogue, c’est quelque chose que je n’avais pas l’habitude de lire. Sinon, je suis bien d’accord avec vous pour Devilman.

    Là où ça coince par contre, c’est pour Darling in the Franxx, qui est bien plus intéressant qu’il n’y parait. Parce que la série prend bien le temps de développer les relations entre les personnages et prend un malin plaisir à jouer avec nos émotions !

    1. Merci, ça fait chaud au coeur ! Je pense que je préjuge trop pour Darling… Je laisserai une nouvelle chance à l’anime surement dès que j’aurais un peu plus de temps.

On attend votre avis !

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