Damien, Découvertes, Eck, Quod reliquum est, Sur vos écrans

Les tops 3 des Nostroblogueurs – édition 2018

La transition entre 2018 et 2019 est bien évidemment synonyme de la période des tops et des bilans. Aujourd’hui les Nostroblogueurs (parmi ceux qui se sont remis des fêtes, du moins) se sont réunis pour dresser la liste de leurs coups de cœur de l’année. Au programme de nombreux mangas, des séries, des films ou même des jeux vidéo !

BOBO

A million little things

Petite surprise de cet automne. Je pensais naïvement que c’était une série feel good, peut-être même comique, sur une bande de potes qui profitent de la vie. Et c’est donc ainsi que j’ai passé deux épisodes complets en larmes. Pour ne pas que vous vous fassiez avoir comme moi, voici un résumé : une bande de potes qui profitent de la vie APRÈS le suicide de l’un d’entre eux. Léger détail qui change radicalement l’ambiance de la série. Celle-ci commence donc par un enterrement, et toute cette première saison est hantée par la présence du mort, et ses personnages qui tentent comme ils le peuvent de faire leur deuil. Pour le reste, c’est du drama assez classique, mais très prenant car il réussit à mettre des petits cliffhangers à la This Is Us et à maintenir un suspens pour certaines storyline.

The haunting of Hill house

Là encore, une série que j’ai eu le temps d’imaginer avant de la commencer réellement. On me l’a vendue comme une histoire d’horreur se déroulant dans une maison hantée. Une famille qui emménage dans une vieille bâtisse isolée à la longue histoire, avant que tout ne tourne au cauchemar. Et si ce n’est pas totalement faux, l’aspect fantastique et les scare jump ne sont pas l’essentiel de ce drame familial, rempli de secrets et de trauma, hanté par le deuil.

Fire Punch

Pas du tout sorti en 2018, mais il s’est terminé tout récemment, et je ne voulais pas encore mettre Artiste (manga de Taro Samoyed, bientôt 3 tomes chez Glénat) dans cette sélection. Dans un monde plus ou moins apocalyptique, en pleine ère glacière, Agni est le dernier survivant d’un village ravagé par l’armée d’une lointaine citée. Pour le jeune garçon désormais recouvert de flammes éternelles, le deuil passera par la vengeance. La narration et le graphisme de l’auteur sont tous deux très particuliers, avec la première qui se permet des ellipses ou des révélations totalement inattendues, et le second assez brut, voire brouillon. Chaotique, à l’image du scénario et de l’univers de ce manga, jusqu’à une apothéose à la Eden (it’s an endless world).

DAMIEN

Père Castor, traumatise-nous avec une histoire – Made In Abyss

Il semblerait de nos jours difficile d’élaborer un univers inédit sans qu’il fasse référence à une batterie de poncifs aperçus dans d’autres œuvres précédentes. Mais il y en a qui parviennent à se démarquer dans le foisonnement de récits imaginaires peuplant la galaxie SF-fantasy, de telle sorte qu’ils soient suffisamment riches en éléments neufs pour créer des extensions dans le cœur des lecteurs, chacun voguant vers sa vision d’une vérité ou la justification d’un mystère non résolu au travers de récits personnels ou rendus publics (spin-off). Nous pouvons citer l’exemple de l’Attaque des Titans qui a su tisser une mythologie originale et l’étendre à d’autres flux imaginaires pour devenir un incontournable du genre.

Et si Made In Abyss parvenait un jour à ce niveau ? Le manga d’Akihito Tsukushi, sorti en mai dernier chez Ototo, est particulièrement fascinant avec un monde tout à la fois extrêmement précis dans sa composition (la fameuse carte de l’abysse dans le premier tome) et très mystérieux dans ses origines. Il n’aura fallu qu’un seul volume (sur trois actuellement disponibles) pour sauter à pieds joints dans un gouffre sans fin qui englouti quiconque souhaiterait en ressortir pour dévoiler ses secrets. En l’espace de quelques chapitres, notre cerveau se charge d’une palanquée d’interrogations : comment est née l’abysse ? Qui ont été ses premiers habitants ? Que sont-ils devenus ? D’où vient Légu ? Qui l’a conçu et dans quel but ? Pourquoi la malédiction ? Comment la vaincre ? Qu’y a-t-il au 7e niveau et au-delà ? Où est la mère de la protagoniste ? Qui sont réellement les sifflets blancs ? Pourquoi certains supportent mieux la charge de la malédiction que d’autres ? Etc.

L’autre particularité de ce titre réside dans le choix de l’auteur à mettre en scène non pas des adultes ou des adolescents mais des enfants tout en bousculant la symbolique mignonne et innocente de cette tranche d’âge autour de laquelle rôdent la mort et la peur (séduisante) de l’inconnu. Au fil du récit, la jeune Rico endure et accepte maintes souffrances physiques et psychologiques, tout en sachant que le point de non-retour est loin derrière elle. Avalée par l’abysse en toute connaissance de cause, la fillette entame une descente tout le long d’un cordon organique devant la mener à ses origines, en espérant que les multiples dangers qu’elle encourt ne la maintienne pas en position fœtale de sécurité… .

Un titre rocambolesque et fascinant à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes, en dépit de l’aspect joyeux et coloré des jaquettes.

Père Castor, raconte-nous l’Histoire – Peleliu

Lui aussi vous ment volontairement sur sa jaquette : Peleliu. Drôle de nom. S’agirait-il d’un pokémon de type roche qui pratique le pilou-pilou kanak pour se donner du courage avant d’aller latter ses adversaires ? Il s’agit en réalité d’une île perdue au beau milieu du Pacifique et qui fut le théâtre d’opérations militaires interminables et sanglantes entre japonais et américains lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le titre éponyme du manga de Kazuyoshi Takeda, édité chez Vega, propose aux lecteurs de s’immiscer dans le quotidien du soldat Tamaru et ses camarades qui doivent protéger l’île et ses atouts stratégiques (qui ne l’étaient finalement pas) sous un enfer permanent de bombardements et de débarquements ennemis. Les journées alternent entre moments de détente, morts subites, peurs du lendemain et réflexions sur ce qui pousse l’homme à faire la guerre. Certaines planches évoquent le drame dépeint dans le titre culte Gen d’Hiroshima de Keiji Nakazawa où l’homme subit des événements qui le dépassent et le traumatiseront à jamais.

Tout comme dans Made In Abyss, l’auteur confère des traits doux et parfois mignons à ses personnages qui ne sont pas épargnés par les conséquences de la guerre, témoins de la mort brutale d’un camarade tué par balle ou déchiqueté lors d’un bombardement. Une façon d’arrondir les angles et d’atténuer la douleur de cet « enfer paradisiaque » sans nuire à la rigueur historique du déroulement des opérations d’invasion de l’île par les Yankees et de la remarquable résistance des japonais.

Un titre original et éducatif à faire découvrir au plus grand nombre (mais à ne pas mettre entre de jeunes mains).

Père Castor, dévoile-nous les dessous d’une histoire – Stop !! Hibari-kun !

Après une brève incursion chez Kana en 2006 dans la revue Comic Cue (avortée au bout de deux tomes), on redoutait de ne jamais revoir le travail d’Hisashi Eguchi sous nos latitudes. Le Lézard noir balaie nos craintes d’un revers de queue en publiant le premier tome (sur trois) d’un de ses titres les plus connus : Stop !! Hibari-kun !

Prépublié au début des années 1980 dans le Shônen Jump aux côtés d’auteurs incontournables (Akira Toriyama, Masami Kurumada, Tsukasa Hôjô, etc.), ce manga narre la vie trépidante de Kôsaku, jeune orphelin parti vivre à Tokyo chez le yakuza Ibari Ôzora, ami d’enfance de feue sa mère. Il intègre une famille composée de 4 filles. Le garçon tombe amoureux de l’une d’elles, Hibari, mais constate avec stupeur qu’il s’agit en réalité d’un garçon. Au grand dam de son père, l’espiègle Hibari persiste et signe à se grimer en fille pour son propre plaisir, ravi de voir que son apparence ne laisse pas insensible le nouveau membre de la fratrie.

Dans une édition soignée (pages couleurs et bichromiques, insertion de pages bonus), cette comédie romantique se savoure comme un grand vin qui s’est bonifié au fil des décennies. La thématique du travestissement, popularisé par la figure d’Oscar de Jarjayes au début des années 1970, conserve une certaine fraîcheur renforcée par la ligne claire et sensuelle de l’auteur qui sert un humour « slumpesque » sans connotation péjorative autour du quiproquo entre Hibari et Kôsaku. Eguchi n’hésite pas non plus à tourner aimablement en dérision certains codes du shônen comme la virilité (la figure du yakuza) et la détermination (l’objectif du stage d’entraînement du club de boxe).

Un titre pop et cocasse qui ravira un large lectorat, incluant amateurs de bandes dessinées et trentenaires nostalgiques.

ECK

(G)I-DLE

Alors juste pour l’anecdote, il me fallait commencer ce top 2018 par mon épiphanie principale : la découverte de la K-POP. Ex-joueur de League of Legends, jeu vidéo multijoueur et compétitif auquel j’ai consacré beaucoup trop de temps de ma vie, je continue à suivre de loin son actualité et en fin d’année c’est toujours assez animé grâce au championnat du monde, alias les Worlds. Cette année, une fois n’est pas coutume, Riot Games avait préparé un concert en guise d’ouverture à la grande finale histoire de marquer le coup comme il se doit, et c’est dans un stade coréen qu’a eu lieu ma révélation musicale 2018, ou du moins que l’étincelle a mis le feu aux poudres. Un groupe virtuel composé de personnages féminins du jeu, représentés IRL par Soyeon & Miyeon du groupe (G)I-DLE, Madison Beer et Jaira Burns, des chanteuses, a fait sa performance en live avec un mélange chanteuses et images en CGI ajoutées pour les spectateurs en ligne. Mais c’est surtout le clip tout en animation (fait par des français, cocorico) qui a fait sensation sur YouTube et en a propulsé plus d’un dans le monde merveilleux de la K-POP. De fil en aiguille, j’ai découvert Blackpink, Red Velvet, CLC, BTS, les plus vieux Big Bang ou 2NE1 (que je connaissais déjà finalement, depuis des années), j’en passe et des meilleurs. Bref c’est sympa, ces artistes sont tous très beaux et doués, ça alterne gros beats et rap avec des jolis minois et des chorégraphies ultra bossées, c’est dingue. Et donc l’année revient au groupe qui a fait ses début en 2018 justement, avec deux clips géniaux et un mini-album, plusieurs trophées comme groupe rookie féminin de l’année, etc. Les 6 membres de (G)I-DLE (à prononcer aïdeul, le G est muet) ont vraiment percé et l’exemple des Worlds 2018 de LoL n’est qu’un exemple flagrant parmi d’autres. Ont leur souhaite plein de succès et de clips colorés et travaillés.

Avengers Infinity War

Ah oui hein. Après une vingtaine de films sur bien 10 ans, il était temps de concrétiser tous ces efforts de vouloir relier tout le monde avec une trame de fond qui commençait à s’épaissir bien salement. Et on l’a eu, notre crossover de luxe. Juste après le spectaculaire Black Panther (qui a tout bon sur toute la ligne, si vous ne deviez voir qu’UN film Marvel), le clou s’enfonce avec hargne sur nos Avengers et leurs multiples alliés. Course contre la montre et la fatalité d’un destin qui semblait tout tracé, contre l’inévitable Thanos et son plan plus dangereux, mégalomane et surtout plus égoïste que tous les méchants de toute l’histoire du cinéma réunis. Bref, du gros spectacle, qui a cloué le bec à des milliers de salles de cinéma qui en sont sortis abasourdis. Vite, la suite ! (et quelle suite, Captain Marvel qui va tout secouer dans les chaumières)

Kingdom

Alors oui ça peut paraître surprenant car j’ai lu d’excellents bouquins cette année mais tous n’étaient pas de 2018 et surtout, j’ai pas encore touché à toutes les nouveautés, donc pour faire court car c’est moi qui décide après tout : on prend celui qui a beaucoup fait parler de lui avant sa publication, avant même son annonce d’acquisition surtout, et qui finalement bah le mérite pas mal, soyons honnêtes. En 2018 j’ai replongé avec un délice nostalgique coupable dans la lecture intensive de shonens de bagarre, j’en ai déjà parlé plusieurs fois, notamment sur Nostroblog, et Kingdom n’a pas échappé à la règle. D’ailleurs des séries que je suis avec ferveur il n’y a quasiment que des shonens de baston qui se lisent vite. Donc voici débarquer chez nous le manga tant attendu, glorifié de pleins de récompenses au Japon, et fier de ses déjà plus de 50 tomes, un pari risqué selon certains, une nécessité selon Meian qui a décidé non seulement de s’atteler à la tâche mais de publier 2 tomes par mois. Oui, 24 tomes promis par an, ils sont fous mais pourquoi pas tenez allez-y prenez tout mon argent j’en faisais rien de toute façon. Le manga est à la hauteur de sa réputation : c’est beau, c’est immersif, on s’ennuie pas une seule seconde alors que pourtant l’auteur prend son temps pour dessiner plusieurs pages de longs regards appuyés et autres planches de tranquillité relative pour faire de l’exposition d’informations, autant visuelle que narrative. C’est une histoire de royaumes en guerre et de destinées croisées qui vont prendre en épaisseur et en saveur au fil des chapitres, si bien qu’avec un tel rythme de parution française on s’étonne d’avoir déjà lu une centaines de chapitres alors qu’on aurait juré avoir commencé le manga il y a peu (et c’est vrai). Si la série tient ses promesses de façon exponentielles sur 50 tomes comme elle l’a fait sur 10, mamma mia on va s’en mettre plein les yeux.

EL TOOMS

Super Smash Bros Ultimate

Chaque épisode de la juteuse licence imaginée par Sakurai sonne comme la dernière et la mouture Switch en affiche même le nom sans pincettes. À juste titre car il est de loin le titre le plus abouti de la franchise. Malgré ce qui avait été d’ores et déjà annoncé avant sa sortie avec la fameuse carotte des 70 personnages jouables et autant de stages, ce Smash jouit d’un contenu pharaonique, aussi bien en solo qu’en multi. Son fan service brasse tellement large que la fibre d’un maximum de joueurs finit par être touchée. De Megaman à Castlevania en passant par Metal Gear Solid ou Persona dans le futur, il y a fort à parier qu’il fera date et qu’il restera un moment logé dans le port SD de ma console.

Les Montagnes Hallucinées

Adapter les travaux de Lovecraft est un art en soi. L’exprimer par les dessins et réussir l’audacieux pari de tenir en haleine ses lecteurs tient du miracle. Il faut croire que Gou Tanabe a un talent fou pour franchir les obstacles car son adaptation des Montagnes Hallucinées est une merveille dans le souci du détail et de la restitution de l’univers de l’écrivain. Seule la première partie est arrivée sur nos terres en 2018 mais elle s’octroie une place de choix parmi mes meilleures expériences de lecture de l’année. Publié dans un majestueux écrin de simili-cuir semblable aux carnets de bords d’illustres explorateurs du bout du monde, Ki-Oon a joué franco le jeu en brisant volontairement les codes et en s’éloignant des standards. Il me tarde d’aller toujours plus loin dans ce voyage qui n’a rien d’un aller-retour.

Sharp Objects

Découverte par hasard en zappant sur le catalogue OCS, la série de Jean-Marc Vallée vendue comme une mini série avait tout pour me mettre l’eau à la bouche. Entre Amy Adams en tête d’affiche et Patricia Clarkson, une habituée des productions HBO (Six Feet Under !), la prise de risque était déjà payante. Au-delà de l’esthétique visuelle et de l’enrobage sonore galvanisant déjà les contours, c’est la façon dont est menée la série qui m’a séduit avant tout. Tout est dans l’art du déséquilibre et de la surprise. Un faux rythme constant et dérangeant, des jeux temporels coupants comme des rasoirs et un personnage central hanté par ses démons et se recentrant tant bien que mal entre liqueurs et péchés de nicotine. Jusqu’à la toute dernière seconde, impossible de prévoir et de décrocher la satisfaction du tout acquis pour le spectateur.

KARTOON

Overwatch League 2018

Le monde de l’e-sport grandit au fil du temps et l’année 2018 fut celle d’Overwatch. À grands coups de millions, Blizzard a créé une ligue avec tout plein de franchises façon NBA. Et du coup ça donne quoi ? Bah c’est gris tout ça ! En terme de jeu et de qualité rien à redire : c’est maboul ! On a la crème de la crème : les meilleurs joueurs (et une joueuse !) du monde qui enchaînent le beau jeu, les clutch plays et les team kills ! On s’y prend à perdre ses heures de sommeil pour ne rien manquer ! On n’oublie pas aussi la très bonne politique de Blilbli qui épingle systématiquement les joueurs qui n’ont pas grand-chose dans le cerveau : sexisme, homophobie, racisme ou encore pédophilie (oui oui). En revanche, là où le bât blesse est dans le rythme effréné qu’ont subi les sportifs : deux matchs par semaine en rajoutant plus de 10 heures d’entraînements par jour et la pression qui va avec ! Aucune surprise à retrouver des joueurs en burn-out et direction la case dépression… Un bon départ qui annonce des changements majeurs pour la saison 2019 afin de prendre en considération le bien-être des héros. (mais dit-donc, ça ferait un chouette article, nan ?)

by Little Thunder

Si vous me suivez sur Twitter, vous devez être au courant que je voue un culte à Little Thunder : une magicienne des couleurs, une déesse des émotions, une érudite du crayon, les adjectifs finiront par me manquer pour louer son talent… Rien d’étonnant que l’un de ses ouvrages finissent dans ce top ! On a ici un joli artbook tout plein de portraits féminins mettant en scène un moment de leur quotidien. C’est doux, tantôt triste, tantôt joyeux. On se perd dans ces cases, on se noie dans leurs yeux, on se plonge dans leurs cheveux, on s’égare entre les pages. Un livre court qui nous coupe le souffle par sa beauté ! (et j’espère ENFIN me bouger pour écrire l’article qu’elle mérite)

Spider-Man Into The Spider-Verse

Bouleversé par la bande-annonce de ce film d’animation, je me suis languis toute l’année de pouvoir enfin me plonger dans les salles obscures. Deux heures plus tard, les yeux rougis, le nez qui coule et un sourire béat sur mon visage étaient les séquelles de ce merveilleux visionnage. Quelle baffe, quel film ! Une animation léchée, une bande-son dingue, un scénario génial et au final un ascenseur émotionnel. Le coup de coeur de l’année et le meilleur film de super-héros que j’ai eu la chance de voir. On en veut encore !

KEVO42

Que le diable m’emporte de Mary MacLane

L’égo-trip mélancolique de PNL, la rage d’exister de Solanin, ce roman confession de 1902, édité pour la première fois en France cette année, montre que le style Nostroblog ne date pas d’hier. Mary MacLane y invoque le diable comme seul capable de la faire sortir de l’ennui. Je suis sûr qu’il est venu en courant après avoir lu ce livre court et fort.

2.0 de Shankar

Black Panther, Avengers, Aquaman, les indestructibles ou même 2.0. : l’année a été riche en super méchants dont on est bien contraint d’admettre qu’ils n’ont pas tout à fait tort. Mais aucun super héros, pas même Captain América barbu, ne peut rivaliser avec Superstar Rajni qui, à 68 ans, joue un robot capable de se fabriquer en masse, de s’assembler pour créer un robot géant ou au contraire d’évoluer dans une version miniature transformable en téléphone portable. L’utilisation totalement décomplexée de la 3D (la meilleure depuis Avatar) amplifie la démesure d’un film auprès duquel Aquaman semblerait presque sobre.

Super Unison – Stella

Sur Stella, Super Unison réussit à créer une passerelle entre le son punk – hardcore moderne du label Deathwish et le son grunge brut de Steve Albini, producteur du In Utero de Nirvana. En résulte 32 minutes de rage puissante qui propulse l’auditeur en l’air comme un geyser.

En bonus : ma playlist de chansons pour l’année 2018.

MELOKU

Sunny Sunny Ann

Le manga de cette année, c’est lui, Sunny Sunny Ann. Ce road trip très graphique est une véritable ode à la liberté présentant une femme qui vit marginalement, dans sa voiture. Derrière cette vie nomade se dresse le portrait de femmes acculées par la société. On découvre tout le talent de Miki Yamamoto avec ce one shot, une autrice à suivre de très près.

Dragon Quest XI

Si lors de la sortie de la PS3 le RPG japonais était annoncé comme mourant, il est difficile de faire le même constat aujourd’hui. Parmi les jeux de rôle sortis cette année, celui que j’attendais le plus ne m’a pas déçu : Dragon Quest XI. On part dans une véritable quête épique ponctuée de nombreux rebondissements aux côtés de compagnons tous passionnants. Classique (mais ce n’est pas plus mal lorsque l’on passe après des RPG aussi divers que Final Fantasy XV, Persona 5, Bloodborne et Nier: Automata) cet opus se hisse sans trop de difficulté à la hauteur des meilleurs jeux de la licence.

Devilman Crybaby

Premier animé de 2018 et jamais égalé, Devilman Crybaby a été mon gros coup de cœur de l’année. Cette adaptation du manga culte de Go Nagai écrit dans les années 70 coupe le souffle par sa modernisation et la folie visuelle insufflée par Masaaki Yuasa. Mais que l’esthétisme ne trompe pas, Devilman Crybaby est une œuvre sombre et assurément pessimiste qui dresse un portrait noir de l’être humain.


Et vous, qu’avez-vous retenu de cette année ?

1 réflexion au sujet de “Les tops 3 des Nostroblogueurs – édition 2018”

  1. concernant Stop!! Hibari-kun! je trouve au contraire que ça a pris un coup de vieux terrible sur le plan graphique (du sous Adachi avec des moments grosses têtes façon kimengumi) dommage car la couv vend du rêve et sur le contenu c’est rigolo mais jamais drôle et uniquement dans la gag alors oui il est précurseur dans sa thématique mais je trouve qu’il bénéficie d’une aura infondée.

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