Gare au manga

L’atelier des Sorciers de Kamome Shirahama : La magie au bout du crayon

L'atelier des sorcies manga
Édition : Pika / Traduction : Fédoua Lamodière

Porté par des œuvres telles que L’Enfant et le Maudit, L’ère des Cristaux ou encore To Your Eternity, on peut affirmer sans mal que le domaine de l’imaginaire se tient à merveille dans le monde du manga. En la présence de L’atelier des Sorciers, le genre fantastique nous offre une nouvelle incursion dans un univers enchanteur.

« La magie est un miracle qui colore le monde. »

Rêvant de devenir sorcière, la jeune Coco n’a malheureusement aucune prédisposition pour la magie. Seulement un jour, alors qu’un sorcier est de visite dans son village, elle perce son secret : pour lancer des sorts, il suffit de les dessiner. S’entraînant en cachette, elle retranscrit sans le savoir un puissant et dangereux maléfice interdit qui pétrifie sa mère. Suite à cela, le sorcier Kieffrey la prend sous son aile et la ramène à son atelier afin qu’elle se forme à la magie avec d’autres sorcières en herbe.

atelier des sorcier coco.jpg

Si l’idée de départ d’une fillette sans pouvoir admise au sein d’une école de magie peut évoquer L’académie Alice, on s’en éloigne diamétralement tant le ton diffère. Loin d’être perçue comme un pouvoir, la sorcellerie est une mystérieuse force à la portée de tous mais dont le secret reste caché. C’est dans cet univers que Coco se donne les moyens de vivre son rêve et devient apprentie sorcière. Kamome Shirahama narre donc à travers son œuvre le parcours initiatique d’une adorable gamine devenant actrice d’un monde aussi merveilleux que dangereux. Influencé par la culture occidentale, et pas seulement par Harry Potter dont il se détache aisément, c’est d’ailleurs la richesse de son environnement qui contribue à rendre L’atelier des Sorciers si enchanteur. À base de costumes sublimes, de décors impressionnants et de pentacles magiques, la touche ésotérique apportée par l’autrice est suffisamment marquante pour imprégner notre imaginaire.

Difficile de passer à côté de L’atelier des Sorciers tant les diverses illustrations diffusées depuis le début de sa publication japonaise attirent l’œil. Kamome Shirahama semble parfaitement à l’aise dans l’exercice et pour cause, avant même de débuter son manga, elle réalisait des couvertures alternatives de comics. Si les premières pages laissent imaginer un manga pensé comme une succession d’illustrations, on s’éloigne assez vite de ce que propose une série aussi audacieuse que L’Enfant et le Maudit. Pour autant le style de la dessinatrice resplendit tout au long de l’aventure. Cela passe certes par son trait déjà habile mais aussi par ses quelques idées de mises en scène et de découpages mettant en valeur l’univers ou les personnages de la série.

atelier des sorciers pika

Dire que L’atelier des Sorciers est œuvre magique relèverait d’une formule peu inspirée, et pourtant le sortilège de Kamome Shirahama est si prodigieux qu’il pourrait enchanter quiconque ose y poser les yeux. Aussi mignon qu’il est émouvant, l’intrigant voyage de Coco fascine par sa propre mythologie qui nous convie à ouvrir les portes de notre imagination.

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