Berserk : Je crois en la violence multiple, démoniaque, angélique et apostolique…

Bien avant Berserk, les délices infernaux d’Hiéronymus Bosch ou encore la géomancie autobiographique et les rêves fantasmagoriques de Salvador Dali, il existait déjà un bestiaire fantastique depuis l’antiquité mésopotamienne. Après le sexe et la mélancolie, il est temps d’effectuer une petite incursion tératologique des créatures humaines devenues monstrueuses, un peu comme la métamorphose des ennemis de Guts

Si vous êtes mélomanes, voici une musique d’ambiance à écouter durant votre lecture. Elle a été concoctée par le groupe de black métal finlandais Beherit.

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© 1989 by Kentaro Miura / HAKUSENSHA, Inc.

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Berserk : entre folie et mélancolie

Au-delà des apparences…

Une épée colossale dans sa main droite,  un canon forgé en acier en lieu et place de son bras gauche, Guts tranche son chemin au travers de hordes démoniaques depuis 1989 dans une saga épique tirée à boulets rouges : Berserk.

Manga-phare dans le genre dark-fantasy, cette série puise son inspiration dans différents domaines, notamment le cinéma fantastique des années 1980 (Conan le Barbare, Excalibur de John Boorman), l’heroic-fantasy avec l’interminable Guin Saga ou encore l’intrigue militaire du film La chair et le sang de Paul Verhoeven (1985) dans lequel se reconnaît une partie de l’ambiance de l’arc des faucons (mercenaires, batailles, viols) et où l’acteur Rutger Hauer forme un des principaux modèles du personnage de Guts.

Tout le monde connaît Berserk pour la richesse de son univers, ses personnages charismatiques, la représentation du sexe et son hyper-violence. De mon point de vue, le manga de Kentarô Miura, plus précisément la partie liée à la troupe des faucons (tomes 4 à 13), est une histoire profonde sur la nature de l’homme, l’amitié et l’honneur, le désir de survivre envers et contre tout et le besoin d’amour. Un assemblage complexe et parfaitement illustré par la trinité Guts/Caska/Griffith.

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Débat autour du meilleur manga de 2016

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2016 a été riche en bons mangas. Néanmoins Bobo, Damien et Meloku, ont chacun eu un coup de cœur tout particulier pour une œuvre et en ont longuement parlé sur Nostroblog.

Avec pour objectif de débattre sur leurs titres fétiches, les trois compères se sont retrouvés dans une discussion engagée qu’on vous livre ici-même.

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MPD Psycho : une iconostase de chair et d’encre

Dans la famille « série méconnue regorgeant de qualité et rendant gorge avec qualité », je demande le petit neveu tétraplégique qu’on a oublié de débrancher : Multiple Personnality Detective Psycho (MPD Psycho). 12 ans plus tard, la série, terminée cet été au Japon avec 24 volumes, poursuit difficilement sa publication chez Pika (1 tome par an à partir du 10ème) dans une indifférence quasi-générale.

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Injection de 50 ml de hype…

Je ne vais pas donner une vue d’ensemble sur les 18 tomes parus mais plutôt me concentrer sur le premier volume sans tenir compte des événements qui se produisent dans les suivants. En somme, me mettre dans la peau d’un lecteur qui découvre cette série et par là tenter d’offrir à celle-ci une seconde chance d’exister au grand jour…

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GOLGO 13 : "disons juste que… je remplis mes contrats".

En lisant le billet d’un de mes confrères du Nostro, un personnage a ressurgi des limbes de ma mémoire pour reposer ses valises au grand jour. Des valises si lourdes et si hypnotiques qu’elles peuvent barrer la route à n’importe quel malfrat. Des cernes si profondes et immuables que l’ennemi s’y empêtre et chute lourdement dans les replis du passé mystérieux et létal de Duke Togo, alias… Golgo 13 !

Son CV ne tari pas d’éloges. 190cm de virilité. 11/10 à chaque œil. Aussi aimable que Léodagan. Aussi bien bâti que l’armoire normande de votre grand-mère. Aussi costaud que 50 abonnés en salle de fitness. Black Jack du tir de précision. Parle peu, tire bien son coup. Fort en charisme, fort en camouflage, fort aux poings, fort au Cluedo. Champion olympique en baston de regards depuis 1969.

Un tueur à gages qui s’engage sans gag et sans rage, collectant au passage dommages pour ses cibles et hommages de ses clients. Lunette de fusil en ligne de mire sur ce personnage culte.

Souvenez-vous, c’était il y a 10 ans…

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Sourire ? Ha ha ha… un homme de cette trempe n’est pas là pour distribuer du bonheur et des câlins ! – © 2015 Saito Production

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