L'ours qui se prenait pour un journaliste..., Ours256

Interview d’Atsushi Kaneko, l’homme qui se fait un film… noir

Le moins que l’on puisse dire est qu’Atsushi Kaneko nous a habitué à ses visites en France, et notamment au festival d’Angoulême. S’il était présent à la dernière édition de la fête de la bande-dessinée internationale, c’est à Paris, dans les locaux de Casterman que nous l’avons rencontré.

Découvert avec Bambi, connu par Soil, reconnu grâce à Wet Moon, voici l’interview d’un mangaka décidément pas comme les autres.

atsushi kaneko interview


Bonjour, pour commencer et pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez choisi de devenir mangaka ?

C’est une question que je me pose aujourd’hui et qui provoque toujours des sensations un peu bizarres chez moi. Avant la fin de mes études à l’université, j’ai eu besoin de survenir à mes besoins et donc j’ai réfléchi à ce que je pouvais faire et l’idée de devenir mangaka m‘est venue. Pourtant, le monde du cinéma m’a toujours intéressé et à un moment de mes études, je me suis dit que j’allais m’orienter vers le monde du cinéma et j’ai même réalisé un film tout seul dans mon coin.

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Images dérisoires, Ours256

Food Wars met Yves Camdeborde et les cuisiniers de Masterchef à la rue !

food-wars-1-tonkamArrivé il y a quelques mois en France via les Editions Tonkam, Food Wars – ou Shokugeki no Sôma pour ceux qui préfèrent le titre japonais – a eu le droit à une adaptation animée remarquée qui vient de commencer sur ADN. Cependant, avec un fanservice utilisé à outrance dans ses premiers chapitres (ou premiers épisodes selon le médium que vous suivez), le titre ne laissait pas une très bonne première impression. Alors, fanservice d’accroche ou cache-misère ? C’est ce qu’on va tenter de découvrir aujourd’hui.

Food Wars raconte l’histoire de Sôma, un jeune garçon qui travaille depuis toujours avec son père dans leur restaurant familial Yukihira. Alors qu’il passe son temps à affronter son père pour le forcer à reconnaitre son talent, le jeune garçon ne se rend pas compte qu’il ne lui manque qu’une seule chose pour y arriver : de l’expérience. Son paternel partant pour cuisiner pour des hôtels de luxe autour du monde, Sôma se retrouve inscrit presque malgré lui dans une école pas comme les autres : l’Académie Totsuki. Sa spécificité ? Les élèves s’affrontent dans des combats culinaires qui mettent en jeu tout et n’importe quoi ! Sôma va se rendre compte qu’il n’est pas le seul à être doué en cuisine et ainsi comprendre pourquoi son père l’a envoyé là…

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Images dérisoires, Ours256

Blood and Steel – Déferlante de fer chez Kotoji

Depuis le début, Kotoji s’est donné pour objectif de travailler ses titres comme un éditeur le ferait pour du manga. Leur première tentative, Crystal Sky of Yesterday était une vraie réussite de ce point de vue avec un titre axé tranches de vie qui a ravi les amateurs du genre de par son graphisme somptueux mais aussi grâce à son histoire touchante.  Avec Blood and Steel, ils se lancent le défi de proposer un peu d’action… à la chinoise !

blood and steel critique

Qui dit action dans la Chine ancienne dit combats d’écoles. Ici, c’est le Wudang qui tente de s’imposer comme « empereur » des arts martiaux. Pour ce faire, ils se rendent dans toutes les écoles d’arts martiaux et montrent leur supériorité en écrasant leurs membres les plus forts. L’histoire commence ainsi lorsqu’ils arrivent à Qingsheng, une école où étudie Yang Heng, un jeune prodige qui va assister à la chute des valeurs qu’il défendait mais aussi des maitres qu’il admirait.

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Images dérisoires, Ours256

Area 51 – Mulder et Scully peuvent aller se rhabiller

area-51-1-castermanEn France, bien rares étaient ceux qui connaissaient le nom de Masato Hisa avant le début de cette année 2015. Les éditions Glénat, par un coup de génie, se sont décidées à publier Jabberwocky, petit bijou de « japoniaiseries » comme on les aime avec des dinosaures (russes -spécial dédicace à @Sedeto), des complots et une ligne directrice « plus random tu meurs » ! Casterman fait encore plus fort en nous offrant la dernière oeuvre du maître. Dites-vous qu’il a eu le temps de parfaire son style graphique atypique et de nous trouver un scénario aux possibilités encore plus nombreuses… Lire la suite « Area 51 – Mulder et Scully peuvent aller se rhabiller »

Images dérisoires, Ours256

Une île, des chats. Voici Nekojima.

Aujourd’hui nous allons vous parler de Nekojima : l’île des chats, un one shot de Sato Horokura et publié par les éditions nobi nobi ! au prix de 9,45 euros.

nekojima nobi nobi

Cathy est une petite fille comme les autres, enfin presque : avec sa famille, elle vit sur Nekojima, une île uniquement peuplée de chats. Mais pour ne pas perturber la quiétude de la population locale, elle doit se faire passer pour un félin ! C’est ainsi qu’elle va se lier d’amitié avec Lili, Fripouille, Cachou et Pacha, ses chat-marades de classe, et découvrir chaque jour avec entrain les différences entre humains et matous !

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On the big screen..., Ours256

Real – « Contact » avec Kiyoshi Kurosawa

012340Atsumi, talentueuse dessinatrice de mangas, se retrouve plongée dans le coma après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Son petit-ami Koichi ne comprend pas cet acte insensé, d’autant qu’ils s’aimaient passionnément. Afin de la ramener dans le réel, il rejoint un programme novateur permettant de pénétrer dans l’inconscient de sa compagne. Mais le système l’envoie-t-il vraiment là où il croit ?

Depuis 2008 et Tokyo Sonata, on n’avait plus trop entendu parler de Kiyoshi Kurosawa. Ce maître du cinéma d’horreur à la japonaise préparait probablement son retour avec la minutie qui le caractérise. Avec Real, il nous livre un film émouvant, philosophique et un poil avant-gardiste.

Une impression de flou troublante.

En tant que spectateur critique, il est très difficile pour moi de commencer cette critique de Real. Pourquoi ? Parce que le film opère un virage assez particulier et ayant un impact considérable sur l’histoire après la première heure. Pendant ces soixante premières minutes, ce qui domine, c’est une sorte d’effet de flou. On ne sait pas grand-chose sur la vie des deux protagonistes si ce n’est qu’Atsumi est une véritable acharnée du travail (une mangaka comme on en décrit souvent) et que Koichi tente de vivre avec elle sans pour autant être une gêne. Lorsqu’elle tente de se suicider sans raison apparente, il va tenter d’entrer dans son esprit grâce au concept du « contact ». Avec cet élément tout simple qui n’est pas sans rappeler Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Kiyoshi Kurosawa fait basculer son film dans le fantastique. Lire la suite « Real – « Contact » avec Kiyoshi Kurosawa »

Images dérisoires, Ours256

Le Chef de Nobunaga, masterchef dans le passé

Ken est un cuisinier de notre temps. Mais un jour, il se réveille dans le Japon du XVIe siècle en pleine époque Sengoku, “l’ère des pays en guerre”. Ayant entendu parler de ce cuisinier de talent vivant à Kyôto, Nobunaga, gouverneur féodal, décide d’en faire de force son cuisinier personnel… Partant à la guerre combattre les forces des Kitabatake en Ise, Nobunaga décide de le prendre avec lui. En difficulté sur le front, il ordonne à Ken d’aller en finir avec cette guerre… Cuisinier venu de l’époque moderne, Ken arrive à séduire les samouraïs et daimyôs de l’époque Sengoku ! Une incroyable histoire mêlant guerres et gastronomie !

Nouveau seinen arrivé chez Komikku au mois de mars, Le Chef de Nobunaga se positionne un peu comme un Jin (série parue chez Tonkam) soit un personnage principal venant du vingt-et-unième siècle qui se retrouve catapulté dans un Japon féodal qu’il n’a connu que dans les livres d’histoires. Il tente donc de survivre en utilisant ses connaissances pour survivre dans son nouvel environnement. Dans cette série, ce ne sont pas les dons de médecins qui seront mis en avant mais les compétences de cuisiniers. Eh oui, même si les personnages principaux des deux séries possèdent une capacité particulière qui se pratique avec les mains, celui qui nous intéresse aujourd’hui à le mérite de mettre la plupart de nos sens en ébullition. Attention cependant, ce n’est pas du Yakitate Ja-Pan!!! non plus ! Lire la suite « Le Chef de Nobunaga, masterchef dans le passé »