Cinq autres groupes de new wave

Et c’est un nouvel épisode musical, après l’article de Neer sur le rap français ! Souvenez-vous, il y a quelques temps maintenant, je vous avais présenté cinq groupes pour appréhender le post-punk/new wave. Mais il existe pourtant tellement d’autres groupes qui valent coup, et qui d’ailleurs, sont parfois oubliés ! Je vais donc vous en présenter cinq autres, toujours accompagnés de références musicales. Let’s start the music !

depeche mode

Depeche Mode

Je ne l’avais pas cité la dernière fois, car si on estime que les groupes de l’époque ont d’abord eu un ton post-punk (musique rock teintée de synthé, tendance à l’introspection, etc) pour arriver à la new wave (prédominance electro, tendance à l’introspection mais aussi à quelques envolées lumineuses), Depeche Mode n’est pas passé par la première étape et est arrivé directement dans le train new wave. Ils qualifient de grands-pères spirituels Kraftwerk, pionnier de la musique au synthétiseur, et de pères, OMD, que je vous avais décrit la dernière fois. Lire la suite

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Le manga comme matériel pour le cinéma

Le film hollywoodien Ghost in the Shell, adapté du manga de Shirow Masamune, sort à le fin de ce mois de mars. Alors qu’en d’autres temps, il s’agissait de Crying Freeman ou Dragon Ball, voire Old Boy, l’univers du manga continue d’être exploré par Hollywood, qui y pioche des licences pour les ajouter à leur longue liste de blockbuster. Le projet Gunnm de James Cameron et Robert Rodriguez se précise, et les dossiers Death Note et Akira sont régulièrement ressortis des tiroirs.

Lorsque Hollywood ressort un projet d’adaptation de manga, c’est l’occasion d’observer deux phénomènes : premièrement, l’installation d’un dialogue de sourds entre la communauté otaku (occidentale) et les studios (présumés coupables) ; et la remise en lumière de l’impact des mangas dans la mentalité du grand public. Des articles sont écrits dans les journaux généralistes et les mangas eux-mêmes ressortent en version augmentée. Ce n’est pas pour rien que les gros projets correspondent aux séries phares des années 80 et 90 : il y a un terreau favorable pour réaliser des films calibrés, qui font vibrer la fibre nostalgique et pour lesquels mêmes les éditeurs du manga s’y retrouvent.

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L’intention à travers le documentaire – interview de Kazuhiro Soda

Holà holà ne partez pas. Ce qui va suivre est des plus intéressants, tant d’un point de vue cinéphilique qu’intellectuel. Vous êtes bien sur Nostroblog, une rédaction qui s’intéresse à des sujets très divers.

Il existe toutes sortes de documentaires, du reportage pour la télévision aux travaux un peu plus scriptés pour le cinéma. Le réalisateur Kazuhiro Soda plaide pour une mise en scène minimaliste du documentaire, qui doit saisir l’inconnu et transmettre un témoignage au plus près de la réalité. Auréolé du Soleil d’or du Festival Kinotayo pour OYSTER FACTORY  (ex-æquo avec HAPPY HOUR), nous l’avons rencontré, avec son épouse, Kiyoko Kashiwagi, productrice du film. Notre échange s’est avéré très riche en réflexion sur le documentaire, sa place dans les archives de l’humanité, et à travers l’intention de M. Soda, on peut même déceler un vrai sens de la cinématographie, avec des obsessions et la transmission d’un message.

Nostroblog : Quand on regarde votre filmographie, on voit que vous êtes essentiellement un documentariste. Qu’est-ce qui vous attire tant dans les documentaires, que voulez vous faire passer comme message ?

Kazuhiro Soda : Eh bien, je suis devenu réalisateur de documentaires par accident. Je n’en avais pas l’intention à la base. J’ai déménagé à New York pour étudier la réalisation en 1993, à l’école de cinéma. En quatre ans, j’ai appris comment faire des films de fiction. Je ne m’intéressais pas aux documentaires à cette époque. Je n’ai pris aucun cours de documentaire !

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Interview de Keisuke Yoshida, réalisateur de Himeanole et Silver Spoon

Lors du festival Kinotayo, un film a été très apprécié du public : HIMEANOLE de Keisuke Yoshida. Cette intrigue, tant drama comique que thriller, a aussi bien faire rire l’audience qu’elle l’a captivée. Nous avons interviewé le réalisateur.

Nostroblog : HIMEANOLE est l’adaptation d’un manga de Minoru Furuya. Vous avez également réalisé l’adaptation de Silver Spoon au cinéma, une œuvre qui est assez connue en France. Quel est votre lien avec les mangas ?

Keisuke Yoshida : J’aime beaucoup les mangas, mais depuis que j’ai débuté en tant que réalisateur, j’ai plutôt écrit des scénarios originaux. J’ai reçu cependant beaucoup de propositions d’adaptations de manga. Dans ce cas, il faut que le manga me plaise et que je puisse respecter le mangaka. J’adore et j’admire Furuya et Arakawa. C’est pour ça que j’ai adapté ces deux mangas au cinéma. Moi-même, je dessine très très mal, mais je rêve de devenir mangaka.

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Festival du cinéma japonais contemporain Kinotayo 2016 : bilan

Kinotayo est un festival de cinéma japonais contemporain, qui produit une édition par an depuis 2006*. Tous les films, datent de l’année et demie écoulée, sont présentés au public parisien et en région. Comme beaucoup d’autres festivals, c’est l’occasion de voir des films que nous ne verrez nulle part ailleurs, ni distribués dans les salles, en DVD. Pour cette édition, neuf films en compétition ont été sélectionnés, et deux films ont pu être vus hors-compétition.

*Celle de 2016 a été décalée début 2017.

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Les droits de l’homme selon Makoto Yukimura

Makoto Yukimura est un auteur de mangas adultes, connu principalement pour Planetes et Vinland Saga. Les innombrables qualités de ses récits, que ce soient le développement du scénario, le soin apporté au contexte, le dessin ou l’émotion qui découle de ses intrigues, lui ont apporté une certaine notoriété. Au Japon, bien sûr, mais aussi en France, où son sens de la formule a fait sensation à Angoulême en 2010. On a peut-être toutefois trop facilement tendance à résumer ses mangas à de la bonne SF ou de la bonne intrigue médiévale violente. L’intérêt de son travail est pourtant tout autre, et largement plus important et global que ces qualités terre-à-terre.

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Yoon Ga-eun : une réalisatrice à suivre

Le Festival du Film Coréen de Paris (FFCP, nous vous en parlions la semaine dernière) est l’occasion d’effectuer une veille sur les artistes en devenir. Cette année, la section portrait était consacrée à Yoon Ga-eun. À travers trois courts, son premier long-métrage datant de 2015, et une masterclass, nous avons pu découvrir une jeune cinéaste montrant tout ce qu’il faut pour faire partie, à terme, de la cour des grands : un créneau, des obsessions et un sens aigüe de la mise en image.

Yoon Ga-eun

Née en 1982 – Nationalité Sud-Coréenne – diplômée en 2005 de l’université Sogang – intègre le K’Arts en 2010

Filmographie :

  • yoon-ga-eunTaste of Salvia (2009)
  • Proof (2010)
  • Guest (2011) – remporte le grand-prix du Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand en 2012
  • Sprout  (2013) – remporte l’Ours de Cristal du meilleur court-métrage au Festival de Berlin de 2014
  • Scénario de Tabloid Truth (2014)
  • The World of Us (2015) – sélectionné au Festival de Berlin 2016

Au FFCP donc, le public parisien a pu découvrir les courts-métrages Taste of Salvia, Guest et Sprout, ainsi que le film The World of Us.

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