cinéma

Ghost in the shell de Rupert Sanders : la machine est vide

Après l’excellent article général de Raismith sur les rapports entre mangas et cinéma, le Nostroblog vous propose un cas particulier avec Ghost in the shell, sorti ce mercredi 29 mars au cinéma. S’agit-il d’une adaptation servile du manga ou les scénaristes ont-ils su s’approprier le matériau ? S’agit-il d’une adaptation du dessin animé plus que du manga, comme le craignait Meloku ? Et surtout, s’agit-il d’un bon film ? Toutes les réponses sont dans cet article.

Mira, jeune réfugiée morte suite à un attentat terroriste, voit son cerveau transféré dans un corps entièrement cybernétique. Entraînée, elle devient le major d’une section d’élite spécialisée dans les cyber-crimes. L’assassinat de dignitaires par des robots geishas piratés la mène sur la piste du mystérieux hacker Kuze.

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Avis d'un bédéphile, Salles obscures

Le manga comme matériel pour le cinéma

Le film hollywoodien Ghost in the Shell, adapté du manga de Shirow Masamune, sort à le fin de ce mois de mars. Alors qu’en d’autres temps, il s’agissait de Crying Freeman ou Dragon Ball, voire Old Boy, l’univers du manga continue d’être exploré par Hollywood, qui y pioche des licences pour les ajouter à leur longue liste de blockbuster. Le projet Gunnm de James Cameron et Robert Rodriguez se précise, et les dossiers Death Note et Akira sont régulièrement ressortis des tiroirs.

Lorsque Hollywood ressort un projet d’adaptation de manga, c’est l’occasion d’observer deux phénomènes : premièrement, l’installation d’un dialogue de sourds entre la communauté otaku (occidentale) et les studios (présumés coupables) ; et la remise en lumière de l’impact des mangas dans la mentalité du grand public. Des articles sont écrits dans les journaux généralistes et les mangas eux-mêmes ressortent en version augmentée. Ce n’est pas pour rien que les gros projets correspondent aux séries phares des années 80 et 90 : il y a un terreau favorable pour réaliser des films calibrés, qui font vibrer la fibre nostalgique et pour lesquels mêmes les éditeurs du manga s’y retrouvent.

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Les interviews de Meloku

Interview de Minetaro Mochizuki : l'évolution d'un mangaka

Il y a des auteurs de manga qui nous marquent plus que d’autres, qui nous fascinent et nous passionnent série après série. C’est le cas de Minetaro Mochizuki. J’en veux pour preuve l’article que El Tooms a consacré à Dragon Head, le manga avec lequel on l’a découvert en France, ou alors mon analyse de Chiisakobé, sa dernière série en date. Le Lézard Noir, qui l’édite chez nous, a eu la brillante idée de convier l’auteur au Festival d’Angoulême. Ainsi, et grâce à la traduction de Miyako Slocombe, nous avons pu interviewer ce mangaka que nous aimons tant.

minetaro mochizuki interview photo

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Gare au manga

Les nouveautés manga de 2015 en 7 thématiques

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2015 a été riche en nouveautés manga de qualité. Après avoir dressé un petit top de mes œuvres préférées, j’ai décidé d’écrire un bilan de mes lectures les plus marquantes de cette période. Ici, pas de compte-rendu chiffré (vous trouverez mieux ailleurs) ni même personnel (enfin si, un peu quand même), le maître-mot sera thématique. Effectivement, j’ai décidé de mettre en avant des sujets qui m’ont passionné à travers des mangas, tous débutés en 2015, qui les abordent sous des angles différents.

Pour m’aider dans l’écriture, j’ai réuni une équipe de choc, les Foo Fighters du blog manga, j’ai nommé Bobo, Damien, Eck, Enwyn et Raismith.

bilan manga 2015

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Gare au manga

Chiisakobé : l’art délicat d’exprimer ses sentiments selon Minetaro Mochizuki

Il existe des mangakas qui sont des monstres sacrés dans leur pays et qui n’arrivent pourtant pas à trouver un public en France. C’est le cas de Minetaro Mochizuki. Lauréat du Kodansha Award en 1997, puis du Prix Tezuka en 2000, décrit par Katsuhiro Otomo (le papa d’Akira s’il vous plait) comme « le mangaka le plus doué de sa génération », les classiques de l’auteur sont boudés par le public francophone. Même son Dragon Head, une œuvre d’une puissance sans égale, a été un échec, bien que publié par Pika (et Manga Player, son ancêtre) en deux éditions.

Malgré tout, aujourd’hui, Le Lézard Noir donne une nouvelle chance à l’auteur dans nos contrées en publiant son dernier manga : Chiisakobé. Alors qu’elle était publiée dans la revue japonaise Big Comic Spirit depuis 2012, la série s’est terminée il y a peu. Au total, le manga compte donc quatre tomes. Chaque volume de l’édition française coûte 15€ et la traduction du japonais est assurée de main de maître par Miyako Slocombe.

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