Avis d'un bédéphile, Salles obscures

Le manga comme matériel pour le cinéma

Le film hollywoodien Ghost in the Shell, adapté du manga de Shirow Masamune, sort à le fin de ce mois de mars. Alors qu’en d’autres temps, il s’agissait de Crying Freeman ou Dragon Ball, voire Old Boy, l’univers du manga continue d’être exploré par Hollywood, qui y pioche des licences pour les ajouter à leur longue liste de blockbuster. Le projet Gunnm de James Cameron et Robert Rodriguez se précise, et les dossiers Death Note et Akira sont régulièrement ressortis des tiroirs.

Lorsque Hollywood ressort un projet d’adaptation de manga, c’est l’occasion d’observer deux phénomènes : premièrement, l’installation d’un dialogue de sourds entre la communauté otaku (occidentale) et les studios (présumés coupables) ; et la remise en lumière de l’impact des mangas dans la mentalité du grand public. Des articles sont écrits dans les journaux généralistes et les mangas eux-mêmes ressortent en version augmentée. Ce n’est pas pour rien que les gros projets correspondent aux séries phares des années 80 et 90 : il y a un terreau favorable pour réaliser des films calibrés, qui font vibrer la fibre nostalgique et pour lesquels mêmes les éditeurs du manga s’y retrouvent.

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Gare au manga

L'imagerie de la lune dans le manga

Lumière dans l’obscurité, révélatrice de l’âme humaine, la lune fascine. Moi, évidemment, mais aussi de nombreux mangakas.

Qu’elle soit pleine, sous forme de croissant, ou… étrange, comme dans Soul Eater, la lune fait partie intégrante de la bande-dessinée japonaise.

lune soul eater

Alors, que fait-on de la lune dans un manga ?

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Gare au manga

Angoulême 2016, le manga et moi

Si chaque année le manga est présent au festival d’Angoulême, cette année il l’est un peu plus que d’ordinaire. Et quoi de plus normal quand on sait que le président de l’édition est Katsuhiro Otomo, le papa d’Akira. A cet égard, sera présentée une exposition collective dans laquelle quarante-deux auteurs (dont un seul japonais, Jiro Taniguchi) rendent hommage au maître. Mais ce n’est pas tout, puisqu’il y aura également une exposition consacrée au magazine Hibana, une revue de prépublication récente, certainement la meilleure à l’heure actuelle, dont je vous parle régulièrement dans mes gazettes du manga. Et c’est Ayako Noda, dont Le monde selon Uchu (un manga qui prend conscience qu’il est un manga) sortira sous peu chez Casterman, qui représentera le magazine. Un choix surprenant, car ce n’est pas la première auteure qu’on remarque en ouvrant Hibana… Il est beaucoup plus difficile de passer à côte de Q Hayashida, Inio Asano et surtout Akiko Higashimura, plus talentueuse que jamais. Bref, ne boudons pas notre plaisir de découvrir en France Ayako Noda, d’autant plus qu’elle semble avoir des choses intéressantes à dire sur le manga.

Mais le festival d’Angoulême est également l’occasion de décerner des prix pour les meilleures BD de 2015. La compétition se divise en quatre catégories principales : la sélection officielle, jeunesse, patrimoine et polar. Des mangas sont cachés ça et là, d’autres sont oubliés, l’occasion pour moi de décortiquer cette liste.

festival angouleme otomo manga
L’affiche du 43ème FIBD par Katsuhiro Otomo

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