Bitter sweet Symphony, Dear Noctis

Une alternative à la Kpop

Souvent lorsqu’on aborde la musique coréenne, la kpop surgit en premier lieu, presque instinctivement, dans l’esprit d’autrui. A tort ? Il faut dire que celle-ci est une industrie toujours florissante dans son pays d’origine, omniprésente dans les tops musicaux, mais aussi dans le quotidien des coréens avec nombre d’idoles prêtant leur image pour nombre de marques.

Nos yeux d’occidentaux voient également en premier à travers elle, grâce à un fandom très présent sur les réseaux sociaux, à de multiples reportages qui en parlent comme d’un phénomène, à des événements qui font grand bruit chez nous comme la KCON qui remplit une salle aussi grande que Bercy ainsi qu’à un contenu toujours plus fréquent.

Même dans une industrie jeune où la Kpop est omniprésente, il y a la place pour d’autres styles. Les uns existent avec les autres et représentent un enchevêtrement. La musique coréenne est un monde où les artistes se croisent constamment.

Mon envie aujourd’hui est de vous présenter des artistes coréens hors de l’univers Kpop, une façon de s’initier à la musique coréenne autrement. Pour compléter ce bref article, une playlist vous attend à la fin, car rien ne vaut mieux que l’écoute pour découvrir !

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Gare au manga

La nouvelle garde du manga alternatif, numéro 3

On ne prend pas les mêmes et on recommence. Après un premier article sur la nouvelle garde du manga alternatif, puis un second, voici le retour d’une rubrique visant à vous faire découvrir des auteurs. Ce ne sont pas forcément ceux dont on entend le plus parler en France et pourtant ils ont du talent à revendre et brillent par leur style aussi unique que personnel. Il n’y a pas vraiment de thématique précise pour la liste du jour, si ce n’est que les auteurs présentés dans cet article sont publiés depuis peu chez nous. L’occasion de les découvrir plus en profondeur, en espérant que des éditeurs se penchent un peu plus sur leurs travaux.


Asumiko Nakamura

asumiko nakamura photo

Publiée dès le début des années 2000, Asumiko Nakamura se fait remarquer par ses boy’s love au style inimitable qui pourrait paraître comme naturel chez elle tant il est au point dès ses premiers mangas (La respiration de Copernic et J no Subete en tête de liste). Emprunt d’une certaine élégance, c’est le sens artistique développé de l’auteure qui apparaît en premier lieu. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il cache une noirceur sans fond capable de mettre mal à l’aise bien des lecteurs. L’artiste aime mettre en scène des prédateurs sexuels, elle ne rechigne jamais à dessiner des actes incestueux ou pédophiles. Tout cela en fait une auteure atypique qui s’est constituée une base de lecteurs en dehors même du cercle des amateurs de boy’s love.

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Gare au manga

Comment découvrir des mangas différents facilement ?

En lisant mes critiques sur Nostroblog.

Et plein d’autres, à vous de fouiller sur le blog !

Oh les gars, ce n’est pas la variété qui manque, vous trouverez forcément chaussure à votre pied parmi ces univers très différents. Mais le but de l’article n’est pas de vous renvoyer vers mes critiques, il est plus de vous proposer un guide de lectures qui vous ouvrira facilement la voie vers un panorama de plusieurs auteurs de mangas intéressants. Et pour ce faire, je vous ai sélectionné plusieurs anthologies sur le sujet. Elles regroupent des histoires courtes de nombreux auteurs, afin que vous puissiez vous faire une idée de ce qui vous plaît ou non.

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Gare au manga

La nouvelle garde du manga alternatif, numéro 2

Vous vous souvenez de mon article sur la nouvelle garde du manga alternatif ? Mais si, rappelez-vous, j’y parlais de trois artistes qui ne dessinent pas en suivant les principaux courants du manga. Des auteurs qu’on peut qualifier d’alternatifs, voire même d’avant-garde. Dans cette chronique j’avais présenté Inio Asano, Atsushi Kaneko et Shintaro Kago, une sélection très masculine en somme. Alors il est temps de rééquilibrer les débats, de mettre en avant trois femmes qui sont elles aussi des figures importantes de la nouvelle garde du manga alternatif. Attirer la lumière sur des mangakas modernes au féminin c’est bien gentil mais quitte à prendre le précédent article à contresens, allons plus loin : évoquons des mangakas qui ne vivent pas au Japon.


Junko Mizuno

junko mizuno manga avis

Vivant désormais à San Francisco, Junko Mizuno s’est faite remarquer dès la fin des années 90 grâce à son style alliant un design kawaii à un ton trash. Très influencée par Aubrey Beardsley, l’artiste est avant tout une illustratrice dont le style est reconnaissable au premier regard. Dans ses mangas, Junko Mizuno aborde certains thèmes de manière récurrente. Celui de la femme, d’abord, toujours en première ligne. Ses personnages féminins marquent autant par leur force que leur potentielle cruauté, mais aussi par l’érotisme qu’elles dégagent. L’auteure aime représenter des femmes nues à tel point qu’elles s’imbriquent naturellement dans ses compositions. Et derrière ses femmes, on trouve des décors à base de paysages de contes et même de bonbons. On pourrait les qualifier de kawaii, voire même de girly. Sauf que là, on est chez Junko Mizuno : les éléments mignons sont un prétexte pour contraster avec la grossièreté absurde son univers.

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