Les interviews de Meloku

Interview de Minetaro Mochizuki : l'évolution d'un mangaka

Il y a des auteurs de manga qui nous marquent plus que d’autres, qui nous fascinent et nous passionnent série après série. C’est le cas de Minetaro Mochizuki. J’en veux pour preuve l’article que El Tooms a consacré à Dragon Head, le manga avec lequel on l’a découvert en France, ou alors mon analyse de Chiisakobé, sa dernière série en date. Le Lézard Noir, qui l’édite chez nous, a eu la brillante idée de convier l’auteur au Festival d’Angoulême. Ainsi, et grâce à la traduction de Miyako Slocombe, nous avons pu interviewer ce mangaka que nous aimons tant.

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Capsules cro'

Dragon Head : Destination Désolations

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Dans Dragon Head, il y a de grands artistes.

« Attends Dragon Head, c’est lui ! »
Conquis et enivré par la chaleureuse entrée en matière de Shigeji et consorts dans Chiisakobé, j’ai voulu entretenir la légende considérant l’ancien titre de Minetaro Mochizuki, Dragon Head, comme l’un des plus marquants de sa génération. Son œuvre majeure en quelque sorte. Me voilà donc à entreprendre un moonwalk dans sa bibliographie, assoiffé d’en lire plus sur cet illustre personne.

Cerise sur le cupcake, Mochizuki est aligné au banc des invités lors du FIBD16. Rebond. Katsuhiro Otomo himself l’a décrit comme « le mangaka le plus doué de sa génération » : alors si le maître le dit, c’est qu’on est loin de la petite frappe du milieu.

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Gare au manga

Top 3 des mangas de 2015

Après la victoire de La fille de la plage d’Inio Asano l’an dernier,  voici le grand retour de mon traditionnel top 3 des meilleurs mangas de l’année. Un casse-tête incommensurable pour désigner les trois nommés et plus encore pour choisir quel sera le numéro un tant j’aime les œuvres pour des raisons diverses. Mais bon, après une longue dissertation avec moi-même, j’ai réussi à établir un classement. Cette petite liste se compose de titres que vous connaissez bien si vous êtes un habitué de Nostroblog, puisque je n’ai cessé de mettre en avant les trois nommés au cours de mes articles. Pour un regard plus large sur le manga en 2015, je vous donne rendez-vous avec mon bilan qui résume l’année selon sept thématiques.

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Pour l’heure, c’est parti pour le classement !

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Gare au manga

Angoulême 2016, le manga et moi

Si chaque année le manga est présent au festival d’Angoulême, cette année il l’est un peu plus que d’ordinaire. Et quoi de plus normal quand on sait que le président de l’édition est Katsuhiro Otomo, le papa d’Akira. A cet égard, sera présentée une exposition collective dans laquelle quarante-deux auteurs (dont un seul japonais, Jiro Taniguchi) rendent hommage au maître. Mais ce n’est pas tout, puisqu’il y aura également une exposition consacrée au magazine Hibana, une revue de prépublication récente, certainement la meilleure à l’heure actuelle, dont je vous parle régulièrement dans mes gazettes du manga. Et c’est Ayako Noda, dont Le monde selon Uchu (un manga qui prend conscience qu’il est un manga) sortira sous peu chez Casterman, qui représentera le magazine. Un choix surprenant, car ce n’est pas la première auteure qu’on remarque en ouvrant Hibana… Il est beaucoup plus difficile de passer à côte de Q Hayashida, Inio Asano et surtout Akiko Higashimura, plus talentueuse que jamais. Bref, ne boudons pas notre plaisir de découvrir en France Ayako Noda, d’autant plus qu’elle semble avoir des choses intéressantes à dire sur le manga.

Mais le festival d’Angoulême est également l’occasion de décerner des prix pour les meilleures BD de 2015. La compétition se divise en quatre catégories principales : la sélection officielle, jeunesse, patrimoine et polar. Des mangas sont cachés ça et là, d’autres sont oubliés, l’occasion pour moi de décortiquer cette liste.

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L’affiche du 43ème FIBD par Katsuhiro Otomo

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Gare au manga

Chiisakobé : l’art délicat d’exprimer ses sentiments selon Minetaro Mochizuki

Il existe des mangakas qui sont des monstres sacrés dans leur pays et qui n’arrivent pourtant pas à trouver un public en France. C’est le cas de Minetaro Mochizuki. Lauréat du Kodansha Award en 1997, puis du Prix Tezuka en 2000, décrit par Katsuhiro Otomo (le papa d’Akira s’il vous plait) comme « le mangaka le plus doué de sa génération », les classiques de l’auteur sont boudés par le public francophone. Même son Dragon Head, une œuvre d’une puissance sans égale, a été un échec, bien que publié par Pika (et Manga Player, son ancêtre) en deux éditions.

Malgré tout, aujourd’hui, Le Lézard Noir donne une nouvelle chance à l’auteur dans nos contrées en publiant son dernier manga : Chiisakobé. Alors qu’elle était publiée dans la revue japonaise Big Comic Spirit depuis 2012, la série s’est terminée il y a peu. Au total, le manga compte donc quatre tomes. Chaque volume de l’édition française coûte 15€ et la traduction du japonais est assurée de main de maître par Miyako Slocombe.

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