Gare au manga

Les femmes fatales de Shuzo Oshimi

Publié en France pour la première fois en 2015 par les éditions Akata grâce à Dans l’intimité de Marie avant d’intégrer le catalogue de Ki-oon avec Les Fleurs du Mal et en attendant Happiness chez Pika, Shuzo Oshimi s’est très vite imposé comme l’un des auteurs les plus doués de sa génération. Au Japon, l’artiste fait également les beaux jours de plusieurs maisons d’édition puisque sont sortis simultanément le sixième tome de sa série phare Happiness chez Kodansha, le premier volume de son dernier manga Chi no Wadachi chez Shogakukan et enfin Femme fatale, son premier artbook chez Futabasha. Aujourd’hui, c’est ce dernier qui nous intéresse.

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Coûtant 2400 yens (soit environ 18€), Femme fatale retrace la carrière de Shuzo Oshimi à travers 128 pages d’illustrations entièrement en couleur, à l’exception de deux doubles-pages représentant les couvertures du premier tome des Fleurs du Mal et du cinquième d’Happiness qui ont donc été édités en noir et blanc (sauf en France pour la première). Comme en témoigne le titre de l’artbook et sa couverture mettant en avant trois jeunes femmes emblématiques de la bibliographie de l’auteur, l’ouvrage tourne autour de la gente féminine. Bien entendu, il y a des personnages masculins mais ils sont clairement minoritaires. De plus, il est important de noter que le livre ne suit pas l’évolution de l’auteur d’une manière chronologique, ce qui fait s’alterner des illustrations absolument sublimes avec d’autres beaucoup moins marquantes.

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Manga

De l’adaptation des couvertures

Souvent, lors de l’annonce d’un manga dont la parution approche, je m’intéresse à l’allure de la couverture, surtout pour le logo vf, la numérotation, ce genre de trucs. On peut avoir des déceptions sur certains logo, par exemple personnellement je trouve celui de Blood Blockade Battlefront affreux, mais ça va rarement au-delà (= le dégoût). Puisque normalement, il n’y a aucune raison de modifier l’illustration d’origine. Je dis bien, normalement… Il y a une lointaine époque, changer les couvertures d’une série pour la parution vf était monnaie courante (Karakuri Circus, Inugami chez Delcourt…). La justification est multiple. Problèmes de droits d’image (comme pour les photographies utilisées pour les couv’ japonaises de Detective Conan, en France chez Kana), un espoir peut-être un peu naïf de relancer des ventes trop faibles (Samidare chez Ototo ou les deux exemples de Delcourt cités plus haut), ou même pour briser la monotonie d’un fond toujours identique (Yu-Gi-Oh chez Kana, Fruits Basket et beaucoup d’autres shôjo chez Delcourt/Akata). Parfois, seul le premier tome subit une modification, avec une illustration qui doit mieux représenter l’ensemble de la série (Animal Kingdom chez Ki-oon, ou encore le relooking quasi intégral d’Ikigami chez Kazé Manga). Evidemment, l’éditeur cherche ainsi à adapter son livre au public français, espérant donc de bonnes ventes. Pourtant, le résultat n’est pas toujours réussi… Lire la suite « De l’adaptation des couvertures »

Quod reliquum est

« Ô couverture, rabats ta jaquette et dévoile-moi tes dessous ! » – Quatrième volet

Halcyon Lunch, vol. 1

Halcyon1

***** Sur une couverture lointaine, très lointaine… *****

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Quod reliquum est

« Ô couverture, rabats ta jaquette et dévoile-moi tes dessous ! » – Troisième volet

Kasane – La voleuse de visage, vol.2

Notre mouette rieuse propose donc ses services en qualité de joker pour aspirantes médiocres grâce à ses prédispositions innées pour incarner une vie simple mais rayonnante, même devant l’homme le plus lassé de la profession. Et si cette « distributueuse » de talents reconsidérait son pacte pour conserver un pactole ?

Le Requiem du Roi des roses 1 V1

Car, comme souvent, embrasser une carrière présente son revers de médaille !

En deux mots: Slip Stick

Daruma MATSUURA, Ki-oon, 7.65 €

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Quod reliquum est

« Ô couverture, rabats ta jaquette et dévoile-moi tes dessous ! » – Second volet

Deathco, vol.1

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Quand y’en a marre, y’a cauchemar… CAU-CHE-MAR !

Punky Brewster sous acides élevée dans les catacombes de M, une espèce d’hommage à Pizza the Hutt, je mâche des idées noires qui volètent funestement dans mon quotidien. En bullant ma bile sans me soucier des lendemains désenchantés, je flotte au-dessus de la masse avec des ballons gonflés de noirs desseins, me laissant porter par des courants contraires et des contrats sans contrainte. Ma capuche m’abrite d’un monde détestable et réchauffe mes pensées nihilistes. Guy Debord et Franquin auraient probablement aimé faire ma connaissance… mais moi pas.

deathco-t1-couv
Du ciel, vous n’êtes que des fourmis. Du sol, vous n’êtes que des cafards

En deux mots : Bad cave

Atsushi KANEKO, Casterman, 8.45 €

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Quod reliquum est

« Ô couverture, rabats ta jaquette et dévoile-moi tes dessous ! »

Le maître des livres, vol.6

Jaquette livres
Imperturbable !
Couv maitre livres
La caverne aux merveilles !

Je suis une bibliothèque rigoureuse dans son classement mais colorée dans ses choix, à l’image de Mikoshiba et ses deux assistantes. Ma couverture intérieure entrouvre mes portes aux gens souhaitant, seuls ou accompagnés, retirer leurs œillères vis-à-vis de la littérature jeunesse et embrasser une collection d’ouvrages remarquables. Rien ne déborde de mes linéaires, sauf l’imagination et la soif de découvertes. Chaque livre est comme une craie à prendre pour écrire sa ligne de conduite et se forger de nouveaux principes dans le roman de sa vie.

En deux mots : Trésors enfouis

Umiharu SHINOHARA, komikku, 8.50 €

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