Les interviews de Meloku

3 questions à Daisuke Imai

Fin 2015, en pleine publication de Sangsues, la maison d’édition Casterman nous a permis prendre contact avec Daisuke Imai afin de parler de son art. En résulte une courte interview d’à peine trois questions longtemps restée dans nos placards et que nous décidons d’enfin vous dévoiler. Et pour cause, l’auteur revient au devant de la scène avec la publication de Destins Parallèles chez Komikku. Un projet ambitieux de l’artiste puisqu’il s’agit en fait de deux séries agissants comme des miroirs l’une de l’autre, Elle et Lui, alternant le point de vue sur une romance entre la femme et l’homme.

daisuke imai (sangsues - destins paralleles) interview.png

Etant tombé sous le charme des dessins de Daisuke Imai à la lecture de Sangsues, fasciné par la manière dont ses personnages se fondent dans les décors, je l’ai questionné sur son processus créatif. L’entretien est succinct mais si comme moi les planches de l’artiste vous séduisent, quelques informations sur sa manière de les composer pourraient vous intéresser.

Lire la suite « 3 questions à Daisuke Imai »

Publicités
Gare au manga

L’ère des Cristaux : l’art de la narration par l’image

Après avoir remporté le prestigieux Prix Tezuka dans la catégorie de la nouveauté avec Mushi to Uta, Haruko Ichikawa débute en octobre 2012 sa première série dans les pages de la revue Afternoon de Kodansha : L’ère des cristaux. En France, le manga est publié depuis janvier 2016 par les éditions Glénat et c’est Anne-Sophie Thévenon qui se charge de la traduction.

ère des cristaux haruko ichikawa.png

Il s’agit d’une œuvre de science-fiction se déroulant dans un avenir si lointain que les humains ont disparu. La Terre est peuplée de gemmes humanoïdes livrant une lutte acharnée contre les Séléniens. On suit l’histoire à travers le regard de Phos, un cristal ne pouvant pas prendre part à la guerre du fait de sa fragilité. Ainsi le manga est intéressant à bien des égards. Non seulement on peut y voir des similitudes avec la religion bouddhiste, mais en plus de nombreux thèmes y sont développés : l’immortalité, le regard des autres, le sens de la vie, la place dans la société et bien d’autres. Néanmoins c’est autre chose qui nous intéresse aujourd’hui. En ouvrant un volume de la série, l’esthétisme de Haruko Ichikawa et sa science de la mise en page frappent aussi bien par leur éclat que leur originalité. A partir de ce constat, nous allons analyser les dessins de L’ère des cristaux.

Lire la suite « L’ère des Cristaux : l’art de la narration par l’image »

Gare au manga

En quoi Deathco est-il un manga d’Atsushi Kaneko ?

Deathco est un manga qui me tient particulièrement à cœur puisque j’ai entrepris la lecture dès le début de la série, en traduisant tant bien que mal du japonais. Aujourd’hui le manga d’Atsushi Kaneko sort chez Casterman, et c’est Aurélien Estager qui s’occupe de la traduction (ce qui a pour conséquence de rendre ma lecture plus agréable). Dans cet article, plutôt qu’une critique qui vous aurait dit à quel point j’affectionne cette série, j’ai choisi de vous proposer un angle de vue un peu plus original.

atsushi kaneko deathco critique

Affirmer qu’il existe un style Kaneko sonne comme une évidence, il faudrait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. C’est donc avec une volonté d’approfondir cette sensation que j’ai relu les précédentes séries de l’auteur, à savoir Bambi, Soil et Wet Moon. Certaines récurrences (et pas forcément stylistiques) m’ont frappé de part leur évolution, qu’elles soient significatives ou non. De ce fait, je me suis posé une question : en quoi Deathco est-il un manga d’Atsushi Kaneko ?

(Et comme je suis gentil, je vais essayer d’y répondre.)

Lire la suite « En quoi Deathco est-il un manga d’Atsushi Kaneko ? »