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Art Brut : esprits rebelles

C’est dans un cadre scolaire que j’ai découvert le musée de l’art brut situé à Lausanne en Suisse. Petite structure sur trois étages, ce lieu abrite non seulement des œuvres d’arts mais également une philosophie. L’art étant une question d’appréciation subjective, il demande ici une seconde compétence de réflexion : l’ouverture d’esprit.

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Oh non, il ne s’agit pas de tenir un discours moralisateur sur la tolérance ou de patauger dans le verbeux mais plutôt d’aborder la visite de cette collection avec quelques pré-requis. Tout d’abord, définissons l’Art Brut, ses artistes et l’homme qui en est à l’origine.

La brutalité suggérée dans ce courant tend à définir des œuvres (peintures, sculptures, architectures) dont les auteurs sont dépourvus de culture artistique. Il n’y a aucun point commun si ce n’est cette idée de « s’éloigner des voies de l’art homologué ». Le processus de création se base sur l’impulsivité des artistes et manifeste la « seule fonction de l’invention et non celles, constantes dans l’art culture, du caméléon et du singe »

La particularité de ces créateurs autodidactes se trouve dans leur marginalité. Loin des normes culturelles et autres valeurs collectives, des marginaux, des personnes atteintes de pathologies psychiatriques ou autres originaux créent un univers pour leur propre bien-être. Le système de débrouille est inclus dans leur schéma créatif puisqu’ils utilisent en majorité des matériaux insolites. Ainsi l’Art Brut « repose sur des caractéristiques sociales et des particularités esthétiques ».

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