Gare au manga

Tokyo Kaido : un monde qui ne vous comprend pas

Publié entre 2008 et 2010 dans le magazine japonais Morning, Tokyo Kaido sort en France chez Le Lézard Noir d’après une traduction de Miyako Slocombe. L’auteur à l’origine de ce manga en trois volumes est bien connu dans nos contrées, puisqu’il s’agit de Minetaro Mochizuki que nous avons déjà eu l’honneur d’interviewer et que nous admirons de Dragon Head à Chiisakobé.

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Tokyo Kaido marque un tournant important dans la carrière de l’artiste. Lassé des œuvres commerciales et des contraintes éditoriales, il se tourne vers des récits plus intimistes. Pour marquer cette nouvelle orientation, il change la graphie (mais pas la prononciation) de son nom à partir de cette série, 望月峯太郎 devient alors 望月ミネタロウ. Aujourd’hui nous allons donc nous intéresser à bien plus qu’un manga : à la renaissance de l’un des plus talentueux auteurs de bandes dessinées.

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Gare au manga

L’art d’Akino Kondoh résumé en 4 thèmes

Née en 1980 dans la préfecture Chiba, Akino Kondoh est une mangaka pour le moins atypique. Diplômée des beaux-arts en 2003, elle débute le manga quelques années auparavant, en 1998. Pour autant, elle n’est pas connue seulement pour ses bandes dessinées, c’est une artiste touche-à-tout qui s’est illustrée dans des domaines tels que l’animation, la peinture ou encore la sculpture.  Elle a été récompensée par de nombreux prix et a multiplié les expositions (personnelles ou collectives) à travers le monde. Parmi elles, on en retiendra deux proches de chez nous : Hint à Bruxelles en 2007 et VIDEOFORMES 2008 à Clermont-Ferrand en 2008. En 2012, elle a été invitée à Lyon dans le cadre du festival Japan Touch. Elle vit et travaille à New-York depuis 2008.

En France, trois mangas d’Akino Kondoh sont publiés par Le lézard noir. Le premier, Eiko, est sorti en novembre 2006. Il est composé de sept nouvelles datant de 1998 à 2002. Les insectes en moi, le second, est disponible depuis octobre 2009. Il compte quant à lui neuf histoires toutes publiées entre 2000 et 2004. Pour finir, Chroniques new-yorkaises a été mis en vente en août 2016, après une prépublication dans le journal Libération. Il compte 70 chapitres diffusés de 2012 à 2015 sur internet, ainsi qu’une histoire inédite en deux parties, servant de prologue et d’épilogue. Toujours chez Le lézard noir, en 2011 sort la première anthologie du magazine Ax. On y trouve une illustration d’Akino Kondoh en guise de couverture. Deux nouvelles de l’auteure sont également présentes dans le recueil, mais celles-ci ne sont pas inédites puisqu’elles étaient déjà disponibles dans Les insectes en moi.

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Maintenant que vous savez tout d’Akino Kondoh, passons au cœur même de l’article et posons-nous la question suivante : quels sont les éléments qui définissent le travail de l’artiste ? Pour y répondre, j’ai relevé quatre thèmes qui apparaissent de manière récurrente dans ses œuvres.

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Salles obscures

Yoon Ga-eun : une réalisatrice à suivre

Le Festival du Film Coréen de Paris (FFCP, nous vous en parlions la semaine dernière) est l’occasion d’effectuer une veille sur les artistes en devenir. Cette année, la section portrait était consacrée à Yoon Ga-eun. À travers trois courts, son premier long-métrage datant de 2015, et une masterclass, nous avons pu découvrir une jeune cinéaste montrant tout ce qu’il faut pour faire partie, à terme, de la cour des grands : un créneau, des obsessions et un sens aigüe de la mise en image.

Yoon Ga-eun

Née en 1982 – Nationalité Sud-Coréenne – diplômée en 2005 de l’université Sogang – intègre le K’Arts en 2010

Filmographie :

  • yoon-ga-eunTaste of Salvia (2009)
  • Proof (2010)
  • Guest (2011) – remporte le grand-prix du Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand en 2012
  • Sprout  (2013) – remporte l’Ours de Cristal du meilleur court-métrage au Festival de Berlin de 2014
  • Scénario de Tabloid Truth (2014)
  • The World of Us (2015) – sélectionné au Festival de Berlin 2016

Au FFCP donc, le public parisien a pu découvrir les courts-métrages Taste of Salvia, Guest et Sprout, ainsi que le film The World of Us.

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Conseils lectures, Enwyn

Sunny : l’enfance orpheline selon Taiyō Matsumoto

Un premier article c’est un peu comme un dépucelage dont tu n’es pas fier, et que tu te gardes bien de raconter mais qui a été filmé puis balancé sur la toile. Voilà, je vois un peu le délire comme ça, c’est pas très encourageant, hein ? Mais selon l’adage « quand faut y aller, faut y aller », alors on y va et puis on évaluera les dommages plus tard.

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Alors, si vous avez toujours pas compris quel manga je vais évoquer c’est que vous êtes allés trop vite en besogne (si oui, je renvoie les petits filous au titre de l’article). C’est bel et bien de Sunny du grand, du majestueux, Taiyō Matsumoto dont nous allons parler. Petit point sur l’auteur si vous ne le connaissez pas : c’est principalement l’auteur d’Amer Béton qui l’a fait reconnaître dans le monde entier, il est connu pour avoir un style graphique particulier, il mêle notamment la BD franco-belge aux codes du manga. Actuellement, le manga vient de se terminer (en juillet) en six tomes au Japon et le troisième tome est sorti début juillet dans nos contrées chez Kana. C’est bien tout ça mais… ce manga alors ? Ne vous inquiétez pas il arrive.

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