Galatruc

Lire des livres jeunesse quand on est moins jeune

Le « livre jeunesse », c’est quoi, déjà ? D’après le dictionnaire, on désigne par là l’ensemble des livres destinés aux plus jeunes, de la petite enfance à l’adolescence ; et donc on retrouve le même nom pour le secteur de l’édition qui leur est dédié. D’abord un petit retour sur cette industrie en France : la jeunesse est le deuxième secteur de l’édition, avec 20% des ventes totales, et plus de 90 éditeurs, d’après les chiffres de 2014. C’est aussi une industrie culturelle comme une autre avec ses stars que l’on voit à chaque rentrée (Max et Lili, Tchoupi, Petit Ours Brun et autres best-sellers réguliers), ses grands noms célèbres et ses légendes (Tomi Ungerer, Grégoire Solotareff, Yvan Pommaux et plein d’autres encore). Pourtant c’est aussi un secteur qui n’est pas très homogène, le livre jeunesse va du livre en mousse aux roman « premières lectures », en passant par l’album, la BD et le manga kodomo, et autres formats, parfois uniques. La limite entre livre jeunesse varie parfois : faut-il inclure ou séparer les adolescents ? Comment mesurer la limite ? Est-ce pertinent ? Mais je préfère laisser de côté tout ce qui est destiné aux adolescents ainsi que la Young Adult litterature pour me concentrer essentiellement ici sur les albums jeunesses, pas seulement bien sûr, mais c’est ce que je connais le mieux. Gardez donc bien à l’esprit que je ne vous présente qu’un tout petit détail du tableau !

Tout un monde
J’espère que vous appréciez cette incroyable blague de ma part (Mais Tout Un Monde est aussi un bon livre)

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Gare au manga

La maison aux insectes et Le vœu maudit : les histoires courtes de Kazuo Umezu

Publié en France chez Glénat dans le milieu des années 2000 avec des titres comme L’école emportée et Baptism, Kazuo Umezu est un mangaka que nos chers éditeurs francophones ont rapidement délaissé. Et pourtant, l’auteur a profondément marqué l’histoire du manga en redéfinissant dès le début des années 60 le genre horrifique. Si l’artiste a imposé son style pour effrayer, ce qui aura marqué des générations de lecteurs dont certains deviendront eux-mêmes mangakas (Junji Ito, Hisashi Eguchi ou encore Minetaro Mochizuki sont des exemples (que j’affectionne) parmi d’autres), il a aussi exploré la science-fiction et l’humour absurde.

kazuo umezu photo manga

Il faut attendre 2015 pour que la maison d’édition Le Lézard Noir remette Kazuo Umezu au goût du jour grâce à la publication de La maison aux insectes. Un recueil d’histoires courtes qui en appelle d’autres, puisqu’il est suivi par Le vœu maudit dès l’année suivante. L’éditeur a la ferme intention de continuer à publier les mangas du maître et c’est La femme serpent qui sera le suivant sur la liste. En somme, et ce n’est pas pour me déplaire, on est en train d’assister à la naissance d’une collection rappelant ce qu’ont fait les éditions Tonkam pour Junji Ito.

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Gare au manga

Sangsues et la politique de l’enfant unique

Sangsues est un manga de Daisuke Imai publié dès 2011 au Japon dans la revue mensuelle Comic@Bunch de Shinchosha. Le manga s’est conclu en 2013 avec son cinquième volume. En France, c’est Casterman qui le publie d’après la traduction du japonais d’Aurélien Estager. A ce jour, seuls les deux premiers tomes sont sortis chez nous, et ça tombe bien puisqu’on va parler d’une thématique abordée dans le second album : la politique de l’enfant unique.

[Note : vous l’auriez deviné si vous aviez lu le titre de l’article.]

sangsues daisuke imai tome 2 sakka

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Gare au manga

Chiisakobé : l’art délicat d’exprimer ses sentiments selon Minetaro Mochizuki

Il existe des mangakas qui sont des monstres sacrés dans leur pays et qui n’arrivent pourtant pas à trouver un public en France. C’est le cas de Minetaro Mochizuki. Lauréat du Kodansha Award en 1997, puis du Prix Tezuka en 2000, décrit par Katsuhiro Otomo (le papa d’Akira s’il vous plait) comme « le mangaka le plus doué de sa génération », les classiques de l’auteur sont boudés par le public francophone. Même son Dragon Head, une œuvre d’une puissance sans égale, a été un échec, bien que publié par Pika (et Manga Player, son ancêtre) en deux éditions.

Malgré tout, aujourd’hui, Le Lézard Noir donne une nouvelle chance à l’auteur dans nos contrées en publiant son dernier manga : Chiisakobé. Alors qu’elle était publiée dans la revue japonaise Big Comic Spirit depuis 2012, la série s’est terminée il y a peu. Au total, le manga compte donc quatre tomes. Chaque volume de l’édition française coûte 15€ et la traduction du japonais est assurée de main de maître par Miyako Slocombe.

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Gare au manga, Meloku

Sélection de mangas idéals pour lire à la plage

L’été, la saison où on lit sans compter. C’est pourquoi cette année, je vous propose une sélection de mangas récents pour accompagner vos vacances. Que vous soyez joueur ou dragueur, intellectuel ou voyageur, le livre de vos congés vous tend les bras. Alors choisissez bien ! Note : rien ni personne ne vous empêchera de tous les lire (et certainement pas moi).

On enfile ses lunettes de soleil, on enjambe son maillot de bain, on s’enduit de crème solaire et c’est parti pour ma petite sélection estivale :

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