Terra Incognita

Stravaganza : Let me be a free queen !

Après un premier dossier sur l’art contemporain chinois suivi d’un second, plus « léger », sur du théâtre japonais, il serait peut-être temps de revenir à des sujets fripons ou libidineux. Propager des écrits sur des sujets méconnus qui nous tiennent à cœur est fort louable. Toutefois, il s’agit de rester conscient qu’ils peuvent être jugés trop soporifiques/longs. Laissons donc Liu Hong et Motohiko Shigeyama attendre sagement de tomber dans l’oubli au fond de l’étagère des WC, quelque part entre trois piles de rouleaux Moltonel™ et une bouteille de naphta lourd. Ou pas.

Vous voulez donc du cuissot ferme ? Une traque sanglante ? De l’entrejambe capiteuse ? Un bestiaire effrayant ? Des buffets délicatement ouvragés ? Un royaume au bord du chaos ? De la perversion poétique ? Une horde de créatures malfaisantes ? Des silhouettes kafkaïennes en diable ? Du steak tartare ? De la chair crousti-croquante à foison ? Une boucherie mettant les bouchées doubles ?

Pervers Caster, raconte-nous une histoire !

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Gare au manga

Muzan-e : quand les pontes de l'eroguro rencontrent un maître de l'estampe japonaise

Si vous avez l’habitude de lire mes articles, les noms de Suehiro Maruo et Kazuichi Hanawa vous sont sans doute familiers (et si ce n’est pas le cas, la barre de recherche de Nostroblog est faite pour vous)(et sachez que ça me fait beaucoup de peine). Vous ne le saviez peut-être pas mais ces deux hommes, représentants du courant eroguro dans le manga, ont sorti un livre ensemble. Publié pour la première fois au Japon en 1988, cet artbook se nomme Muzan-e.

Note 1 : Âmes sensibles, esprits fragiles et tout le tralala : revenez plus tard.
Note 2 : Il s'agit d'un article sur un artbook, les images sont donc importantes. Pour les agrandir, il suffit de cliquer dessus.

muzane suehiro maruo kazuichi hanawa artbook

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Gare au manga, Meloku

Atsushi Kaneko : Fly me to the wet moon

Un étrange manga se dissimule dans nos librairies préférées. Conclu en trois volumes, il se distingue dans les rayons grâce à ses couvertures alliant une influence punk et une iconographie cinématographique. Un homme au visage scarifié rappelant Memento. Une lune, un obus dans l’œil, faisant directement écho à Georges Méliès. Vous l’aurez sans doute compris, ce manga atypique est Wet Moon d’Atsushi Kaneko.

Mais avant tout, résumons son histoire. Nous sommes dans les années 60, période durant laquelle les USA et l’URSS se disputent la lune. D’apparence éloignée de cette conquête lunaire, la série prend place quelque part au Japon, dans une station balnéaire fictive du nom de Tatsumi. Sata, un jeune inspecteur zélé et culotté poursuit sans relâche une femme. Cette dernière aurait découpé son amant… Mais alors qu’il lui court après, il s’évanouit. A son réveil, il découvre qu’une mystérieuse plaque métallique est insérée dans son crâne. Celle-ci semble lui provoquer des pertes de mémoire, des troubles de conscience et des hallucinations. Rien que ça.

Wet Moon, sous forme d'affiche de cinéma, à l'honneur dans le magazine Comic Beam.
Wet Moon, sous forme d’affiche de cinéma, à l’honneur dans le magazine Comic Beam.

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