Galatruc

Asako I & II : redoubler d’amour

Mercredi soir, dans le cadre du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, j’ai eu la chance de me rendre à une projection d’Asako I & II, un film de Ryûsuke Hamaguchi (qui présentait lui-même Senses plus tôt dans la même journée, toujours dans le cadre du FIFIB). Ryûsuke Hamaguchi, jeune réalisateur japonais peu connu en France malgré 11 long-métrages à son actif (et à peu près autant de court-métrages) était cette année en compétition à Cannes avec ce film, justement, et nous fût présenté par les responsables du festival comme l’élève prodige de Kurosawa, alors que la presse multipliait les comparaisons entre Asako I&II et Vertigo.

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cinéma, Kevo42

La Nuit Nanarland 3

La Nuit Nanarland 3 n’a pas été l’année de l’innovation mais celle de la consécration. Construite autour de White fire, joyau radioactif du nanar, la programmation a proposé une très belle introduction à un univers particulier mais pourtant de plus en plus populaire. La nébuleuse nanarde continue de s’étendre avec des conséquences commerciales inattendues et méritées.

Sans pouvoir dégager de thématique forte cette année, on peut dire que les quatre films : White fire, Force Noire, Zombi 3 et Ninja 3 : the domination ont fait écho à leur façon à des questions de société très actuelles, avec notamment une mini-polémique causée par un Jean-Marie Pallardy en roue libre. On y a aussi vu des histoires d’amours tout aussi étranges que ce cinéma qui essaie désespérément d’être normal sans jamais y parvenir.

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Dear Noctis, Rhinestone Eyes

Revenge : Renaissance sanglante pour une affirmation de soi

« Putain ! Putain ! »
Voilà ce qui est sorti de ma bouche au générique de fin de Revenge de Coralie Fargeat. C’est vulgaire, c’est brut, mais ça sort des tripes. C’est le besoin d’exprimer le plus rapidement la claque que je venais de me prendre par ce film.

Revenge 1

L’histoire ?

Trois riches chefs d’entreprise quarantenaires, mariés et bons pères de famille, se retrouvent pour leur partie de chasse annuelle dans une zone désertique de canyons. Un moyen pour eux d’évacuer leur stress et d’affirmer leur virilité armes à la main. Mais cette fois, l’un d’eux (Richard) est venu avec sa jeune maîtresse (Jennifer/Jen), une lolita ultra sexy qui attise rapidement la convoitise des deux autres (Stanley/Stan, Dimitri/Dimi)… Les choses dérapent… Dans l’enfer du désert, la jeune femme laissée pour morte reprend vie… Et la partie de chasse se transforme en une impitoyable chasse à la femme.

Le seul changement apporté à ce synopsis officiel est le remplacement de « chasse à l’homme » par « chasse à la femme » car il s’agit bien de cela.

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La séance du jour

« Ça » Adolescence volée

A moins de vivre loin des réseaux sociaux, internet voire même de la télévision, vous avez forcément entendu parler du film horrifique de l’année. « Ça » est arrivé le 8 septembre sur les écrans américains puis le 20 du même mois en France. C’est en profitant d’une avant-première que j’ai pu me délecter de la nouvelle adaptation de l’oeuvre culte de Stephen King. Attention cet article comporte quelques petits spoilers.

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cinéma

Baby Driver d’Edgar Wright : le film qui en donne plus

Baby Driver sort le 19 juillet, il faut vous y préparer :  il s’agit du film de l’année. Bien sûr, cette phrase prononcée dix fois par an n’a pas de sens mais cette fois on a vraiment envie de lui en donner. Le Nostroblog se devait de vous en parler, parce que hey, si c’est le film de l’année, vous nous en voudriez d’être passés à côté.

baby driver affiche

Baby cache sous son visage d’ange des talents de chauffeur d’exception qui en font l’élément indispensable de tout braquage réussi. Il écoute constamment de la musique pour rythmer sa vie et couvrir ses acouphènes. La rencontre avec Debora, serveuse dans un diner, va lui ouvrir les yeux, les oreilles et le cœur.

Baby you can drive my car

Ne nous mentons pas. Nous n’étions pas très confiants quand Edgar Wright, sorti lessivé de son rendez-vous manqué avec Ant Man, a annoncé son retour. Un film de chauffeur de braquage avec l’acteur de Nos étoiles contraires et l’actrice de Cendrillon, pourquoi pas mais enfin n’en attend-on pas plus ? Si on a compris la difficulté à s’exprimer dans le cadre d’un blockbuster, n’y avait-il pas le risque de tomber dans le film de série pour acteurs pas encore ou plus tout à fait complètement vedettes ?

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cinéma

Ghost in the shell de Rupert Sanders : la machine est vide

Après l’excellent article général de Raismith sur les rapports entre mangas et cinéma, le Nostroblog vous propose un cas particulier avec Ghost in the shell, sorti ce mercredi 29 mars au cinéma. S’agit-il d’une adaptation servile du manga ou les scénaristes ont-ils su s’approprier le matériau ? S’agit-il d’une adaptation du dessin animé plus que du manga, comme le craignait Meloku ? Et surtout, s’agit-il d’un bon film ? Toutes les réponses sont dans cet article.

Mira, jeune réfugiée morte suite à un attentat terroriste, voit son cerveau transféré dans un corps entièrement cybernétique. Entraînée, elle devient le major d’une section d’élite spécialisée dans les cyber-crimes. L’assassinat de dignitaires par des robots geishas piratés la mène sur la piste du mystérieux hacker Kuze.

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Neer

GRAVE, de l’eroguro dans le cinéma français ?

Grave est un film réalisé par Julia Ducournau, une inconnue au bataillon qui se démarque clairement des réalisateurs français actuels. En effet, ce film est une œuvre singulière qui se trouve à la croisée des genres : entre film de genre, thriller, comédie et film d’horreur, il est manifestement difficile de coller une étiquette dessus. Et ceci n’est pas pour déplaire la rédaction de Nostroblog. Quitte à analyser cette œuvre, autant prendre un angle original à l’instar de son parti pris en le mettant en lien avec l’eroguro, courant artistique japonais alliant érotique et grotesque.

Dès lors, de quelle manière Grave témoigne-t-il d’une alliance entre l’érotique et le grotesque ?

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