ATOM, le magazine

Lors de la révélation de ce nouveau magazine spécialisé dans le manga, les attentes étaient nombreuses, à la hauteur des promesses annoncées. L’ambition était de nous proposer un mag différent de ce qui existe déjà, « luxueux et exigeant », bien plus mature que la presse manganime existante, avec beaucoup d’interviews de mangaka, qui ne se limiterait pas aux shônens à succès et qui traiterait en profondeur de la culture manga. Du coup, on a le droit à un dos carré, du papier épais et un prix plutôt élevé (9,90€), pour un contenu s’étalant sur 130 pages. Piloté par l’équipe de Mad Movies et son chef Fausto Fasulo, une bonne réputation précédait déjà ATOM.ATOM Asano Lire la suite

Lire un manga quand on y connait rien #1 – Le mari de mon frère

Il n’est pas tous les jours évident de faire partie de Nostroblog. D’abord parce que je suis l’un des rédacteurs les moins productifs, le plus mainstream et surtout je suis très très loin de la mangasphère. Si je me délecte de certains dramas qui se déroulent entre diverses rédactions, je concède aisément ne rien connaître de ce médium. Toute la connaissance que j’ai acquise, je la dois surtout à Nostroblog que j’ai rejoint il y a presque 3 ans. Pour vous situer mon niveau en terme de lecture, j’en suis resté à Leviathan et Nozokiana.

Depuis 3 ans, je lis mes camarades et je tiens à jour un google doc avec une liste assez maboule de titres à acheter. Jusqu’à présent aucun euro n’est sorti de ma poche pour réduire la taille de cette liste. Sans doute parce que le jeu vidéo et le cinéma prédominent dans mon budget loisir. Et aujourd’hui la tendance s’inverse puisque le jeu vidéo me lasse et j’ai envie de me remettre à lire. Déjà très centré sur les Comics, j’ai enfin décidé de varier le plaisir et de sauter le pas pour me remettre à quelques mangas.

Vision artistique de ma quête

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La gazette du manga #3

Elle est de retour ! Les nouveaux lecteurs du blog ne la connaissent pas tant il n’y a pas eu de numéro depuis longtemps (la dernière est sortie en août 2015, quand même). Laissez-moi donc vous présenter La gazette du manga. Il s’agit d’un coin où je parle de l’actu du manga en filtrant uniquement les choses qui m’intéressent. Le but est non seulement d’informer sur des sujets trop souvent omis par les gros sites mais aussi et surtout d’y apporter mon point de vue et mes commentaires. Maintenant que vous savez tout, c’est parti pour les news !

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en moto s’il vous plaît (et sans le tome 2 d’Akira)

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Nostro Awards 2016 : les meilleurs mangas sur le Quotidien

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Retour à notre monde à présent. Après avoir exploré l’imaginaire avec la sélection précédente, les Nostro Awards continuent et récompensent des œuvres présentant des tranches de vie se déroulant dans notre réalité. Ainsi elles abordent des sujets actuels de société ou même l’histoire de France. Elles nous racontent des histoires avec un ton doux ou amère. Elles sont proches de nous, et donc nous touchent avec d’autant plus d’aisance. Rions, pleurons, réfléchissons avec les meilleurs mangas de 2016 sur le quotidien.

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Quand le manga s’empare des problématiques LGBT

Aujourd’hui encore, il existe de nombreuses personnes qui n’ont rien de mieux à faire que s’occuper de la sexualité des autres. Pour elles, un couple se compose d’un homme et d’une femme, et tous les schémas différents sont considérés comme anormaux, voire contre-nature. Oui l’homosexualité fait peur, à tel point que certains voudraient que cela reste un sujet tabou. Ces mêmes personnes manifestent contre le mariage pour tous, sont outrées par des campagnes de prévention mettant en scène des couples gays, peuplent les réseaux sociaux de commentaires homophobes pour expliquer pourquoi leur sexualité vaut plus que celle des autres.

Parce qu’on a aimé une personne de son sexe, parce qu’on est mal dans sa peau et qu’on désire changer de sexe, on peut se faire oppresser, agresser, tuer ! Le quotidien peut vite devenir une horreur, d’autant plus que les homophobes n’ont plus peur de revendiquer leur haine.

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Alors dans cet article on va parler de mangas, comme d’habitude. Et plus précisément, nous mettrons en avant la manière dont certaines bandes dessinées japonaises traitent de l’homosexualité ou du changement de genre. Il s’agit d’un billet engagé qui n’a pas pour objectif d’aborder des œuvres qui dénigrent la communauté LGBT. Il a plutôt vocation à pousser à la réflexion et analyser comment des auteurs abordent le sujet. L’heure n’est pas à la victimisation. Et si ça dérange l’homophobe qui sommeille en vous : tant pis.

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Gengoroh Tagame & le manga gay

Gengoroh Tagame fut (et est encore à vrai dire) l’ambassadeur du manga gay en France et dans le monde. Au Japon, il a été le premier à mélanger pornographie homo et sadomasochisme dans un même manga. En effet, en plus de dessiner des messieurs musclés ou bien en chair mais pratiquement toujours poilus, le mangaka a aussi un style de récit bien à lui, rempli de BDSM (acronyme mixant plusieurs abréviations en une : Bondage & Discipline, Domination & Soumission, Sado-Masochisme), de violences sexuelles et de tortures physiques (on est à ça près de l’eroguro)(voir le futur article de Meloku pour plus de précisions sur le sujet #TEASING). Pour faire bref, ses histoires sont souvent assez dures, parfois horribles, et finissent rarement bien (euphémisme).

Note : je n’emploie pas le terme « bara » (le « hentai homo ») contrairement à l’usage habituel en Occident, puisque, comme l’explique Tagame dans Massive – Gay Erotic Manga and the Men who make it, il s’agit en fait d’un terme insultant utilisé par les hétéros japonais pour qualifier les homos. Ces derniers se sont réappropriés le terme dans les années 60 avec la publication d’un magazine gay du même nom, avant qu’ils ne tombent dans l’oubli (le mag’ et le mot). Avec l’arrivée d’internet des années plus tard, le terme est revenu d’entre les morts et les mangas gays se sont vu qualifiés de « bara », et ce malgré sa connotation négative dans son pays d’origine. Si certains mangakas se moquent un peu (façon de parler) de ce retour inattendu, ce n’est pas le cas de Gengoroh Tagame qui préfère ne pas voir ce mot associé à son travail (il semble cependant avoir mis un peu d’eau dans son vin à ce sujet depuis la sortie de Massive en 2014) (la conférence que j’ai linkée vaut le coup d’être lue/écoutée sinon). Le terme est cependant trop ancré dans la culture internet pour espérer sa disparition à court ou même long terme. Au Japon, ce type de mangas est plutôt désigné sous le nom de gay/gei (ゲイ) manga.ototo no otto 7 p6

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