Gare au manga

Quand le BL s’engouffre dans l’horreur

Si au départ, j’ai voulu écrire sur l’horreur, j’ai tout de suite remarqué que j’oscillais entre description d’ambiance et sentiment de folie. L’horreur joue avant tout avec nos émotions et nos sensations, qu’elle soit immédiatement comprise par les lecteurs ou plutôt implicite, et que ce n’est qu’une fois l’œuvre refermée que les images les plus marquantes naviguent dans notre esprit dans un frisson glauque.

Peut-être que toutes les œuvres choisies ne pourraient être classées dans le genre horrifique et cependant, celles là ont un point commun: la perception de désespoir et l’impuissance, des protagonistes, mais aussi des lecteurs. L’empathie est grande, avec les héros dont nous suivons les aventures, et cette sensation d’être piégés avec eux dans les situations les plus retorses et inextricables est d’autant plus éprouvante.

Il s’agit donc, encore et toujours, d’écrire sur l’esprit humain qui perd pied et nous entraine dans sa chute. Dans cette sélection de 9 mangas, j’ai tenté de voyager dans ce qui pouvait être le boy’s love le plus sombre ou le plus délicieusement gore, dont certains ont planté un décor digne de Lovecraft.

La mort est tapie dans les nuages

La peur rôde dans la nuit

Car les morts dans leurs suaires

Saluent la fuite précipitée du soleil

(Howard Phillips Lovecraft, extrait de L’horreur de Yulé, 1926)

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Meloku

Les meilleurs Boy’s Love de 2020 : bonbon du paradis ou frisson des enfers, l’année des délices

L’année 2020 se termine et, avec elle, une longue liste de nouveautés mangas toutes plus belles les unes que les autres. Et le boy’s love n’a pas été en reste. Difficile pourtant de concurrencer l’année précédente qui nous avait régalés avec des titres horrifiques tels que MADK ou Heartless, mais elle s’est magnifiquement défendue. Je vous propose 10 titres coups de coeur, dans les découvertes de l’année, et un titre supplémentaire qui vient de tirer sa révérence et dont il est impossible de ne pas parler.

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Gare au manga

Tokyo Kaido : un monde qui ne vous comprend pas

Publié entre 2008 et 2010 dans le magazine japonais Morning, Tokyo Kaido sort en France chez Le Lézard Noir d’après une traduction de Miyako Slocombe. L’auteur à l’origine de ce manga en trois volumes est bien connu dans nos contrées, puisqu’il s’agit de Minetaro Mochizuki que nous avons déjà eu l’honneur d’interviewer et que nous admirons de Dragon Head à Chiisakobé.

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Tokyo Kaido marque un tournant important dans la carrière de l’artiste. Lassé des œuvres commerciales et des contraintes éditoriales, il se tourne vers des récits plus intimistes. Pour marquer cette nouvelle orientation, il change la graphie (mais pas la prononciation) de son nom à partir de cette série, 望月峯太郎 devient alors 望月ミネタロウ. Aujourd’hui nous allons donc nous intéresser à bien plus qu’un manga : à la renaissance de l’un des plus talentueux auteurs de bandes dessinées.

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Gare au manga

Nostro Awards 2016 : les meilleurs mangas sur le Quotidien

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Retour à notre monde à présent. Après avoir exploré l’imaginaire avec la sélection précédente, les Nostro Awards continuent et récompensent des œuvres présentant des tranches de vie se déroulant dans notre réalité. Ainsi elles abordent des sujets actuels de société ou même l’histoire de France. Elles nous racontent des histoires avec un ton doux ou amère. Elles sont proches de nous, et donc nous touchent avec d’autant plus d’aisance. Rions, pleurons, réfléchissons avec les meilleurs mangas de 2016 sur le quotidien.

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Conseils lectures

Deux mangas de Taiyô Matsumoto qui mériteraient d’être publiés

Bien que Taiyô Matsumoto soit considéré comme un auteur important de mangas depuis Amer Béton en 1993, toutes ses œuvres ne sont pas publiées en France, notamment ses premières.

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Ainsi, dans cette article, j’aimerai vous parler de deux livres de la bibliographie de Taiyô Matsumoto qui ne sont pas publiés à l’extérieur du Japon et qui mériteraient de l’être : Hana/Mezasu Hikari no Saki ni Aru Mono Moshiku wa Paradise (trad litt. Fleur/Peut-être qu’un Paradis se trouve au-delà de la lumière) et Hana Otoko (trad litt. L’homme-fleur). En dehors du Japon, on a tendance à penser que ses œuvres majeures sont belles et bien publiées puisque des titres comme Amer Béton, Ping Pong ou encore Number 5 sont présents. Or Hana Otoko est considéré comme une de ses productions essentielles au pays du Soleil Levant. Ou encore Hana qui a été publié à un moment charnier dans sa vie et son œuvre. L’œuvre de Taiyô Matsumoto ne déroge pas à celle des autres auteurs : elle est faite d’une ligne directrice. Parfois cette ligne est plus difficile à analyser que d’autres, elle est moins distincte car la bibliographie de l’auteur en question se fait plus éparse. Ce n’est pas le cas de Taiyô Matsumoto : la trame de son travail est rapidement mise en place et ça n’en est pas moins intéressant, loin de là.

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