Avis d'un bédéphile

Saveurs graphiques d’Asie : Felix Ip

J’ai l’honneur de vous présenter une nouvelle rubrique qui, je l’espère, paraitra de manière régulière. Il y sera question de présenter l’art d’illustrateurs asiatiques, auteurs de bandes dessinées ou non. Aujourd’hui, nous commençons avec Felix Ip, un auteur de manhua, animateur et illustrateur hongkongais.

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Blood & Steel

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Connu pour avoir occupé le poste clé de directeur artistique au sein des studios Imagi et Unicorn, on peut le suivre actuellement sur les séries de manhua Blood & Steel et Monkey King reloaded, ainsi que sur les réseaux sociaux à travers ses nombreuses illustrations.

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Mirabilia

L'art contemporain chinois : une plastique made in toc ?

L’idée de ce dossier germait depuis un moment suite à diverses conversations entretenues avec mon entourage et sur le web : l’art contemporain a globalement une mauvaise image. Notre comportement face à l’art a évolué au fil des siècles. Fille de la religion, l’image était au début la manifestation de l’invisible et conçue par des anonymes au service d’une entité divine ou d’un mort à commémorer. Puis notre regard s’est « laïcisé » pour considérer l’image comme une œuvre à part entière : sorties de leurs lieux de vénération, la peinture ou la sculpture sont devenues des objets de collection et des créations artistiques. Arrivent ensuite les apports technologiques à partir du milieu du XIXe siècle (la photographie, le cinéma, etc.) qui ont libéré l’artiste d’un cadre de reproduction stricte de la nature vers une théorisation de l’art. Mais à trop déconstruire un support qui a véhiculé tant d’histoires, de mythes et de croyances, l’homme perd ses repères et l’art contemporain s’ostracise de la société tandis que ses ramifications populaires sont de plus en plus appréciées et valorisées (cinéma, bande dessinée, jeu vidéo, etc.).

En effet, les termes « art » et « contemporain » sont généralement accolés au vide pictural, à l’abstraction conceptuelle, aux performances nihilistes et à la masturbation post-avant-gardiste. Autant d’appellations absconses qui, parfois montées en épingle pour dénicher des notions métaphysiques, entretiennent un rejet populaire. Doit-on pour autant détester toute la production actuelle ?

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Images dérisoires, Ours256

Blood and Steel – Déferlante de fer chez Kotoji

Depuis le début, Kotoji s’est donné pour objectif de travailler ses titres comme un éditeur le ferait pour du manga. Leur première tentative, Crystal Sky of Yesterday était une vraie réussite de ce point de vue avec un titre axé tranches de vie qui a ravi les amateurs du genre de par son graphisme somptueux mais aussi grâce à son histoire touchante.  Avec Blood and Steel, ils se lancent le défi de proposer un peu d’action… à la chinoise !

blood and steel critique

Qui dit action dans la Chine ancienne dit combats d’écoles. Ici, c’est le Wudang qui tente de s’imposer comme « empereur » des arts martiaux. Pour ce faire, ils se rendent dans toutes les écoles d’arts martiaux et montrent leur supériorité en écrasant leurs membres les plus forts. L’histoire commence ainsi lorsqu’ils arrivent à Qingsheng, une école où étudie Yang Heng, un jeune prodige qui va assister à la chute des valeurs qu’il défendait mais aussi des maitres qu’il admirait.

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