Gare au manga

Day of the Flying Head : la fuite des cerveaux revisitée par Shintaro Kago

Alors que les éditions IMHO tardent à publier de nouveaux mangas de Shintaro Kago en français (bon courage à eux), les fanatiques de l’auteur peuvent toujours se tourner vers l’éditeur italien Hollow Press afin d’assouvir leur soif d’eroguro, quand bien même les ouvrages en question tendent bien plus vers la science-fiction et l’horreur que l’érotisme. La barrière de la langue ? Aucun souci, les mangas de Shintaro Kago publiés par Hollow Press sont entièrement muets. Après vous avoir parlé d’Industrial Revolution and World War et de Tract, nous vous présentons dans cet article le troisième projet de la maison d’édition : Day of the Flying Head.

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Gare au manga

La nouvelle garde du manga alternatif, numéro 2

Vous vous souvenez de mon article sur la nouvelle garde du manga alternatif ? Mais si, rappelez-vous, j’y parlais de trois artistes qui ne dessinent pas en suivant les principaux courants du manga. Des auteurs qu’on peut qualifier d’alternatifs, voire même d’avant-garde. Dans cette chronique j’avais présenté Inio Asano, Atsushi Kaneko et Shintaro Kago, une sélection très masculine en somme. Alors il est temps de rééquilibrer les débats, de mettre en avant trois femmes qui sont elles aussi des figures importantes de la nouvelle garde du manga alternatif. Attirer la lumière sur des mangakas modernes au féminin c’est bien gentil mais quitte à prendre le précédent article à contresens, allons plus loin : évoquons des mangakas qui ne vivent pas au Japon.


Junko Mizuno

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Vivant désormais à San Francisco, Junko Mizuno s’est faite remarquer dès la fin des années 90 grâce à son style alliant un design kawaii à un ton trash. Très influencée par Aubrey Beardsley, l’artiste est avant tout une illustratrice dont le style est reconnaissable au premier regard. Dans ses mangas, Junko Mizuno aborde certains thèmes de manière récurrente. Celui de la femme, d’abord, toujours en première ligne. Ses personnages féminins marquent autant par leur force que leur potentielle cruauté, mais aussi par l’érotisme qu’elles dégagent. L’auteure aime représenter des femmes nues à tel point qu’elles s’imbriquent naturellement dans ses compositions. Et derrière ses femmes, on trouve des décors à base de paysages de contes et même de bonbons. On pourrait les qualifier de kawaii, voire même de girly. Sauf que là, on est chez Junko Mizuno : les éléments mignons sont un prétexte pour contraster avec la grossièreté absurde son univers.

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Les rétrospectives de Papy Maerlyn, Maerlyn, Raismith, Salles obscures

Trilogie Il était une fois de Sergio Leone

Sergio Leone, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, c’était un réalisateur italien spécialisé dans les westerns spaghetti. Comme beaucoup de grands artistes, il fut boudé de son temps par la critique. Mais l’adage « le temps donne raison » s’applique pour lui. Il est devenu légendaire pour les films Pour une Poignée de Dollars, Le Bon, la Brute et le Truand, et pour la trilogie des Il était une fois, objet du présent billet.

SergioLeone

Cet article a été écrit à quatre mains par Maerlyn et Raismith. Chaque avis de film est accompagné d’un des thèmes musicaux d’Ennio Morricone, le fidèle comparse de Leone qui officie en tant que compositeur sur ses films et qui n’en est pas moins légendaire. Lire la suite « Trilogie Il était une fois de Sergio Leone »