Gare au manga

L'imagerie de la lune dans le manga

Lumière dans l’obscurité, révélatrice de l’âme humaine, la lune fascine. Moi, évidemment, mais aussi de nombreux mangakas.

Qu’elle soit pleine, sous forme de croissant, ou… étrange, comme dans Soul Eater, la lune fait partie intégrante de la bande-dessinée japonaise.

lune soul eater

Alors, que fait-on de la lune dans un manga ?

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Mirabilia

Kyôgen : la folie maîtrisée (partie 2/2)

Dans la précédente partie, nous avions évoqué plusieurs caractéristiques du théâtre kyôgen : ses origines, son jeu scénique et son matériel (masques, accessoires et costumes). Après un bref aperçu des pièces jouées, nous allons nous intéresser aux acteurs qui, en les « réactivant », contribuent à la perpétuation d’une tradition vieille de 4 siècles, classant ainsi certaines familles d’acteurs au rang de « Trésor national Vivant ».

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Gare au manga

La nouvelle garde du manga alternatif, numéro 3

On ne prend pas les mêmes et on recommence. Après un premier article sur la nouvelle garde du manga alternatif, puis un second, voici le retour d’une rubrique visant à vous faire découvrir des auteurs. Ce ne sont pas forcément ceux dont on entend le plus parler en France et pourtant ils ont du talent à revendre et brillent par leur style aussi unique que personnel. Il n’y a pas vraiment de thématique précise pour la liste du jour, si ce n’est que les auteurs présentés dans cet article sont publiés depuis peu chez nous. L’occasion de les découvrir plus en profondeur, en espérant que des éditeurs se penchent un peu plus sur leurs travaux.


Asumiko Nakamura

asumiko nakamura photo

Publiée dès le début des années 2000, Asumiko Nakamura se fait remarquer par ses boy’s love au style inimitable qui pourrait paraître comme naturel chez elle tant il est au point dès ses premiers mangas (La respiration de Copernic et J no Subete en tête de liste). Emprunt d’une certaine élégance, c’est le sens artistique développé de l’auteure qui apparaît en premier lieu. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il cache une noirceur sans fond capable de mettre mal à l’aise bien des lecteurs. L’artiste aime mettre en scène des prédateurs sexuels, elle ne rechigne jamais à dessiner des actes incestueux ou pédophiles. Tout cela en fait une auteure atypique qui s’est constituée une base de lecteurs en dehors même du cercle des amateurs de boy’s love.

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Mirabilia

Kyôgen : la folie maîtrisée (partie 1/2)

Introduction

Issu d’un terme en bas latin (masca, « spectre, sorcière »), le masque est un objet souple ou rigide couvrant (partiellement ou intégralement) le visage et représentant lui-même une face (humaine, animale, imaginaire, etc.). Cette notion démoniaque est associée dans l’imaginaire populaire au fait que le masque suscite généralement l’effroi mais aussi la surprise (la Toussaint au Mexique, les carnavals en Europe, etc. ). Toutefois, le masque en lui-même n’est qu’un objet, une œuvre plastique qui vaut autant par la démarche de son support que par sa forme : il arrive parfois qu’il ne soit pas dans l’obligation de représenter un personnage particulier, puisqu’il est le symbole animé d’un groupe, d’une communauté. Le masque doit donc être perçu comme une transmutation évanescente de l’identité qui tente de franchir un domaine divin, révéler une personnalité enfouie, s’enfoncer dans la féerie de la danse ou encore se projeter dans le monde du théâtre.

transmutation
Non, nous n’allons pas parler de cette transmutation-ci, même si un sujet sur la théâtralité et le masque dans les tokusatsu peut s’avérer très intéressant.

Parlons justement du théâtre et intéressons-nous, notamment au travers du masque, à une de ses formes pratiquée au Japon mais plutôt méconnue en Occident. Tout le monde connaît, ne serait-ce que de nom, le ou encore le kabuki. Mais qu’en est-il du kyôgen ?

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Gare au manga

Muzan-e : quand les pontes de l'eroguro rencontrent un maître de l'estampe japonaise

Si vous avez l’habitude de lire mes articles, les noms de Suehiro Maruo et Kazuichi Hanawa vous sont sans doute familiers (et si ce n’est pas le cas, la barre de recherche de Nostroblog est faite pour vous)(et sachez que ça me fait beaucoup de peine). Vous ne le saviez peut-être pas mais ces deux hommes, représentants du courant eroguro dans le manga, ont sorti un livre ensemble. Publié pour la première fois au Japon en 1988, cet artbook se nomme Muzan-e.

Note 1 : Âmes sensibles, esprits fragiles et tout le tralala : revenez plus tard.
Note 2 : Il s'agit d'un article sur un artbook, les images sont donc importantes. Pour les agrandir, il suffit de cliquer dessus.

muzane suehiro maruo kazuichi hanawa artbook

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Les interviews de Meloku

Interview de Minetaro Mochizuki : l'évolution d'un mangaka

Il y a des auteurs de manga qui nous marquent plus que d’autres, qui nous fascinent et nous passionnent série après série. C’est le cas de Minetaro Mochizuki. J’en veux pour preuve l’article que El Tooms a consacré à Dragon Head, le manga avec lequel on l’a découvert en France, ou alors mon analyse de Chiisakobé, sa dernière série en date. Le Lézard Noir, qui l’édite chez nous, a eu la brillante idée de convier l’auteur au Festival d’Angoulême. Ainsi, et grâce à la traduction de Miyako Slocombe, nous avons pu interviewer ce mangaka que nous aimons tant.

minetaro mochizuki interview photo

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Terra Incognita

Keijo!!!!!!!! : Hip, Hip, Hip, …

Dis-moi Twitter, qu’as-tu donc de beau à me faire découvrir ?

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©HIRAMOTO Akira / Kôdansha

Tiens, un tweet du site Natalie Comics annonce une adaptation animée du manga Keijo!!!!!!!! – Hip Whip Girl. Ce titre m’est parfaitement inconnu. Voyons voir le site de l’éditeur… oh, une série sportive entièrement dédiée aux fesses !? Voilà qui est très très intére… ssant !

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Désolé jeunes gens, je suis sur un dossier urgent qui ne peut souffrir d’être traité en retard. Merci donc de bien vouloir patien… ter ! – © HIRAMOTO Akira / Kôdansha

***** Mises à jour autour de la version animée *****

Le studio Xebec, en charge de la production de cette série, a diffusé le 24 juillet une première bande-annonce à l’occasion du Tokyo Wonder Festival qui se déroule tous les ans à Chiba. L’anime, constitué de 12 épisodes, a débuté le 6 octobre et s’est terminé le 22 décembre avec une flopée de moments grotesques et abracadabrants qui font honneur à celles déployées dans le manga.

Un second trailer est diffusé lors du Comiket 90 (12-14 août) avec la présentation de l’opening et de l’ending de la série. Le premier, 「DREAM×SCRAMBLE!」 est chanté par AiRI tandis que le générique de fin, 「Fantas/HIP Girlfriends!」, est assuré par les principales seiyuus de l’anime : Lynn (Nozomi), M.A.O (Miyata), Kaede Hondo (Kazane) et Saori Ônishi (Non). Ces deux chansons ont respectivement été mises en vente les 26 et 19 octobre. Par ailleurs, l’ending est vendu avec 4 pochettes différentes représentant chacune une fille de la chambre 309 dans le centre d’entraînement pour devenir keijoka professionnelle.

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Mais quelle est donc cette série dans laquelle notre respectueux proviseur semble totalement s’immerger ? Pour le savoir, nous allons également nous pencher sur les balconnets en béton armé de ces demoiselles dotées d’un déhanché si terrifiant qu’un simple coup de postérieur peut vous expédier 20 mètres plus loin ! J’exagère ? Comme ce manga : complètement !

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Analyse et ineptie

Symbolisme religieux dans Eden de Hiroki Endo

Dans cet article, nous allons examiner comment la portée symbolique d’une œuvre enrichit le récit. Pour se faire, nous prendrons l’exemple du manga de Hiroki Endo, Eden: it’s an endless world et plus particulièrement de son prologue. Eden: it’s an endless world (qu’on abrègera en Eden tout court, hein) fait partie de ces mangas dont dire qu’il est immensément riche est un euphémisme. Effectivement, par la multitude des thèmes traités que ce soit au fil de toute l’histoire ou seulement au cours d’un arc en particulier, Eden surprend par sa perspicacité permanente. Parmi tous ces thèmes, deux sont particulièrement récurrents à l’ensemble de l’œuvre : la science et la religion. En réalité, ces deux sujets forment les pierres angulaires de tout le manga. Tout d’abord, la science. Elle est le principal fil conducteur à travers le virus (« Closer Virus »). Cette thématique est également présente via la cybernétisation du monde crée par Hiroki Endo. Aux questions sur la science, l’auteur y ajoute souvent des questions théologiques. Habituellement, ces deux idées (la science et la religion) sont émises comme diamétralement opposées, or, Endo comprend que ces questions ne peuvent pas être posées indépendamment de l’autre. Il admet que les questions théologiques vont de paire avec les questions scientifiques et par conséquent, à travers ce processus, il pose tout simplement des questions éthiques car, comme il le dit lui-même, il « essaie de réfléchir sur ce qui est vraiment universel pour nous ». Comme dit précédemment, je vais me concentrer particulièrement sur le prologue car c’est le commencement, le moment où l’auteur pose le contexte et la symbolique qui vont être reconduits durant tout le manga.

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Ovation animations

Le Garçon et La Bête : la Divine rencontre

Mamoru Hosoda, dont la popularité est promise à un bel avenir chez nous, a sorti ce mercredi (dans nos salles obscures, oui oui !) son dernier long métrage d’animation : Le Garçon et La Bête. De suite, transcrit dans la langue de Molière, tout ceci a moins de classe et nous renvoie vers un Disney avec beaucoup de vaisselles en porcelaine, mais qu’à cela ne tienne, ce n’est pas tous les jours que ça arrive. Qui plus est à l’échelle nationale.

N’allons pas bouder notre plaisir et asseyons nous sur les fameux sièges rembourrés et communément vêtus de rouge. Mention spéciale aux salles du Rialto de Nice, seul cinéma de la ville à avoir pris le risque de le diffuser, qui plus est en VO.

A toute à l’heure pour les impressions just’au’four. J’essaierai de contenir les éclats de spoils anesthésiants et les excès d’irrationalités. Dans la mesure du possible.

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Gare au manga

L’attaque des titans : le collector de la honte

S’il y a bien un manga que j’adore, dont j’achète chaque volume à sa sortie, c’est L’attaque des titans. Bien que moins populaire qu’au Japon ou qu’aux USA, la série connaît tout de même en France un gros succès. En 2015, les éditions Pika ont tiré soixante-mille exemplaires du tome 11 selon le rapport annuel de l’ACBD rédigé par Gilles Ratier, ce qui en fait le quatrième manga du marché devant les indéboulonnables One Piece, Naruto et Fairy Tail. C’est à cet égard que la maison d’édition française a lancé une version collector du tome 17. De quoi réjouir les fans ? Pas vraiment.

attaque des titans collector 17 unboxing

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