Kawaii et choupitrucs

Boing boing le Magicarpe

Suite à de nombreuses pressions éditoriales, voici un article sur le dernier jeu Pokémon à la mode : le célèbre Magicarpe JUMP, application officielle développée par The Pokemon Company (eh oui), sorti il y a seulement quelques jours. Comme son nom l’indique, ici, le héros du jeu est Magicarpe. Ils avaient le choix entre plus de 700 pokémons, et l’élu, c’est Magicarpe, le pokémon le plus inutile du jeu puisque son attaque Trempette ne cause aucun dégât à l’ennemi. En fait, la seule chose qu’il réussit, ce sont ses sauts. On tient là le but du jeu : faire sauter Magicarpe le plus haut possible. Dans cette ville, logiquement nommée Bourg Carpe, le maire en a fait une compétition, avec plein d’arènes et six Ligues Pokémon où les dresseurs s’affrontent uniquement avec leur Magicarpe.


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Gare au manga

Le rôle des femmes dans Hunter x Hunter

Quand on parle de codes du manga, c’est en réalité à un genre bien précis qu’on fait allusion : le nekketsu. Cette catégorie, vous la connaissez tous car elle a connu un immense succès au Japon comme en occident avec Dragon Ball et elle a continué à nous servir des séries populaires telles que One Piece et Naruto. Mais aujourd’hui, c’est un tout autre manga qui nous intéresse.

Débutée en 1998 dans les pages de la revue Shonen Jump, Hunter x Hunter est une œuvre de Yoshihiro Togashi, un auteur alors reconnu à qui on doit l’immense succès qu’est Yuyu Hakusho ainsi qu’un titre plus expérimental nommé Level E. Hunter x Hunter débute comme le plus parfait des nekketsu, suivant à la lettre les codes instaurés par ses aînés. Et pourtant, plus on avance dans le manga et plus on se rend compte que l’auteur brise l’ossature de règles que l’on croyait établies. C’est pourquoi, à travers une série d’articles, nous allons nous pencher sur la méthode employée par Yoshihiro Togashi permettant cette déstructuration du nekketsu. De cette manière, on en apprendra plus sur le genre, le manga en question et même l’auteur. Dans cette chronique, c’est la question de la place de la femme qui sera abordée.

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Neer

Takeshi Obata, du lyrisme poétique au sublime réaliste

Takeshi Obata est un dessinateur de mangas que vous devez sûrement connaître puisque très célèbre dans la sphère du manga. Il est principalement connu pour avoir entre autres dessiné Death Note, Bakuman et Hikaru no Go. Le succès de ces trois œuvres majeures a touché une majorité des consommateurs de mangas (et d’animes mais ça n’est pas le sujet) à travers le monde. Pourquoi ? Parce que ses œuvres permettent une identification et une immersion immédiates du lecteur. Toutefois dans cet article, nous nous intéresserons exclusivement au dessin.

Avant tout, Obata est (et se considère) professionnel. Avec tout ce que cela implique ; c’est-à-dire maîtrise de l’anatomie, des perspectives, de l’art du découpage, bref de tous les codes du dessin académique et du manga. Mais ce qui nous intéresse se situe d’un point de vue stylistique. En effet, on observe une différence cruciale en comparant le trait d’Obata dans Death Note et son trait dans Bakuman. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? Y a-t-il une différence entre chacune de ses œuvres ? En quoi l’approche stylistique d’Obata se fragmente-t-elle au sein de son œuvre ?

takeshi obata art style

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Avis d'un bédéphile, Raismith

Les genres de mangas sont-ils voués à disparaître ?

Shônen (jeune garçon), shôjo (jeune fille), seinen (jeune adulte homme), josei (jeune adulte femme), yaoi (mise en scène de relations homosexuelles masculines), yuri (mise en scène de relations homosexuelles féminines), kodomo (enfant) : voici la très grande majeure parties des types de classification de manga.

Death Note en couverture du Weekly Shônen Jump
Death Note en couverture du Weekly Shônen Jump

La règle est simple : un magazine de prépublication, un genre attribué et basta. Death Note, manga à tendance anthropo-sociologique, est publié dans le Shônen Jump : c’est un shônen. Chi – une vie de chat, manga kawaii montrant un petit chat qui s’amuse de tout avec un vocabulaire d’enfant est publié dans Morning : c’est un seinen. Chihayafuru, manga bourrés d’effets rosaces comme dans plein de séries shôjo et mettant en scène des jeunes qui se surpassent dans un jeu à compétition comme dans pleins de séries shônen est publié dans Be Love : c’est un josei. Si vous fréquentez les forums et les réseaux sociaux, vous avez peut-être un peu débattu avec d’autres internautes qui ne sont pas d’accords avec votre vision de la classification d’une série. « Il faut l’acter maintenant : il n’y a pas de bagarre dans Death Note, ni de surpassement de soi, mais c’est quand même un shônen ! » ou au contraire « ce n’est pas possible que Chi soit un seinen, ça saute aux yeux que c’est un manga enfantin ! ».

La réalité est plus nuancée.

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Gare au manga

La république du catch : le manga de Nicolas de Crécy

Alors que Nicolas de Crécy semblait s’être retiré du monde de la bande-dessinée, il nous a fait la surprise de publier un manga chez Shueisha. C’est dans le magazine Ultra Jump de l’éditeur japonais qu’il a publié 25 pages par mois d’août 2014 à mars 2015. Il a réalisé son travail depuis Paris, sans assistant évidemment. Le volume relié a fait l’objet d’une publication simultanée entre la France (15 avril 2015) et le Japon (17 avril 2015).

Si le fait que Nicolas de Crécy revienne à la bande-dessinée peut surprendre, qu’il le fasse au Japon n’a rien d’anormal. En effet, l’auteur est un habitué du pays. En 2002 déjà il a participé à Fever, un projet franco-japonais ayant pour thème la coupe de monde de football. En 2005, il livre sa vision du Japon dans un autre projet franco-japonais bien-nommé Japon. En 2006, il présente à Angoulême Le manchot mélomane. Le storyboard montré au public est alors censé s’animer et intégrer le film à sketchs Genius Party. Ce dernier projet, malheureusement abandonné, renaît aujourd’hui sous la forme d’un manga ayant pour titre de La république du catch.

la république du catch critique
Le manga est disponible chez Casterman au prix de 20€.

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La thémathèque, Meloku

Le scantrad, une solution ou un problème ?

Quand on parle de mangas, un phénomène revient dans la discussion de manière récurrente : le scantrad. Il s’agit en somme de scanner les pages d’un manga (ou d’en prendre directement les épreuves) et de les traduire afin de les mettre à disposition de tous sur internet. Une pratique, rappelons-le, illégale puisqu’elle ne respecte pas les droits d’auteur. Néanmoins si certains voient les scantradeurs comme de vilains pirates, pour d’autres ils sont de véritables « Robin des bois » des temps modernes.

Les équipes de production se multiplient, et le lectorat ne cesse de s’accroître. Aujourd’hui le scantrad est perçu comme une pratique dans la norme. De nombreux lecteurs ignorent ses méfaits sur la production ou même son illégalité.

Non Eiichiro Oda n'incite pas à se lancer dans le scantrad quand il parle de devenir
Non Eiichiro Oda n’incite pas à se lancer dans le scantrad quand il parle de devenir « le roi des pirates ».

L’occasion pour moi de poser une question qui me taraude : le scantrad est-il une solution ou un problème ? Et tant qu’à faire, je vais essayer d’y répondre à travers divers points sujets à débat.

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