Gare au manga

La nouvelle garde du manga alternatif, numéro 2

Vous vous souvenez de mon article sur la nouvelle garde du manga alternatif ? Mais si, rappelez-vous, j’y parlais de trois artistes qui ne dessinent pas en suivant les principaux courants du manga. Des auteurs qu’on peut qualifier d’alternatifs, voire même d’avant-garde. Dans cette chronique j’avais présenté Inio Asano, Atsushi Kaneko et Shintaro Kago, une sélection très masculine en somme. Alors il est temps de rééquilibrer les débats, de mettre en avant trois femmes qui sont elles aussi des figures importantes de la nouvelle garde du manga alternatif. Attirer la lumière sur des mangakas modernes au féminin c’est bien gentil mais quitte à prendre le précédent article à contresens, allons plus loin : évoquons des mangakas qui ne vivent pas au Japon.


Junko Mizuno

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Vivant désormais à San Francisco, Junko Mizuno s’est faite remarquer dès la fin des années 90 grâce à son style alliant un design kawaii à un ton trash. Très influencée par Aubrey Beardsley, l’artiste est avant tout une illustratrice dont le style est reconnaissable au premier regard. Dans ses mangas, Junko Mizuno aborde certains thèmes de manière récurrente. Celui de la femme, d’abord, toujours en première ligne. Ses personnages féminins marquent autant par leur force que leur potentielle cruauté, mais aussi par l’érotisme qu’elles dégagent. L’auteure aime représenter des femmes nues à tel point qu’elles s’imbriquent naturellement dans ses compositions. Et derrière ses femmes, on trouve des décors à base de paysages de contes et même de bonbons. On pourrait les qualifier de kawaii, voire même de girly. Sauf que là, on est chez Junko Mizuno : les éléments mignons sont un prétexte pour contraster avec la grossièreté absurde son univers.

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Manga

Un samedi à Nyanpire Expo

L’édition 2014 de Japan Expo fut une véritable aventure pour moi. Au début, je n’étais pas franchement décidé à m’y rendre (euphémisme). Mais finalement, j’ai cédé aux avances de Meloku. Et j’ai bien fait, vu que je suis reparti avec plein de nyaneries. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs (ça ne se fait pas) et revenons en début de journée, en ce pluvieux Samedi 5 Juillet, avec une magnifique narration dans l’ordre chronologique (plus ou moins).

Prévoyant une affluence monstrueuse pour ce week-end, le samedi se traînant une sale réputation (et à raison), je viens tôt. J’arrive en Gare du Nord peu avant 8h00, téléphone à Meloku (le réveillant au passage, il vous dira que non mais sa voix était bien ensommeillée, hihi), puis hop, RER B qui s’arrête directement au Parc des Expositions sans même desservir les nombreux arrêts entre deux.

Arrivé à 8h30, entré dans le salon peu après 9h00 (et streetpassing dans la file d’attente), il y a alors relativement peu de monde dans les allées. J’en profite donc pour me ruer sur le stand Kurokawa afin de les dévaliser de leur stickers NYANPIRE en étant dans les 80 premiers (en vérité, un seul m’a été donné, faut pas exagérer non plus)(j’aurais aussi bien aimé un extrait du tome à venir, mais bon).

Beaucoup de choix d’ailleurs sur le stand Kurokawa, mais j’ai oublié de vérifier les Magi. Tant pis…

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Manga

Otomen et les stéréotypes de genre

Quand les éditions Delcourt ont décidé de sortir Otomen (sous leur label Akata) en septembre 2008, ils ne savaient peut-être pas qu’ils allaient mettre à mal toutes les idées préconçues sur les préférences des garçons (camion, bleu, foot) et des filles (poupée, rose, danse). A moins que tout cela ne soit que l’aspect bien visible d’un complot mondial. Vu ce que nous annonce les opposants à la « théorie » du genre, on n’est plus à ça près.

Je m’égare.

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